‹ Siège de ParisChapitre 38 sur 326 · Larchcjy, p · texte numérisé non relu

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LE BOUKGET - VILLE-EVRART. O <

11 faudrait se garder de trop généraliser les faits qui précèdent, si nombreux qu'ils soient. Sans doute, la garde nationale renferme une forte proportion des pires éléments -, son organisation, ses cadres sont détestables. Mais il serait possible d'en tirer un meilleur parti. Xe sait-on pas qu'en 1813, 1814, 1815, Napoléon I" a envoyé au feu des milliers de gardes nationaux, conjointement avec les débris de nos armées? N'était-ce pas eux qui formaient la masse des héros de Fère-Champenoise? « Mieux encadrée, la garde nationale pourrait être un auxiliaire très utile pour la défense de Paris; on devrait l'amener peu à peu à remplir son rôle en lui faisant faire le service des tranchées et la guerre d'avantpostes \ » Mais ni Trochu, ni Ducrot, ni la plupart de nos chefs n'ont confiance en elle; ils la laissent le plus possible en dehors de tout emploi sérieux. L'organisation des bataillons de guerre progresse très lentement, quoique ses premiers jalons aient été posés par un décret du 16 octobre. Pour les armer, on est obligé de recourir à des exhortations du gem*e de celle-ci : « Priver les compagnies de guerre de la possibilité de marcher à l'ennemi , en détenant dans les portions sédentaires des bataillons des armes à tir rapide qui sont indispensables aux compagnies mobilisées, serait, dans les circonstances que nous traversons, un véritable crime '. . . » Le 9 décembre, il y a pourtant 80 bataillons de guerre équipés. On les réunit par groupes de trois ou quatre, sous les ordres d'un colonel et de vingt -six lieutenants- colonels'. C'est un encadrement fort insuffisant pour des troupes aussi novices. Il est vrai qu'on ne se soucie guère de les conduire au feu, quoique la plupart soient disposés à s'y comporter vaillamment. On préfère laisser cette partie des forces parisiennes, à peu près intacte, pour la future gueiTC civile.

1. Colonel de Punlchalon, p. 18J. — Voir Siège de Paris. Cltdlillon, Clievilly, La Malmaison, p. 120, et Le Bourget-Cltampigny, p. l-tT, 193, 2iô.

2. Ordre- du général Clémeut Tliomas, 3 décembre 1870; Larchey, p. i8î.

3. Rapport du général CUnaeut Thomas eu date du 9 décembre; Larchey, p. 191.

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