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Jeurn^ du 18 «oAU Mtu» iP). Xil,fîg. %%
Nuit do 49 ftu tO aoôl.
JoureéQ du fO aoât.
AlbqiiM d(‘ gaiirlM».
Uiiteii.
iouroé«dui4 «oAl.
>liD^s
Vers deux lieurcs de l'après-midi, les travailleurs de la communication de la batterie n" 57 ont été vivement inquiétés par un tir continu de bombes et d'obus.
A cinq heures du soir, celles de nos batteries qui ont vue sur la droite du bastion du mât et sur la gauche du bastion central ouxTent leur feu dans le but de détourner l'attention de l'ennemi du travail de rectification entrepris la nuit précédente en arrière de la première parallèle, et qui devait être continué pendant la nuit. Le feu, soutenu avec énergie de part et d'autre, cesse à la fin de la journée.
A cinq heures du malin, nous donnons le feu, devant le bastion du mât, à un globe de compression (og,) qui a produit de bons effets. Nous passons de nouveau à la défensive sur ce point, parce que la compagnie de mineurs est appelée aux attaques de droite et qu'il faut employer devant la lunette Schwartz une partie des mineurs qui restent aux attaques de la ville. La compagnie de mineurs est remplacée à CCS attaques par la 4' compagnie de sapeurs du 1"' bataillon du 3* régiment, récemment arrivée de France. Le capitaine Regad, qui la commande, remplace le capitaine Berrier, qui passe aux attaques de droite. Les officiers du génie employés au service des mines devant le bastion du mât et devant la lunette Schwartz sont les capitaines Méreau et Chevallier , et les lieutenants Jochem, Dogny, Damarey, Dreyssé et Montchablon.
Pertes du 20 au 21 : 5 tués ; 44 blessés.
Vers quatre heures du matin, l'ennemi donne le feu à un fourneau dont l'explosion (cl„) a momentanément asphyxié deux mineurs dans un rameau. Les pierres de la gerbe ont blessé huit hommes de garde, et les communications des entonnoirs ont été endommagées.
Devant la lunette Schwartz, notre mineur a entendu celui de l'ennemi devant la hatterie n° 53 et vers l’extrémité de la petite place d'armes qui se trouve sur sa gauche.
Pertes du 21 au 22 : 1 tué ; 22 blessés dont 1 officier.
A trois heures du soir, l’ennemi Fuit jouer devant le bastion du mût un camouflet (d„) qui ne nous cause aucun dommage.
Devant la lunette Scliwartz, le contre-mineur parait s’avancer vers la batterie n" 53. Les rameaux destinés à protéger cette batterie ont atteint les longueurs suivantes : le rameau 6, 1 i*25; le rameau 7, 10” 10 ; le rameau 8, 3"20 ; le rameau 9, 9"80 ; le rameau 10, 8"80.
Au bastion du mût, l’ennemi fait jouer, à trois heures et demie du matin, un camouflet (d„) dont tout l’elTct s’est réduit à remblayer un petit passage entre les entonnoirs.
Vers quatre heures du matin les Russes ont donné le feu à plusieurs fourneaux surchargés (d,), en avant de la batterie n° ; ils ont aussitôt lancé un grand nombre de projectiles sur le terrain de l'explosion, particuliérement de la mitraille, l’n mineur et seize hommes ont été atteints par des pierres; sur ce nombre trois ont été tués. La batterie ii’a été que faiblement endommagée. 11 est présumable que les Russes, trompés sur la distance et pressés par la marche de notre mineur, avaient espéré enlever l’épaulemenl de la batterie. Nous sommes à peu prés certains maintenant que cette batterie est hors d’atteinte, mais c’est une seconde guerre de mines qu’il faut faire. Ainsi, au moment où notre lutte souterraine du bastion du mût se poursuit avec le plus de vivacité, nous nous trouvons engagés dans une autre guerre de mines devant le bastion central, et à peine avons-nous pourvu aux besoins de cette seconde, que nous sommes menacés d’une troisième devant les fronts de MalakoCT, comme on le verra plus bas. Or c’est là notre véritable attaque, à laquelle tout doit être sacrifié ; et l’effet moral qu'ont produit les explosions des Russes en avant de la batterie n" 53 ne nous a pas permis d’hésiter à envoyer la compagnie de mineurs aux attaques de droite pour y protéger nos sapes.
Pertes du 2â au 23 : 5 tués ; 13 blessés dont 2 officiers.
Devant la batterie n" 53 nous avons fait jouer un camouflet (a,).
AU»qurn fraiirh^.
Jourr>é« du i«Qt.
MiBM.
(PI. XIV.Gf, r.
Nuit du tl »a 93 Mâi.
Minéi (Pl. XII, ri| t}.
tPl. XIV, fi*.
Joiinkic du tl leûi.
Uiftci.
AiU(|uei de ftnebe.
Nuit «1g 23 ao t4 août.
Mim9 (PI. XII, lig. 2).
ioomée du 25 adûu Mines.
Journée du 2i> août.
Kuit du 25 au 27 aoAt.
Minet.
mais U ne parait pas avoir atteint le cheminement contre lequel il était dirigé.
Au bastion du mât une explosion {du) que le mineur russe eiïeclue vers minuit et demi, sur un point des entonnoirs où il n’avait pas encore été signalé, blesse douze hommes de garde dont un a été jeté sur le glacis.
Pertes du 23 au 25 : 4 tués ; 57 blessés dont 1 officier.
Devant le bastion du mât, l'ennemi donne à onze heures du ntaün un camouflet (d«) qui ne produit aucun effet.
On annonce que le mineur russe travaille sous la batterie n°24 bis, mais nos écouteurs les plus habiles déclarent ne rien entendre.
A huit heures du soir, nous faisons jouer, dans le talus des entonnoirs, deux fourneaux (»„ et qui refoulent un cheminement de l'ennemi.
Devant la lunette Schwartz, le contre-mineur continue à s’approcher de nos cheminements souterrains ; mais ceux-ci ont dépassé l’épaulement de la batterie n° 53, qui ne court plus de danger.
Pertes du 25 au 2ü: 2 tués ; 17 blessés.
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque; une brigade de sapeurs et 2U3 travailleurs d’infanterie.
On ouvre le premier boyau, de 120 mètres de longueur, de la communication allant à la batterie n° (>0, que l'on construit en avant de la batterie n° .30, pour battre le bastion de la quarantaine.
Une brigade de sapeurs et 256 travailleurs d’infanterie.
On entreprend les deux autres lacets de la communication de la batterie n» 60, dont la longueur totale est de 270 mètres.
L’extrémité de la place d’armes à gaucho de la batterie n° 50 était exposée à être tournée : on la transforme, sur 20 à 25 mètres de longueur, en une sape double de 2"50 de largeur dans laquelle se tieniienl les hommes de garde.
A dix heures du soir, nous donnons le feu à un globe de compres-
sion [a„) devant le bastion du mât. Il produit un vaste entonnoir où nous avons trouvé un bout de galerie et divers objets provenant des mineurs russes.
Pertes du 26 au 27 : 1 tué ; 9 blessés.
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 250 travailleurs d'infanterie.
Pour donner plus d’cflicacilé à la défense sur la gauche, en cas de sortie do l’assiégé, on adosse une banquette pour la fusillade à la partie du mur du cimetière qui longe la communication en crémaillère à gauche de la batterie n” 18.
Le grand pont construit par les Russes à travers le port est terminé. Les pièces de 21 de la batterie n“ 5C>, pointées sous un grand angle, y lancent des boulets : on n’a pu apprécier les effets de ce tir.
Nous faisons jouer au bastion du mât, à cinq heures du matin, un fourneau (a„) qui ramène à la surface une grande quantité de débris de coffrages russes.
A cinq heures et à six heures du soir, l’ennemi fait jouer deux fourneaux (d„ et d„) qui ne produisent que peu d’effet.
A deux heures et demie du soir, nous donnons le feu à un fourneau surchargé (a,) à gauche de la batterie n" 53 ; il parait avoir atteint un cheminement ennemi.
Une brigade de sapeurs et 250 travailleurs d'infanterie.
On rattache la droite de la batterie n° 18 à la place d’armes qui est à gauche de la batterie n“ 50, par une tranchée d’une quarantaine de mètres de longueur qui donnera des feux sur le terrain compris entre cette place d’armes et celle qui se trouve en arrière. On prolonge en même temps, par une tranchée do quelques mètres, la branche gauche du petit logement contigu à la batterie n" 50, de manière à se fermer en rejoignant l’épaulemcnt de la place d'armes. Mais le sol est rocheux, et l’on a pu à peine remplir les gabions.
Cent travailleurs d'infanterie continuent la communication de la
Attaques defauehe.
JouroM du 27 août.
MllKft.
■ PI. XIV, ftg.4).
Nuit du 27 au 28 août.
AU«i|ih» de ijaudic. 384 —
batterie n° (i() ; mais le rocher est si dur, que c'est à peine si l'on a obtenu quelque résultat.
jiinn (PI. xHi. lis- n. A neuf heures du soir et à trois heures et demie du matin, les Russes font jouer, devant le bastion du màt, deux nouveaux fourneaux (du et d«) qui nous ont bles.sé cinq hommes. Quoique nous ne croyons pas à la présence du mineur russe près de la batterie n” 24 bis, les appréhensions des troupes de garde sont si fortes sur ce point que nous y ouvrons deux puits.
Pertes du 27 au 28 : 3 tués ; 36 blessés dont 2 officiers.
journw <iii i» Mùl. Le chef de bataillon du génie de Brévans, chef d'attaque ; une brigade de sapeurs et 250 travailleurs d'infanterie.
On établit à gauche de la batterie n“ 58, contre le mur du cimetière, une banquette pour faire la fusillade par-dessus le mur, dans le cas où une sortie en force serait parvenue à franchir notre ligne ext(';rieure et à pénétrer dans le cimetière.
.v«ii Su K U *9 »Bùi. Une brigade de sapeurs cl 200 travailleurs d’infanterie.
On renforce le parapet de la communication de la batterie n” 60 en prenant de la terre sur le revers de la tranchée.
Mioci. A neuf heures et demie du soir, un camouflet {d„) de l'ennemi
blesse, eu les enterrant en partie, deux mineurs qui travaillaient dans les entonnoirs du bastion du niùl.
Perles du 28 au 2!) : T tués dont 1 oflicier ; 20 blessés dont 2 ofliciers.
juurn^ du i9 >oùi. A iieuf lieurcs du matin, nous faisons Jouer un globe de compres-
Minfs(W. XIV, fis.dj.
sion (a,) pour avancer par la gauche vers le bastion central ; a midi, nous en faisons Jouer deux autres (a, et «,) pour arrêter le contremineur devant la batterie n" 53.
Xoii du t9 »u 30 an'ii. unc licurc trois quarts, une explosion {(/„) des Russes enterre
MtMF ;,n. XIll, 4
deux mineurs et deux auxiliaires qui construisaient un rameau hollandais dans les entonnoirs du bastion du màt. lis ont été retirés I vivants tous les quatre, après un travail qui a duré une heure et
AUa<|tiei< <le patichc.
demie : un seul parmi eux avait reçu des contusions assez graves pour être porté à l'ambulance.
Les dernières explosions qui ont eu lieu dans les grands entonnoirs ayant mis la couche d’argile à découvert, on avait essayé de marcher par des rameaux hollandais. Trois ou quatre ch ssis avaient été posés en avant et huit ou neuf en arrière ; ces derniers étaient consolidés et recouverts par des sacs à terre et des remblais, de manière à donner de bons abris à nos mineurs. L’accident qui vient d'arriver à l’un de ces rameaux fait que l’on retire les travailleurs d'un autre qui était dans le même état : ce rameau a été effectivement bouleversé la nuit suivante. On en revient aux puits supérieurs et aux anciens cheminements, par lesquels on s’avance en tenant le fond du terrain dont on s'est mis en possession de longue main. Les puits supérieurs sont toujours rapprochés le plus possible du talus abrupt en roc vif qui se trouve du côté de la place. Le profil de la planche XIII, fig. 1, indique la forme générale des entonnoirs et la position qu'on donne aux puits pour écraser les cheminements de l’ennemi en même temps qu’on entame le talus du roc.
Pertes du 2!) au 30 : i tués ; 33 blessés ; 1 disparu.
Les Kusses font jouer devant le bastion du mât, à six heures du .soir, un fourneau {d„) qui ne nous cause aucun mal ; prévoyant l’explosion, on avait retiré les travailleurs.
Pertes du 30 au 31 : 5 tués ; 26 blessés.
A six heures et demie du matin, un fourneau ordinaire et un fourneau surchargé ont reçu le feu : le premier (a,) pour arrêter un cheminement ennemi tout près de la batterie n" 53, le second (a,) pour avancer vers la lunette Schwartz. Le premier, qui présentait une ligne de moindre résistance de cinq mètres, a été chargé de 500 kilogrammes de poudre; les dimensions de l’entonnoir dépassent un peu celles du fourneau ordinaire. Des pierres lancées par ces deux
Journée da 30 lodt.
lliBet.
JoursJe (lu 31 eoûU iàiûts (Pt. XIV, 4).
Auâijuci de gaocJie.
iMjrnée
du 4*' s«|Hejiibrt.
Mines.
(H. XUt, 6s. 4).
Jeursée du ) septembre.
Mioes.
explosions ont causé quelques dégradations dans les plates-formes de la batterie n‘ 53 ; on est fort gêné sur ce point par le voisinage des tranchées.
A trois heures du soir, les Russes font jouer, devant la lunette Schwartz, un fourneau (d,) : trois mineurs ont été blessés et pris sous le blindage où ils travaillaient ; ils ont été dégagés presque aussitôt; huit hommes de garde ont été atteints dans les tranchées par les pierres projetées.
Pertes du 31 août au septembre : 2 tués; 41 blessés dont 1 ofûcier.
A sept heures et demie du matin, les Russes donnent le feu à un camouflet (d,) qui a remblayé un puits creusé dans les entonnoirs devant la lunette Schwartz.
A trois heures de l’après-midi, l’ennemi fait jouer, devant le bastion du mût, un fourneau (d„) qui a comblé l’un de nos puits et blessé quatre travailleurs par les pierres qu'il a lancées.
Les gaines en toile que nous employons à l’attaque du bastion central pour aérer nos cheminements souterrains se détériorent rapidement et annulent l'action des ventilateurs.
Pertes du !•' au 2 : 3 tués; 25 blessés; 1 disparu. ’
A cinq heures et quart du matin, nous donnons le feu, devant le bastion du mât, à un puits (a.^ qui a ramené à la surface une grande quantité de bois de coffrage des galeries russes.
A six heures du soir, nous faisons jouer deux puits surchargés (a,M et a,e,). An moment où on a donné le feu, on entendait le contre-mineur sous un des puits. Os explosions, qui ont mis à jour beaucoup de débris de coffrages russes, nous ont notablement avancés.
Sur la droite des entonnoirs, les Russes ont lancé des bombes en si grand nombre et avec tant de précision, qu’elles ont remblayé plusieurs fois un de nos puits et nous ont forcés de l’abandonner.
A six heures du matiu, nous faisons jouer un puits dcTant la lunette Schwartz ; celle explosion (a,) nous a fait avancer et a rois à découvert divers obJeLs ayant appartenu au mineur russe.
Pertes du 2 au 3 : 7 tués ; 41 blessés ; 1 disparu.
A six heures du matin, les Russes donnent le feu à un camouflet devant le bastion du màt *. ses effets ont été à peu prés nuis.
A midi, nous donnons le feu à un fourneau (a,,!) qui a bien avancé l'un de nos cheminements supérieurs.
A six heures du soir, nous refoulons le contre-mineur par deux explosions simultanées (a,o et a,,,,) faites dans le talus des entonnoirs du bastion du mût.
A six heures du matin, l'ennemi fait jouer tin fourneau devant la lunette Schwartz : cette explosion a lancé des blocs de rocher dans la batterie n° 53 et a détruit un puits dans lequel il n’y avait personne.
Le lieutenant-colonel du génie Uibot, chef d'attaque ; une brigade de sapeurs et 102 travailleurs d’infanterie.
En vue d’abréger le chemin à parcourir pour aller de l’ouvrage du 2 mai à la parallèle du 2i3 mai, on ouvre à la sape volante un boyau d’une soixantaine de mètres, reliant la batterie n° 34 é la batterie n“ 45.
Pertes du 3 au 4 : 2 tués ; 23 blessés dont 3 ofliciers.
Devant le bastion du mât, nous faisons jouer un fourneau à cinq heures du malin, pour écarter le contre-mineur ennemi du talus des entonnoirs. Les Russes en font jouer un (rf„) à onze heures. Sa gerbe a blessé un de nos mineurs, qui n'a cependant voulu quitter le travail qu'aprés avoir achevé et chargé son puits, qui, deux fois encore, a été en partie reromblé par des bombes. On a donné le feu à ce puits à une heure de l’aprés-midi : l’explosion («,„) doit avoir atteint la galerie du contre-mineur.
A trois heures nous faisons jouer un nouveau fourneau (a,„), dans
AlMqM6 de pmefae.
(W. XIV, 6g. 1).
lournée du 3 «rptombre.
Mimi (PL XÜLflf.4).
(in. XIV, n«. <).
Ifuil
du 3 au 4 teptemUit.
Jouroée (lu 4 Mplemtire.
Mtne5(PI. Xtll, lig.4
Aiiaqiies de gaiiHie.
(PI, XIV, ftf, 1).
Nuil
rfy 4 au 5 •rpleoibro.
(PI XIII, Br. i).
hjtüét du 5 s^pUmbrr.
Slioes (PI. XIV, flR. 4>.
une partie de galerie russe découverte sous le talus des entonnoirs.
Devant la lunette Schwartz nous faisons également jouer un puits (a,), à trois heures, pour prolonger notre cheminement en avant de la batterie n° 53.
Devant la lunette Schwartz, les Russes donnent le feu, à huit heures et demie du soir, à un petit fourneau (</,) qui ne nous cause aucun dommage.
.4. dix heures du soir et à deux heures du matin, les Russes font jouer, devant le bastion du mât, deux fourneaux (d„et d„] qui ont bouleversé nos travaux dans les entonnoirs, blessé plusieurs hommes et chassé nos mineurs d’un rameau avancé où les gaz pénétraient abondamment.
Dans la nuit on établit des gradins de franchissement tout le long de la communication de gauche entre la troisième et la quatrième parallèle.
Pertes du 4 au 5 ; 25 tués dont 2 officiers; 221 blessés dont 7 officiers ; 1 disparu.
L'assaut devant être donné le 8 septembre, toutes les batteries des attaques de la ville et celles des Anglais ouvrent leur feu contre la place, à cinq heures et demie du matin. Les Russes répondent avec vigueur ; et cette lutte, dans laquelle les assiégeants ont 8U0 pièces en batterie, continue avec la plus grande vivacité jusqu’à cinq heures du soir. Pour épargner les munitions, on adopte alors pour la nuit un tir plus modéré, et on lance surtout des bombes pour empêcher les réunions do travailleurs ; mais dès le matin le combat d'artillerie sera repris avec la même vigueur.
Une bombe fait sauter un de nos magasins à poudre : l'explosion détruit une partie de tranchée voisine de la batterie n" 49 en avant du cimetière.
A cinq heures et demie du matin, une explosion (a„), effectuée dans les entonnoirs devant la lunette Schwartz, nous fait avancer de
VtlaqilPft de
plusieurs mètres. La couche de rocher étant moins épaisse deraiit cet ouvrage que devant le bastion du mât, nous éprouvons des difficultés moins grandes pour gagner du terrain sur l'ennemi.
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque; une brigade de sapeurs et 100 travailleurs d'infanterie.
On répare les nombreuses brèches faites par le tir de la place dans les ouvrages du 2 et du 23 mai, dans la branche du T et dans une grande partie de la troisième parallèle ; on rétablit la portion de tranchée détruite par l'explosion d'un magasin à poudre dans la journée précédente.
Pertes du 5 au 6 : 19 tués dont 1 oflicier; litî blessés dont 1 officier.
A quatre heures et demie du matin, nous donnons le feu à un fourneau (a„) qui nous avance sensiblement vers la lunette Schwartz.
Le grand feu d’artillerie ne nous permettant pas de continuer le travail dans les entonnoirs, nous n'y laissons que des écouteurs ; les projectiles y arrivent en grand nombre, mémo de nos propres batteries, ce qui rendrait le maniement des poudres trop dangereux. On continue les travaux souterrains.
Pertes du 6 au 7 ; 21 tués dont 1 oOicier ; i:3-i blessés dont 10 officiers; 1 disparu.
A cinq heures trois quarts du matin, l'ennemi donne le feu à un fourneau dont l’explosion (rf,) n’a fait que servir nos projets, la possession de l'entonnoir nous rapprochant de la lunette Schwartz. Malheureusement la gerbe, en retombant sur la batterie n° 53, y a tué un homme et blessé cinq autres.
Le chef de bataillon du génie de firévans, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 140 travailleurs d'infanterie.
On répare les parapets des tranchées, on fait des approvisionnements de gabions et de fascines, on prépare un chemin pour le passage d'une batterie de campagne jusqu’aux carrières situées prés
Kuil
du 5 au 6 5t>p(cnibrr.
JtMira^ du Gwpteiuhre.
Minci.
loumi'è dfl 7 iept«mUr«.
Min-s.
Nuit
du 7 au 8 <^pleniLr«,
Allai)nni de fianriie. — 390 —
dft l'onvTagc du 2 mai, Pt on organiso des rampes pour la conduire sur le glacis du bastion central; en un mol, on dispose tout pour l’assaut lixé au lendemain.
Vn violent incendie a éclaté dans la place.
Pertes du 7 au 8 : 10 tués dont 1 officier ; 99 blessés dont 6 officiers.
Perttsjoi-cori». Les pcrtcs du l" corps, depuis le 1" aodt jusqu’au 8 septembre, (jour de l’assaut), s'élèvent à 200 tués dont 6 officiers ; 1,604 blessés dont 52 officiers; 11 disparus; en tout, 1,815 hommes hors de combat.
xombre^«^rj«iiteur» La moycnnc du nombre de travailleurs employés aux attaques de gauche, depuis le 1" août Jusqu’au 8 septembre, a été de :
73 sapeurs ou mineurs et 246 soldats d’infanterie par journée;
54 — 177 — par nuit.
D«otrr. chcf dc bataillon du génie Roullier, chef d’attaque ; deux bri-
iNuii du «•> «os »oûi, gades d(. sapeurs et 600 travailleurs d’infanterie.
Devant le front de Malakoff, on répare les dégâts occasionnés par l’artillerie dc renncmi dans les parapets des tranchées, et on fait écouler les eaux pluviales qui interceptent les communications sur plusieurs points.
Sur la droite du contre-fort du carénage, on prolonge de 80 mètres la communication ouverte la nuit du 31 juillet, et qui doit mener à remplacement dc la batterie n* 36 en projet.
Le feu de la place a été moins vif que les nuits précédentes.
Perles du l"au 2 :7 tués; 20 blessés dont 1 officier.
Nuitiiui <■ 3 Mùi. Le chef dc bataillon du génie Chardon, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et .529 travailleurs d’infanterie.
Sur le glacis de l’ouvrage Maïak ofT, on rétablit le parapet du cheminement î> droite dc la coupure de la route, et on donne à la tranchée 1"80 de profondeur sur une longueur dc 5 mètres. Sur la droite
— 391 — AtUi(ucs dp druilp.
du glacis, on rectitie la direction du boyau ouvert le 30 juillet, dont l’extrémité avait été trop rentrée, en débouchant du coude qu’il forme pour marcher à la rencontre du cheminement de gauche. On relève et on consolide les gabions renversés pendant le jom- par le canon de la place, aux extrémités des deux amorces de lu sixième parallèle. On prolonge ces amorces : celle de gauche de 20 gabions dont les rangs ont été triplés pour obtenir de suite un parapet résistant ; celle de droite du même nombre de gabions que l'on a doublés.
Devant le bastion n° 2, on prolonge la place d'armes avancée de 50 gabions sur sa gauche. •
Au carénage, on ouvre, sur 80 métrés ^e^oryjÿeur, je reste de la communication de la batterie n" 30.
Le feu de la place a été, comme d'ordinaire, assez vif pendant toute la nuit.
Pertes du 2 au 3 : 1-1 tués dont l officier; 02 blessés dont 6 officiers.
Le chef de bataillon du génie de .Marsilly, chef d’attaque; trois Xu>i <iu > m t «ti. brigades de sapeurs et 527 travailleurs d'infanterie.*
Les cheminements devant l'ouvrage MalakofT et ceux de la sixième parallèle n’ont pas fait de progrès sensibles ; on a dù se borner à rétablir et consolider les parapets que l'artillerie de l’ennemi avait complètement bouleversés. Devant le bastion n° 2, on amorce sur 50 gabions de longueur, en partant de la gauche de la place d'armes du ravin, un cheminement qui ira se rattaclier à la sixième parallèle vers le point où se trouvent les carrières du centre.
Pertes du 3 au i : 0 tués ; 38 blessés dont 3 officiers.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque ; deux bri- Nuit du 4 ui 5 aoiH. gades de sapeurs et 773 travailleurs d’infanterie.
On ouvre dans le ravin Karabelnaya , à partir des anciennes tranchées en arrière du mamelon vert, les deux premiers zigzags, de 100 mètres de longueur ensemble, d’une communication qui
de druik'.
Nml du 5 «U 6 «oùl.
Nuit du 6 *u * aoOL
periueltra d'arriver jusqu’il une partie du ravin qui échappe aux vues de la place.
On répare, malgré le feu très-vif des batteries de la place, les parapets de nus cheminements avancés sur le glacis de l'ouvrage MalakoiT et ceux de l’amorce de gauche de la sixième parallèle, qui avaient été complètement bouleversés pendant la journée, malgré les trois rangs de gabions ; l'amorce de droite de cette parallèle est poussée en avant de %) gabions que l’on double.
Le cheminement commencé la nuit précédente, pour relier la gauche de la place d’armes du ravin à la sixième parallèle, est prolongé de 51 gabions. >
Pertes du ^aiT5, ; 4S>blessés dont 1 officier.
Le chef d(M)aiaiTlun du génie Ragon, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 505 travàiljf^irs d’infanterie.
On ouvre dans le ravin Karabelnaya un troisième zigzag complétant la communication qui aboutit à la partie de ce ravin qui n'est pas vue de la place, en sorte que la communication par ce ravin avec la gauche de notre cinquième parallèle est assurée. Sur le glacis de l’ouvrage MalakotT, on rétablit sur 15 mètres de longueur le parapet de la tranchée avancée de gauche, et on prolonge celle de droite de six gabions. Au centre, on rétablit aussi le parapet du l’amorce de gauche de la sixième parallèle, et on prolonge l’amorce de droite de 25 gabions que l’on double ; cette gabionnade est renversée trois fois de suite pendant la nuit par l'artillerie de la place.
Devant le bastion n° 2, on pose 1 18 gabions au cheminement qui doit relier la place d’armes du ravin à la sixième parallèle.
Un incendie assez considérable a éclaté pendant la nuit dans l’h6pital situé en arrière du bastion n° 3.
Pertes du 5 au (i : G tués dont 1 officier ; 57 blessés dont 2 officiers.
Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie.
— 3îW —
On prolonge de âU gabions, que l'on double, l’amorce de droite de la sixième parallèle ; mais l'artillerie de la place dirige sur ce point un feu tellement vil' qu'il a fallu faire cesser le travail. On prolonge de lOÜ gabions la tranchée destinée à relier la place d'armes du ravin avec la sixième parallèle. On ouvre en avant du centre de la cinquième parallèle, sur lâO gabions de longueur, une tranchée dans laquelle doit être établie une nouvelle batterie (n® 38) destinée à recevoir des mortiers qu’on attend de France, et on relie par une communication directe la gauche des deux batteries n°‘ 33 et 34.
Perles du ü au 7 ; 16 tués ; 37 blessés dont 3 officiers.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 5137 travailleurs d’infanterie.
Au logement sur le glacis de l’ouvrage MalakoiT, on répare le parapet et les gradins de la coupure de la route, on continue à approfondir le cheminement, et on pose six gabions dans le prolongement du boyau de droite. On prolonge l'amorce de gauche de la sixième parallèle de li gabions que l’on double, et celle de droite de 18 dont les rangs sont triplés.
On pose 150 gabions à la tranchée ouverte la nuit précédente pour rétablissement de la batterie n° 38.
Le tir de la place a été extrêmement vif et principalement dirigé sur les travailleurs.
Pertes du 7 au 8 : 6 tués; ;18 blessés.
Le chef de bataillon du génie de .Marsilly, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 509 travailleurs d’infanterie.
Le feu de notre artillerie a été très-vif pendant une heure au commencement de la nuit; il s’est ensuite ralenti. Celui de la place, au contraire, a été constamment soutenu, et toutes les parties de nos tranchées ont été criblées de projectiles. Nos travaux n’ont fait que de faibles progrès.
Les capitaines du génie .Vntoine et Lt*sdos ont été contusionnés.
AUat|ur» tif* ilruilc.
Nuit du ‘ï au 8 «imU.
Nuit du 8 du 9 aodL
Aiuu|ii(7â dv; droUo.
M (lu 9 au 10 aoât.
iNuU du 40 au H aoùl.
\iiil Ou 4 1 au 4ia<Kii,
lo premier légèrement par un éclat d’obus, le second très-fortement par les éclats d'une bombe.
Pertes du 8 au K : U tués; 81 blessés dont 4 officiers.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 522 travailleurs d'infanterie.
On prolonge de quelques gabions , en s’approfondissant pour échapper aux effets de l’artillerie, les deux cheminements avancés, qui marchent l’un vers l'autre sur le glacis de l’ouvrage .Malakoff. On établit dans les carrières do droite un chemin qui permet d’arriver directement dans l’amorce de droite de la partie de la sixième parallèle qui est à gauche de ces carrières. On ouvre une sape double, d'une trentaine de mètres de longueur, pour relier le prolongement de la place d’armes du ravin avec la sixième parallèle.
Le feu de l’artillerie a été très-vif de part et d’autre pendant toute la nuit.
Pertes du 1) au 10 : 17 tués dont 1 officier; 43 blessés dont 4 ofticiers.
Le capitaine du génie Scluennagel, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 512 travailleurs d’infanterie.
On prolonge de 50 gabions la tranchée ouverte pour établir la batterie n" 38. Il n’a été fait que des travaux de réparation et d'amélioration dans nos tranchées avancées. Il faut se résigner à attendre, pour terminer la sixième parallèle, que nos batteries nouvelles aient amorti les feux de l’arlillerie de la courtine.
Le capitaine du génie Deudeville a été blessé à la jambe par un éclat de bombe.
L’artillerie de la place a lait pendant toute la nuit un feu tr<h^ vif.
Perles du 10 au 11 : 15 tues; 20 blessés dont 1 officier.
Le chef de bataillon du génie Houllier, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie.
— 3ttô — All»ifii(“» lie ilroiu"
Le feu (le la place élanl moins vif que les nuits pW'Cédentes, on prolonge de quelques mètres les deux tranchées avancées sur le glacis de l'ouxTage Malakolf, et on pose 20 gabions à la droite de la tranchée destinée à la batterie n” 1%.
Pertes du 11 au 12 ; 12 tués; 55 blessés dont 1 oflicier.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque; deux bri- NuiHotînitiwji. gades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie.
Les deux boyaux qui marchent à la rencontre l'un de l’autre devant l’ouvrage Malakolf n’ont pu être prolongés chacun que de 1”50.
On remet en état les parapets dégradés par l’artillerie , dont le feu meurtrier rond tout travail impossible pendant le jour et détruit le matin presque tout ce qui a été fait pendant la nuit.
Une sortie russe, forte de (K) à 80 hommes, se présente vers le milieu de la nuit sur l’extrême gauche de notre attaque ; une stMile décharge de mousqueterie a siilli pour la faire rétrograder.
Pertes du 12 au 13 : 18 tués; <50 blessés dont 2 officiers.
Le chef de. bataillon du génie de .Marsilly, clief d’attaque; deux SuiidiiUmiUtiMii. brigades de saptmrs et 500 travailleurs d'infanterie.
Li's deux boyaux avancés sur le glacis de l’ouvrage Malakolf sont continués sans progrès bien .sensibles. On consolide et on organise défensivement les deux parties de la sixième parallèle dont la jonction n’a pas encore pu être opérée. On fait aussi des travaux de défilement dans les tranchées devant le petit redan pour se couvrir contre les coups partant du côté nord du port.
Le tir de l’artillerie russe a été vif ; nos batteries lui ont répondu pendant toute la nuit.
Pertes du 13 au 14 : 0 tués ; 31 blessés dont 2 officiers.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d'attaque; deux bri- Kuîi du t* ju «s «om. gades de sapeurs et 5.11 travailleurs d'infanterie.
On prolonge de 0 mètres ensemble les deux boyaux avancés sur le glacis de l’ouvrage .Malakolf, et on remet en état la place d'armes
<1** «li'oiir.
Nuil du ISauI6
Nuit du 16 au 47 noùl.
— ;«Xi —
il gauche de la route, qui avait été rortemenl endommagée par le c^mon des Russes.
L'artillerie lance quelques bombes sur une embuscade russe voisine de notre eitrêmc gauche, et la garde de tranchée y dirige en même temps des feux de mousqueterie ; l'ennemi ne tarde pas à abandonner cette position.
On répare et on épaissit les parapets que le canon de la place dégrade constamment sur un grand nombre de points.
Le feu de nos batteries a été très-vif pendant toute la nuit.
Pertes du 14 au 15 : 11 tués dont 1 olUcicr; 54 blessés dont 1 officier.
Le capitaine du génie Scbœnnagel, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 521 travailleurs d’infanterie.
On prolonge de 5 mètres ensemble les deux cheminements avancés sur le glacis de l’ouvrage MalakofT, et de 22 gabions le chemini'ment dans les carrières de gauche.
On amorce sur 170 gabions de longueur une communication en zigzag reliant la cinquième parallèle à la batterie n" 38.
Notre artillerie a répondu pendant toute la nuit au feu de la place, qui a toujours été très-vif.
Pertes du 15 au 10 ; 8 tués dont 1 olhcier ; 27 blessés dont 2 officiers.
Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 100 travailleurs d’infanterie.
On avance d’une dizaine de mètres ensemble les deux cheminements sur le glacis de l’ouvrage MalakofT, et on répare des brèches sur divers points des tranchées.
Des deux côtés, le feu de l’artillerie est très-soutenu pendant la nuit.
L’ennemi construit de nouvelles batteries sur la portion de la seconde enceinte qui est parallèle à la courtine entre l'ouvrage MalakofT et le petit redan. Notre artillerie dirige des bombes sur ce travail.
— il»* dniilH.
I*erl(!s (lu H) au 17 : 0 lues donl I oflicior; blessés dont i ofliciers.
ÎVolre artillerie», usant de toutes ses ressources, est pan emie à ar- 'î '“'•i-
mer et à approvisionner les nouvelles batteries qui ont été établies sur les pentes du mamelon vert. Elle ouvre, à six heures du matin, le feu de toutes ses batteries des attaques de MalakolT, dont la position est dominante relativcïment à celles des Russes. Si, comme on doit l’espérer, la lutte d'artillerie qui va s’engager tourne à l’avantage des.assiégeants, les cheminements que nous exécutons si péniblement pendant la nuit ne seront plus détruits pendant le jour ; nous pourrons donc les relier et nous rapprocher encore de l’enceinte, pour établir de bonnes places d’armes qui seront le point de départ des colonnes d’assaut.
Le chef de bataillon du génie Chardon, chef d’attaque; trois nims j«n.
gades de sapeurs et 515 travailleurs d’infanterie.
On relie entln les deux amorces de la sixième parallèle en posant 3|t) gabions qui sont doublés et même triplés sur certains points. Le parapet est partout solide, sauf sur une trentaine de mètres de longuimr, où l’on n’a pu avoir assez de t(>rre pour recouvrir compléti'nient les gabions à l’extérieur.
On continue la cominunicalion commencée dans la nuit du 15 entre la cinquième parallèle et la batterie u" 38, et on la proloiigi» jusqu’à la jdace d’armes des carrières.
J)es gardes envoyées pour occuper la ligne de trous de loup sur notre droite devant le petit redan, (d pour protéger U*s travailleurs qui devaient établir de nouveaux postes en avant de notre place d’armes avancée, ayant dù se replier devant des forces russes supérieures, on n’a pu rien entreprendre de ce ciHé : mais on a onvert à l’extrême gauche de cette place d’armes, à la sape demi-pleine, sur 25 gabions de longueur, un boyau dirigé vers le bastion n" 2.
L’embuscade que les Ru-sses occupaient cluupie soir à rexirème
AU»quo« tk drr»il«*.
Nuit du 18 BU 19 boùi.
NiiU du 49
i^aiiclic df nos allaqiios est pris*- par nos soldais qui s’y mainlit-nnenl, inal^n’t- trois retours (*iït-nsifs d*' retinenti, el l’organisent d*V rcnsivement contre la plaœ.
Notre artilleri*! lait un feu tnis-vif, principalt^ment de projectiles creux ; l’infanterie lire activement sur les embrasures de l’enceinte, alin d’empêcher l’ennemi de les réparer.
Pertes du 17 au 18 : 19 tués dont 1 oflicier; 82 blessés dont 1 officier.
Le chef de bataillon du génie de .Marsilly, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs el travailleurs d’infanterie.
Les deux boyaux du cheminement sur le glacis de l’ouvrage Malakoir sont prolongés, celui de gauche de 10 gabions, celui de droite de 25.
On pose 22 nouveaux gabions au cheminement ouvert la nuit précédente à la gauche de la place d’armes avancée devant le petit redan, et on débouche de la partie centrale de celte place d’armes par un boyau dirigé vers la gauche, auquel on pose 32 gabions.
Le feu de notre artillerie a constamment dominé celui de la plaC4;. 1,’ennemi travaille activement .’i réparer ses embrasun*s.
Pertes du 18 au 19 : 11 tu*\s dont I oflicier; 75 bli^sés dont 2 officiers; 1 disparu.
Le chef de bataillon du g*-nie Bailly, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et G18 travailleurs d'infanterie.
Au logement sur le glacis de l’ouvrage MalakolT, on relie par une tranchée de 71 gabions les deux boyaux avancés, de maniiVe à former une place d’armes. On exécute un travail analogue devant le petit redan : les deux cheminements avanc*-s sont reliés au moyen dt- 90 gabions, et on prolonge cette nouvelle place d’armes d'environ 25 mètres sur la gauche. Ce dernier travail se trouve sur un mauvais terrain ; la gabionnade, à peine masquée par les terres à l'extérieur, est, à plusieurs reprises, ruinée par le canon de la batterie de
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.Vllai|ut'> lie druitr.
la pointu (bastion u‘‘ 1), xpii usl dinicilumuiit coiitrebattuu, et dont les embrasures sont en partait état.
A une trentaine de mètres en avant de la partie gauche de la place d'armes du ravin, on ouvre une tranchée de 15 tnèlre.sde longueur destinée à recevoir un dispositif de mines de projection.
Le tir de rarlillerie a été peu vif de part et d'autre; l'ennenii a réparé ses embrasures et, au Jour, il a fait feu de toutes les pièces établies sur la demi-courtine attenante à l'ouvrage .Malakofl'.
Pertes du 19 au 20 : 22 tués; 57 blessés dont 7 olliciers.
Un abri pour la confection des munitions a sauté vers huit heures du matin, dans la batterie n° lit; plusieurs hommes ont été tués ou blessés ; la batterie n’a pas souffert.
Le feu d’artillerie a été très-vif de part et d’autre pendant toute la Journée ; l’ennemi a surtout tiré beaucoup de mitraille sur la droite de nos attaques pour arrêter nos cheminenu'iits.
Le capitaine du génie Sclnennagel, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 179 travailleurs d'infanterie.
On améliore la partie noiivelle de la place d’armes sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, et on ouvre en arriére, sur une trentaine de gabions de longueur, une tranchée destinée h l'établissement de mines de projection. On devait entreprendre, à la droite de cette place ' d’armes, un boyau en sape double dont un léger mouvement de terrain facilitait l’établissement : mais ce travail n’a pas été exécuté, la garde envoyée pour occuper une embuscade russe située en avant n’ayant pu conserver cette position.
Au cheminement sur le petit redan, on relève et on consolide par un second rang de gabions le parapet que le canon de la place avait lortement endommagé, et on prolonge la tranchée de K) gabions sur sa gauche. Mais les 15 premiers seulement étaient remplis de sacs à terre et couronnés de fascines, lorsque, sur une fausse alerte, les éclaireurs qui couvraient le travail sont rentrés, (a-s hommes, sortis
JouriiA* du iù ioitU
.Nuit du iO au 21 août.
AlUi|ii('> lin ilrwilf. — iOÜ —
(1(‘ iiuuM;au, ne s'êluiil pas portés assez en avant, des soldats russes s’avaneenl au delà do l’alignement de notre tranchée et de là tuent ou blessent plusieurs travailleurs. Un a dù se borner à continuer le travail en 'arriére des gabions qui étaient remplis.
On amorce, à la droite de la batterie n" 23, sur 54 gabions de longueur, une tranchée pour rétablissement d’une grande, batterie (n“ii2), destinée à recevoir des mortiers.
Le feu a été très-vif de part et d'autre ; l’artillerie russe a beaucoup tiré sur l’extrême droite de nos attaques.
Pertes du 20 au 21 ; 17 tués; 38 blessv>s.
.Nuiidu îi ju Le ehef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque ; deu.\ bri-
gades de sapeurs et .500 travailleurs d'infanterie.
Sur le glacis de l'ouvrage .Malakolf, on améliore la nouvelle place d'armes et ou prolonge de 1.5 gabions la tranchée destinée aux mines de projection. On pratique une descente en escalier, avec jtarapel, qui donne accès dans une carrière située devant l'extrémité gauche de la sixième parallèle. Le travail en sape debout qui devait être commencé la nuit précédente sur la droite du glacis n’a pu encore être entrepris cette nuit : on allait se mettre à l’œuvre lorsque l’ennemi, croyant sans doute à une attaque, ouvrit un feu violent de mousqueteric et d'artillerie. Les hommes de garde qui couvraient les travailleurs rentrèrent dans la tranchée ; le calme rétabli, on voulut reprendre le travail, mais on reconnut que l'ennemi occupait en force les positions que les hommes de garde avait quittées.
Au petit redan, on prolonge de 28 gabions sur sa gauche le cheminement avancé parallèle à la face droite de cet ouvrage.
Au centre, on organise d’une manière défensive la partie de la sixième parallèle terminée dans la nuit du 17 au 18.
On prolonge de 103 gabions la tranchée' ouverte la nuit précédente, à la droite de la batterie n" 23, pour l’établissement d’une nouvelle batterie de mortiers, et on exécute dans le mémo but, à la
— 401 — Allal|lll'^ üi; ili’uilc.
droite de la batterie n° 33, une tranchée de 85 gabions de longueur.
Le feu d'artillerie a été extrêmement vif de part et d'autre, de huit à dix heures et demie du soir ; il s’est ensuite beaucoup ralenti.
Pertes du 21 au : 15 tués; 103 blessés dont 8 olilciers.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 517 travailleurs d’infanterie.
On débouche en sape debout, en partant de la droite de la place d'armes sur le glacis de l’ouvrage MalakolT. Ce cheminement, protégé par deux gabions farcis, a une longueur de 28 gabions. On voulait relier la place d'armes avec une embuscade russe située en avant de sa gauche ; mais l'ennemi l'occupant avec des forces supérieures, on a évité d'engager la lutte. On organise d'une manière défensive la petite carrière eu avant de la gauche de la sixième parallèle.
Le cheminement avancé formant l'amorce d'une septième parallèle devant le bastion n" 2 est prolongé de 50 gabions vers la gauche, et on commence, en débouchant de ce cheminement sous la protection d'un gabion farci, un nouveau boyau dirigé sur le saillant du redan ; malheureusement, le terrain ne présente qu'une couche de terre de très-peu d'épaisseur.
Les batteries de la place ont peu tiré ; au jour, on reconnaît que l'ennemi a réparé plusieurs embrasures sur la face droite du petit redan.
Pertes du 22 au 23: 13 tués-, 48 blessés dont 1 otlicier; 1 disparu.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d'attaque; deux bri- s»it au « la iv «iii. gades de sapeurs et 524 travailleurs d'infanterie.
On avait occupé pendant la journée l’embuscade russe située devant la gauche de la place d'armes, sur le glacis de l'ou>rage MalakolT, et commencé l’ouverture du boyau destiné à relier cette embuscade à nos tranchées. A la nuit, les Russes s’y présentent et parviennent à la reprendre ; la garde de tranchée sort aussitét en
AlUi|Ui's de droilc. 403 —
loicc, el, après un engagement de peu de durée, mais très-vif, l’ennemi se retire, laissant sur le terrain quelques-uns de ses morts. On complète alors le travail commencé pendant la journée, et on organise l’embuscade pour notre usage, en prolongeant sa gabionnade d’une dizaine de mètres. Sur la droite du glacis, on pousse la sape double d’une douzaine de gabions.
Devant le petit redan, on prolonge l amorce de la septième parallèle de 30 gabions sur sa gauche et de pareille quantité le boyau dirigé vers le saillant de cet ouvrage. On améliore le parapet des tranchées nouvellement ouvertes eu arriére avec des terres que l’on apporte dans des sacs.
Mme, (PI ni;. Des déserteurs et des prisonniers russes avaient assure, à diverses reprises, que les défenseurs de l’ouvrage .Malakoff étaient entrés en galerie pour eu contre-miner le glacis. Des écouteurs habiles, envoyés dans nos tranchées, ne tardèrent pas à signaler en effet le travail souterrain du mineur russe. Aussitôt la compagnie de mineurs, qui avait acquis une grande expérience, fut retirée des attaques du bastion du mét pour être employée à celles de l’ouvrage Malakoff, et elle commença, pendant la nuit du 33 au 2i août, trois puits de mines (1 , 2 et 3) dans la place d'armes avancée sur le glacis de l’ouvrage .Malakoff, alin d’en déboucher pour marcher à la rencontre du contre-mineur.
Des puits semblables seront ouverts dans les tranchées à mesure qu’elles se rapprocheront de la place, pour les protéger contre les mines des Russes, comme il a été fait pour la batterie n° 53 des attaques de gauche.
Le capitaine du génie Goury est blesse d’un coup de feu à l’épaule.
Pertes du 23 au 2i : 2f) tués dont 2 officiers ; 101 blessés dont 5 officiers.
Journée du Si soûl. Le chef de bataillon du génie Ragon, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 118 travailleurs d’infanterie.
On exécute divers travaux de cunsolidatiun et de défilement dans la partie avancée de nos cheminements ; on prolonge de quelques gabions la sape double sur la droite du glacis de l’ouvTage Malakoff, et on y fait un retour de sept gabions à la sape demi-pleine.
On commence dans la journée le déblai des emplacements destinés à deux mines de projection devant ce dernier ouvrage et à deux autres devant le petit redan.
La place lance une grande quantité di* bombes provenant toutes des batteries de la deuxième enceinte.
Trois brigades de sapeurs et 47.3 travailleurs d'infanterie.
Il n'était pas possible de continuer les travaux sur le glacis de l'ouvrage Malakofl' sans occuper préalablement deux embuscades établies par les Russes en tête de nos cheminements. De petits détachements furent envoyés à cet effet à la chute du jour; mais bientét les Russes arrivant en forçai obligent nos soldats à se replier sur les tranchées, et il a fallu une action de vigueur pour reprendre ces positions.
Vers neuf heures du soir, une compagnie d’infanterie sur la gauche et deux sur la droite sortent des tranchées et courent sur les embuscades ; celles-ci étaient fortement occupées par des détachements que soutenait une réserve évaluée à un demi-bataillon. Nos soldats se jettent sur l’ennemi à la ba'ionnette et le refoulent jusqu’au fossé de la place, où la réserve elle-même va chercher un abri contre les feux de la sixième parallèle. La fusillade qui part du fossé ne tarde pas à être soutenue par celle des parapets et par l’artillerie de la place. Dès que nos compagnies ont pu s’embusquer dans les excavations qui régnent sur la droite du glacis, les troupes qui garnissent nos tranchées avancées de la gauche et du centre et nos batteries ouvrent aussi leur feu. Ce feu, qui se prolonge des deux cètés pendant plusieurs heures, ne permet de commencer le travail qu’à onze heures sur la gauche et vers une heure et demie sur la droite.
droite.
Ngit tlu au 23aoilL
\IUt)«M's flr
A lit frauchts ou Si*, rolie avec l’embuscade russe, à partir de laquelle on ouvre un nouveau boyau. Mais ce cbeminement, dé6lé de l'ouvrage Malakoiï, étant pris d’écharpe par quelques pièces situées à gauche de cet ouvrage, on a dû l’abandonner.
Sur la droite, on transforme l’embuscade russe en un logement que l'on relie à la sape double en arrière, par un cheminement formé, sur une partie de sa longueur, de portions de sape double défilées par des crochets.
Devant le petit redan on établit, en tète du boyau le plus avancé, une petite place d'armes de 45 gabions de longueur ; on relève une partie du parapet de la place d'armes de gauche renversé par le canon de la place, et on l’épaissit avec des terres que l’on apporte dans des sacs.
Sortir niw. Ces travaux s’exécutaient pendant le combat qui était engagé devant l’ouvrage .MalakofT, et ils en étaient au point que nous venons d’indiquer, quand l’un des postes qui couvraient la place d’armes sur la gauche, ayant eu quelques hommes tués par le feu de l'ennemi, rentra dans la tranchée. Les Russes, qui occupaient en force le terrain en avant de l’ouverture ménagée dans la courtine, firent immédiatement occuper l’emplacement de ce poste par des tirailleurs qui obligèrent à interrompre le travail de la place d’armes. On envoie aussitèt un détachement de la garde de tranchée pour les repousser; mais il est reçu par la fusillade de la réserve russe, qui refoule nos soldats dans les tranchées et se porte sur la tète de la place d’armes. Les hommes de garde qui l'occupaient se retirent dans la tranchée en arrière, entraînant avec eux les travailleurs encore peu nombreux qui se trouvaient sur ce point ; les travailleurs du boyau avancé durent bientèt après se retirer aussi. La fusillade partant des tranchées contint les Russes et les força à battre en retraite ; ils ne dépassèrent pas la tète de la place d’armes, mais en se retirant ils roulèrent avec eux h; gabion farci qui couvrait la sape. Un feu très-vif de mous-
AliniqiK^ (\t^ ilroiit*.
quelprie et d'artillerie s’est engagé des deux parts et n<‘ s'«>st ralenti que vers une heure et demie du matin. Le travail a été repris alors ; mais on s’est borné à épaissir les parapets des tranchées nouvelles, sans chercher à les prolonger. Un soldat russe a été fait prisonnier dans cet engagement.
Pertes du au 25; 40 tués dont 1 oflicier; 230 blessés dont 13 oOiciers; 4 disparus.
Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 40Î) travailleurs d’infanterie.
Notre artillerie, occupée à réparer ses batteries, n’avant pas tiré dans la matinée, celle de la place profite de ce silence pour bouleverser nos travaux neufs que la nature du terrain n’avait pas permis de rendre encore suffisamment solides.
Devant l’ouvrage MalakofT, le boyau de gauche et la place d’armes à sa tète n’existent pour ainsi dire plus, et le cheminement de droite est détruit aussi : la plupart des gabions sont renversés et quelquesuns incendiés par des projectiles creux. Les nouveaux cheminements devant le petit redan sont aussi complètement bouleversi^, et, comme devant l’ouvrage MalakofT, la garde de tranchée a dû les évacuer.
On travaille pendant toute la Journée à fermer les plus grandes brèches que le canon de la place a faites dans les parapets de nos tranchées, et à rétablir les communications.
Trois brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie sont employés à compléter le rétablissement de nos cheminements avancés. Il n’est ouvert cette nuit qu’un bout de tranchée de 18 gabions reliant la place d’armes du cheminement de droite devant l'ouvrage MalakofT à une carrière située sur sa gauche, et un retour d’une dizaine de gabions à l'extrémité gauclie de la place d’armes la plus avancée devant le petit redan.
l.,es Russes ont tenté une sortie par le passage ménagé sur la courtine du front d'attaque. Leur colonne se dirigeait sur nos chemine-
Niiil du 25 AU 26 aoiU*
Sorlip niM».
AlUipifh «le ilrotie.
Minuit.
Jouroée Ju aoâi.
Mine».
Nuit (lu 36 an il aoùi.
tftne*
menu contre le redan ; accueillie par une vive fusillade, elle est rentrée presque immédiatement dans la place.
On entre en galerie au fond des puiU 1 et 2 ; le cheminement souterrain, à partir de ce dernier, est dirigé sur le saillant de l’ou- \Tage Malakoff.
Pertes du 25 au 26 ; 25 tués dont 2 officiers ; 78 blessés dont 7 officiers.
On commence deux nouveaux puits (4 et 5) , dans la place d’armes avancée de droite.
Le capitaine du génie Schœnnagel, chef d’attaque; trois brigades de sapeurs et 520 travailleurs d’infanterie.
Au cheminement dirigé contre l’ouvrage Malakoff, on prend possession d’une excavation allongée qui se trouve à la tête de notre cheminement de droite et se dirige vers l'angle de la courtine ; on déblaie le fond de cette excavation sur 40 à 50 mètres de longueur, et on organise à l’extrémité un masque en gabions placés sur deux rangs de hauteur avec banquette pour la fusillade. Vers le milieu de la place d’armes terminée le 10 août, on amorce, sur huit gabions de longueur, une sape double dirigée sur l’ouvrage Malakoff.
Devant le petit redan, on prolonge la place d’armes en tète dt!s cheminements de 33 gabions sur la gauche, et celh; qui se trouve immédiatement en arriére, de 45 gabions dans le même sens. On exécute cos travaux en se couvrant avec le gabion farci.
Le feu de la place a été très-vif pendant toute la nuit ; notre artillerie et la mousquelerie des places d’armes avancées y ont bien répondu.
On débouche en grand rameau du fond du puits 3.
l'iie bombe de l’ennemi détruit complètement une fougasse qui était en construction devant la droite de l’ouvrage .Malakoff.
Pertes du 26 au 27 : 15 tués dont 1 officier; 78 blessés dont G ofliciers.
AUaqiic^ lie dl^Uc.
On commence le puits 0 dans la place d'armes la plus avancée du ebeminement de droite devant l’ouvrage .Malakoiï.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque; trois bri-
La sape double entreprise la nuit précédente en capitale de l’ouvrage Malakoff est poussée en avant de 20 gabions , et on ouvre sur la gauche de l’embuscade prise le 24 août un cheminement dans lequel viendra aboutir cette sape double. On renforce et oti prolonge de quelques mètres sur scs ailes le masque de la carrière établi la nuit précédente.
On pose 33 nouveaux gabions à la gauche de la place d’armes avancée formant la tète du cheminement devant le petit redan ; le terrain s’est trouvé moins mauvais, ce qui a permis d’avancer plus que d’ordinaire.
Le feu de notre artillerie, assez vif jusqu’à onze heures et demie du soir , s'est ensuite ralenti jusqu’au jour, ce, qui a conduit l’ennemi à augmenter l’intensité du sien. La partie déjà exécutée de la grande place d’armes destinée à former l’amorce de droile de la septième parallèle est fortement tourmentée par le canon de la place : 18 gabions sont renversés; on les remet en place et on en pose 15 nouveaux, mais la vivacité du tir de la place oblige à suspendre ce travail vers minuit, après des pertes sensibles parmi le‘ travailleurs et la garde de la tète de sape.
Pertes du 27 au 28 : 2:4 tués dont 1 ollicier ; 151 blessés doul 11 oITlcicrs.
Un incendie allumé par une de nos bombes en arriére de l'ouvrage MalakolT a duré toute la journée.
Le chef de bataillon du génie Pailly, chef d'attaque ; deu.x brigades de sapeurs et 535 travailleurs d’infanterie.
On continue la sape double en capitale de l’ouvrage .Malakoll et on prolonge de Ul gabions sur la gauche le boyau dans lequel doit
Nuit 4u 27 au 28 août.
Mioet.
JouruM du 28 auûl.
.Nuit du 28 au août.
All»|ucs lie di'uile.
aboulir celle sape. En avant de la tète du cheminement de droite on profite de nouveau d'une excavation que l’on occupe et que l’on relie avec les boyaux en arrière ; on établit à son extrémité une forte gabionnade que l'on couronne de créneaux en sacs à terre.
La partie gauche de la place d’armes avancée devant le petit rcdan est prolongée de 27 gabions, les 5 derniers formant un crochet à son extrémité ; l’amorce de droite de la septième parallèle est prolongée de 15 gabions. Pour faciliter les communications avec la partie avancée des approches devant le petit redan , on ouvre une tranchée, d’une centaine de gabions, qui relie le petit boyau aboutissant à l’amorce de la septième parallèle avec la place d'armes du ravin.
KiptMion Dans la nuit, un accident grave est venu porter le trouble dans
«i'an Dtagasin '» iiouilre
au mameioa lert. |es attaques. Lcs Russcs, lorsqu'üs étaient en possession du mamelon vert, avaient construit dans la redoute qui le couronne un grand blindage recouvert de gros corps d’arbres et d’une forte couche de terre. Ce blindage, exécuté avec beaucoup de soin, avait paru à l’abri des feux de la place; il était devenu le magasin principal des attaques du front MalakolT, et contenait près de 7,000 kilogrammes de poudre, dont une partie en munitions confectionnées.
Vers une heure du matin l’explosiou d’une bombe, tombée prés de l’entrée du magasin, le fait sauter. 1-10 hommes ont été tués ou blessés, les uns par le premier effet de l’explosion, les autres par les terres, les pierres et les bois qui sont retombés au loin. Les batteries n°* 15 et 15 bis, voisines du magasin détruit, ont beaucoup souffert; les autres, plus éloignées, n’ont été que faiblement endommagées. C'est surtout vers le ravin Karabelnaya, où nous avions peu de monde, et sur la gauche de la cinquième parallèle, que les débris ont été lancés. Le côté des attaques principales a été heureusement plus épargné. Cependant des
All»que» de droite.
pouircâ ont etc projetées jusque dans la place, et nous avons appris plus tard qu'elles y avaient causé des accidents.
Immédiatement après ce fâcheux événement, le feu d'artillerie des Russes est devenu très-vif, mais le nôtre a soutenu la lutte.
Pertes du 28 au 21) : Situés dont i officiers; 211 blessés dont B officiers; 9 disparus.
Le chef de bataillon du génie Ragon , chef d’attaque; deux >«uida J9 iuM «.m. brigades de sapeurs et i~i travailleurs d'infanterie.
On prolonge la sape double en capitale de l'ouvrage Malakoff, d'environ 25 mètres , jusqu’à la rencontre du boyau situé en avant; on ouvre sur 20 gabions de longueur, en partant du cheminement pratiqué dans l’excavation située sur la droite du glacis, un boyau qui doit former amorce de la septième parallèle.
L’n peu en arrière on ouvtc un nouveau boyau sur la gauche de ce même cheminement.
Devant le petit redan, on débouche de la place d'armes avancée par un boyau qui se dirige vers le saillant de cet ouvrage, et on prolonge de 10 gabions l’amorce de droite de la septième parallèle.
Le feu d'artillerie et de mousqueterie a été vif de part et d'autre. A chacune des extrémités de notre attaque on établit dans les tranchées avancées de petits mortiers qui lancent leurs bombes sur les batteries russes les plus rapprochées. L’ennemi ouvre sur la face gauche de l'ouvrage Malakoff des embrasures dirigées contre nos cheminements devant le petit redan.
La batterie n° 15 bi$ , qui avait été endommagée par l’explosion du magasin à poudre de la redoute Brandon , rouvre son feu le 30 à huit heures du matin.
On débouche du puits 4, qui a cinq mètres de profondeur, en !<'<>'<■ se dirigeant perpendiculairement vers la courtine. On débouche également du puits 5, en marchant vers le saillant de l'ouvrage .MalakoR.
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Pertes du 29 au 30 : 27 tués dont 2 ofllciers ; iOi blessés dont 3 officiers. '
Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque ; trois brigades de sapeurs et travailleurs d'infanterie.
On prolonge de 38 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle, et d'une quinzaine de mètres le cheminement établi dans l'excavation, en tète de laquelle on construit une petite place d’armes formée de 25 gabions. On pose une quinzaine de gabions au boyau ouvert sur la gauche du cheminement en arrière de la septième parallèle.
Devant le petit redan on prolonge de 30 gabions le boyau avancé dont le débouché a été fait la nuit précédente.
Le feu a été très-vif de part et d'autre pendant la nuit et pendant le jour précédent; les travailleurs ont beaucoup souffert: il y a eu parmi les sapeurs 4 tués , 1 sergent et 13 soldats blessés, et parmi les travailleurs d’infanterie 1 officier et 5 soldats tués, 1 officier et 28 soldats blessés.
Pertes du 30 au 31 : 25 tués dont 3 ofliciers ; 148 blessés dont 3 officiers.
On commence le puits 8 dans le logement le plus avancé à la droite de l’ouvrage Malakoff.
A cinq heures du soir, on lance devant le petit redan , au moyen d’une fougasse chargée de 16 kilogrammes de poudre, un tonneau qui en contenait 90 kilogrammes ; il est tombé dans le ravin Ouchakoff, en arrière et à gauche de cet ouvrage; on n’a pas pu distinguer s’il a fait explosion.
Le capitaine du génie Schœnnagel, chef d’attaque ; trois brigades de sapeurs et 556 travailleurs d’infanterie.
Devant l’ouvrage Malakoff on prolonge de 41 gabions le boyau qui se trouve à gauche de l'embuscade occupée le 24 août ; on prolonge aussi de 16 mètres l'amorce de la septième parallèle.
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Les diverses branches du cheminement dans l'excavation sont améliorées et pourvues de banquettes.
Devant le petit redan, on prolonge de 17 gabions le boyau le plus avancé, sur un terrain de roc à peine couvert de terre.
Les gabions, posés successivement en abritant les sapeurs par un gabion farci, sont remplis de sacs à terre et couronnés de trois rangs de fascines et de deux rangs de sacs à terre ; de plus on établit contre les gabions un revêtement d'un rang de sacs à terre. On pose une cinquantaine de gabions à l'amorce de droite de la septième parallèle, dont huit forment un retour à l'extrémité.
Le feu d'artillerie et de mousqiietcrie de la place a été excessivement vif contre nos têtes de cheminements : presque tous les travailleurs qui y étaient employés ont été tués ou blessés.
On ouvTe le puits U dans le talus de banquette de la tranchée, amn. entre les puits ü et 8.
Pertes du 31 août au 1*' septembre ; 18 tués; 75 blessés dont 2 officiers.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque ; deux bri- .
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gades de sapeurs et 400 travailleurs d'infanterie.
On prolonge de 10 gabions vers la gauche la place d'armes qui part du cheminement sur l’ouvTage Malakoff, un peu en arrière de l'amorce de la septième parallèle ; on l'arrête au point où elle commence à être en prise aux feux du bastion n* 3, et on y fait un retour.
On commence le puits 10 à l'extrémité de la jjlace d'armes dont il miiw* vient d'être question.
Trois brigades de sapeurs et 510 travailleurs d'infanterie. \u'i
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On prolonge de 20 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle, et de i gabions le retour de la place d'armes couvrant le puits 10.
Au commencement de la nuit , un caporal du génie , accompagné de deux grenadiers, est sorti par la gauche de la place d'armes
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avancée, pour essayer de reconnattre le fossé de l'ouvrage MalakolT. Il n’a pu s’en approcher qu'à trois ou quatre mètres ; le bord de la contrescarpe était garni de fusiliers russes qui ont fait feu sur lui et ont blessé les deux hommes qui l’accompagnaient.
On amorce un rameau au fond du puits 8, qui a 3”€0 de profondeur.
Vers minuit, l'ennemi fait jouer deux fougasses en arrière de la place d’armes avancée de gauche devant l’ouvrage MalakolT. Le travail n’a pas été interrompu par ces explosions, qui n’ont blessé personne ; les entonnoirs n’ayant pas plus de (V^SO de profondeur, il n'y a pas lieu de les couronner.
Pertes du 1“ au 2 : 15 tués; 62 blessés dont 6 officiers.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque ; trois brigades de sapeurs et 567 travailleurs d’infanterie.
On continue le travail entrepris dans la journée , consistant à déffier les tranchées des vues de tout le terrain situé au nord du port, soit en exhaussant les parapets, soit par des traverses ou des masques en gabions, en fascines ou en simples branchages. Il est important de cacher à l’ennemi les mouvements de troupes qui doivent précéder l’assaut projeté contre l’ouvrage MalakolT et le petit redan. On exécute en même temps toutes les améliorations et les gradins de franchissement nécessaires pour cette attaque.
On prolonge de 25 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle.
Pertes du 2 au 3 : 2^3 tués dont 2 officiers; 144 blesst^ dont 8 ofllciers.
Le chef de bataillon du genie Ragon, chef d’attaque ; trois brigades de sapeurs et i365 trav'ailleurs d’infanterie.
On prolonge de 50 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle.
Devatii le bastion n" 2, on relève sur 25 gabions de longueur le
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Aitaipm Je droite.
parapet de l’amorce de droite de la même parallèle, complètement renversé par le canon de la place.
On fait une voie de 20 mètres de largeur à travers les parapets des tranchées, pour permettre aux colonnes de réserve de se porter, le jour de l’assaut, sur l’ouvrage .Malakoff ; cette voie part de l’ancienne place d'armes russe à droite de la redoute Brandon. Les parapets de cette place d’armes et des boyaux de communication à droite des batteries n"‘ 23 et 38 ont été abattus sur 20 mètres de longueur, et la tranchée en arrière a été comblée ; au passage du boyau qui aboutit à la cinquième parallèle, à celui de cette parallèle et de la place d’armes des carrières, on a taillé des rampes sur le revers de la tranchée et établi des gradins pour franchir le parapet.
On débouche au fond du puits 12 , à D-'GO de profondeur, par un rameau dirigé perpendiculairement vers la contrescarpe.
Pertes du 3 au 4 : 12 tués ; 72 blessés dont i otDciers.
Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 141 travailleurs d’infanterie.
On continue les travaux de dëfllement et d’amélioration des tranchées ; on déflie des vues du bastion n* 3 et de l'ouvrage .MalakoiV le cheminement du fond du ravin Karabelnaya.
Les Russes commencent à lancer sur les tètes de nos cheminements de petites fusées terminées par une botte à balles dont l’enveloppe éclate en touchant terre.
Le commandant Roullieraété blessé au genou par un éclat dobombe.
Deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.
On prolonge l’amorce de gauche de la septième parallèle de 41 gabions.
Devant le petit redan, on rétablit le boyau le plus avancé, qui a été entièrement bouleversé par le canon de la place.
Vers une heure du matin, un incendie a éclaté dans le faubourg Karabelnaya.
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Pertes du 4 au 5 : 16 tués ; 68 blessés dont 4 oflSciers.
Le chef de bataillon du génie Renoux, chef d’attaque; deux bri-
On prolonge de 16 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle ; on ouvre sur 21 gabions de longueur, à partir de la tète du cheminement le plus avancé vers l'ouvrage MalakoiT, un nouveau boyau dirigé vers la gauche.
Le feu a été extrêmement vif de part et d’autre pendant toute la nuit. Une bombe de la batterie n° 27 a incendié le vaisseau à deux ponts \’ Impératrice Marie, qui se trouvait dans le port près du fort Catherine.
Perles du 5 au 6 : 7 tués dont 1 officier ; 62 blessés dont 2 officiers.
On entend distinctement le mineur ennemi devant l'ouvrage MalakoiT; il parait être à une quinzaine de métros de nos tètes de rameau.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque ; trois brigades de sapeurs et 550 travailleurs d’infanterie.
On prolonge de 22 gabions le nouveau boyau ouvert la nuit précédente devant l’ouvTage MalakoiT.
On amène dans le boyau des fougasses un tonneau rempli de poudre, qui doit être lancé sur l'ouvrage MalakoiT dans la matinée du 7.
Un incendie considérable a éclaté en arrière de cet ouvrage, dans le faubourg Karabelnaya.
Perles du 6 au 7 : 12 tués; 12 blessés dont 3 officiers.
Dans la matinée, on lance le tonneau préparé dans la nuit. Il tombe sur le parapet de la partie arrondie de l'ouvrage MalakoiT, et de là rebondit dans l’intérieur, où il fait explosion : il a dû produire de grands dégâts.
Dans l’après-midi, un bâtiment russe prend feu dans le port ; il est entièrement consumé.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d'attaque; trois brigades de sapeurs et 541 travailleurs d'infanterie.
On achève partout les travaux d'élargissement, de franchissement et de défilement des tranchées.
Dans les rameaux des puils 10, 11 et 12, on prépare des fourneaux de 500 kilogrammes de poudre, pour détruire les travaux souterrains que l'ennemi exécute en avant des nôtres. On continue à s'avancer dans les rameaux des puils 8 et 0.
Pertes du 7 au 8 : 11 tués ; 74 blessés dont 1 ofiieier.
Les pertes éprouvées par le 2' corps dans les attaques de droite, depuis le 1" août jusqu'au 8 septembre, s’élèvent à 596 tués dont 27 officiers; 2,865 blessés dont 142 ofliciers; 15 disparus; en tout. 3,476 hommes mis hors de combat.
La moyenne du nombre de travailleurs employés aux attaques de droite, du 1" août au 8 septembre, a été de ;
58 sapeurs ou mineurs et tôO soldats d’infanterie par journée;
70 — 515 — par nuit.
En ajoutant aux pertes du 2* corps 1 ,815 hommes mis hors de combat aux attaques de gauche et 1,451 àlabataillcdelaTchernaya, on arrive, pour les perles faites depuis le 1" août jusqu’au 8 septembre, à un total de 6,742 hommes mis hors de combat. '
Le nombre total de travailleurs employés aux deux attaques, du 1" août au 8 septembre, a été en moyenne de :
131 sapeurs ou mineurs et 685 soldats d'infanterie par journée : 124 — 692 — par nuit.
Dès les premiers jours du mois de septembre, nos cheminements étaient arrivés à un point où la prudence mémo commandait de ne pas différer une attaque générale contre la place.
Tous nos efforts étaient en réalité dirigés contre l'ouvrage Malakoff; maîtres de cet ouvrage, qui était fermé à la gorge, nous
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dominerions complètement le faubourg Karabelnaya, que les Russes seraient forcés de nous abandonner ; de nos établissements dans le faubourg, nous parv iendrions bien vite à rompre le pont de radeaux qui traversait le grand port ; la garnison de la ville, se trouvant alors investie, ne pourrait faire une longue résistance et resterait prisonnière.
Or, nos cheminements étaient arrivés jusqu’à 25 mètres du fort MalakolT et 40 mètres du bastion n° 2 (petit redan] ; devant ce bastion, nous ne trouvions plus qu’un roc nu sur lequel il était impossible de faire des sapes qui pussent résister à l’action des pièces de gros calibre employées par les Russes. Devant le fort MalakolT, qui était mal flanqué, on aurait pu arriver jusqu’au fossé; mais, indépendamment des pertes qui en seraient résultées, ce travail exigeant plusieurs jours, le mineur russe aurait pu bouleverser nos cheminements et jeter dans l’esprit de nos soldats, aujourd’hui pleins de confiance, les fàclieuses préoccupations que produisent toujours les explosions souterraines. Ce temps aurait aussi été employé par les assiégés à terminer la seconde enceinte qu'ils construisaient en toute hâte entre la gorge du fort MalakolT et le bastion n° 2. Enfin, et cette considération était décisive, l’artillerie des attaques de droite ne pouvait conserver la supériorité qu'elle avait si heureusement acquise sur celle des Russes, qu'en consommant une grande quantité (le munitions ; et scs approvisionnements, qu'il n’était plus possible (le renouveler, ne pouvaient suffire à un feu de plus de huit jours: or, comme on l’avait vu dans la journée du 25 août, si l'artillerie de la place reprenait le dessus, nos cheminements, dont les parapets étaient composés de débris de rocs, seraient bientôt bouleversés.
Devant le grand redan, les Anglais n’étaient encore qu’à 2U0 mètres du saillant; mais, rencontrant aussi un terrain rocheux, ils déclaraient ne pas pouvoir pousser plus loin leurs cheminements.
Enfin, aux attaques de la ville, où Ton se trouvait à 50 mètres du
bastion du màt et à 70 mètres du bastion centrai, les avantages qu’on pourrait retirer d’une place d’armes plus rapprochée du fossé ne pouvaient pas compenser les grandes pertes qu’aurait entraînées son exécution.
Ainsi, soit du côté du faubourg, soit du côté de la ville, les fronts attaqués n’ayant pas d’escarpes revêtues en maçonnerie et le fossé pouvant être franchi sans qu’on ouvrit des brèches, nous avions désormais plus à perdre qu'à gagner à continuer notre marche pied à pied contre la place. Enlever les fortifleations de Sébastopol à l’armée russe, malgré les 1,500 bouches à feu qui les armaient, restait toujours une entreprise difficile et hasardeuse ; mais le moment de la tenter était enfin arrivé, et tout retard ne pouvait que diminuer nos chances de succès.
La situation des travaux d’attaque ayant été ainsi exposée au général en chef, il décida le 3 septembre que l’assaut serait donné le 8.
L’artillerie des alliés ouvrit le 5 septembre, à la pointe du jour, le feu général de toutes ses batteries. Aux attaques de droite, où la lutte était engagée depuis le 17 août, l’augmentation du tir fut peu sensible ; mais aux attaques de la ville, on donna au feu une intensité extrême, tant pour ruiner les batteries et les défenses du bastion du màt et du bastion central que pour faire prendre le change aux Russes sur le point où se porteraient nos plus grands efforts.
Les batteries des attaques de gauche étaient sous les ordres du général Lebœuf, commandant l'artillerie au 1°' corps; celles des attaques de droite étaient sous les ordres du général Beuret, commandant l’artillerie au 2* corps.
Voici quelle était la composition des batteries des alliés :