Journal officiel du 17 décembre 1870; Larchey, p
5. Viollet-le-Dac, p. lvii. — Voir, au sujet de l'ivrogaeriB dans la garde nationale Robinet de Cléry, Aux acant-posies pendant le siéje de Paris, p. 184; d'Hérisson, p. 302; A Paris pendant le siège, p. 222; Enquête, déposition Amel, p. 136; Francis Garnier, p. 105 el suiv., etc.
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cré chez le Parisien, certains bataillons imaginent de faire dans les rues des promenades, musique en tête, sous prétexte de quêtes en faveur des blessés. Clément Thomas est forcé d'interdire ces exhibitions ridicules \ D'autres bataillons cherchent à introduire le remplacement ; on voit un père de famille avec cinq enfants prendre, aux compagnies de guerre, la place d'un jeune célibataire*.
Entre les régiments de ligne ou de mobiles et la milice citoyenne, l'hostilité s'affirme toujours davantage. Les derniers ne se font pas faute d'insulter les soldats quand leurs bataillons se croisent. «Plus que timides aux avant-postes, certains gardes nationaux sont d'une insolence extrême dans Paris ^ » Ils prennent au sérieux les flagorneries dont legouvei'nemeut, le général Trochu tout le premier, les accable : « Je joue un jeu terrible, a-t-il dit à des bataillons de marche le 2 décembre, et je ne l'aurais i»as joué si je n'avais senti derrière moi la force morale et militaire de la garde nationale*. »
On fait des efforts dérisoires pour remédier à cet état de choses. Le 7 décembre, le sergent Aymé, du 202^ bataillon, passe devant un conseil de guerre pour insultes par paroles et menaces contre ses chefs. Il est condamné à 15 jours de prison. Cinq autres gardes, dont deux sous-officiers, sont allés marauder contre les défenses formelles. Le conseil leur inflige quatre jours de prison, bien que l'un des sergents soit un ncmmé Verly, jadis condamné à mort en Algérie'.
Le 9 décembre, le sergent François, du 140* bataillon, arrête, rue du Bac, deux gardiens de la paix en uniforme, sous jirétexte qu'ils n'ont pas leur carte de service. 11 les conduit au poste avec un débordement d'injures et de menaces. Le conseil de guerre le condamne à 16 fr. d'amende jiour outrages, en l'acquittant du chef d'arrestation illégale®.