SITUATION DES DEUX ADVERSAIRES
Les Allcnjauds le 3 dt-ceuibre. — Le 4. ■ — Nouveaux cmplacoincuts. — Moililïcations dans ceux de nos troupes. — Escarmouches de Draucy et du Plant. — Armistice à Cliampigiiy.
On sait que la retraite de la 2* armée s'est effectuée le 3 décembre sans éveiller l'attention de l'ennemi. Le matin du 4, le général von Fransecky rend compte que le calme est complet sur son front de combat; le plateau de Villiers a été trouvé évacué, mais il n'est pas certain encore que nous ayons abandonné Bry et Champigny \
L'état-major allemand est si peu sûr de sa victoire, qu'il envoie le même jour l'ordre télégraphique d'organiser une position défensive sur la lisière des bois entre Villiers et Cœuilly. Toutes les compagnies de pionniers disponibles y sont portées. On s'attend à des combats sérieux entre la Seine et la Marne, et des dispositions sont prises pour opérer une vigv)ureuse attaque d'artillerie contre le mont Avron^
Quant aux troupes, elles terminent (4 décembre matin) les mouvements qui ont pour but de renforcer la ligne comprise entre la Marne et la Seine. Le IV* corps, appuyant vers l'est, relève, à Montmagny et à la Butte-Pinçon, les avant-postes de la garde, qui s'étend jusqu'à la Marne, près de Chelles. La 23* division (saxonne) passe cette rivière et s'établit sur la rive gauche où elle reste, malgré l'annonce de notre retraite, parvenue dans l'intervalle. Au contraire, les fractions du VP corps envoyées vers Sucy retournent, dans la journée du 4, sur la rive ouest de la Seine ^ C'est le ô seulement que l'état-major du roi juge la situation assez éclaircie pour rétablir la répartition des forces allemandes, telle qu'elle