Kunz, p
Combat du Bourget
C 21 Décembre 1870 )
Carie N?I1.
Uhautcoun-Siépt de Fans /Il
« Le 125® de ligne, de la division Courte, est en mêmetemps envoyé à la Suifefie pour soutenir l'attaque du Bourget'. »
D'ailleurs, les renforts ennemis atteignent Le Bourget. Une patrouille envoyée du Blanc-Mesnil est tombée au milieu de nos fusiliers marins. Ses cinq hommes sont blessés, mais ils rapportent des nouvelles.
Il est plus de 9'' 15'. Aussitôt une compagnie (9® du régiment Empereur- Alexandre) se jette dans Le Bourget (avant 9'' 45) et attaque celles de nos fractions qui combattent au nord du chemin de Dugny. Vers ICéô seulement, c'est-àdire près de trois heures après le début du combat, sept nouvelles compagnies accourent de Pont-lblon ". De concert avec la précédente, elles cheminent de chaque côté de la grand'rue. En quelques instants la liaison est rétablie avec les hommes restés autour du capitaine von Altrock. De même la Verrerie est tout à fait dégagée et des fractions se jettent vers la mairie et le parc. Mais les fusiliers-marins et le 138* défendent énergiquement leur conquête. La barricade de Dugny, l'église, une fabrique au nord-ouest doivent être prises d'assaut. Le 3^ bataillon du 138*, resté trop longtemps en réserve près du cimetière, tente une contre-attaque qui est repoussée après un commencement de succès*. Il est Il heures et demie*. Lamothe-Tenet , «décimé par notre canon autant que par celui de l'enuemi, ne se sentant pas soutenu, se voyant menacé d'être entouré... se décide à ordonner la retraite" ». Elle se fait rapidement, non sans de grosses pertes.
1. Ducrot, tome III, p. i57. Voir plas haut, p. 61, au sujet de l'inaction de la division Berlhaut.
2. Heure française. Le major Kunz écrit après 8 heures et demie (p. 58).M. Dur[uet (p. 9o) et l'État-major prussien, tome IV, p. 773, portent rinterveution du premier renfort à 9 heures.
3. Le 1" bataillon du régiment Empereur-François et les 6^, 7^, &e compagnies du régiment Reine-Élisabeth. La dernière a laissé 68 hommes à Gonesse (Kunz, p. 59i; VÉlnl-najor prussien itome IV, p. 773i porte à lo heures l'intervention de ces 7 compagnies.
4. Kunz, p 59 et 60. — Ce bataillon f.iisait partie de la colonne Haiirion.
5. La Honciére, p. 243; Ducrot, tome III, p. iô7, écrit a vers n heures ».
6. Uucrot, ihid. — D'jprès les Allemands, notamment Kunz, p. 60, notre
SlÈGIi DE PAKIr-. — III. g
82 BUZENVAL - LA CAriTULATION.
L'ennemi nous couvre de balles, surtout lorsque nous dépassons la Mollette vers La CourneuVe. Kotre batterie de 4 ]irotège la fin de ce mouvement. Mais une compagnie du 138® enfermée dans un enclos sur le chemin de Dugny est enlevée presque tout entière ; d'autres groupes, cernés dans le village, sont contraints de déposer les armes après une résistance acharnée. Il est près de midi 45 quand Le Bourget est entièrement reconquis'.
C'est seulement au moment de la retraite que le général Hanrion a déployé sa brigade à l'ouest du Bourget. Pourtant, il a reçu, vers 10'' 30, l'ordre de se porter en avant et il est à La Courneuve"'. Quelques centaines de mètres le séparent du Bourget. Par suite de quelle cause met-il plus d'une heure à effectuer son mouvement? Sa brigade prend une part insignifiante à l'action".
Quant à la colonne Lavoignet, elle engage seulement le 134* et les francs-tireurs de la Presse. Pas plus que le 11" bataillon des mobiles de la Seine, le 6* régiment de mobiles (Seine) ne prend part au combat, inaction qui tient sans doute autant à la démoralisation de ces troupes qu'à la faiblesse du commandement*. Notre échec n'en est pas moins complet, malgré d'heureux débuts. L'ennemi a perdu 348 hommes seulement -, le corps d'armée de Saint-Denis en a plus de 800 hors de combat*.
ictraite u'auiait été rien moins ijue volontaire; 2 compagnies des tirailleurs do la garde avaient renforcé les 13 compagnies déjà au Bourget [Èlat-mojor prussien, tome IV, p. 774).
1. Heure françnise; environ midi, d'après Kunz (p. 60); vers ii heures cl demie [Êlal-majur prussien, tome IV, p. 774).
-i. La Roncière, p. 243; Uucrot, tome III, p. i56.
3. Sauf le 3* bat.iillon du 138«. Le 135^ perdit 3 liommes. VÉlal-mnjor prusticti (tome IV, p. 773) écrit à tort que la colonne Hanrion fut engagée.
•j. Kunz, p. 61 : le corps d'armée de Saint-Denis avait engagé seulement 6,200 fusils sur 11,500 dont il disposait; 6,300 restaient en réserve!
ô. Voir le détail aux Annexes.