Paris, les Unlailles de la Marne, p
3. Ducrot, tome III, p. 121 et suiv. , d'après le D' Sarazin, Récils de la dernière guerre franco-allemande, p. 228 à 23o.
4. Que reproduit Ducrot, tome III, p. 124, snns en indiquer l'origine.
6. « Si l'onuemi persiste à poursuivre la guerre, j'ai la conviction que vous continuerez à mettre en rj'uvro toutes vos forces, qui nous ont donné nos grands succès, pour obtenir enfin une paix lionoratile, digue prix du sang versé, du sacrifices de tant d'existences. » {Ibidem.}
Diicrot, « les négociations entamées dans ces conditions pouvaient aboutii* à une paix moins dure, moins humiliante qu'à aucune autre époque. — Vraisemblablement, continue le général, il n'eût été question ni de désarmement, ni d'occupation des forts, ni de l'entrée de l'ai'mée allemande dans Paris ; rien n'eût été demandé au delà d'un subside en argent et d'une cession de territoire'. » On voit à quel point la passion l'égaré. Ainsi, une cession de territoire et un subside en argent semblent être pour lui quantités négligeables à côté du désarmement, de l'occupation des forts, de l'entrée des troupes allemandes dans Paris ! Il sera mal venu plus tard à critiquer Jules Favre.
Quant aux passages à l'appui de sa thèse qu'il extrait de l'ouvrage de M. Valfrey et du rapport si partial de M. Chaper", ils abondent en assertions tout aussi dénuées de preuves. Pas plus que l'ouvrage de Ducrot, ils ne font la lumière sur ce fait, qu'une capitulation nous aurait valu des conditions moins cruelles en décembre qu'à la fin de janvier.
Nous croyons fermement le contraire. En premier lieu, les négociations entreprises à Ferrières et à Versailles, aux mois de septembre et de novembre 1870, montrent assez que les conditions essentielles de la paix, celles qui, jusqu'alors, avaient été un invincible obstacle à sa conclusion, restaient l'abandon de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine ^ Est-il nécessaire de rappeler qu'un ordre de cabinet du roi de Prusse, daté du 14 août 1870, alors que l'Empire était encore debout, constituait le gouvernement d'Alsace dans ses limites actuelles*. Ne sait-on pas qu'une dépêché de Moltke au ministre de la guerre, en date du 8 décembre 1870, demande l'envoi en Alsace-Lorraine, à Metz, Strasbourg, etc., des bataillons de dépôt des régiments appelés à