Moltke, Correspondance ciléo, n
2. Moltke, Correspondance citée, n»» 45 1 el 452. — La premiùre de ces dûpêclies fui envoyée à deux heures du soir, la deuxième à ô lieures.
' 3. Élal-major prussien, tome III, p. 57G.
existait avant le 1''' décembre. ]Mais le IP corps, de nouveau sous les ordres du prince royal de Prusse, garde l'intervalle entre Ormesson et la Seine •, lesWurtembergeois s'étendent à sa droite jusqu'à Noisy-le-Grand. Les Saxons traversent la Marne (5 et 6 décembre) et réoccupent l'intervalle entre cette rivière et le canal de l'Ourcq; de même la garde reprend ses positions primitives jusqu'à Montmagny'. Le kronprinz saxon, qui s'était rendu au Vert-Galant pendant la bataille, retourne à Margency. Ainsi nos sacrifices du 29 novembre au 2 décembre n'ont eu d'autre résultat matériel que d'amener l'ennemi à tenir plus en force l'espace de la Marne à la Seine.
De notre côté, une brigade de mobiles venant de Créteil vient relever à Poulangis celle du général de La Marieuse (4 décembre). Bien que toute idée de sortie dans cette direction soit abandonnée, on continue l'organisation d'une ligne défensive, allant de la Marne, par la Fourche de Champigny, jusqu'à la ferme de Poulangis '.
Deux petits combats ont encore lieu, avant la nouvelle période d'inaction qui durera jusqu'au 21 décembre. Le 5, à Drancy, 200 éclaireurs du commandant de Poulizac et quelques cavaliers refoulent les petits postes de la garde, puis se retirent devant le feu rapide d'une grand'garde. Des deux parts les pertes sont insignifiantes^. Le même soir, trois compagnies wurtembergeoises sont jetées sur Le Plant, qu'occupent encore les avant-postes de la brigade d'André. Les mobiles sont surpris, une fois de plus, « faisant la soupe », et rejetés sur Poulangis. Le matin suivant, 6 décembre, six compagnies de mobiles environ font mine d'opérer un retour offensif. Mais l'ennemi, deux compagnies soutenues par une
1. MoUke, Correspondance citée, télégramme du 5 dûcembre, 8 heures et demie du soir; Ètat-mcijor prussien, tome III, p. 576. Ces deux textes durèrent en ce que le télégramme du 5 porte que les NVurtembergeois s'étendent jusqu'à Ormesson, et ï Étal-major prussien, qu'ils vont jusqu'à Bonneuil.
2. Journal de marche de la 2^ armée, Uucrot, tome 111, p. 4H ; voir plus haut, p. 12.
3. Kunz, Die Kàmpfe der preussischen Garden «»« Le Bourget, p. 40; Etatmajor prussien, tome IV, p. 767. Ducrol ne menlionne pas cette escarmouche, ni la suivante.
force égale, parvient sans peine à les repousser. Dès lors, nous nous bornerons à tenir les débouchés des ponts de Joinville et leurs abords immédiats. Le 2 janvier nous les ferons sauter de nouveau, pour nous retirer définitivement au dslà de la ^Iarne\
Sur le champ de bataille de Champigny, il reste encore, le soir du 5 décembre, un grand nombre de morts non ensevelis. Un parlementaire allemand signale ce fait et provoque la conclusion d'un armistice (6 décembre). Mais à peine les ambulances de la Presse, sous la direction de M. Dardenne (Je la Orangerie, ont-elles commencé leur funèbre besogne, qu'un obus, puis deux autres tombent sur un groupe où Français et Allemands sont représentés. Notre état-major a omis de prévenir les forts !
Aussitôt les Wurtembergeois de crier à la trahison, de saisir nos compatriotes qu'ils veulent retenir prisonniers. C'est avec peine qu'ils les relâchent, sans permettre qu'ils remplissent leur mission. Le 7 seulement, un nouvel armistice est conclu. Il sera prolongé jusqu'à la soirée du 8 et permettra de donner la sépulture à 685 cadavres restés à l'abandon depuis le 2 décembre ^
1. Kunz, Der grosse Durchhruchversueh der zweilen Fariner Armée, p. 12 1; Élat-major prussien, tome IV, p. 767. — Le m;ijor Kunz nous attribue environ i bataillon et demi, VÈUtl-major prussien, 6 compagnies. Ce dernier ne mentionne pas la surprise du Plant le a décembre.
Le Journal île marche de la 2" armée (Ducrot, lome III, p. 412) porte simplement qu'un régiment de la division Courly se tient prêt à secourir le commandant d'André, s'il est sérieusement allnqné.
Le 5 décembre, les trois bataillons de mobiles de la Vendée quittent la 2' armée pour rentrer dans l'aris ; ils sont remplacés au corps de réserve Faron par 3 baiaiilons de Seine-et-Uise, eux-mêmes relevés à Arcueil-Cacliaa par 3 bataillons de Saone-et-Loire.
Le 7, les divisions Susbielle et Rerlhaut, du l"" corps, gagnent Clichy-la- Garenne et Levallois, jiar le clicniin de fer de ceinture; la division Courty reste à Saint-Mandé.
Le 2* corps a la division liellemare au Perreux, la division Matlat à Plai.eance.
Le corps de réserve est à Saint-.Maurice et à Vincennes.
Le 8, le i''"' régiment de gendarmerie à cheval et la brigade de Gerbrois (13« el 14" dragons^ quittent Vincennes pour Courbevoio, Neuilly, Clicby. La brigade Cousin cantonne à Vincennes el aux environs (Journal de marche de la 2* armée, Ducrot, tome III, p. 412).
2. Ducrot, lome III, p. 136 el suiv. ; D'' Sarazin, p. 227 el BUiv.