‹ Siège de SébastopolChapitre 16 sur 82 · XII. fl · texte numérisé non relu

XII. fl

Nuit du 4** au 2 aoAl.

Minet.

loorofe du i niMlt.

ili* {piiirlio.

Minf»,

Nnil du i au 3 auAt.

Minn (PI. XII , Rf. 9).

Juumée du 3 août.

Nuil Ja 4 au S août.

A quatre heures et demie du soir, nous faisons jouer un fourneau dans une cavité qui parait communiquer avec les galeries de l'ennemi. L’explosion (o,«) a produit un entonnoir profond et jonché de débris de coffrage.

Malgré les feux courbes de la place qui les gênent toujours, nos mineurs, aidés par des travailleurs d’infanterie, maintiennent des communications couvertes entre les entonnoirs.

Deux brigades de sapeurs et 400 travailleurs d'infanterie.

On ouvre une tranchée d’environ .50 mètres de longueur pour combler la lacune qui subsistait encore entre la batterie n° 57 et la partie déjà ouverte de la communication ; on perfectionne les parties dans lesquelles il avait été impossible de travailler pendant le jour. La place a tiré assez vivement sur ces travaux.

L'ennemi fait jouer deux fourneaux (d„ et d„) sans aucun succès, l’un à onze heures du soir, l’autre à une heure et demie du matin.

Pertes du 2 au 3 : 7 tués; 41 blessés dont 4 officiers.

•Un puits ayant ouvert la galerie russe dans laquelle ont déjà joué les fourneaux a„ et a», nous y faisons un nouveau fourneau {a„) qui reçoit le feu à sept heures du matin. Son explosion a encore rejeté des débris de coffrage.

Le chef de bataillon du génie Ribot, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 254 travailleurs d’infanterie.

Le cheminement souterrain en avant de la batterie n° .53 a débouché dans la carrière. On pétarde le roc qui forme le ciel de ce passage.

I,e bastion central et les batteries de la quarantaine font un feu très-vif sur les ouvTages du 2 et du 23 mai.

Les Russes font jouer un fourneau (d^) à onze heures du soir ; il a enterré un mineur dans les entonnoirs et asphyxié un autre dans un rameau. Ces deux hommes ont pu être sauvés.

Les abris blindés rendent de grands services; cependant nous

avoDS souvent des mineurs et des auxiliaires blessés dans les entonnoirs. Pendant la nuit, l’ennemi a jeté beaucoup de grenades ; trois auxiliaires ont été blessés, et dans la garde de tranchée il ; a eu deux tués et cinq blessés.

Pertes du 3 au 5:6 tués; 63 blessés dont 2 officiers; 1 disparu.

Une explosion de l’ennemi (</„), effectuée à neuf heures et demie du soir, nous a blessé deux mineurs dans les entonnoirs ; mais elle a formé dans le bourrelet une échancrure qui nous fait avancer vers la place.

Pertes du 5 au 6 : 1 tué ;37 blessés ; 1 disparu.

Le chef de bataillon du génie Noël, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 201 travailleurs d’infanterie.

On pratique dans un crochet du parapet, à gauche de la batterie n° 54, un petit passage couvert pour permettre à nos éclaireurs de se rendre aux postes qu’ils occupent la nuit en avant do la batterie. On raccorde la communication de la batterie n" 57 avec celle qui conduit au lazaret par un boyau de 45 mètres de longueur.

Les travaux de la communication ont été inquiétés de jour et de nuit par un feu violent des batteries de la quarantaine, du fort Constantin et même de la batterie située sur la falaise en arriére de ce fort ; huit travailleurs d'infanterie ont été blessés.

Au jour, on s’aperçoit que l’ennemi construit une batterie à l’extrémité du cap, à l’ouest du fort Constantin.

Une explosion russe (ti„) assez forte, qui a eu lieu vers trois heures et demie du matin, ne nous a causé aucun dommage.

Pertes du 6 au 7 : 2 tués ; 2U blessés ; 2 disparus.

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque ; une brigade de sapeurs et 200 travailleurs d’infanterie.

On dispose des gradins pour la fusillade dans la carrière en avant de la batterie n* 53, contre l’escarpement qui regarde la place et qui présente un développement d’une vingtaine de mètres.

Aiiaqtioit lio

Nuit dti 5 au 6 aoAl.

Nuit du 0 au 1 aoùu

Nuit du 7 an 8 août.

AiuqueB de guicbe.

Nuit du 8 au 9 août.

Mines.

Jourote du 9 août.

Mioes.

Journée do 40 août.

Nuit du 40 au 44 aoOl.

Pertes du 7 au 8 : 4 tués ; 38 blessés dont 1 officier.

Le 8, à sept heures du soir, nous donnons le feu à un puits surchargé [a„) établi sous le talus des entonnoirs, afln de briser le roc pour pouvoir avancer.

A minuit, une explosion de l’ennemi (dj,) remblaie un puits que nous creusions dans le talus ; un mineur y a été enterré, mais on l’a retiré vivant après deux heures de travail.

A quatre heures du matin, nous faisons jouer un fourneau (Oi,) dans le talus des entonnoirs.

Notre mineur a trouvé des lambeaux récents de chair humaine au fond d’un puits qu’il creusait au bord des entonnoirs.

Pertes du 8 au i) : 1 tué ; 16 blessés dont 2 officiers.

Vers trois heures du soir, l'ennemi fait jouer un camouflet [d^,) qui a bouleversé un puits chargé auquel nous allions donner le feu ; les hommes de garde s’étaient déjà éloignés. Noos faisons jouer au même instant un autre puits (a,,) destiné à refouler l’ennemi.

Pertes du II au 10 : 1 tué; 17 blessés.

Le chef de bataillon du génie Richard, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 52 travailleurs d’infanterie.

On commence, à droite de la première carrière devant la batterie n° 53, un passage souterrain pour déboucher dans une carrière voisine.

Vers deux heures de l’après-midi, une bombe fait sauter un magasin russe dans le fort de la quarantaine.

Dans la soirée, la place lance à toute volée, au moyen de pièces enterrées dans le sol et inclinées à 45", des boulets du calibre de 30 qui viennent tomber jusque dans le grand parc de l’artillerie, situé à plus de quatre kilomètres des points les plus avancés de l’enceinte de la place.

Une brigade de sapeurs et 50 travailleurs d’infanterie.

On continue le passage souterrain entre les deux carrières en

— 375 — Attaque* du giucbc.

avant de la batterie n* 53, et on pratique, à gauche de la batterie n° 54, un second passage blindé pour servir aux éclaireurs qui vont, à la nuit tombante, occuper les embuscades en avant des batteries.

Pertes du 10 au 11 : 15 blessés.

A six heures et demie du matin, nous faisons jouer deux four- *°‘"-

neaux (a,» et a,,) dans le talus des entonnoirs pour avancer les cheminements en détruisant le roc.

Tout travail extérieur est rendu fort dillicile par la grande quantité de projectiles creux que les Russes envoient dans les entonnoirs.

Il est arrivé trois fois qu'une bombe est tombée dans le puits où travaillaient nos mineurs. Le cheminement souterrain ne présente pas des difficultés moins grandes. On est sans cesse arrêté, dans ce sol bouleversé, par des rochers qu'il faut tourner on par des éboulements. Cependant, soit eu dessus, soit en dessous, on gagne tous les jours du terrain. Nos mineurs ont acquis une grande habitude pour juger la distance à laquelle se trouve l'ennemi et distinguer sa marche, soit lorsqu'il travaille avec précaution pour nous surprendre, soit lorsque, au contraire, il affecte d'ètre bruyant pour nous donner le change.

Le 12, à quatre heures et demie du matin, nous donnons le feu à Kuîltio 4 1 aiH2 aoùU

Miocs.

deux fourneaux {a„ et a „) qui avancent nos cheminements.

Pertes du 11 au 12 : 2 tués ; 37 blessés dont 1 officier.

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque; deux bri- Joutote <iu u aoâi.

On pratique, dans le massif du parapet à droite de la batterie n° 53, un débouché blindé pour faciliter le mouvement des éclaireurs qui occupent les embuscades do nuit.

 trois heures et demie du soir, nous faisons jouer un fourneau m«>».

(aw) pour avancer nos cheminements.

Pertes du 12 au 13:8 tués; 27 blessés dont 1 officier.

Une brigade de sapeurs et 75 travailleurs d'infanterie. •“

AUaijucs de gvudir.

On commence une nouvelle batterie (n° 58} pour quatre pièces de campagne, en arrière du mur sud du cimetière.

Le feu de la place a été très-vif pendant les vingt-quatre heures contre la batterie n* 57 et sa communication. En avant de la batterie n° 53, le travail des carrières a aussi été fort tourmenté par des feux courbes : on a dé l'interrompre plusieurs fois. L’ennemi a lancé des balles à feu et a fait un feu violent de mousquelcrie contre nos travau.x les plus rapprochés des Anglais.

Au jour on commence, à la batterie n* 56, le tir à grande portée des pièces de dirigé contre le pont de radeaux que les Russes établissent à travers le grand port. Les boulets atteignent l'extrémité nord du pont.

Pertes du 12 au 14 : 3 tués ; 51 blessés dont 2 officiers, journfa^jo 44 tnii. Vcrs huit lieures du matin, au moment où une brigade de sapeurs I- eipiosirnde. ansMs allait prendre le travail dans la carrière en avant de la batterie n” 53, (pf.'xTv.'fiï*."). l’ennemi a fait Jouer un fourneau sous-chargé (d,) qui a complètement détruit le logement que nous avions dans cette carrière. Il ne s’est pas formé d'entonnoir : les terres soulevées par l’explosion étant retombées dans l’excavation, l'ont entièrement comblée. Le petit passage souterrain qui avait été entrepris en dernier lieu pour pénétrer dans la seconde carrière a été bouleversé ; mais celui qui donne accès dans la première est resté intact, ce qui a permis de se couler à travers les débris de rocher qui recouvraient le lieu de l’explosion et de retirer deux hommes de garde que le jeu de la mine avait surpris dans la carrière et qui y étaient à demi ensevelis ; mais deux autres ont été tués et trois ont été blessés.

L’absence d'entonnoirs n'a pas permis de se loger dans les terres et les blocs de rocher soulevés par l'explosion. Nos ouvrages n’ont éprouvé que des dommages sans importance , le petit logement pratiqué dans la carrière ne pouvant guère contenir qu’une dizaine d’hommes.

L'ennemi n'avait qu'à perdre à nous signaler l'existence de ses mines sur ce point. Il est vrai que les canonniers de la batterie n° 53 avaient dit à plusieurs reprises qu'on les minait, et un rapport russe, publié dans les journaux, avait parlé de travaux souterrains devant le bastion n° 5, mais on n'avait aucune indication certaine à cet égard. U est probable que l'ennemi a été trompé par le travail souterrain exécuté pour déboucher dans la première carrière : les Russes se sont crus menacés par nos mineurs.

La destruction de la batterie n° 53 étant évidemment le but que se propose le mineur de l’assiégé, on s’empresse d’ouvrir dans le terreplein de cette batterie deux puits (2 et 3), à distance de trente mètres l'un de l’autre, d'où l’on pourra diriger deux écoutes vers le saillant de la lunette de gauche du bastion central, point do départ probable de la galerie ennemie. (Jn troisième puits (4) est ouvert au fond du passage souterrain qui débouche dans la première carrière. On prend toutes les dispositions pour pouvoir écouter attentivement sur tous les points menacés.

Devant le bastion du màt, l’ennemi donne le feu, vers neuf heures du matin, à un fourneau dont l'explosion (d„) n'a d’autre résultat que de combler un de nos puits.

A sept heures trois quarts du soir, nous faisons jouer un puits surchargé (a») pour avancer dans les entonnoirs en détruisant le roc.

Vers onze heures du soir et à une heure cl demie du malin, les Russes donnent le feu à deux fourneaux (</« et d^,) devant le bastion du mdt.

Pertes du 14 au 15 : 9 tués > 34 blessés dont 2 ofliciers.

A huit heures du matin, nous faisons jouer deux fourneaux surchargés [a,, et Un) devant le bastion du màt. Les Russes mettent le feu à un nouveau fourneau (d») à trois heures de l'après-midi. Lrs trois dernières explosions de l'ennemi ont eu pour effets d'eudommager

Aiuii|ups de gmicUe.

XH, ftg. î:.

Auit du 44 au 45 loû;.

Mine».

Jouri;^ du 45 auôt.

Ilinfà.

AUaqun <l« gaucbc. — 378 —

deux rameaux, de remblayer un puits dans les entonnoirs, et de blesser deux hommes par les pierres projetées.

.Nuit iiu j5^«u «« Miii. Nous écartons un cheminement ennemi par une explosion {a„) effectuée dans le talus des entonnoirs à quatre heures et demie du malin. Elle a mis au jour des châssis russes ainsi que des débris de conducteurs électriques, les uns très-bien enduits de gutta-percha, les autres enveloppés d’un grossier ruban de (liasse.

(PI. XIV, ii|, IN Les puits 3 et 3, ouverts dans la batterie n* 53, sont arrivés sous la couche d'argile, à la profondeur de 3*50 pour le premier et de l“(iO pour le second. On y a commencé les rameaux 6 et 7 qu’on dirige sur le saillant de la lunette Schwartz, en suivant la couche d’argile. On a ouvert en outre le puits 5 sur la droite de la batterie. Le puits % creusé à l’extrémité de la place d’armes, n’a pas encore dépassé le roc. Des rameaux partant de ces derniers puits seront aussi dirigés vers le saillant de la lunette Schwartz, et l’on fera au besoin une transversale pour être bien sùr d’arrêter le mineur russe.

Pertes du 15 au 11) : l tué ; 25 blessés.

jognrit Ju i« »»4i Lcs Anglais, arrêtés dans leurs cheminements par l’artillerie de la place, ouvrent, au point du jour, le feu de leurs batteries. Pour les soutenir, toutes celles de nos pièces qui ont action sur les batteries russes gênant les travaux des Anglais ouvrent aussi leur feu. L'ennemi répond avec vigueur.

Noii A une heure du matin, l’ennemi fait jouer devant le bastion du

mât un fourneau (dj,) qui ne nous a causé aucun dommage.

Pertes du 10 au 17 : 8 tues; 3fl blessés; 2 disparus.

jDurnét du Le feu ouvert la veille se soutient pendant la journée, sans avan-

tage marqué de part ni d’autre ; il se ralentit d’une manière sensible vers quatre heures.

'ï'' ‘‘“m’vl'u'? Notre mineur a entendu l'ennemi travailler vigoureusement à revenir dans le bourrage de son premier camouflet devant le bastion central. Le rameau Oa IH15 de longueur; le rameau 7, 7"10; le ra-

AllMjueK il« Kaoche.

meau 8, 3”20; le rameau 9, 3“70. Le puita 5 a 3*80 de profondeur, dont 1 mètre dans l’argile. On a essayé un forage dans l’axe du rameau 8; mais l’argile, très-compacte et mêlée de rognons, présentait des diiUcultés qui retardaient tellement la marche de la tarière, qu’il a fallu en revenir aux procédés ordinaires.

Pertes du 17 au 18 ; (> tués; 33 blessés.

A six heures du soir, les Russes font jouer devant le bastion du màt un fourneau (<f«) qui produit un petit entonnoir, sans nous causer d'autres dommages que de légères dégradations à nos communications.

Pertes du 18 au 19 : 10 tués; 27 blessés.

Le lieutenant-colonel du génie Kibot, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie.

On modifie le tracé d’un boyau situé en arrière de la première parallèle, sur le plateau occupé par le bastion du mAt, dans la partie comprise entre cette parallèle et le cheminement qui se dirige vers le bastion central. Cette modification a pour objet de soustraire cette portion de tranchée aux coups du grand redan qui la prenait fortement d’écharpe et y avait occasionné, dans la lutte d’artillerie ouverte le 10, plusieurs accidents graves au moment de l’arrivée ou du départ des troupes.

Le terrain sur lequel se trouve la nouvelle tranchée étant fort rocailleux, l'épaulemenl n'avait, à la fin de la nuit, que peu de consistance.

Pertes du li) au 20 : 3 tués ; 24 blessés dont 1 ofiieier.

Le chef de bataillon du génie Richard, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 2n0 travailleurs d’infanterie.

On place dans le nouveau boyau quelques sapeurs pour pétarder le rocher, et on commence quatre traverses dans l’ancienne tranchée, entre la partie modifiée et l’origine du boyau qui aboutit à la batterie n" 9.

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