JAMES BOWMAN
Que la mère de voire pétitionnaire a reçu le paiement du premier semestre de cette pension à Londres, et repassa ensuite en France. Son Aijent lui remit en France le second paiement qui ccmplétait l'année 17S4. Qu'il ne lui a pas été lait d'autres paiemens depuis celte époque malgré lea représentations répétées qu'elle a faites pour cet objet.
Que votre pétitionnaire a de fortes raisons de croire que sa mère est décédée. Que d'après les services que son défunt père a rendus à ce paya dans l'expédition dont il est parlé plus haut, les fatigues qu'il y a endurées, la perte qu'il a faite de ses biens en entrant au service de ce pays (estimée à près de £10,000 sterling) outre celle des biens que ses amis e^ ^es parens ont iégués à d'autres personnes parce qu'il s'était engagé dans .'e service de ce pays, toutes ces pertes se sont fait sentir cruellement au pèr^ et à la famille de votre pétitionnaire ; et votre pétitionnaire a été induit à porter ces faits à votre connaissance, convaincu que vous étiez prêt à prêter l'oreille aux malheurs de ceux qui ont servi ou désiré servir ce pays.
Que votre pétitionnaire a eu lui-même l'honneur de servir et sert encore maintenant dans la marine royale de la Grande-Bretagne comme lieutenant ; et il prend la liberté d'exposer à votre honneur, le service qu'il a fait depuis qu'il est dans la marine.
Votre pétitionnaire est entré au service en l'année 1770, à bord du Sommerset, alors commandé par son ami particulier le capitaine Hu<rhes (plus tard Sir Edward Hughes). Que votre pétitionnaire a servi sous les ordres de Sir Edward Hughes dans les Indes, lorsqu'il était commodore de cette station, et ensuite sous ceux de Sir Edward Vernon, et encore sous les ordres de Sir Edward Hughes alors Amiral.
Que votre pétitionnaire lorsqu'il servait sous les ordre de sir Edward Hughes, la dernière fois, avait le rang de lieutenant et espérait d'être encore bientôt promu quand il eut le malheur peu de temps après d'être pris par une frégate française en croisière, et retenu quatre mois dans la flotte française et ensuite livré à Tippo-Saib, et mis aux fers avec d'autres officiers, où il est resté vingt-deux mois.
Que la santé de votre pétitionnaire fut très altérée par cet emprisonnement, et perdit très probablament son avancement après avoir servi ton roi et son pays plus de dix ans.
Que votre pétitionnaire de retour en Angleterre trouvant qu'il avait recouvré en quelque sorte sa san'.é et désirant entrer dans le service actif s'otîrit p>iur servir dans les isles occidentales, sous les ordres du conimodore Gardener, où votre pétitionnaire ne fut pas longtemps sang tomber malade, et après un an de soin sans recouvrer sa santé, il fut déclaré invalide et la faculté lui dit que d'après son traitement dans les Indes, sa santé ne lui permettrait pas d'être employé davantage.
Votre pétitionnaire prend la liberté d;p renvoyer votre ht)nneur relativement à la conduite de son défunt père, au présent marquis de Townshend, sir John Jarvis, et sir Hu<ïh Paliscr, qui parmi les autres officiers encore vivans ont été témoins de la conduite du père de votre pétitionnaire ; et à Evan Napean, écuyer; le présent Philip Stephens, Lord Dorchester, et à plusieurs personnages distingué* qui connaissent parfaitement le rang ei la famille du
père
père de votre pétitionnaire en France. Votre pétitionnaire prend la liberté de îàire observer à votre honneur qu'il était parent de feu le comie de Vergennea, décédé premier ministre ; du marquis de Lotbinière chevalier de St-Louis, et l'une des plus anciennes familles du Canada ; du comte de Repentigny, dont le père était gouverneur du Sénégal et brigadier général ; du chevalier Denis de Bonaventure, capitaine dans la marine de Sa Majesté très chrétienne, &c.
Votre pétitionnaire espère que les faits ci-dessus énoncés engageront votre honneur à prendre cette matière en considération et à penser "qu'il a un juste droit d'être indemnisé par le gouvernement des pertes que son père et sa famille ont éprouvées; ou du moins d'être payé des arrérages de la pension de ièlOO accordée à sa mère, et d'en recevoir une semblable lui-même. Votre pétitionnaire prie votre honneur de prendre en considération non seulement les pertes du père de votre pétitionnaire qu'il évaluait à près de £10,000 sterling, mais aussi celles que la famille a souffertes depuis en étant privée d'un héritage qui montait à £8000, qui lui serait échu par la mort d'un proche parent, M. Deais de St-Siraon, de la Louisianne, capitaine d'une compagnie de grenadiers au service de Sa Majesté très chrétienne, et qui a légué sa fortune à un officier qui n'était point son parent. Et par le même enchaînement de malheurs elle est maintenant privée d'un bien situé au Canada valant £600 par année, qui appartenait à la sœur du père de votre pétitionnaire, et qui l'a vendu moyennant une Tente annuelle au préjudice des enfans de votre pétitionnaire.
Dans ces circonstances votre pétitionnaire espère qu'il plaira à votre honneur de condescendre à donner son attention à la demande de votre pétitionnaire. Et votre pétitionnnaire ne cessera de prier.
(Signé) Jn. DENIS de VITRE.
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