‹ Siège de ParisChapitre 30 sur 326 · J. Favre, tomo II. p. 172; F. Sarcey, p · texte numérisé non relu

J. Favre, tomo II. p. 172; F. Sarcey, p

2. Journnl officiel du lO décembre 1870; Trochu, Œuvres posthumes, lome I", p. 471 ; Jules Favro, tomo II. p. 173. — M. Alfred Duquel éci-it, Paris, Second échec du Dourgel, p. 36, que ces pigeons arrivèrent le lO.

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A défaut de leur mode d'attache sur les ailes des pigeons, le style seul de ces deux dépêches suffit à eu trahir l'origine; en outre, la première est signée Lavertujon, l'un des secrétaires du gouvernement de Paris. Néanmoins le général TrocliLi « se permet la récréation » de les lire gravement au conseil du lendemain, 10 décembre. Quand l'impression des assistants est manifeste, il se hâte de les rendre à l'équilibre en montrant que la lettre de Moltke se double d'une ruse de guerre, permise, il est vrai, mais de conception tout à fait germanique V A deux reprises, l'état-major a voulu simplement nous prouver l'inutilité d'une plus longue résistance.

Quant aux pigeons, ils sont partis de Paris le 12 novembre, avec le Daguerre, et l'on sait qu'ils ont été pris par l'ennemi, qui a cru ingénieux d'utiliser contrôla défense ces pacifiques messagers, si passionnément attendus. Son calcul est déjoué. « Ce fut dans tout Paris un long éclat de rire. — « Vous voyez bien ! disait-on, c'est un système de mensonges organisé. Après la lettre de M. de Moltke, les faux télégrammes de quelque officier de son état-major. Il ne faut pas croire un mot de tout ce que ces gens-là nous annoncent. Tout va bien*. . . »

1. Trocliu, Œuvres posthumes, lome !<"', p. 472. — Dans les passages cilûs précédemment, Ducrot passe ce fait sous silence, peut-être parce qu'il contredit sa thèse sur la lettre de Moltke. Il ne lo mentionne qu'à lilre d'accessoire, au sujet de la bataille du 21 décembre (tome III, p. 152).

2. F. Sarcey, p. 204; A. J. Dalsème, Piuis sous les obus, p. 252; A. Michel, le Siège de Paris, iS70-1S71, p. 3j7 ; E. Rousse, Discours, Plaidoyers et Œuvres diverses, tome II, p. 300; M. Cornudet, p. 294; Larchey, p. 190. — Il s'est trouvé un Français, M. Francis Wey, pour prétendre que ces dépêches avaient été fabriquées par le gouvernement de la Défense nationale [Clironique du siég' de Paris, p. i7i).

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