Siège de Sébastopol
J'ai l'édigé un Journal des optralinne du ginie au tiige de fiehnfinpol, C.e iravailsera utile, je crois, à tous les officiers qui font um* Pturfe particulière de la fortification et de l'attaque des places. J’ai cru d’ailleurs, en le rédigeant, remplir un devoir envers les officiers du génie qui, pendant onze moisdetrancliée ouverte, ont servi avec un dévouement dont l’histoire du corps doit garder le souvenir, et je tenais à rappeler les nouus de ceux qui ont succombé dans cette longue lutte avant rpie le succès vînt réeomiienser leurs elTorts.
En vous soumettant mon travail, j’ai l’honneur de vous prier de m’autoriser h le faire imprimer.
Agréez, monsieur le Maréchal, l’hommage de ntori res|iectueux dévouement.
Le general de dicieion, aide de rflinp île l'Kin/tereur.
MKl..
A Mmtieur U général .Viel, Me de camp de l'Empereur , elt.
l'ari», ce lU avril 18S7.
Mon cher Général,
Je viens d’acbever la lecture de vutre Journal des opérations du génie au siège de Sébastopol.
Je vous donne, avec emprosseracnt, l’autorisation de le faire imprimer.
Je crois, comme vous, que l'histoire des faits qui se sont accomplis sous les murs de SébastojKil .sera utile |)Our tout officier qui se livre i l’étude de la fortification et de l'attaque des places. La clarté avec laquelle vous avei exposé ces faits et les réflexions qu’ils vous ont suggérées donnent à votre Journal la valeur d’un haut enseignement.
Vous avez eu raison de considérer comme un devoir de raconter l’admirable dévouement que les officiers du génie ont montré dans cette lutte de onze mois, et de rappeler les noms de ceux d’entre eux qui sont tombés tour à tour, payant de leur vie chacun des progrès de nos attaques.
C’était à vous, mon cher Général, qu’il appartenait d’écrire celte page glorieuse entre toutes, dans les annales du corps du génie. Je n'ai pu la lire sans émotion et sans me sentir, plus que jamais, lier de mon ancien uniforme.
Votre travail sera pour tous, non pas seulement un enseignement, mais encore une excitation à bien faire. Quel stimulant serait plus puissant que l’exemple ! Et quel plus noble exemple que celui de nos camarades de Sébastopol !
Recevez, mon cher Général, l’assurance de mon sincère attachement.
Le maréchal de France, minielre de la guerre,