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lesquels l'ennemi avait à compter sérieusement ; au nord, l'armée de Faidherbe non encore entamée ; au sud, à l'est, les corps de Garibaldi, de Crémer; en Bretagne, à Lyon, partout, d'autres corps en voie d'organisation. — En un mot, la France possédait des éléments de force, de résistance ; bien dirigés et avec une de ces chances heureuses qui , à la guerre, jouent un si griUid rôle, ils pouvaient nous ramener la fortune \ » C'est ce moment que nous aurions choisi pour accepter un armistice sans ravitaillement ou celui , pire encore, que nous concédait dédaigneusement Moltke à la fin d'octobre ! Nulle raison d'adoucir ces conditions : Paris était de trente jours plus près de la tin de ses vivres, c'est-à-dire de la reddition. Les efforts tentés en province et autour de la grande ville avaient échoué. Conclure un armistice comme le voulait l'ennemi ou capituler était tout un. C'était aussi pour le gouvernement mentir à son nom, à la mission de défense nationale qu'il avait assumée, aller contre le vœu manifeste d'une population qui acceptait toutes les souffrances à la condition que l'on combattît. Rendre Paris avant qu'il eût mangé son dernier morceau de pain, sans avoir obtenu aucun résultat positif, revenait à proclamer qu'on avait entrepris une tâche sans espoir, pas même une héroïque folie, suivant l'expression favorite du général Trochu.
Paris sentit confusément toutes ces raisons. Il fut unanime à approuver la réponse du gouverneur'. Nos échecs sur la Loire ne modifièrent pas sa résolution de tenir quand même. « Dans un des clubs. ... un orateur annonçait avec tristesse que l'armée de la Loire venait d'être coupée en deux : « Tant « mieux ! s'écrie un assistant, nous aurons maintenant deux