‹ Siège de ParisChapitre 44 sur 326 · Prnccs-verhaux cilos, 1.5 c]ûcciiiI)ro · texte numérisé non relu

Prnccs-verhaux cilos, 1.5 c]ûcciiiI)ro

2. Trois sou3-lioutenrinl3 : MM. Guyoïi, du 31* de marche, Ma!?nien et AntouioUi, du 39*, et M. Maliulot, lieutenant au rncîmo corps (Journal officiel du 11 décembre).

3. J. Favre, tome H, p. I8i ; il avançait celto date avec inloiition comme i'iMdii[u(! la discussion du 12 dûcomliro au conseil [Procès-verbaux cités).

4. Procès-ver biuix cilé«, 13 décoml)re, avis omis par le général Le V\î^, Emmanuel Araf^o et Garnior-l'ag(''s; J. Kavre, tome II, p. l«2.

LE BOURGKT- VILLE-ÉVRART. 43

cira aux autorités militaires ou aux municipalités. Du moins ou paraît l'admettre', sans songer qu'une mission aussi douloureuse doit être conliée seulement à ceux qui ont assumé la responsabilité de la défense.

La trace de ces préoccupations se retrouve dans une dépêche de Jules Favre à Gambetta, datée du 16 décembre. Elle montre par quelles angoisses passent déjà les membres du gouvernement. «... La Prusse a sa résolution lixe : elle attend notre dernier grain de blé. . . Xous allons essayer de nouveau de la forcer. Les généraux espèrent ; leur action sera énergique. . . Si nous sommes victorieux, les choses ii'ont seules: si nous sommes vaincus, je demanderai une assemblée et un congrès, à la condition que Paris ne sera pas souillé par le Prussien. Si, comme je le pense, l'état-major (allemand) le refuse, nous rentrerons derrière nos murailles, et nous continuerons à nous battre jusqu'à ce que l'épuisement fasse tomber nos armes. La population de Paris, dont le courage et la fermeté [araisseut croître avec les souffrances, accepte ce programme ; elle s'indignerait contre celui qui lui en proposerait un autre. La difficulté véritable serait de lui faire accepter une capitulation en cas d' manque absolu de vivres. Vous comprenez que nous ne pouvons la mener tout à fait jusque-là ; il lui faut au moins dix à douze jours pour se ravitailler. Quand cette heure sonnera, il y aura un gros orage. Dieu veuille que la valeur de nos armées le détourne de notre tête; mais si nous sommes condamnés par le sort à le subir, nous irons jusqu'au bout. Je ne signerai jamais des conditions de paix autres que celles que j'ai posées', mais je n'abandonnerai pas Paris à luimême. Ou bien il nommera des commissaires chargés de convenir avec l'ennemi de tout ce qui touche à la garantie des persouiies et des propriétés, ou il nous chargera de cette mission ; dans le premier cas je ne me séparerai pas de mes concitoyens, dans le second je ne leur refuserai pas mon con-

Page 1