JOURNAL DE LA GUERRE SOUTERRAINE
6mKz sourmitn sitait u usnox do ut.
LTi »«rgenl et huit iiiincun sunl placé» dans 1rs rnloanoirs pour survcillcc la iiiarclic du Du II lu is tinl. mineur ennemi, entretenir les eiunniiinicatiuiis et le elieinin de ronde, ou banquette pour la rusillade. Ils sont protégés, de jour, par quelques tirailleurs seulement, et de nuit par une compagnie d'éTite.
Lee autres mineurs travaillent A rétablir les cbeminements souterrains qui arrivent reslieetivrinent, savoir ;
l.a galerie de gauelie à 10 mètres en avant du rameau .12; la transversale 5, à mètres de la galerie ; la transversale fi, A 10 mètres; la communicalinii 30, à ST mètres; le rainean 3i, A R mètres; la galerie de droite, A 16 méiresen avant des rameaux 3-l.T; la couiiuunication 13, A ISmctres en avant du coude ; la communication li, A T mètres de ia cliauibre du rameau 3, et la communication 3A, A 22 mètres.
On commence le rameau 39 pour regagner l'emplacement du rmirncan 17, auquel un uc ^l’I ,\, Sg. 1.] peut plus arriver par la galerie, parte qu’il faut la coffrer vis-A-vis de ce rameau. Il faut également coffrer tous les autres cheminements, excepté la comnmnieatiou 33.
On ouvre un puits dans l’angle du rameau 13 pour recliercher s’il existe que seconde couche d’argile.
Le travail du mineur ennemi se lait entendre en avant des entonnoirs au, an cl uis.
Le travail ennemi ayant ccs.sé vers sept heures du soir, on fait retirer les hommes de Du ÎA au 16 uni garde A quelque distance des points qu’on sup|>osc dangereux.
Noos poursuivons tous nos travaux souterrains, mai.s avec de grandes difllcultés, particulièrement dans les deux galeries et lescommuniralinns 12 et 13. Nos mineurs parviennent
(I] Un a supisinK decojauriid Isal ce qui prAtik k iâ tvril I8'>3, et luoi ce qui cMccne les iiiiocs cicculccsdcieul te Ua,tiou cculral, luiuiue fal.-aul duubic ougloi aiuc k juurhdl gcuerjl du «rge..
Mui^ il'aMU.
Du iù au il.
Du i7 au 78.
Du Zî «0 )9
thi 79 âu 30.
à reiuplacciiicnt du camouflel qui éUiil charge ou do la galerie de droite et qui a joué en Diétuc leuipK que le« fourneaux voisins |>cndant la soirée du au 10 avril ; ils y trouvent une cavité remplie de pierrailles qui s'éboulent à mesure et les eiu|>écbenl d'avancer.
On installe la ttriére daMslEi -comuMmicaiion 12, aAn d’essayer de donisor le caïuuunei k rennenii en avant de uis.
Les grosses pierres que la tarière rencontre l'empêchent d'avancer; on cesse k forage pour reprendre le cheminement ordinaire.
Iji cavité qu'on déblaie depuis vingt-qtratrehntres en tète de la galerie de droite et qui a élé produite par l'cxplosioii d’un baril de pondre de 37 kilog., a mainteiianl la forme d'un cène irrégulier de 3"b0 de hauteur sur 2 mètres de diamètre moyen à la base. L'air exléritmr y arrive par les larges fentes du roc, et les mineurs clicrcliciK de nouveau h cunlinuer ce puits de 1ms et haut pmir gagner les entonnoirs.
Depuis huit heures du soir jusqu'à deux heures du matin, deux ateliers ennemis s'eiileiident sous le talus des entonnoirs de droite : l'un devant aiMs, l'autre devant ois-k; le premier s'entend egalement à rintérieur de la grande cavité du bout de la galerie. Lorsi|Uc le bruit cesse sur un point, nous en retirons les mineurs.
Le capitaine Pingault, ncmiiiié chef de bataillon, quitte le sorvke des mines ; U est rem* placé comme adjoint au cummuiidant Tholer |Mr le capitaine lleiTier, qui commande la compagnie de mineurs.
On entend de nouveau retiiieini en pliibicurs iMÙnts. Vers huit heures du soir, il se produit une dépression de 0”80 de diamètre et de de pnifoiideur, dans la banqueiu^ de sorvoillaticc des entonnoirs Nous pensons qu’un éhuulemçpt a lieu eu. tct< d<‘
qinlqtie eherainement eniioHM. Nous déblayons donc i U main ccltc cavité où uous déposons dix sacs de poudre (IDO kitog.), cl, apres avoir chargé le dessus avec des sacs à Umtc, nous donnons le feu. L'entonnoir aa4, qui en résulte, e^ évidc et profond, et l'ou n^*iitend plus Vennemi nulle part; mais, eu revanche, le bastion du niât redouble son fou sur nos entonnoirs.
.Au jour, les Russes se font entendre de nouveau en avant de a n et de scs coamunica* lions aux deux entonnoirs voisins. Le bruit qu’ils font est très-net à gauclie, peu distûiciâ droite.
Nos mineurs ne peuvent, ni parvenir à la surface du sol par la cluebc qui sc trouve en tète de la galerie de droite, ni marcher en avant; nous déposons donc dans cotte grande cavité 760 kilog.de poudre dont lVxpk»sioii arrêtera au moins 1e mineur ennemi et auitliorcra notre logement supérieur, car elle enlèvera le buurrvict de terre qui sépare oncore les entonnoirs ni4 et au. Il est >Tai qu’elle enlèvera aussi le copronnemcni de au. Mois celuici deviendra Iniilih* à cauM* de la profondeur que nous obiiendrous en cc poinL t
Des mineurs choisis marchent par la communication 13 vers le rameau tU doi»t mms voudrions faire jouer le fourneau avant celui que nous cbargeoua.
1> travail de notre mineur ne s’eniciid que fort conrusément dans les entooiKiira, taii4ls qu'on y sent disliücieincnt les vibrations produites par les coups de pioche du mineur ennemi, qui a plusieurs cheniinemcnis devant nous, entre le ftmimeatt 20 <H renionnoîr a i«.
Tout bruit cesse à onze heures du soir pour rt'paraitre à huit heures du malin, et eesser encore q<ieh|ac6 insCanl» plus tard. Nous laissons seulement un petit nombre de iiraillcuj> aux environsdes puluts dangereux.
Mate iravtel.
A itm k««r« viam miBatM lft«* nfcK, le* Boue* fi»l i*uer wi bHinie*» #i« itenai l'entonnoir au qui a été un |m‘u remblavé. Dem llrailiean oal «lé •nletrài ; l'ua a étA pmM um Weaeafea, l'aotre a*l ooaMaiwaé. Aneua effet a'a élA imduil tw no* ohenineaMiit* aouteitaiaa.
Naaw aeheroBa «a iMNirraKe 4e li nilrea tu (oaraeau de la galetie de <haitc, mate ama Du 30 iml tu 4" nai. peraislona ï ne vonloir donner le feu qu'aprét avoir retrouvé lea pondret du tounueau SO.
Vert quatre heure* du lutltet^ lee Rutae* airauleal une aortie eut le* eatonaoir* daut l'eepoir d’) aUirei de* troupe*. Leur mameuvre u'échappe pu* au Meuteuanl Galloit qui était de aerrtee au* mute*! d te>t retirer toute la garde due te imteièBe paraHAIe au uomeui où la Mltede vttie. lieu* eipioeioaa enuemie* ont lieu alot* : l'uae du, un peu à duoile de au; l'antre du, en avant de ai«.M. Malgré les prérautiuns prises, nous avons trote Itouupea de garde alleialt par de* piettca.
Le hourrclet de reuUuiuoit général se trouve un peu affaissé sur le* pointa où les deux eiplotiooa ont été taitp*; on ti passe encore, utais en se baissant pour u'élre pa* vu.
Notre rameau 119 a dépassé l'eagplacetnent de l'ancien fuurneau IT. L'étnt du tetrain prouve que ce fouriteau a joué. On s'avance en coffrant.
A trois heures du soir, ou entend l'enacnti en avsal de a lasi, et aussi devant «a*.
Rien n'est modUiédsns le nombre tb^ travailleurs du génie ; les auxiliaires d'inbulerie i*" *" "o * 'nusont lurtés ii ciaquaute pendant le jour et autant pcpilant la nuit.
La conuuuukaliou 13, arrivée il de sou premier coude, se retourna prrpeudicttteirtmeol à droite pour rechereber le rameau 20, au nioyeii d'un nouveau raateau (q* étlj.
La comatunicalion IS, arrivée ù h métrés en avant du rameau 3, **1 auspeudue jusqu'après l'explosion du fountesu cbsrgé dans la galerie.
Ou prolunge le rameau 26 à droite et la rameau <10 ù gauche pour éclairer notre diapoaitir de luines sur les deux flancs.
A l'extérieur, les écouteurs eiticndcnt l'ennemi sur lonte ht ligne, depuis «a jutqu'il 91 • le Doutlire de ses chemiuenteuls diminue insensiblement, et vers la fln de la nuit, oit ne reiilend plus «pie devant a a et a a.
A l'intérieur, on <<nlend aiixsi travailler de la galerie de gandie et des rameaux 30 et 40.
Tout travail ennemi cesse il l'aube du jour, et nous ne laissons personne aux l'nliimiuirs 0 IM*.
A dix heures et demie du malin, le 2 mai, les Russes elTi'Cliifnl une explosion assex forte d U <à droite de a». La coromimicaliun de cet entonnoir ù l'entonnoir voisin a a est remblayée en partie. Nous étions sur nos gardes, aiirnn liomme n'a été alteinl. Queliines leires s'élani éboulées dans le rameau 20, on a cru d'abord à deux exploaions, mais du dehors on ii'a vu qii'u ne gerbe et ressenti qu'une seule eommolion.
Notre banquette de siinellhinre est recouverte par te lèvre antérlruro de l'entonnoir russe ; ce dernier se trouve ainsi tout entier dans les nétres.
F.n reelverehanl l'entrée du rameau 20 par te communication 13 et le rameau 40, les Pu t an 3 n>i'. mineurs ont retrouvé un bout de saucisaon qui n'était pas brûlé, et quoiqu'il ail pu apparliinlr é l'un des anciens fourneaux 2S ou 21, camnie au fourneau 20, on y met le feu j aaais inulilemsnl.
On reprend bnméillalemani les travanx sonlerraina et l'on rétablit, à l'extérieur, leacamluunicalions délruiiespar les explosions et les projectiles ennemis entre uit.ix et oit-w.
Mais 4r mai.
f>ti 3 au 4.
Du 4 au 5,
Du 5 au fi.
Du fi au 7.
Sw le pmaier île ees deat pninla, le» inviilloun eatendeni diMioMemeal l'eaneaU, qui parali revenir à son roumenu (d n) du 1" nal.
De l'inldrieur du mmeau 40, ausel bien que de l’enumnolr nu, on entend un autre cheminement qui noua inquiète beaucoup, parte qu'il parait marcher vert le rameau 30 par remplacement de l'eiploaion dia. Noua pooiaona le travail antnnt que poeaible dana le rameau 40, aSn d'arriver aaaei tèt pour taire jouer iO.
A midi, le cheminement inquiétant de l'ennemi a'arréle, le hniU aembie a'éloiqner et U cerne coroplétemeni k S heure» du «oir. Tout porte ii croire qu'un boiitrrape vient d'étre terminé. Cependant, les autres bmils continuant à ae faire entendre par inleimitlences en avant de au, h droite de a», et au foud de la transversale 5-1, noue poursuivons nos reciierchcs.
M mineur qui clicmine en retour dans le rameau 40 ne peut reconnaître ni la transversale I, ni le rameau 30 ; mais il retrouve trois ancien» cordeauv porte-feu des fourneaux 30, 33, 3.5, et il les ramène en arrière. Nous réunissons le cordeau de 30 h celui du fourneau qui est chargé en tète de la galerie. Notre intention est actuellement de donner le feu aux deux fourneaux en même temps, attendu que le cordeau porte-feu de 30 était en terre depuis le 13 avril : un raté est à craindre et nous voulons éviter de faire retirer les travailleurs et les gardes de tranchée pour une explosion qui peut manqtier. I.e feu est donc mis aux deux cordeaux à unie heures do soir : il se produit une première explosion, axs , avec forte secousse et gerbe peu élevée ; puis une seconde a is , avec grand bruit, flamme, gerbe élevée et fumée épaisse. L'intervalle de temps qui s'est écoulé entre les deux explosiona a été asseï sensible, puisque les gardes et les travailleurs se metuient déjà en mouTement pour regagner leurs postes respectifs, lorsque la seconde a en lieu. Il est probable que le cordeau do 30 a brûlé lentement à cause de l’humidité qu’il aura prise pendant un long séjour en terre.
On avait prévu aisément qne la descente aux entonnoirs serait encombrée et le couronnement de a 14 enlevé en partie par l'explosion uxs ; les minenrs, commandés d'avance pour rétablir la descente, s'; mettent aussitûl.
les deux galeries sont enfumées jusqu'à 3 heure» et demie; on reconnaît alors que le liourragr du fourneau de la galerie a parfaitement résisté et que la {limée, provenant du fourneau 30, s'est répandue à droite et à gauche par les communications 13 et la transversale 13, qui, bien que détruite, n'est pas complètement remblayée.
On reprend tous les anciens travaux intérieurs et le débourrage de la galerie.
Nous coauxten(oas à gauche de la descente et en di^à des entonnoirs, à transformer le bourrelet en parapet avec banquette pour la fusillade : ion talus intérieur est revêtu partie en gabions, partie en sacs à terre. On ne peut que difücilement creuser la tranchée en arrière à cause du roc.
L'n mineur et un auxiiiaire sont blessés dans les entonnoirs par des éclats de bombes.
Il n'y a plus de madriers au parc et nous manquons de châssis ; nous sonuues forcésd'en confectionner avec des planches triplées et réunies par des clous. En attendant, il faut ralentir la marche de» cbeminemenls souterrain» qui ne peuvent avancer sans coffrage ; nous pressons d'autant plus vivement les communication» des entonnoirs entre eux et la Iran»lunnation du bourrelet.
Muis d« nui.
Les communiratioR*, n^Ublies piHaul, permelleiil «le parroiirir le* enlonnoir* d'un bout il l'autre aaïuètre vu.
On entend le travail ennemi : I* à droite et en avant de a «; 2* en avant de la bamiuelle a ia.li ; 3* de rinidrietir de la galerie do gauche, en avant et au loin.
Le puiia crentédana l'angle de la galerie 13 (Voir d-desKUS au 23 avril), a atteint 6 mètre* de profondeur (12 mètre* environ au-desaou> du soi eupèririir), sans sortir du me; re travail est abandonné. S'il existe nue seconde courbe d'argile au-dessous de celle dans laquelle nous avons cheminé, elle se trouve à une profondeur telle qu'un ne pourrait produire de* effets il l'extérieur qu'avec des charges énormes.
Le bourrelet des entonnoirs est transformé en parapet défensif sur une quaranuine de mètres de longueur, et l'on a fait débouclier une seconde descente auxentonnoirsà33 mètres de celle qui termine la communication venant de la troisième |iarallèle.
On entend l'ennemi devant aji-a et ait.
On entend l'ennemi sur tonte la ligne des entonnoirs excepté vers aa.n , partie sur laquelle les Russes ont fait une petite reconnaissance pendant la nuit.
Un mineur a été blessé dans les entonnoirs |iar un biscaîen.
On continue les Iravaux en cours d'exécution. >
Le mauvais temps a retardé les travaux extérieurs pendant la nuit et empêché d'apprécier nettement les pointa où l'ennemi se trouve; sa présence est cependant certaine en avant de la descente centrale, devant la communication des entonnoirs an.» et devant la galerie de gauche.
Vers huit heures du matin, on remarque une dépres.sion de O^SO en tous sens sous la lianquette de l'entonnoir ii u; et l'on trouve, en la déblayant, une cavité, en forme de bontcille, ayant 3 mètres de diamètre à sa base et 3*o0 de profondeur au-dessous de la banquette. On y fait brûler 20 sacs de poudre (380 kilog.) , ilont l'explosion (a») produit un entonnoir de 10 mètres de diamètre et asseï profond. Kilo dérange deux ou trois châssis en tête de la galerie de gauche.
Il y a des éboulements considérables dans plusieurs rameaux.
Le travail ennemi se fait entendre sur toute la ligne des entonnoirs, mais loin, excepté û gauche de notre explosion d'hier, an, où le bruit semble très-rapproché du talus.
A trois heures de rapres-midi (13 uiai),le mineur ennemi parait être arrivé il plus d'un mètre en deçù de la banquette il gauche de an; iiaii-seulement on entend distinctement son travail, mais chacun de scs coups de pioche fait encore ébouler quelques parcelles de terre an-dessus de lui. Il suspend son travail dès que nous ouvrons, dans la banquette même, un puits auquel noua ne pouvons donner que 1*30 ù cause des quartiers de roc. A sept heures do soir, nous le chargeons de lOsacs de poudre (l'.K) kilog.),ct nous donnons le feu. Cette explosion an jette des terres dans les deux entonnoirs voisins, élève le bourrelet du cèlé de la place et améliore le passage ; elle a aussi rompu les chapeaux des sept derniers chûssis de la galerie de gauche, sans toutefois y produire aucun éboulenient.
L'ennemi est écarté; mais pour profiter de ce cbcininementdela galerie qu'une nouvelle explosion quelconque achèverait de détruire, nous y plaçons 21 sacs de poudre (399 kilog. j, et nous bourrons sur 10 mètres de longueur, sauf ù ne donner le feu qu'au moment mi 'ennemi en approchera de nouveau.
Ouelqiies éenuteiirs prétendent pour la seconde fois avoir entendu un hniit de tarière
Uo 7 au 8.
Du g au 9.
Du 9 au 10.
Du tO au H.
Du tl au I!.
Du II tu 13.
Du 13 au IV
Mnio (M mni.
Tm k ntmniH 33. H <r a <*■«'<>''' •ioak Opcnriantln Riu«m mm nicm ptarés
i|uo nous pour uiilistr lus forap'S, car la couche d'argile n’esi pas bouleTctsée <fe leur cdlé eomne elle l'est du adiré.
Du 14 lu 19. Aune heure un quart du nalin, les nasses oM fail jouer on foomeau, d*, à gauche de an. I.'expieeiofl a rearrrsé un ürailleur ei enterré sou fusil; nais rieu a’a été détruit ui à rintérienr, ni ii l'extérieur, quoique la fumée ail pénétré dans la galerie eu asKs grande quantité pour nous empêcher d'y Irarailier pendant ane deaii-heuie.
f.orsque rexplosioo a eu lieu, 1rs éeonleurs axaieut siguaté, depuis trois quarte d'hrure seulement, le silence de l'ennemi qui. auparavant, travaillait en Iruis puints : h l'endruit même de l'explosno, à une diiaiue de mélrea sur la droite ea avant de au, et plus :i droite encore vers an -n. Ils n'avaient rieu entendu à gauche ni dons 1rs gahtiea.
Noire mineur a repris et bifurqué son ebemineisenl à l'eitréaiilé de la coatmuniealion 13; remhranehement de druilc [n° 40) va sur l'ennemi, que nous eutendoM entre a h et a»; l'anlre devait réublirla transversale détruite (n* I), mais il débourhe dans l'eulcMiuoir uk.
La transversale S vient donner, sous l'entonnoir a u, dans un ainat de chair humaine en pleine putréfaction. Il faut recouvrir ces cadavres russes avec de la chaux vive et haueher l'ouverlnre du rameau, pour préserver les galeries de l'edeiir qui s'en exhale. .
Kotis commenfous pins en arriére la nouvelle porlioa de iransveisale u*4i. •
An dehors, nous avons débouché du parapet de la canmanicalHMi supérieure pour aMer transformer, h sa droite, le bourrelel des entonnoirs en parapet iléfensif, comme un le bit à sa gauche. >
L'ennemi reprend ses iravanx li deux lieures et demie du malin ; ou le croirait revenu à remplacement de son fourneau d n, du I" mai. Nous creusons un poils dans le voiatnafe, h l'endroit le pins convenable, et nous le chargeons de 1 1 sacs de poudre (309 kilog.).
Nous en rrensonsun autre sur la droite de ■«, mais il est recommandé au mineur de travailler par intermiltencesde dix h quiuae minutes, car nous estimons que l'ennemi a sur ce point plusieurs fourneaux tout chargés.
A dix heures et demie, nous donnons le feu au puits chargé a», près de dit, et pendant tonte la journée l’ennemi no se fait plus entendre snr ee point.
Du 49 au tfi. A six In'ures du soir, le iS, nous faisons encore briller 30 saes de pondre (.MO Ulog.) dans le puits qui a été creuse à la dérfthée en avant et è droite de ovj. Oe dernier entonnoir est nn |icu remblayé par l’explosion (a jo) et son talus reste h pie du rMé de la plaee.
Los llitsscs ripostent vers une heure du malin, mais snr un antre point. Ils font jouer BOUS le talus de a», un fourneau dvi, qui projette des pierrailles eunire le talus opposé, reeouvre les cadavres russes et remblaie les parties on nos rameaux I et .1 déhoiiehaieni dans les entonnoirs. Il a enterré en outre un mineur, que noua avons retiré vivant mais gravement contusionné.
Peu de temps après cette explosion, le travail de l’enneihi s'entend en divers points sous le talus, assez loin partoul, excepté soii-v le bord de n ■>.
La nikessité oii nous nous sommes vus hier de faire creuser un pnils à la dérobée noua décide à prendre des précautions li l'avance. Ilorénavani, les mineurs qui sont aux entonnoirs seront partagés en deux brigades : pendant que les tins écouteront, le# autres erenseroul des puits, ou pliitét des Iruiis sans coffrage, de deux h trois mètres de profondeur, espacés de deux ii quatre mètres, tout le long du talus le plus rapproché de la plaee ; pur ee
moyon^ nmtt cutfnHlrons inievs ^‘enlr )>micnii, el (fnaiMl U voudra pMMr, iiuu» N'uiirviit> {iIhs qu'a (iiarger ei à boarrer sans hrmi pour rücmer.
A !Ùx heum dn «oir, nom fanons joti^r an puits «n > charge de âO sacs (iiHO lihig.} rlans l’eiUonnoir ruaei^d*», où roniiomi revenaii.
Pi'ii de temps après fuiniiit, Russes font jouer un fourneau tl jo , près de leur ancitai enloMioir di«. Le travail emiemî avait ccasé en ce point pendant que noua y crenwons un puits, ot nos travailleurs s'ètauml dioifnès ; maHieon^nsonient ils étaient reveiitis à leur peale vers minuit, parce qu'un écouteur prétendait avoir de nouveau eiitcndo travailler. Deux neura et un aoailiaire d'infanterie ont donc été culbtités et Idmés par citte esploaion. Notre puits a disparu ; nous en ouvrons imniédiaienieiit no autre tout près. L’ennemi étant revenn, nous ehargieons d<* 90 socs de poudre (380 kilog.) et nous donnous le feu à midi. L'uiiIcmh noir oblong, on, qui en résulte présente an fond une gouttière très-prononcée de 36 4 mètres de longueur, se dirigeant -obliquement vers nous de drinte à gaucl»e. Le talus reste pn^sque vertical du côte de U place, ot u trois heures on y entend encore dùstinctenieiit le travail ennemi, qui parait toniefois pltts éloigné qn'aupnravani.
Les Rnsees oimthraent 6 jeierdes bombes, des oftsts, de U mrlraille en bombe, etc., sur les entonnoirs et k y diriger tontes les inihs um* Mve ffwüladr.
Tout travail ennemi rosse de se foire entendre an\ entonnoirs, à sept lienres du soir; une heure après, lions retirons k'S tnivailleurs et n*y laissons que mimnii^ pour écouter.
A six heures du niaiiti, on entend IVnnemi travailler sur plusieurs }N}iats, iKiUoiineiit devant notre rameau contourné n° 40. Tout bruit cesse dt* nouveau à dt.v heures. Non-seiiK> ment nous n'avons presque personne aux cnbuifioirs, mais nous faisons encore retirer lo» iniiienrs des rameaux que nous r4>gardoiis (.ximroc exposés, et nous n’y binon*» que des ceouieurs.
A midi, Rit>«es font jouer un foiirmxm dn en ax'ani de aas-n* L'explosion évîdc l'entonnoir du cAlé de In place et le remblaie im pen de notre c6té; elle blease uitiq ou six lioinmes de garde dans les tranchées, par des pierres qui ont été projetées jusque devant l'entrée de notre galerie de droite, où un homme a clé atteint.
A trois henres, une anth‘ explosion russe, dvi, n en Ih ii en iivaiit et à droite de ai«4 die enlève la banquette et met a pic le talus du n’ilé de la place, mais oBe ne btewe personne.
Malgrt* le (leii de monde (lâ lioroiiics) que nous avons tenu aux entonnoirs pomiaiil les vingt-quaire heures, un sergent et Iroii mineurs y ont été blessés par des écbts de bombes.
),e rameau 40 atteint fO mètres de longueur et il noos parait arrivé à la distance corneiinblr potir nous permoltn' de reclider par One explosion la direction générale des enluiinoirs entre les deux galeries, devant le fourneau fO qui a juné trop en arrièir. Noos déposons,» l'exlrémilé du rameau, fO sacs de poudre kllog.] senlemenl, parce qoe le terrain est déjameurtrl et même enlevé de part et d'mitre.
Ce fmiriienu reroil le feu ii une heure iniis-qnjirpi du matin, et projette une grande gerlie de gniiflie 6 droite, vers le bastion dit inftt et le ravin des Aiigbis. Il produit un vasic entonnoir, d», qui n*He iWr^-hten les deux entonnoirs voisins a et qui biaiM.‘ V(»ir (dusiours centres d'explosinti. Ses effets paraissent trop considérahles |K>ur une si (>etile tpiauiiié de poudn*, même en tenant compte* du peu tti* coliésion ihi icrndiu II est probabli' qu'un foui^ iieau lie reiitiemi a pris feu en même tetii|>s que le nùiri*.
.Vois de niai.
Du 46 au 47*
Du 17 au 18.
Du 18 au 19.
Muis lie raaj.
<PI. X, «g. J,)
Du (9 lu ?0, (1*1. XI, lig. I.)
Les lieux descciitrs aux outumioirs sunl mconibrées ilo quartiers de rue { on esl cotii|ilé> lement vu dans celle du centre. Des travailleurs se metieiil sur-le-clump à les déblayer. Nous pouvons reprendre immédiatement les travaux ibins lajnlerie degaudie; niais celle de dn>ile reste enfuniée pendant deux heures, et, après ce temps, nous y avons encore trois ou quatre mineurs momentanemeni asphyxiés pendant le débotirrage.
Le nouvel entonnoir nous pennet d'établir, en deçà de lui, une bonne et solide communication qui ne sera plus bouleversée à chaque instant, comme il arrive au chemin de ronde que nous entretenons sur le talus qui est du côté de rennemi.
Indépendamment des moyens que nous employons maintenant pour combattre le mineur russe tout en cherchant à gagner du terrain, nous recevons l'ordre d'agif contre le bastion du màl avec des foiigasse^torriers que nous établirons dans b's entonnoirs, sur le talus qui Cul face à la place.
L*éUt actuel de nos cheminements soiiterraius se résume ainsi qu'il suit :
La galerie de gauche a été réiabliejusqu à 23 mèlresen avant de l'ancien rameau 32: elle est chaînée de 400 ktlog. de poudre et bourrée sur une longueur de 10 mètres *, la transversale 5 arrive dans les entonnoirs, mais son déboui-lié a élé recouvert avec des fascines et ensuite par les terres que les explosions ont jetées di'ssus ; la transversale 0 est arrêtée |iar des blocs de rocher à 23 mètres île la galerie; b cimmiuiiieaüoii33esl rétablie complètement; le rameau .32 Test jn.squ‘à9 mètres de la galerie; le rameau 29, Jusqu'à 5 iiicires de b transversale 0; le ramm 30 est arrivé à 28 mètres de b galerie; le rameau 39 à H mètres di* b Iransversakt K. Iü galerie dedroitea fourni une explosion à 20 mètres en avant des anciens rameaux 3-13; son rétablissement arrive à 6 mètres en devà du point où cetir explosion a eu lieu. Dt*s deux rameaux qui partaient de l'extrémilé de b comnninicaCiun 13, celui de droite, ii" 40, a fourni une explosion axs» celui de gauche a débouché ibns l'enionnoir, et ce débouché est recouvert comme celui de b comniunicalion 3. On a comtueiicé le rameau 41, qui a 4 mètres, pour suppléer à b partie de b transversale délniiie entre 1.1 et o, La communication 12 est rétablie jusqu'à 8 mètres à partir de la cliambrc du rameau 3. La oommunicatiuD 3i a rejoint la transversale 2 et s'y prrdongedehinètres. h: mnieait 18a élé retrouvé; on a pu y pénétrer de nomeau jiis«|u'à 8 iik'tres. Enliri, le rameau 26 arrive à 26 mètres de b chambre du rameau 3.
Nous commençons deux fmigasses-pierriers dans les entonnoirs nic et om, sur le talus incliné vers la pbcc. Il faut suspendre ce Inivuil an jour, parce que les hommes y seraieul vus par le baslion du màt.
l/ennemi s'est fait entendre distinctement penibnl toute b nuit devant les enlotmoirs a tj, aie, et souh b banquette entre ato et um. Jugeant qu'on peut ralleindrc, on dis|»06e en silence 20 sacs de poudre (380 kilog.) dans un puits préparé sur le second de ces deux points ; on bourre et on donne le feu k midi. L'entonnoir as< qui résulta de ceite esplostoo, est assez évidé pour (aire présumer que le dieniinement de rcniicmi a été atteint.
Le rameau 18 a débouché dans son entonnoir à 10 mètres du rameau 34; on y dépose 3 sacs de |M>udre (37 kilog.) qu'un ret'ouvre exlérieurtmicnt avec deu (Merres, des écbls de bombes, des biscüiens, des grenades rosses, ele., et l’on bourre à rinlérieur tonte la longueur du rameau. Nous allons essayer ainsi d'utiliser comtiH* fmigasses les anciens rameaux «pii déiKmdiciil dans tours entonnoirs. Toutefois le (eu ne sera donné à celle-ci que pour ri; oalir il quelque explosion cnneitik*.
On achève celle uuii lc& deux fougasse» commencées hier. U a fallu revélir leurs talus avec de grosses pierres ei des facines, en sorte qu'elles oui de r«aualogie avec les fougasses en remblai. Ou a placé dans cluKune deux sacs de poudre (38 kUog.) amorcés avec du cordeau bickford, elon les a chargées avec des pierres eldesdébrisde projectiles ramaisés aux environs. Les deux cordeaux sont allumés à six heures du maiiu,auuiuyeadela nnVcbe à canon. Les deux fougasses jouent successivement et lancent une grande partie de Icms projccliles dans riiilérieur du bastion du unit.
Les bombes, en éclaianl dans les enlonnuirs, projeitcnt toujours une certaine quantité de pierres qui atteignent souvent les travailleurs et les blessent, mais d'ordinaire légèrement, l^n d«* nos inimnirs a été ainsi blessé.
L'ennemi ne se fait entendre qu'à gauclie de un, où il travaille avec précaution.
Vers sept heures et demie du soir, une bombe a éclaté dans la fougasse de l'entonnoir a is.01 tH Ta complètement l>oulcvcrscc.
A minuit, nous avons donné le feu à une fougasse préparée dans l'entonaoir ai». L'obscurité a eiiitH7:ché de voir ses cflets; aucune pierre n'est revenue en ariiére.
A trois beun.‘s et demie du malin, nous en faisons jouer une autre située dans l'cntonuoir Kllc a projeté la plus grande partie de sa gerbe dans rintérieurdu bastion du mil.
I n mineur a été gi'icvement blessé aux entonnoirs par un éclat de bombe.
Les artilleurs de la batterie ii** 24 bu, à gauche de la troisième pamilèie, assurent qu’ils ont enlenibi travailler au-dessous de leurs plates-formes. Mua mineurs vont yécouterel ne saisissent que le bruit de coups très-éluigiiés, qui est iW'S-probabIcment produit par notre propre travail dans le rameau 30*
lia été impossible de faire la moindre observation sur la marche souterraine de l'enncnii depuis neuf heuresdu soir jiisfpi’à trois beur(>s du malin, pendant l'action très-vive qui avait lieu à gauche pour la prise des embuscades russes, situées en avant du cimetière. Le biviil di‘s armes à feu n'a pas penuisd'en entendre d'autre.
A neuf lieuresct demie du soir, monienl où rinlensité du fc*u partant du bastion du mât fait stqqH)s4‘r qu'il y a beaucoup de momie dans ses batteries, noua avons fait jcmer une fougasse réparée et rccbai^ée d;iii6 renlunnoir ais.so. La gcrlie a dé bien porter; aucune pierre n'est it'veimc en arriére.
L'explosion a éteint quelques bougies dans la transversale 41, où elle a fait pénétrer de la fumée et desgax en assez grande quantité pour y contrarier le travail pcDdaiil plusieurs heures. Elle s'est fait senltr aussi dans U transversale î». Ces derniers elTcts sont parfois produits par des iKmilK^squl tombent et écbKent dans les entonnoirs.
I/C cordeau du fourneau cliargé le 14 mai en uHc de la galerie de gauche a été examiné aujourd'hui cl rccomut être encore en bon étal.
Mous poursuivons la cunsirucüoii des fougasM^s, la transfonualion du bounelet général des entonnoirs eu pai'spet défensif et en dcriiicrc ligne les clieminenvonts souterrains.
II a été trouvé dans les entonnoirs une petite platicUelle pour boite d'amorce électrique. Mmis avons encore rtxonmi qu'en sus de leurs fouriic.nux de mines, les Iliisses ont db^]K>sé rù et là de vériUibles fougus.Ni'H, e'est-à-dire des boites de poudre |rlus ou moins enfoncét^ dans le nje, auxquelles ils «knineiil le feu avec un saucisson ordinaire goudronné, confectionné grosbièn'iiioiit, et pla4*é à une faible profondeur dans un augel également gmtdronué.
Vers onze heures et demie du soir, le bastion du nuU faisant une fusilbde très-vive contre
Mois de mai.
Du iO «Il «L
Du au il.
D.1 il au 23.
Du 33 lu !t.
Muis (If mai-
la (fUMrièine parallèle, noua donntMia le leu aune fougas&e pft'itarce dans i'fiiioDnoir Uie projette bien u gerbe «ir le baatîon.
A trois heures et demie du malin, nous en faisons Jouer deux autres dans les enlniinoirs Ai»-ioei «it; elles donnent le uiéroe résultat que la première. Mais celle de l'entonnoir A !»■« a rompu les chapeaux de onxe chftssis dans la transversale S. On peut cependant aller encore au fond do celte transToraale et y entendre un travail ennemi qui parait être ('clui d'un forage.
Les écouteurs des entonnoirs ont entendu travailler toute 1a nuit en avanl de an et de ats<
Du 21 «U 25. Pour arrêter le travail qu'ou entend àgauclH*, en avant de la transversale 5, nous déposons 10 sacs de poudre (100 kilogr.) au fond d'un puits préparé dans le talus do roiilonnoir Ait et nous y donnons le feu k sept heures du soir. L'entonnoir produit (as») est bien évidé et à l»eu près circulaire. Lt* bruit a cessé et n*a plus reparu sur ce point ni ailleurs, pendant le reste de U nuit et pendant la Journée suivante.
Le rameau hollandais 41, qui est lemiiné, nous donne de nouveau une transversale eiilrr. tes deux galeries; nnak elle est pou commode h cause de scs changements de direction et des Itelilcs dimensions de ses parties coffrées (0*80 sur 0*6*i).
Nous travaillons au parapet de U quatrième parallèle, et nous y oumns la deuxième des> cenlc de gauche, déhoucliaot dans les entonnoirs. Mais il est ebir que les aiiilleurs russc> ont pour consigne de tirer à outrance sur toute pelletée de terre qu'ils voient remuer: aussi, IMMidaut le Jour, ne pouvons>nous guère (aire autre chose que des approvlsionncinenls de sacs à terre pour élever et épaissir notre parapet |M*Ddaut b nuit.
Du <5 «U i(>. L une des fougasses en construction a été complètement bouleversée par l'explosion d'uiic bombe.
Les Dusses ont construit, en y iravailbnl un peu <^baquc nuit, des cmbus4^<bs en avant de b gauche et de b droiU' de b ligne di'S entonnoirs. Nous sommes obligés, cetie nuit, d élever des traverses |»our abriter le bourrelet transformé en parapet, contn' les coups de ce» embusrade», qui nous voient de fort près, surtout k gauche.
IjC travail cuuemi a rejiani, vit» deux heures apK‘S midi, <bns l'entonnoir et les cii> loiiDoirs voisins à droite. Nous avons bien en ces points des puits tout prépare»; mais, en les faisant Jouer, nous pourrions encombrer la (b^fcentc centrale aux entonnoirs, la sonIc (|ui soit actueUemeni praticable; nous attendons.
Du 26 au 27. A minuit (H demi, nous donnons 1c feu à une fougas-sc préparée cbns renlonnoir au, parce que le bastion du mit tire de manière à nous biro supposer qu'il s'y inmvc beaucouji de uioudc.
Ias travaux souterrains do reiinemi co^a^nt k une heure et demie du nuitiii pour reparaître avec le Jour aux mêmes endroits qu'hier, en aneik di'oite ; Ils nqiaraUsenl en outre dexant A iit-u et (h'vaul an>ii, où nous déblayons une grande crevasse qui a été trouvée dans k roc. Le bruit qu'ou entend du l'eiitonuoir AQt parait être produit |Kir rajustemcnl de pièces de bois.
 onxe heures du malin, quelques minutes seulement après avoir cessé son travail en a », l'enneiiil lait jouer dans cet entonnoir ini très-|»eiit fourneau <f», priH-iMunent devant une petite grotte en sites à terre où deux sous-officiers d’inbntcrie s'étalent abrités. Ils sont roulés au fond de l'entonnoir et en pgtrüe enterrés; on les relire immédiatement sains et saufs.
Mon de nui.
Trois auxiliaires d'intimefie onl rt^ des conuisioni liigèrea i la Idte, par les pierret que l'eiplosinn a pr»ijclées.
On veut riposter en donnant le feu au petit roomeau de 37 kilogr. préparé comme fougasse, le SO mai, au fond du rameau 18; mais l'explosion manque deux fois, quoique ie cordeau porte-feu bréle ensuite parfailenieni k l'air libre.
Pendant ce temps, le mineur qui travaille à gaucbe dans la crevasse dont il a été parié plus haut bit annoncer que le contre-mineur est très-près de lui, et qu'ils vont se rencontrer.
TériOcation faite, on dépose dans ce trou 11 sacs de poudre (266 kilogr.), on bourre etk trois heures on donne le feu. L'entonnoir produit, aie, est large et profond; le cbeminement ennemi doit être écrasé. Deux hommes de garde ont été contus'ionnés par les pierres que l'explosion a projetées dans nos tranchées. Le travail ennemi a cessé partout, excepté en « la è droite de an.
Nous construisons dans le boyau de commuiiicalion en arrière de notre galerie de droite un magasin k potidre semblable k ceux de l'artillerie, parce que les magasins des galeries sont incommodes pour le service des entonnoirs.
Nous pensons qu'il est convenable de faire jouer ntainlenant le fourneau qui est chargé de- Du 17 au 18. puis le 13 mai en tète de h galerie de gaiirhe; nous donnons fo feu k six heures du soir. La gerbe s'élève presque sans commotion et laisse un grand euionnnir bien évidé, ar>
On place un nouveau cordeau porte-feu au fourneau du rameau 18, qui a raté hier, et l'on en refait le bourrage.
I.'ennemi parait de nouveau devant nuct on; Il seinhle revenir an itourrage de son eamonflet d ».
A quatre Iteures du soir, l'ennemi effectue une explosion, dw, sous le bord de l'cnionnoir Du 18 in îti. a i«.w. Elle remue les terres en y prodiiiuiit une sorte de houillonnement, sans laüaa'r d'entonnoir sensible. Trois mineurs qui étaient occupés aux rommunications entre les entonnoirs et au cliemin île ronde, ont été enterrés en partie et se sont retirés etix-mèmes, sans autre blessure qn'iine forte contusion pour l'un d'eux.
Une lieure après, k cinq heures, nous donnons le feu an fourneau oji, qui est rliargicomme fimgasse dans le rameau 1 8. L'explosion enlève les pierres qu'on avait placées auilessos di-s poudres dans l'entonnoir a ai; mais sa gerlie, qui s'élève presque verticalement, a dè proiluire peu d'effet dans le bastion. Le bourrage a bien résisté : cependant les gaz qui ont pénétré dans les galeries par les crevasses du banc de roc onl asphyxié momentanément cinq mineurs, et il afallit y suspendre le travail jusqu'au jour.
Cet essai, qui n'a pas été heureux, ne sera plus renouvelé.
Immédiatement après l'explosion l'ennemi est signalé au-dessous d'un puits de î mètres ibprofondeur pré|iari'' ilans le talus de l'enlonnoir a tt : nous y déposons 16 sacs de poudre (28.x kilogr.), et, eomnve lonjours, nous aciievons en silenee le bourrage du pulLs. Nous y donnons le feu k six heures du soir; l'explosion a produit l'entonnoir «ss et le travail ennemi a cessé.
La dernière explosion des Russes (d») a rempli de gaz la galerie et les rameaux de ganche ; six mineurs y ont encore été momentanément asphyxiés. 1>ui travaux aontemina ont été ainsi entravés parloul.
Ou travaille encore aux descentes qui partent des extrémités actuelles du bourrelet vers les entonnoirs a la et o n. Dans chaque descente, deux attaques marehent k se rencontrer.
.Mois (k* m».
Ou 311 30.
Du 30 au 31.
\a Inné éclaire nos travaut e( permet aux Rusacs (TenteTer % cotrps de canon presque tous les gabions que nous posons à la descente de droite. Un mineur y est blessé par une bombe.
Ati matin nous pouvons reprendre le travail dans les galeries; mais, pendant la journée, il se produit un ébouletnent considérable au débonrrage de la galerie de gaiidn*, et le rameau i2 esi arrêté court par un bloc de rocher li 1!) métrés <lu rameau 20.
Ainsiles tronçons de galerie qui nons restent présentent eonstaiiinienl au mineur des obstacles toujours difficiles, souvent impossibles h surmonter. Les difficultés ne sont (kis moins grandes )ionr marcher en ouvrant des rameaux dans nos entonnoirs ou dans ceux de reniicmi. Jusqu'à présent le meilleur moyen d’ empêcher le mineur russe dépasser, cl de gagner du terrain sur lui, c'est de ronger le roc petit à petit avec des puits surchargés ; et encore faut-il avoir soin de ne pas mettre de trf»p fortes charges dansées puits, car le rocher étant presque {lartoul à pie du côté des Russes, toute grande explosion fait fougasse sur nos tranchées, (roir te profil des entonnoirs, PI. \11I, fig. 1.)
Le rameau 30, arrêté prccédomnient à 15 mètres de la transversales, est chargé aujourd'hui de 20 saca de poudre (380 kilogr.), parce qu'on y entend l'ennemi et que cette partie de^ entonnoirs, remblayée par diverses explosions, a bi*soin d'être creusée do nouveau.
Nous cliai^eons également le rameau n* 12 de 10 sacs de poudre (lOO kilogr.), le mineur y étant arrêté par un rocher, ainsi qu’il a été dit hier.
Pendant la matinée, le canon de U place renverse, au parapet de la quatrième parallèle, presque tous les gabions qui ont été posés la nuit, et qui n'éiaicut pas suffisamment «'ouvens par les terres. Les fougasses en construction ont beaucoup souffert des bouibes, et la descente aux entonnoirs de droite n'est plus qu'un fouillis.
Un mineur a été grièvement blessé dans les entonnoirs par un éclat de bombe a la tête.
Les artilleurs de la batterie ii*4Û, située devant le bastion central, à 130 mètres environ des ouvrages de la place, prétendent que Je mineur ennemi approche de celle bailorie. Nous y envoyons un soiis-ofikier et un mineur qui ne pniennent à saisir aucun bruit souterrain.
L'ennemi a (ait un grand feu df. Unîtes aniics sur les entonnoirs et sur la <|uatrièiiie parallèle. Malgré cela nous y avons travaillé toute la nuit et nous n'avons eu que (k‘ui boumn^ blessés.
|,e mineur ennemi s'entend dUtinctement : 1« devant an où nous ne voulons pas (aire d’explosion pour le moment ; 2* plus à droite sous le talus de as» devant a ic; .3" en avant de art : ce dernier bruit se pervoit même de rinlérieur du rameau 39, à l'extrémité du bourrage.
A quatre heures et demie du matin, nous donnons le feu au fourneau du rameau 39, pendant que l'ennemi travaille encore. Quelques pierres sont retomb<Vs dans nos tranchées sans y causer d'accident ; le bastion du mût en a reçu une grande quantité. ÏJi (dace ne répond que par un seul coup de mitraille; sa fusillade reste muette.
l/enionnoir a m qui résulte de l'evplosinn s'étend heauroiip vers la gauche où l'on croit en remarquer un second moins évklé. On y trouve des conducteurs électriques isolés ù la gutia-perchi, une planchette de boite d'amie et des débris de coffrages d'origine russe. Il est probable que nous avons fait partir iin fourneau de l'ennemi en même temps que le Bùtre.
A neuflieurcs du naiin, nous entendons l'ennemi revenir sur la droite de l'enionnoir a«o
Moi<i ilr mui.
où noii& freuftons un A D)kU, ooti^ jiigooni; qu'il eM bitIvc bous U lumquflie et nous rliarg(H>n8 le puiUile 10 sacs ilc poudnr (190 kilogr.).
Au même instant il se produit un éboiilrmeni près d'un autre puits que nous avons creusé dans le talus avancé de l'entonuoir <ii«, où l'on a entendu travailler sans intemiption depuis hier. Cet éboulemeiit se continue en profondeur pendant qu’on en déblaie l'ouverture, et deux pelles à manches longs, abandonnées un iustani, y glissent et disparaissent totalement. On y dc|MMe viveiueiU 10 sacs de poudre (190 kilogr.), et après avoir bien garni le dessus avec des sacs à terre, on donne le feu à une heure, en même t»*inps qu’au puits cliargé à gauclic sur le côté de l'entonnoir om*
L’explosion de droite, au, a lieu senle : celle de ganelie manque par la faute du conleaii |H>rte-feu qui est mauvais. Cependant, k» travail ennemi étant très-pressant sur ce dernier point, nous débourrons vivement le puits, nous y plaçons une nouvelle amorce au conleaii Bickford seul, et k trois heures l'entonnoir an est pivuliiit. On n'entend plus l’ennemi.
Les Russes font sur les entonnoirs et sur la quatrième parallèle on feu si violent que nous 31 niai au I*' jaia sommes forcés d’y suspendre les travaux. Ils ouvrent plusieurs brèches dans le parapet de cette parallèle cl bouleversent de nouveau celui de la descente aux entonnoirs de droite, dont iU apercevaient quelques gabions. Beux mineurs et un auxiliaire ont été grièvcmenl blessés.
Le mineor ennemi se fait entendre, depuis hier, adroite des enlonnmrsot» et «42. 1’* «« S jw»n.
Les Russes continuent à gêner nos travaux par un feu des plus violents. Nous avons un mineur tué et un auxiliaire blessé dans les entonnoirs.
Nos elieniinements souterrains sont arrivés, savoir : la galerie de gauche, un peu déviée à droite pour éviter les rochers et les élKmlemcnts, h 15 mètres du rameau 32; le rameau 29, k ^ 4 mètres de la transversale 6; le rameau 39 est rt*iabU k 8 mètres de la transversale 5; la eommunioation 34, en suivant les détours, à 3G mètres de la chamhrc du rameau 3.
Les difliouliés et la lenteur de notre nuuxlie par les anciens rameaux nous engagent à essayer encore d’entrer directement ilans la cc»uelie d’argile par les entonnoirs. Nous eliolsissons pour cela les entonnoirs a <o et a ai qui sont k la fols profonds et voisins de remiemi, et nous y commençons des rainikcs.
Nmiscontinuons les travaux souterrains, et, au dehors, la iransforroation du bourrelet en pa- Du i »u 3 juin, rapet, les descentes aux entonnoirs, et les deux rampes entreprises pour entrer en galerie dans les entonnoirs 040 et ait.
On a entendu l'ennemi Jusqu'au malin en avant et k gauche de «41; Ü parait revenir vers remplacement de son explosion da». On l'a encore entendu plus tard en avant de 04*.
Nous avons eu aux entonnoirs un mineur blessé grièvement par un éclat de bombe, et trois autres contusiuiinés par des pierres.
Quoique l'accident survenu k notre rameau 5, du 23 au 24 mai, nous ait rendus dreon- Da 3 au 4 Juia. spects sur h* duùx tie remplacement des fougasses-pierriers, nous n’avons pas cessé d'en construire dans les entonnoirs ; mais comme U a toujours hdlu revêtir leurs talus avec des fascines et des pierres, les bomlies de l'ennemi ne nous en ont pas laissé mener une seule à bonne fin. Nous espérons cependant en conserver quelques-unes des dnq auxquelles nous travaillons actuellement, et nous en commençons deux nouvelles dans le roc vierge du revers de la quatrième parallèle, où nous en ferons d'autres, si ces deux-lk réusstsseai.
Moi)» lie juin.
Vh\ 4 «il 5.
Noire biii aciiirl e;>i d'élre en meaure d'inonder de pierrea le basiion da mit ii un instani donne et de concourir ainsi à l‘assaiit généra! qui doit être livré prochainement.
Pendant la nuit, la place a fait un feu violent de bombes, de grenades et de mitraille sur la quatrième parallèle et principalement sur les desccnlcs aux entonnoirs. Atit projectiles qui nous élaieiii envoyés précéilcmuient, il faut ajouter les galets de mer, que les Russes nous laneenl avec des mortiers, deptiis que nous leur envoyons des pierres au moyen des fougasses.
Dès que le jour paratt, les Itouleis renvertient tous les gabions qui laissent voir la moindre partie de leur clayonnage.
\je nuiieiir ennemi, paraissant très>)Hvs du talus des entonnoirs 041 et A43, nous cliar> geons h^speetiveineiil de iO et ib' Ib saes {1<J0 et 270 kilogr.) de poudre deux puits qui sont rreuaésprès de ces |khuIk. Au lieu d'achever comme précédemment le bourrage des puits avec sacs à (erre scuds, ou en pla^ e un lit sur poudres et on remplit le reste des puits avec ib's pierres du côté de reiiuemi, avec des sacs à terre de notre cdlé, afin que les sacs h terre réduits en poussière n^toiuliciii de notre côté et les pierres du célé des Russes. En même temps qu'on prépan^ ces puits, on place deuv sacs de poudre sous un rocher que forme un ressaut de I'"b0 dans la tU'scente aux eulmmoirs de droite, et on les recouvre de pierres, biscaiens, éclats de bomljes, etc., pour laire fmigasse contre i't^iineuii.
Les trois explosions oui Heu à iieiirheiires et d<‘mic ; elles cmivrent le bastion du mât de leurs projectiles. Le rocljer est détruit eu partie, et le ressaut est reporté en arrière. Les eutoiinoirs 0 49 610 44 sont assez évtdés (tour que nous pensions avoir aucint les cbeminements de l’eiinenii.
|a‘s Russes ripostent à une heure après mkli par unetris-peiiie explosion dtr, en avant de 0)1 ; l’un de nos écouteurs a été enterré à mi-corps et retiré aiissilùt, sans auU'C mal que des contusions assez légères. I.cs terres que celle explosion a remuées et faitgUsscT dans rentounoir 0 41 auraient enterré les travailleurs qui cticrcbaieul à entrer en galerie dans cet entonnoir et que fort lieiireiiscmeui nous avions déplacés au commencement de la nuit.
Le mineur ennemi rt'paralt encore rb'vaut t'enlonncdr nous avon.s un puits que
nous chargeons en silence pendant que rennemi continue son travail. Nous donnons le feu à deux heures et demie; rennemi est écarté et l'entonnoir prinluit, 04^, forme une échan^ enire notable dans le bourrelet de U place. .Nous avons trouvé dans eet entonnoir de noii' veaux cofhages nisses.
tl est recommandé aux olRclers de service de disposer leurs travailleurs île telle manière que les mineurs seulement puissent être enb’vés ou enterrés parles explosions ennemies, et Jamais les auxiliaires d'infanterie.
Les écouteurs entendent b' cmilre-nuneiir aux entonnoirs : 1* en av.int et à droite de a 40; î* k gauche de notre entonnoir d’hier, 04s; et, .V en avant de « 49. Ils nVniendeiit rien de l'intérieur des galeries.
Vers minuit, les Russes font jouer un petit fourneau, d», en avant de fljj. Un mineur qui écoutait sur ce point a été enterré à lui-corps et retiré aussiidl ; un autre a été blessé.
On a ramassé dans les entonnoirs plus de deux cents grosses grenades qui n'ax'aient pas éclaté; elles serviront k charger nos fougasses.
La présence de l'ennemi étant hors de doute, en avant et tout près de 040, nous chargeons re«p4«ctlvemetil de 18 et de 20 sacs de poudre (842 et .880 kilogr.) deux puits de 2 mètres de profondeur, préparés sur ce point, et nous donnons le feu k 10 heures du malin. ïl en
Muib de Juin.
rcMilU! un seul euluDiHMr ubkmg, formanl éi-lumcniro dan^le iMurrelct tin c^c de
b idaeo. L eoiienii efttèeartê> mais il ripoate à onze heiiroft H demie par l>\plo»iOD J^y <iui a lieu au-deMOua de noire entonnoir 043. Deux mineurs occupés an creuM^ment d'un puits tlans cet entonnoir, sont tués et projetés sur le glacis : l'un est retombé au milieu des débris d'alMtis et de chevaux de frise russes, à 4 mètres du bord de Tentonnnir; le second est re» tombé plus loin cl ne peut être aperçu. Deux autres mineurs, r|ui creusaient aussi un puits tlaiis reiiltuimûr voisin dii, ont été, l'un tué et enterré, Paiitre blessé frrîèvemenf,
Nous jugt'OBs, au bruit, que l'ennemi a débourré en grande |ianie b rameau nb II a fait Jouer U nuit dernière le fourneau dn; nous chargeons tie sacs de |»oiidre (2S8 kilogr.) uu puits de i*80 de profondeur pré}uu‘é dans renioiitioir même, et nous donnons le feu à deux heures et demie. L'entonnoir produit |»ar ct*ite explosioei (u 4a) est inVluen évidé et laisse entre lui et notre descente centrale iin masque de lem' qui coiivn* i»arfaiiemrnl le dé> Uuiclié de («He-ci et (pie nous n'aiirions pas mieux construit si nous l'avions élevé exprès.
On a bienl4H retrouve dans renionnoir d 37 le eadavn^ de l'un de nos mineurs ; on a retiré à neuf lieures du soir, sous une grêle de lialles, l’un de ceux qui avaient été jetés sur le glacis i il a été inipoesible de découvrir le imUiêiiie, soit sur le Icrmiii, .soit dans les ti'rrcs rciuuét's par l’explosion d». La mineur a été gri«ven)eni blessé dans ces rech<‘rehes.
Lite grosse Immbc anglaise est tombée la nuit dernière dans la gaucho des entonnoirs. Nous uviutis déjà reçu |}rêcédcmnHM)t plusieurs projectiles pri^venaiit des liaUcries de l'aiiaquc, mai» nous n'avoiis paa cm jus4|u'à présent devoir signaler ces aecidents.
A trois lieures du soir, les batteries d<^ attaques de droite et de gaitclie ouvrent de nouveau lui feu mnirri contre les ouvrages de la fHace. Le bastion du inAl ne répond |kas; nuis apK's (|uelquos niiniitos, les Husses font Jouer un fourneau d:», en avant do rctiUrnnoir olilong a4MT. Pei*sotine n'a clé atteint par celte explosion, |iarcc que la vivacité du feu noua avait fait su^»endiT monientanéroeni le travail aux entonnoirs. Nous le rt'prcnons à la nuit.
L'ennemi envoie dans les entonnoirs des pierres et de la mitraille verticak*, (pii iiuptiêtciil lioaucoup nos travailleurs et nous blessent un mineur cl deux aiixiUaires. Ce feu du mitraille cesoc à cinq lu'iires du soir. Nous en profitons pour tracer et (‘iilreprendre de nouvelles fougasses sur le revers de la quatrième parallèle. sept heures, la mitraille re- |)«raU avec une nouvelle intensité ; elle nous blesse encore, |>cndant la nuit, un uunciir et cinq auxiliaires. Nous sommes iorcés de suspcndi'c (oui travail aux outonnoirs d<'puis minuit environ Jusqu'au Jour.
Aux coups de la place, se sont Joints plusieurs coups mal dirigés di^ batteries n*' 10 et 11, dont les boulets, ricodiant sur le (erraio des fougasses, ont écrélé le para|>el de la «luairièmc
parallèle.
i>î travail des fougasses est poussii aussi aclivenvcnl que les circonstances te iK'rmetteul.
Au inaUii, l'ofllcicr commandant nos auxiliaires d'infaiiU'rie est atteint morieilemcul par un éclat de greuade, au mémo instant qu'uii de ses Ijouimes est tué dans une fougasse imr uuc balle à la télé.
Les artilleurs de la batterie n* 2^4 bit croient tmijours à la pruximité du miaeiir ennemi; cependant noa écouteurs les plus trsercés n'entendent rien. Toute observation de jour est netueUemeDt impossible, k cause du bruit de la canonnade.
Plusieurs boulets ou bombes ayant détruit en partie les gabionnades de la descente centrale
Pu 5 4u b.
Vm 6 «U 7.
Du 7 10 8.
Mois ûv juin.
iPl .\l, lig I).
Du 8 AU 9.
vl’l-XI, fig. 31.
bu 9 su 10.
aux eiitonnoii's, nous Iravaillons à lesiriahlir; mais celle ikiMCfilr n^sie impraiirahk* |HMubm loin le jour : un mineur y a éU* lué par une halle qui Va fi-appé ii la lêle.
En rt'sumé, nous avons eu dans les viiigi-(|ualre heures un mineur lué ef deux hles.s<'‘s ; el parmi les auxiliaires ü'inlanterie, lofllcier emmuandani et un .mniliaire lues, el sept Mcsm^s.
Les travaux intérieurs des pderies sont conttuués autant que pt^ible, eu égard au nombre «rhomines, aux difTicullês du terrain el à la |>énurie des coffrages qui sont loujcmrs confectionnés avec des plaiiclies iriplties. Voici leur étal actuel :
La galerie de ganclM' ap)>uie un |k>u h droite pnui’ éviter les blocs, et alleini 20 mètres :i |Kirtir du rameau .12. Le rameau 2b, qui est coffré, aueini une longueur de 10 mèlrt>sâ partir de la transversale G. Le raiiK>an 30, .après avoir appuyé à gauche, peiitétrt* continué sans coffrage ; il atteint 33 mètres à partir de la galerie. 1^ galerie de droite est rétalilie à 16 RH'tres à IKirtir «lu l'ameau 3; il faut la coffnT et la dévier à gauche pour les inénves raisons qui ont forcé a dévier raiilre galerie. Le rameau ’M est coffre et a 37 mcires de longueur i partir du rameau 2G, et ce dernier, tpii marche saus coffrage, aUeinl 30 mètres à partir du rameau 3^1. Le rameau 12 est chargé » 19 mètres du rameau 26.
N«)us avons sur le revers de b quatrième parallèle six fougasses en consImciKm.
L’attaque soutcnaiiie, ffanquee à gauche par les rameaux 30 et 29, à droite par les rameaux 3i cl 26, s'avance en prolongeant les deux galeries, mais avec beaucoup de peines et de lenteur.
A la surface du sol un travaille dans les quatre desrenu^s aux entonnoirs, dont une seule, la deuxième de gauche, permet de pa.ss<T sans étix* vu; on creuse les puits dans le talus ennemi et l'on construit des fougasses dans le m>trc et sur le revers de la quatrième parallèle.
Il faut suspendre encore ces travaux plusieurs fois pendant ta nuit, à cause de la vivacité du feu de la pbcc, priiicipalcmeiil aux descentes, parce que renneini y jette ses projectiles à feux courb's avec une grande précision.
La présence bien constatée du couirc-mincur en avant de l'entonnoir an-is, oii le terrain n‘a pas été remue convenablement par nos premières explosious, nous a engagés à y contmciiccr hier un puits de Boule, c*est-ù«dirc un puits coffré; mais le roc ne nous a pas permis de le pousser au delà de 3 mètres.
Kii attendant que le rameau 14 prolongé nous fournisse le moyen de fouiller ce terrain, uoiis chargeons le puits de 20 sacs de poudre (38Ü kilog.), cl, quoH|uc renm iiii ail cessé de se faire enlendrt*, saclvant qu’il n'est (kis loin, nous donnons le feu à huit heures el deiiiic du matin. U en résullo un entonnoir uni(|ue, «i «a, entre le bourrelet du glacis el la dt^cenie de di'oiic, «pli est moins mauvaise qu auparavant.
Aucun bruit souterrain ne se fait entendre nulle |>ari, y compris les environs de la batterie n*24hû, où nous continuons nos observations.
L’embuscade russe, située devant b gauche des entonnoirs, eiiTcue des balles qui iniverseul à mesure tous les gabions que nous posons à rextréaiité actuelle du bourrelet, c esi-:idire au retour en arrière derentoiinoir ai.
Le contre-mineur tic se fait entendre nulle part.
Nous commençons deux nouvelles fougass«^s sur le revers, et nous (Knirsuivons tous nos travaux à riuiérieur des galeries et aux entonnoirs, malgré les bombes, la mitraille verticale et les pierres que les Busses nous jettent aboudammeul pcmbnl toute la nuit.
— oGl —
Truih boulcls, Uucé& par U balk'riu ii* tüj onl eiicure frappé c« malin tlaii^ k; laliiN ür la quatrminc parallèle,et plusieurs bombes, provciianlde la baUerie sont lombccsdan;* les cnioniioirs. Les anillcurs eipliqaent ces faits par riiuiiiidilé de leur poudre.
Les sacs à (erre qui forment le parapet de la comiiiunicaliun entre la truisiême et la qualrièiitr paralW'le, se fondent pour ainsi dire sur place; il faut les rempheer on plusit^irs endroits par des gabions, parce que le parapet s'abaisse et ne couvre plus sufUsaninieiit la traiicbêt'.
En fouillant l'entonnoir da«, on a trouve dans le roc une crevasse de l”'t)0de longueur, U* 90 de largeur, et autant de profondeur; elle a probablement été produite par quelque mouflet ennenii. On la déblaie pour s’en servir au besoin.
Le travail souterrain de l'ennemi reparaît de nouveau sur trois points : 1* devant i® près de la crevasse découverte bier dans l'entonnoir dz»; 3* en avant de 049.
Nous avons, malgré le feu de la place, réparé les dégâts occasionnés aux descentes par les projectiles ennemis; et au jour on peut, avec quelques précautions, se glisser dans les entonnoirs par l'nne quelconque des quatre descentes.
Nous déposons 16 sa(*s de jioudre (304 lülog.) dans la crevasse de rciiU>iinoir dsa, et nous donnons le feu à neuf lieures du matin, l'ennemi nous paraissant sulSsammonl rapprorbé pour cire atteint. L’explosion a été extrêmement violente : elle a prmluit un entonnoir qui |»étièlru dans le bourrelet du côté de la place. Nous ne sommes pas encore vus |>ar ceUe écliaiicnire au fond de l'entonnoir général en arrière ; mais la prochaine explosimi qui S4^ra faite dans la même direction nous y découvrira indubitablement. Pour obvier d’avance à cet inconvénient, nous couvrons par une gabionnade la communication au fond des entonnoirs a is, ati et a 72, qui est toujours enlrclcnue en arrière du chemin de ronde, le long du talus ennemi. G.*tte gabionnade pourra être rendue très-solide avant que le l>ourreIcl s'abaisse assez |Kmr la mettre en prise au canon.
I*n mineur a eu le pied emporté par un éclat dans les entonnoirs, et deux autres y ont m;ii des contusions.
\ l'intérieur de IVntoiinoir 04», comme au fond du rameau .34, on entend sur notre droite travailler l'ennemi, qui paraît trop éloigné pour que nous puissions l’albMiidrc actueL lement au moyen de nos puits. Le bruit cesse au matin.
Pendant toute la nuit, l’ennemi a priiicipalenHMit dirigé son feu sur notre droite, où un mineur a été tué fiar une bombe. .\ii jour, il a battu avec des canons de gros calibre notre coiiimuiiM'ation ot la droite du parapet de la quatrième parallèle, cl y a ouvert plusieurs brèches,
I) après nfhsot»s4‘natious ré{N*tées, la batterie u* Ü4 ôii est èviilemnienl â i'al»ri (h*s explosions du mineur ennemi ; mais nous ne parvenons pas à rassurer les troupes qui I'occuih'uI.
.Nous avons commencé hier un nouv<^u puits de boule, vers a 19 ; le roc nous a forcés de l’arrêter à â mètres de profondeur. Vers huit heures et diMiiic du soir, rennemi en est si rapproche qu'on y distingue le bruit produit par le sciage d'une pièce de Imhs. Pondant que nous déposons en silence 11 sacs de poudre (ilKt kilog.) dans notre puits, il s'engage une fusillade Ircs-vive. Aiieiif heures et demie mms donnons le feu; l'explosion produit l'cntoiitunnuir uti.
Vers dix heures, un Kussc a clé aperçu au bord de l'cülimnoir géiiénil pK's Av inrirt' gauche; il venait sans duiilc recoiinaiire si la fusillade, qui sc calmait alors, avait attiré du iiiomk' aux ciilotinoirs cl si une explosion pouvait nous causer beaucoup de mal.
Mois
Du
ÜII
de juin.
tO 4u <i.
tt «U U.
Il au 13.
Mois itc' juin.
Du 43 «U 44.
Du I4 «U 45.
Du 15 au 46.
Du 16 au 47.
Noire dernier otuonnoir nst, en rangeant le hourrelcl du côté de la place , a nn pou découvert notre descente de droite : il faut modifier celle-ei en la déviant k droite et en y aj<Hitant uii traisièue rang de gabions.
Deux mineurs ont été blessés dans les entonnoirs par des éclats» et une bombe y a dégradé Tune de nos fougasses.
A trois heures et demie de l'après-midi» nous donnons le feu à une fougasse «ûluée dans l'entonnoir ats; elle porte sa geritc sur la face gauche du bastion dn mât et sur sa haticrio basse.
Les Russes ripostent à minuit par l’explosion dji, en avant et sur la droite de reiiloiiuoîr oblong d m; elle a détruit notre chemin de ronde sur ce point et bl(*SM^ par des ptern^s projetées» deux mineurs qui travaillaient près de là.
Les artilleurs de la batterie n*53, située devant le bastion oeiilral» ont cru enicndri' le mineur ennemi en avant de leur parapet. Nous avons envoyé éomlcr un sergent et un mincur^ qui n'ont pu saisir aucun bruit souterrain.
On laisse approcher le contre-mineur, dont la présence est signalée eu divers points, particulièrement vers la galerie de gauche, d'où on rentend presque aussi bien que des entonnoirs.
Assiégeants et assiégés tirent peu pendant la nuit et s'occupent de la répantion de leurs ouvrages. Les Russes» travaillant à découvert aux embrasures du bastion duniAt, nous de> mandons au colonel de tranchée de faire tirer snr eux par les hoiunies de ganle aux entoniioirs.
A midi» nous donnons k feu à 1 1 sacs do poudre (âOO kilog.), déposés au fond d'im puits de 2*30 de profoiukur situé d-ans l'eiitonnoir dji. Deux chetninemenls ennemis, dont un trés-npproclié, se sont fait entendre sur ce point jusiju'au moment de l’extilosion. CelU* dernicre (a ss) jiaraii avoir produit de l'elTci iméneurcment ; elle a creusé beaucoup Tandon entonnoir sans changer noiablemeni la forme de la surface.
Notre entonnoir de droite est toujours le but (ks iHmilM'seniicmics, et aucune ne le manque.
IHx chasseurs à pied sont envoyés pour occuper les créneaux delà quatriénH' parallèle et tirer sur les Russes qoi sc laissent voir.
læ contre-mineur sc fait entendre sur plusieurs points : I* devant a a, où on Tentend iK'S-bien de Tentonnoir, et vaguement de TinCértcur du rameau 34; 2* devant au>; 3** des deux côtés de la galerie de ganche, aux entonnoirs seulement ; le mineur qui chemine à Tinlérieur n'entend plus de bruit depuis Texplosion d'hier, (i»t.
Nous avons à gauche de la galerie de gauche un puits de 2 mètres de profondeur, creusé jusqu'au roc dur, dans un terrain peu remué. Il est devenu au jour le but des boiiibos de Tcnnemi. Le contre-mineur a cessé de s'y faire entendre, et nous attendons qu'il repreuni* son travail |ionr charger et donner le feu.
Les balles de nos chasikntrs, postés aux créneaux de la quatrième |wirallèle, ont atteint ce malin plusieurs Russes, dont un ofHcier qui ol»servait les attaques avec une lorgnette. L«‘ bastion a vivement tiré alors sur notre para|»et : quehptes créneaux ont été enlevés» mais nous les avons rt'lablis aussitôt après.
Trois mineurs et deux auxiliaires ont été blessés aux entomioirs. L’otTkier de service aux mines a été renversé et contusionné par lU^sacs à U‘rre projetés par un boulet.
Pendant la nuit, un Russi' est venu sur le glacis, près des enioniioirs ; il avait une lanterne et M*mblaii faire dei signaux iwur donner de- direeiloiis- Le?? sentinelles avanciks.
Mois il<‘ jiiîti.
4|ui r4!voiviml «ouveiii, ù loMrr grand ifigrft, l’ontr^ de ne [)»<% tirer, «é ^)ii( eonroniiées à leur consigne et ont laissé faire.
.Vous avons continué tous nos travaux. l*n mineur a été blessé grièvement aux entonnoirs par un éclat de bombe.
ües instructions spéciales nons prescrivent d'avoir (pielques fougasses en réserve et d'en faire jouer plusieurs i la pointe du jour, pour concourir autant <p>'il est en notre pouvoir à ratlaque qui sera tentée demain matin sur le front MalakofT. Nous ne laissons, en conséipience, que des écouteurs à rintérieur des galeries, et nons employons ton snos travailleurs au chargement de huit fougasses étabües sur le revers de la quatrième parallèle. Nous pla» eons dans chacune 3 sacs de jK>udr<* (57 kilog.], ci nous les chanteons avec des pierres et des éclata de projectiles creux ramassés aux alentours. £lles sont prèles h deux lieures et iiemie.
Vers trois heures et demie du matin, lorst]iie le feu est déjà engagé devant le front Malakoll, nous faisons jouer trois fougasses à gauche, ensuite deux à droite. Les premières ont parfaiteokent projeté leurs gerites sur le bastion du mM et sur sa batterie basse; les deux dernières, établies dans un roc moins dur, n’ont pas prmkiit autant d'cITct : elles ont presque joué comme des fourneaux de mines, et l’une d'elles a jeté 1)caucoup de pierres dans nuire eoromunieation, dont elle a presque renversé le para|>et dans la irancbée.
Nous travaillons aussitèt à rt’dablir les fougasses qui viennent de jouer et à réparer les dtV gàts qu’elles ont occasionnés à nos communications.
.Aucun travail souterrain ne se fait entendre; mais il est présumable que rennemi, s*at« trndant à un assaut général, tient pUisietirs fourneaux prêts 6 jouer.
Nous avons repris les cliemincments S4)uicrrmns ilans les deux galeries cl dans les rameaux 2^1 è gauche, .74 h droite.
I^e contre-mineur se fait entendre : !• en avant, à droiu* du rameau 20, où Ton n'avait pas jus4}u1ci reconnu sa présence ; 2* en avant, de chaque cdté de la galerie de gauche; 3* de chaque cèté do l’enlonnnir n«v; 4* ennn, de chaque cdté de rcntoiinoiru»i.
Pendant la suspension d'armes, qui a eu lieu au s«>ir pour renlèveuient des morts et des blessés devant le fmiil Malakon*, nmis avons retrouvé, à 10 mètres au delà de l'exlrème droite des entonnoirs, le eadavre du mineur que nous avions |»crilu le 5 de ce mois. Nous avons pu rcmaniuer que les mineurs russes sont en grand nombre dans le fossé de b face gauche du bastion du màt.
Peu de temps après la reprise des hostilités, vers huit beun*s du soir, nous avons brftlé 13 sacs de poudre kilog>] déposés au fond d'un puits, dans Pancien entonnoir an : rennemi paraissait iK^s-rapproché de ce p4Hiit,cl il s'y faisait encore entendre au moment où nous avons donné le feu. L'entonnoir produit {an) avance notablement et laisse le terrain fortemeiii escarpe du (N’dé de b place.
L'ennemi eonlimie à se faire entendre sur les quatre points que nous avons signalés liicr. Au jour, il reparaît dans IVntonnoir a:a; nous y creusons iiiinn'Hilateineni un nouveau puits, l'n mineur a été blessé.
A peine s'e$t-i1 écmilé vingt-quatre heures depuis que nous avons produit reiilonnoir a sj, et déjà le coiilre-mineur arrive près ilu talus en ce et nous oblige à mettre le feu, vers quatre heures du soir, U I3sues (2S3 kib»g.) tie poudre. 4'cite nouvelle explosion (as«) nous avance peu, ptiix^e <|ue b* puits où nous avons placé la poudre était enuisé ati pied d'un
Du 47 aa 48.
Du 18 au 18.
Dti 49 au ?û.
Du 20 au 91
.Mois <ie juin.
I «rarp^moni i\e rnchi*r onrorfi inUoi, in.ViA elle doii avoir niieini reiinemi qu'on enieniUii tout jH^elje, îTu'ine au moment de donner le feu.
Nous avons fait Jouer une fougasse qui triait pr^le, fuirce que nous avons cm remarquer qu'il y avait du monde dans le bastion du niilt.
Vers minuit, les Russes ont donné le feu à un véritable camouflet d sa, à droite de la ga> lerie de ganebe ; l'effet extérienr a été presque nul, tandis que la commolion a été irès-forie dans la galerie, d'on nos mineurs ont dfl se retirer à cause des gaz qui y avaient pénétré.
i^inze ciiinute.s après, les Russes ont encore fait Jouer un autre petit fourneau dis, devant l'iMitonnoir aïo, sous les débris de leurs abatis et chevaux de frise. Reux mineurs ont été blessés.
IM 31 lu 23. Quoique nous ayons eu trois ou quatre mineurs momentanément asphyxiés dans la galerie
d<* gauche, le travail y a été repris et continué.
Les chasseurs à pieti, qu'on avait retirés depuis trois jours, sont revenus aux créneaux de la quatrième parallèle, d’où ils empêchent les Russes de rétalitir les embrasun^ du bastion du luâi. l.a place a coutinué son feu habituel de bcjmbes, grenades et mitraille verticale, qui ne nous a cependant alteiiu qu'un seul auxiliaire d’infanterie.
On dirait au jour que le mineur ennemi a un intérêt tout particulier à revenir vers les eii- I mnoirs a et d.a, tant le travail y parait actif. .Nous pré|iarons deux puits dans ces cnioii* noirs; nous les chargeons respectivement de 10 et de lisaes de poudre (190 et 228 kilog.), «•I nous y donnons le feu à trois lienn's et demie du soir.
I.es gerbes produites par ces explosions se sont élevées à de grandes hanleiirs et ont lancé des pierres jusque dans la deuxième (Uirallèle, heureusement sans accident |K>ur nous. I.e pniu de gaurlte a Joik* le premier, et son entonnoir ay^ se Inuive remblayé en partie ; l'autre a produit l'eiiumtmtr a^c, qui avant'r? {X'u vers la pbet*. II nous a semblé que les prnidres avaient agi iiiiinèdiaitunent sur le roc dur.
Du !2 »u 27. Nus deux dernières explosions ne paraissent pas avoir produit beaucoup d'eflel intérieu-
rement, car à di.x heures du soir, on entend de nouveau l'ennemi devant toutefois un |►eu plus loin qu'aiiparavaïU. I.e cheiiiinentent de la galerie de gaucite s*‘ tixiuve dune n>mpromis: nous l’arrêtons cl déposons à son extrémité 29 sacs de poudre (491 folog.), et a|m*s .ivoir achevé un bonmige de 1Ü mètres, nous attendons que rciineiiii en aiqimcfie davantage pour donner le feu.
Qiiatn* fougasses ont été rétablies et recbargé'cs.
Quelqties tirailleurs, postés aux o»ivragefi du 2 mai devant le bastion central, ont pris hi quairîèine parallèle potrr le baslioti du mât, et uotis ont lln‘ plusieurs eouj>s de fusil, lieiirxui- •Muiient mal ajustés.
fol 21 MH bniils que nous entendons aux entoiino'u^ elà rinlérieurdes rameaux 29, 3i cl dans
la galerie de gauche, indiquent que le contre-mineur travaille toujours ; 1* à droite de noire ranuxiii 20; 2" vere au et djj, c'est-à-dire de chaque cdté de la galerie de gauche; 3’ en avant de a;«; 4* à droite de a si. Il parait eiicore trop éloigné pour que nous puissions diriger eflicacemeiit une explosion coiiln' lui.
Alinde mieux relierlesentonnoli*sàla iniisièine parallèle, nous avons commem*é, en partant de b gauche de la quatrième, une nouvelle communicalion qui arrive maintenant aux entonnoirs isolés a ^|. Le liaslion central a tiré sur ce travail sans y causer de grands dég.ti' ; ou y est h piMi près eouverl.
A qiia'relKMircs Un k* mimMir eiuKMiii paraissaiUMsez rapproché, nous faisons jouer le fourneau qui esl rliargé en bHc île U galerie «le gaurhe ei qui produit reiuonnoir a it.
Nous romarqiH>ns que le liasiion du mit est fortement occupé ; nous donnons le fai à une fougasse qui projette sa gerbe très>loîn cl dans une bonne direction.
Les Russes répondeol à sept heures du soir par l'eiplosion dsi, qui a lieu sur la droite de notre entonnoir a 4t et qui intercepte le chemin de la descente centrale aux entonnoirs d«> droite et nous hlesse un écouteur. Ils jettent ensuite beaucoup de boinlies sur te lieu ib* l’explosion.
Nos travailleurs emploient le reste de la nuit et la jotiriiée snivanU* à creuser de noiiveaiu puits dans les derniers entonnoirs formés; à rétablir les descentes et lescoromunications des entonnoirs entre eu\ ; à remplacer par des gabions les sacs k terre pourris dans le parapet de la communication de droite ; à creuser des pétards pour appn>fondir la coiiimunicalioii de gauche; a débourrer le rameau 18 pour se procurer, par IVnlonnoir an, Tairqui manque au fond du rameau ^ ; il continuer la galerie de droite ainsi que les rameaux 29, 39 et 2t].
On entend renneini |>ar intervalles aux entonnoirs et nullement à rintérieur îles rameaux.
A neuf heures et demie du soir^ l'ennemi aelTei iué en dehors et à gauche de renloiiiioir il a une peüle explosion di&, qui a produit peu d'effet à t’extérieur; mais la fumée et les s!az ont pénétré abondamment dans la partie avancée de la galerie de droite, oii nos mineurs ont dd suspendrt* leur travail pendant toute la nuit. Au jour, ils y creiiseni une chambn* dans laquelle ils déposent 30 sacs de poudre (570 kilog.].
O'aulres mineurs achèvent de mclire en état deux puits situés dans les entonnoirs a si cl asT. A dix heures et demie, rennemi fait jouer un nouveau camouAet dss sons le premier de ces deux entonnoirs, dix minutes seulemeiil après aviur cessé de se faire entendre en ce! endroit, tii »i*rgenl de mineurs a été renversé et contusionné par l'explosion ; le mineur qui était dans le puits de Tentonnoir ai? a été enterré à mi-corps et s'est retiré lai-iiiénie quoique blessé; quant à celui qui se trouvait ihins le puits de l'entonnoir voisin dn-, où le rainouflel ajoué, U a été tué et cnb'rré i‘omplélement sur le coup.
Nous plaçons immédiaUMiienl di^s travailleurs à fouiller l'entonnoir pour retrouver iHXrt' iiiineur ou au moins son cadavre, H d’autres k déblayer le pulls qui a été remblayé eu partie.
A deux heures après-midi, le mineur ennemi n'par.aissant tout près de ee dernier puit*;, nous y déposons 12 sacs de poudre (228 kHog.) et nous donnons le feu, mais sans succès. F.n débourrant, on reconnaît, que le cordeau porm-fcii u'a brûlé que sur une parlû* de sa longueur. Il faut fain* revenir les troupes à leurs postes, placer une nouvelle amorce et ri;lalilir le bourrage. I.'explosion a xt a Heu entiii vers trois Injures et demie du soir. LViiitmnoir a se trouve un peu prolongé vers sa droite, et l’eiinenii est écarté pmir le moment.
Lu lM>urr:ige de 12 mètres est terminé dans la galerie de droite; nous attendons que Tenucnii en approche de nouveau pour donner le feu.
I.e fourneau qui est chargé depuis Ie30 mai au fond du rameau 12, se trouvant fort en arrière de celui que nous axons préparé hier en tête de la galerie dednûle, ne peut plus nous être d’aucune utilité : nous commençons donc à débourrer ce rameau pour y reprendre ensuite la marche en avant, si nous parvenons à eontounierles rochers qui nous y ont arrêtés.
L'air arrivant difficilement au fond des rameaux flanquants 29 et 34, qui ont atteint, le prciuh'r 37 mètres à |wnir du rameau fl, le second 51 meMresà partir du rameau 2<t . et
Mois lie juin.
I>ii VII 2'^.
n<i lit a» Ki
Iki IG nu IT.
Miiis «k* juin.
Du il
Du 18 au 29.
l'onnemi faiftaiit enlemire à 4lmile île l'un , à gauclH* tlt* Tautiv^ ikmik mKl^ iléchkms à diambrer à leurs cKlréniités. LorM|ue ces cleut rourneaiia auront joué, n«ni« .iuron« k l'ex* léricui' deux bons postes pour surveiller la luarcfac de l'ennemi Mtr les lianes <le raiia<}iie souieiTainc du centre, cl nous pousserons celle-ci en avant, s'il esi possible, par les deux ^alertes et les rameaux 39 à gauche, 12 à droite.
A l'extérieur, on coupe les gradins de la troisième parallèle pour compléter la communication de gauche p.vr un passage rouvert, son«i le parapet de celle parallèle : on y Irvuive le rtK- vif, cl il faudra employer le [X'ianl.
Les quatre descentes aux entonnoirs sont louj»»urs obsituécs cl dégradées par les Immbes que les Russes y jettent comme avec la main; il fmii y travailler cmislamincni.
On a reelterclié iiiulilemeiil le cadavre du mineur enb'rré dans rentoniioir dj«.
dO sacs de poudre (1 ,1 iO Kilog.) ont été dép< ses au fond du rameau 29, et un bourrage de 12 mètres est lerniitié. On n'a |»;is cliargé .14, faute de travailleurs.
L'ennemi, ipii ne s'éiail pas fait entendre de toute la iiuil, a reiiaru avec le jour : I* en avant de moj 2* des deux côtés de la galerie «b* gauche, en du et <i»t; 3*dcvaul aso, sou les abaüs, ofi il parait avoir trois attaques dans lequelirs il interrompt cl reprend alieroaiivcmcni son travail avec intention.
On etiicml le eoutre-uiiiieur {mui prtV aux mêmes points que pendant la iiuil du 2 au 24.
.\ii fond du rameau 34 nous avons chargé un fourneau de 00 sacs de poudre (M 40 kilog.); le bourrage de 12 luèlrc» a été lei'uiué à midi.
La conuuunicalion de gauche, entre la quatrième parallèle et la iitusiéme, dépasse les entonnoirs a4.a»; le passage souterniin qui traverse le parapet de la iruisième |>arallèle est dirigé oblbiuemeul à gauche vers le ravin, de manière à éviter les coups d'culUade partant «lu haslion du mât et du bastion central. Il est coffré avec des châssis en madriers, posés à d'intervalle; sa pente a été régl«V de façon à lui «lonner 1*2U de profondeur au Mirtir du parapet.
Celte communication a été particulièrement le but de« projectiles ennemis pendant b*s 2i heures.
A quatre heures et demie du soir, nous donnons le feu an lonrneaii cltargé en tète du rameau 29. I>ix minnl«^ après, nous le donnons égalcmenlau x fmirneaiix chargées dans lu galerie de droite et dans le rameau .14. premier a pnMliiit «ne lielh* gerlie, qni est retombée en grande partie du côté de la pl.*iee ; son enionnoir a forme un l»eaii logenwnt au delà «ii>s am-ieiis entonnoirs, maison ne p«*uly aller a« iuelb‘menl. l.u'ileuxiême.iraUS pam.' que le cordeau Riekford, mal .ajusté au rordean Larivière, n'a pas transmis le feu ü ce dernier. Le tmisième a fait mi peu fougasse k gauche, comme on Vnvaii aisément prévu : il a Tonné* un bel entonnoir 4 «0, et a remhlavé la descente aux entonnoirs de dmiie, qui nous avait coûté tant de p«*ines et qui nous a si p«Mi servi; mais en prolongeani le Iwmrrelet û droite, il a étendu noire quatrième parallèle assez biin |X)nr que nous puissions ouvrir une nouvelle descente mieux abritée que celle qu’il a détruite.
\ quatre* heures cl demie du matin, nous avons fait jouer le fotintcaii qui a raté hier. Il a pnHbiit un entonnoir très-vaste a si, où nous avons Irmité im gniml nimibre de débris de contages rusM'S. Mais il forme une trmjé'c qui laisM.* à dé*couverl le pied de la desc-eiile
Moi» «l<* juin.
4'1’iUraie. La preiiiièn" dfM'4:uli‘ gauclie rcsu* »4Hik‘ pratioaMc } leis troi» autres âoni en- 4'umbnvs> <ui démivcrtes, <hi ikHmitcs.
Nous actixms le travail au |Uira|»et de la qaatrièmo liaraltcle, el uous en prolongeons les (1eu\ eitrémilés.
A l'inténeur, nous avançons par les rameaux 31) el lâ ; nous délM>urroiis les tkfux galeries el les rameaux el 34. <•
Les dêbuutrages îniérieurs ont été Muqu'iidiu» afin de pla< cr le plus île travidlU'urs possible au réiabUssetnciii des ciKiuimiikations entre les entonnoirs, au pata|>et de la quatrième parallèle et aux descentes.
L’enneniiÿ se doutant bien que nous avions du moiule aux entonnoirs, y a jeté une grande quantité do bombes, de grenatles et de iiiiüraillc. Ibuix mineurs ont été atteints par d<‘?> «éclats de grenades.
Au jour^ la circulation t^si établie sur toute la ligne desoniounom., maison ne |»eul |)as encore arriver dans tt ».
On nVnlcndle mîueur enneiiii que du dessus, en djc et aso*
La nuit et la journée sc sont passes sans autre cveneokentqu un mineur blessé aux entonnoirs par un éclat de grenade.
On reuuiire à cuuslruire des fougasses, parce que le relranclieuient intérieur est l»ors de leur portée et que c’<^t de là que nous vienuenl princi|utlciucnt les projectiles, le baslton du màtparutsàanl oi'cupé seulement par un petit tiombre d'Iiommes.
L étal des chemiiieiiienlss^julerrains at‘ rtrsmue ainsi: la galerie de gauche est débourrée jusqu a 32 inclree delà transversale S ; le rameau 30 est arrêté à 41 mètres du la galerie; la transversale G n'a pas changé, elle s'arrête à 33 mètres de la gak'rie; le rameau 3i a iO mètres de longueur; le ramrau 30 a 15 mètres à panir de la iransversale 5; la galerie de droite est délmiirTéc à IK mètres des rameaux 3-13; le rameau 12, dans lequel ou a cott- UMirnc les roeliers qui l'avaient arrêté, a 22 mètres à partir du rameau 2G ; la comimiuicalion 31 est rv'tabiie j(is<|u'à 3G mètres du rameau 20; le rameau 18 a 0 uvèlrcsà partir du rameau 34; le rameau 2GaUetni une longueur de 34 mètres, mesurée en suivant les détours.
L'état dans h^qucl nous trouvons nos deux galeries principales en les débourrant ne nous laisse qtie bien peu d’esjiéranfc de jæuvoir y clieminer de nouveau ; et ctmmK* nous ne voulons pas nous avancer seulement par les rameaux 39 à gauclic cl 12 à droiu^, nous débouchons du rameau 32 pur le rameau 42, el de rcxircmîté actuelle de la comiuunicsUon 13 parle rameau 43. partant de la partie conservée de l'ancien rameau 40. Nous parviendrons peut-être ainsi à intercaler quatre nouveaux euionnoirs entre a», u», a«i et oso, niais un peu en avant, ce qui nous ferait gagner du terrain.
Le mineur ennemi travaille par inltM-mitienec à gauche de a» et du rameau 18; U s’esi £üt enleudrc précédcmuicut sur ces deux points à une moindre distance qu’aujourd'hui.
Nous commem.-uus à chaque extréuiilé «le la quatrième pai'allèle de nouvelles descenleh aux entonnoirs. L’ennemi a contrarié ces travaux par scs projectiles ordinair«*s, auxquels il a joint des bombes du calibre de 0*34, qu'il a jetées sur la communication de gauche et sur la batterie n* 2i 6ii . ^ «
Le mineur ennemi se fait entendra' aux uièuieh pidiits qii hicr ; U a reparu en ouln: à droite «le et à gauche de a si,
La ))litie «|ui <*st tombée au matin a déieiminé éboulemenls dans nos deux galeH«'s
Du 29 iu -10
Du 30 juin IU 1*' juillfi.
PI. Xt, tig. i
Du t*' uu 2 iaillel.
(Pt XII. lig. 4.)
Ou i au 3 juiilei.
M4ii> (l(‘ juiiU'l.
Üu 3 ju 4.
ÜU liU O.
Du Ü au *•
i)u 7 âu 6.
; UH ctiloiinuir ëc foi iiH' de celle de droite el menace d'eulraiiier une
partie de la gaiiioniiade quic'ouvre à droite le pied de la descente centrale.
Vu iiiitieur a été hle8^sc au\ entonnoirs par un éelalde bombe.
Il a fallu hiispeiidrc plusieurs fois les travaux extérieurs, à cause de la vivacité du feu de la idace.
L'attaque souterraine s'avance lentement et pciiibleiiieiil par les deux galeries cl par es rameaux it, ^I9, i3et li,qui simt colTrés sulideinent avec des cIiùsms ImlbndaU en planches * triplées : aucun deux ne pouvant cire atteint en Aane, nous recevons l'ordre de pousser vivement ces quatre rameaux, principalcnienl tes ii** 39 et 12, et de ne s'y arrêter que si on reçoit le camounet; alors seulemcul on enmsera des chambres.
Nous avons demandé 70 auxiliairc's d'infanterie au lieu de 50 : cette augmentation est motivée par les nombreux travaux que nous avons à exécuter à la surface du sol pour réparer les dégâts occasionnés aux ouvrages par les dernières pluies et par le feu continuel de la place.
Le mineur russe se fait toujours entendre aux méiitcs points ; il n'avaucc pas, et l'on dirait qu'il cherche à nous attirer sur son terrain.
La batterie n*25a envoyé pendant la nuit deux bombes au milieu de la gardode la quatrième parallèle :un homme a eu les deux jambes emportées par la seconde. L'artillerie ex- |iliqne encore ce fait par rhumidité de sa poudix*.
.Vu jour, toutes les coinmiiiiicaiioiis sont rétablies entre les rnloniioirs ainsi que le» ttx)is descentes; on iravaillc aux deux descentes des cxtrémUcs de la quatrièjiie parallèle, aux communications de droite et de gauche.
Peux bombes de gros calibre sont toml>ées sur le passage couvert qui débouclkr do la iroisb'iDe parallèle : elles y oni causé peu dedegAts, malgré l'iiaperfcclion de la galerie, qui est loin d'ètre achevée et dans laquelle on continue à pélarder.
Notre communication de gauche a été irès-inquiétéc depuis trois jours fiarle canon des Itusscs qui en r<Mivers4‘ les gabions ; nous avons dû y suspendre le travail plusieurs fois. [>euv mineurs y ont été blessés.
I.C mineur ennemi se fait entendre aux mêmes |M>iiiis que les jours derniers, et, |Kiur la première fols, à droite de rciilonnoir ai9t où nous n'avotis que deux ou trois tirailleurs embii64|ué.s derrière la gabioiiiiade de la communication qui y conduit, et de U‘mp6 k autre un écouteur.
A trois heures après-midi, les Russes donnent le feu à un ;>etil fourneau, dit, situé sur U droite de l'enionnoirasi; tout l’effet s'est réduit à remblaver le petit passage de cet entunnuira ceux de droite ; k peine notre mineur a-t-il ressenti la commotion au fond du rameait 1 2, qui atteint actuellement 26 mètres à partir de Taxe du rameau 2tL jVussitôi après rexplosion dxt, nous avons commencé un puits sans coffrage dans l'entoiinoir peu évidé qu’elle a produit, et nous avons rétabli la communication remblayée.
Nous avons employé celte nuit 25 sapeurs et 25 hommes delà garde do tranchée à la n*jtaration des brèches que le canon de la place a ouvertes dans les extrémités de gauche dr« deux parallèles, nos travailleurs ordinaires uc pouvant évidemmeni pas y suffire.
Au matin, le cation de la place a détruit de nouveau une grande partie de ce que iiou^ avions rè|iaré.
L'un di‘ nos plus braves sous^oflieicrs de mineurs a eu la téle emporu^v pai un Umlei, dans les entonnoirs de gauebe.
On peut circuler partout dans les entonnmrs et les trois anciennes descentes : on y est cependant vu en plusieurs points par des créneaux ; niais Tennemi ne lire pas sur ces pmiils, il se ménage ainsi, sans doute, les moyens d’observer nos mouvements aux entounoirs ; nous prenons les mesures convenables )>oor masquer ses vues.
A trois heures du soir, on entend le mineur russe près du puits qui a été creusé dans l'entonnoir dv et qui a 2"3ü de profondeur; à chaque coup de pioche on voit quelques pienes se détacher des parois du puits. On l’entend encore à droite de um, à gauche de <is7 et du rameau 18. ^
Notre cheminement de la galerie de gauche est arrêté iiar un gros rocher qu'il n’a pas été possible de louêFier, ainsi qu'on avait réussi à le faire ailleurs.
Nous avançons acluellemeiil sons terre par les rameaux 42, 31), Ail, li, 18, 2Ü et par la galerie de droite.
On juge, vers six heures du soir, que le mineur ennemi est arrivé sous l’aplomli du puits de rentoiinoir dyt : on y dépose en silence 15 sacs de poudre (285 kilog.), on bourre clou donne le (eu. .\près cette explosion, an, on n’entend plus qu'un bruit vaguo et cloigué.
Notre artillerie a tiré vigoureusement; pourtant celle des Husses n’a pas cessé de tour* iiienler nos travaux de la communication de gauche, pendant la nuit par des feux courbes, siirtoiii des grenades, cl pendant le jour parle tir de plein fouet.
Le feu de l’ennemi a continué de la même manière ci avec la méiiie viulciice contre la gauche de nos deux parallèles.
La petite gahionnaüe que nous avons établie ù la gauche dos eiitonniMrs a été eu partie incendiée par des halles iihii, eu partie détruite au jour par des obus ]H^rculants.
Cet essai de couronnement, qui ne réussit pas sur un point où aucune explosion défensive u'a eu lieu jusqu'à présent, montre bien ce qui serait arrivé si nous avions voulu couronner Unis les entonnoirs sur le bord le plus rapproché de rennemi, comme on le fait ordinairement.
Noua commençons le petit boyau 44 qui senira d'embuscade pour surveiller la pente du ravin.
l/cnnctui, qu’on n'entendait plus depuis le matin, ayant repris ses travaux soulerraiiis, nous reprenons tous les nôlrea que son silence nous avait fait sus|>endre.
Deux mineurs ont été blessésaux entonnoirs.
.\ onze heures du malin, l'enoenn a ouvert un petit eiiionnuir, du, sur la droite de sst : deux châssis ont été dérangés en télé du rameau 31), qui a 23 mèirx'S de longueur à partir th* la transversale 5. Nous ne considérons pas UHiicfois ce rameau comme gravement compromis, et nous le continuons malgré les sliiiiosiiés incommodes que lt>s l'ochcrs obligent à y fhire.
Nous ouvrons immédiatement un puits dans l'entonnoir du.
Le cheminement de b galerie de droite est abandonné à 22 mètres de l'euliée des rameaux 13 et 3, parce que les éboulemenls empêchent à la fois la marche cti avant et le changeucot de direction à droite.
Le mineur ennemi revient vers d u; un rentend aussi à gauclie de asi* On ne ;»crçuit aucun bruit de rinlérieui* des galeries.
Mon. lie juilki.
Pu 9 au 10.
Ou 10 lu 11*
Du 11 lu n.
Muûi de juiUet.
Du 42 «U 43»
Du 43 BU 44.
L» coramuntrniion de gaucho, cuire la troisicmo et la qiialriènie parallèle, eftt tormiticc Ikarl'achèverntMii du passage en galerie couverte; plusieurs de M.^spar(ics doiveni cependant être améUonVs.
Nous continuons 8out» terre les rameaux 4*2, 39, 43, lâ, 48el S(>, et » l'extéricnr Its ré* paratkins Jourttalicres.
Le Hculeaani Dikgny remplace aux mines le capitaine Coste, rpii est parti pour Aiiapa, avec quelques mineurs exercés et un détachement de sapeurs.
A huit heures du soir, une explosion ntssc, ds9, a lien presque au même endroit <ptc Celle d avant-hier rfw; elle a blessé un éei>ulcur|Kir des pierres projetées, iiilerceplé la communication entre les eutuiiiioirs voisins et asphyxié dans le rameau 39 les deux mineurs qui étaieni en léte. Ceux-ci ont été retirés anssiUH et sont rt^stés sans eonnaissaneo pendaut une Iteure*
A huit heures et demie une nouvelle explosion, aatieint trois anxiliaireseluncapof.il de mineurs : l’un di*s auxiliaires est tué et projeté sur le parapet do la deuxième descente de gauche, les deux autres sont renversés et blessés grièvemeni; le caporal, également renversé, n’est que coninsimmé.
Entre onze heures du soiretune heure du matin, on a cm entendre 4’eiincmt charger un rourneau sur la droite deo&t. On t'a encore entendu par intert'alles devant o «3.
A six heures du malin, nous pouvons rentrer dans le rameau 39, où nous reprenons ta mandie en avant.
Les diflicullés que nous avons éprouvées en retirant, la nuit dernière, les deux mineurs qui étaient asphyxiés dans le rameau 39, nous ont fait n^coiinaDre rinconvénienldes petites dimensions de nos rameaux : nous faisons confectionner, en conséquence, d<*s ch^^ssis ihr 1*10 sur 0"9M |Hiur remplacer en arrière ceux de 0"HO sur 4W>.\ en c<innuen<‘aiil à roriglrie des ranteaiix 43 et 12, que nous considérons l'ommc les plus exposés et auxquels nous attachons 1c plus d’iiiqniriance. .Halheurcusement il faut encore, faute de madriers, coufecliunuer ces grands chéssis hollandais avec des planches triplées.
Utialre gnnipes de deux miiiciin» chacun sont employés aux entonnoirs sous la surveillance parüculicn^ d'un sergent ; ils écoulent, creusent des puits et d<^ passages. On a renouvelé la défense de placer les auxtltain^ d’infanterie aux points où ils pourraient être cnlevi» par les expU»1ons.
Pendant toute la iiiiU, on a entendu quatre ateliers distincts devant 0^7 et dis. Nous avons (immicncé tnus puits dans ces eiJluuiHÙrs ; ma!.s comme il a fallu faire d'abord un passage |Hmr aniver en <f 4i>, le puits de gauche est moins avance que les deux autres.
Vers midi, on trouve dans le puits do droite une crevasse dont un manche de pelle ne |M‘iit pas atteindre le fond, et le mineur ennemi eu approche tellement que chacun de ses coups do pioche y fait ébouler quelques parcelles do lorrc.
Nous chargeons dune les deux piiits qui s«mt prêts, de 12 sacs de poudre (228 kilog.), et nous donnons le feu a une heure et demie.
Le puits de droite joue seul et produit reiiUmnuir des; Tautre manque sans que nous sachions tHiunpiui.
Quelques minutes se sont écoulées dans Tatlenle do la deuxième explosion, et, pendant ce laps de temps, les Russes uni inondé nos entonnoirs de grenades et de mitraille verticale, mais sans atlciiidro un seul liouniie, puls<j[iie porsuuuo encore n'etait retourne k son poste.
Mois i\(‘ jtiiüou
Ausfiilûl apri'S, noua avons detxMirré le puils diargé, placé une nouvelle amorce, cl produit l>\(dos)ion ao«j vers (rois lieur>*s et demie. Cdlo-ci a remblayé en partie lenlonnnir Ofs, aiosi que le |MiiU iiiachi'^é dans d m.
L'n fait tùugulier a été remarqué après la première de ces deux explosions ; ou a senti une odeur très-fortin sans luiuéc iienbible dans le rameau 4il, beaucoup plus éloigne que le rameau .'19, où aucun gax n’a pénétré.
Pendant toute la nuit, les Aussi's ont travaillé acUvenient dans le ba&lioii du mût et $on fossé. Le vent qui soufUait de la partie nord nous apportait le bruit produit |uir la scie, la Imche et le marteau sur de fortes pièces de buis, et même les paroles des travailleurs.
Nous avons encore entendu au matin des feux réguliers de peloton qui paraissaient exé* eûtes eoiume boiineurs funèbres, en même U’iups que les batteries de rallaquo cl de la défensif Uraieiit énergiquement les unes contre les antres.
^ious n’avons eu |>ciidaul les viugt-quaire heures qu'un seul miiuMir blessé par une pierre.
En escarpaiit le terrain du ciké de la place, les deux explosion» dliicr, «si et um, ne Da (4 au (S parai>simt avcùr que fort peu repoussé le mineur ennemi ; car on l’entend au soir sous son roelter, ii une faible distance. Le bruit se perçoit dans la galerie de gauclie et le rameau 39, prestpie aussi disiinriemcnt qu'aux eniouiioirs. Nous creusons donc de nouveaux puits au pied de rcscar|>einenl.
Dès que le mineur ennemi se faii entendre dans IVntoDUoir île» abatis, devant le rameau le nôtre travaille à un puits dans eel entonnoir ; mais le silence Mi lait aussitôt du côlé de reiHientl et notre mineur s'éloigne. Cette manu'uvre dure de|HJλ hier. Q'peiidaut nuire puits aiU'iiit une pi'ofondeur convenable et nous y dé|>osotis 12 saes de poudre '228 kilog.), ipii reçoivent 1c fçii à (roLs heures cl demie du matin. L'ciiiminoir produit, au, est asscr. profond. Noua y rreusons vivement un nouveau puits, alin d'y üiirti brûler d'autres poudres sans relard, pan'c que nous avons entendu (irecéileiiiiiienl l'ennemi élnisilloiiner sa galerie avec «k'6 pii'ces de Imis, el que cela nous a peut-être empt^bés d’y causer grand dommage.
La manoMivre qui vient d'éire indiquée a eu lieu encore pendant la nuit à gauche de O Si.
Trois petits ebissis ont été rempiaciis (lar trois autres de 1*10 sur 0*95, h l’or^ne du rameau 12. On a creusé le dessous eu laissant Je ciel à la même hauteur, el l'opération n'a pas été fort difiicilc.
1.C8 reprises el suspensions de travail, qui avaient lieu hier au creusement des puits sous rVi (5 su (G. les abatis el à gambe de an, se continuent pendant ioule la nuit sur le dernier de ces deux points et dans IViilonnoir d «o. Malheiireusemeni les deux mineurs qui travaillaient à d<9, fatigués de se retin*r A ehaqiie instant, sont restés à leur poste malgré le silence de l'ennemi, et ils y on( été .surpris à six heures du matin par une explosion d n ; elle a enterré Il mt-corps le mineur qui observait sur le bord de renlonnoir et rompléleincnt celui qui travaillait au fond, dans le puits. Le premier s’est dégagé senl. Quatre mineurs ont été mis sur-le-champ ô ftHiiller l'entonnoir pour y retrouver le second. Trois i|uarts d'hi’Uïf s’élaienl deji écoulés en re^here^(^s infructueuses, et l’on commençait k croire que le mineur était tué, lorsqu’on a entendu des plaintes qui ont dirigé les fouilles et vivement excité l'ardeur des travailleurs; onlin, apres deux heures et demie d'un travail émouvant, notre mineur a
MoK lit' jüÜH.
été retrouvé sons les pierrailles, à nn méire et demi de profondenr, et retiré avec rte fortes et nombreuses contusions, mais sans fractures.
(îomme à l’ordinaire, les Russes avaient jeté, aussiiùi après l'explosinn, force projectiles sur renlnnnoir; notre artillerie et la garde de la quatrième parallèle avaient riposté vlv<^ ment. Le sauvetage a commencé ainsi sons un feu violent qui n’a heureusement eu pour elTel i|uc de montrer le dévouement et Ténergie de nos mineurs.
A dix heures et demie du malin, noua avons cliargé de douze sacs de poudre (238 kilogr.) le puits creuse dans l'entonnoir o», et nous y avons donné le feu pour les raisons rtéjii dites hier. Le nouvel entonnoir a ag parait assez évidé pour que nous pensions avoir atteint cette fois la galerie de l’ennemi. Au moment de l'explosion, nous avons enlendn des cris <le blessés dans le bastion du mât, où il était tombé une certaine quantité de pierres.
Quelques châssis de 0^0 sur 0^ ont été remplacés par d’auues de i"10 sur O^r» k rentrée des rameaux éTI, 18 et 12. Noire mineur a trouvé des débris de coffrages russes dans le dernier (n* 12), qui a 20 mètres de longueur à partir de Taxe du ramean 26.
La mineur a été grièvement blessé aux entonnoirs par un coup de mitraille verticale.
IXi tn su 17 A neuf heures et demie du soir, un cesse d’entendre le mineur russe. Nous suspendons le
travail aux entonnoirs, mais seulement jusiiu’à onze heures et demie.
IjCS Russes donnent alors le feu à un petit fourneau d d, qui fait rouler un écouteur depuis le lK>rd de l’entonnoir a«t jusqu'au fond, et le blesse légèrement
Nous construisons des puits sur toute la partie de notre front où l'ennemi se présente. .Sous U'rre, nous débourrons le rameau 211 pour y écouter, et continuons les rameaux 42, ri9, 43, 12 et 18, mais lentenioiil à cause des grosses pierres, des vieux eufllugcs et des ébouleiiietiU qu’on y rencontre.
Nous posons encore quelques grands châssis dans les rameaux 43, 12 et 18.
Du 47 au 48. Le mineur ennemi a travaillé, toujonrs par intenalles . 1* sur la droite de a w ; 2* devant
O iT, U «3 ; 3« à gauche et i droite de a et ^ 4* à gauche de a et ; 5* devant a m, des deux côtés.
Au jour, tout bruit souterrain a cessé, excepte celui sur la gauche de net j on l'entend du rameau 43 comme de l’entonnoir.
Les auxiliaires d’infanterie doivent être réduits à 50 jusqu'à nouvel ordre; mais nous n’en avons eu que 35 la nuit dernière, et c'élaicnl des musiciens, cordonniers et tailleurs, tous médiocres soldats: nos travaux en ont souffert.
Nous manquons d’air au fond des rameaux avancés, où l'aciion des ventilateurs ne se fait presque plus seutir. Pour remédier autant que possible à cet ioconvénient, noua allons d'abord ouvrir, dans le petit boyau 44, un puits n* 45, et nous en déboucherons pour aller rejoindre le rameau 26, qui a le plus pressant besoin d’air. La surface supérieure du terrain ù remplacement du boyau 44 s'abaisse notablement vers le ravin, tandis que la couche d'argile où se trouve le rameau 26 est à peu près horizontale et affleure le fond de la tranchée ù Pexlréroité drcnic du boyau, en sorte que le puits n'aura que fort peu de profondeur.
Nous essaierous ensuite de nous procurer une seconde prise d'air sur la gauche de notre iliü)io&itir souterrain, par le rameau 6 que nos mineurs, devenus pins habiles, parviendront |M‘iil-étre à faire délMun lier daiiM renloiinnir •?.
\en qiiairo heiirrA Un nuiiin» fkOtiA tvous donné simiikanéinf'nt le feu à deii\ in*!^ nppnM'héft l'un de l’auire, chantés rbarim de 8 sacs de poudre {V’A kikift.), e( siiiiik; ù gaucbe de l’enlonnoir «m; on arail snivi &iir re point le travail ennemi, qui était devenu irèft-diKtiiiet et Irès-aetifà partir de minuit, l/entonnoir protliiiL, a st.«a, est aeiisiblenieni circulaire et s'avance un peu à gauche.
Detia Ita&sesftont venus pendant la nuit en reconnaissance à gauche des entonnoirs* les mineurs ont tiré sur eoa^ mais non la garde de tranchée. Un fait tout æmblablc s’était déj:i produit le 10 juillet. Les gardes de tranchée craignent, en lirani, de provoquer le feu de la place.
A la demande de rartillerle, nous avons encore envoyé des écouteunî aux ouvrages du 2 mai, devant le bastion central ; Us n’ont saisi aucun bruit soolemin, ni à la batterie n* 53, ni ii la place d armes qui se trouve à gaucbe de cette batterie.
Nous avons chanté de 20 sacs de poudre (.380 kilog.) un puits de 2*50 de profomleur, situé il gauche de o si ; l’ennemi en paraissait asseï rapproché, et nous avons donné le feu à huit heures du matin. I/cxfdosion a produit l’entonnoir a s«, qui a échancré le iKHirrelel et éloigné le contre-mineur.
Celui-ci ne continue pas moins à se ihire entendre aux points déjà indiqués à la Journée d’avant-liier, mais encore à distance.
Un auxiliaire a été blessé dans les entonnoirs par la mitraille en bombe.
Nous avons débouché de la cooimiiuication de droite pour con.siruire le Imyau 40, qui nous conduira à rciiibnscade 44 et au puits 45 par un cliemin plus court que relui de b quatrième parallèle.
Ihuix clieininemenis souterrains de l'ennemi se faisant toujours entendre dans l'entonnoir un-M, nous avons déposé en silence, au fond d'un puits dont le clieminement de gauche nous paraissait tK‘S-rapproché, 13 sacs de poudre [285 kilog.), et nous avons donm* le feu à 10 heures du matin pendant que les Russes travaillaient encore, il en est résulté un nouvel entonnoir, a ;o, qui est profond, et qui a rongé un peu de terrain en avant.
Depuis la tombée de la nuit Jusqu'au matin, les entonnoirs ont été rendus presque inhabitables par les projectiles que l’ennemi y a Jetés, surtout dans le groupe des abali«
On entend le conlre-miiieur de l'iutérieurdu rameau 12, à gauche, sous un masbif où nous ne pouvons creuser aucun puits. On l'entend encore de rintérieiir du rameau .30, également à gauche, et assez près.
Ces deux rameaux ont avancé lentement à cause dca grosses pierre.s qu’on a rencontrées dans l'un, et des vieux coffrages russes qui encombraient l'autre.
A sept heures un quart du matin, i’eonemi a fait Jouer un camouflet trop court, d 49, sous le massif qui se trouve entre reotonoolr uei cl le groupe son elTei a été nul, et il
n'a laissé aucune trace, mais les grenades lancées aussitôt par le bastion du niât uni blessé quelques bommes de garde.
Notre mineur a trouvé des débris dt'i conducteurs électriques dans le rameau 18, qui a 19 mètres de longueur à partir de 1a transversale 2.
A trois heures du soir, nous avons donné le feu à deux nouveaux puits préparée dans les entonnoirs a 69.. .70, et chargés chacun de quinze sacs |KHnlre '285 kilog.). Un seul (du)
Mois de juillet.
D«i 18 AU 19.
Du 10 au fO.
I>u tû lit f|.
Du 11 au n.
Mois (fe juillol.
a jour ; relui de gauciN', qui c«t ki |iIuk rapproche du cheuiiiicmeiU ennemi, a raté, parce <|ue le cordeau Bickl’ord était mal ajusté au cordeau Larivière.
Ou «U A kIx heures et demie du soir, noiu» redonnons le fou au puits chargé ; son eiptosioii
ronipièle rentonimir a qui nous fait gagner â mètres de t4‘rraiii sur la gaucho.
Ijù (assago qui conduit au groupe d eiitonncHrs U6»...r2, sous les abaUs,C8t à reconsiroire ; on y est vu coiiipleteraeut, cl il est impossible d‘y travailler de toute la nuit à cause delà vinicucc du feu. IvO hasiioti du mût a envoyé simultanéincDt trois cl mémo quatre bouquets de grenades sur entonnoirs cl la qtialriènie parallèle beaucoup d homines de garde ont été atteints; mie seule de ces volées de grenades en a bh^é dix le au matin.
Pu ^3 au ÎV. On ent4Mid des bniiu sourds et éloignés sur imite rétendue de notre front; d'autres hruiiH plus distincts en avant du rameau 18 et enln^ et du ; cniiii un bruit irès-rap» proclié à gauche de reiitoiitioir Ofun, sous le talus mémo.
Notre mineur est obligé de glisser à plat ventre [Hiur arriver au puits qu'il creuse dans ce dernier entonnoir; nous y avons travaillé toute la nuit ainsi qu'au pas.sage remblayé l»ar les explosions <T7mv, niais lc« bombes ennemies, qui paraissaient avoir ce (loint ;Kmr Imi, ne nous ont pas permis de mener ees travaux à lionne lin avant le jour. Nous les continuons.
Une gahionnade a été eiilnqirise le long du revers de la quatrième (larallèUs }>our alirilerun peu les liommcN de garde conliv' les éclats des projectiles crmix, qui tomlient aliondamiiicnl sur le terrain en arrière. Il nous a été ac<‘ordé 70 aiixiliain^s au lieu de jO pour l’exéculion du nmiveau trsnail.
Du îi ào Î5. \ lienn^ du soir, nous a>ons fait bréler quiiiM* sacs <le poudre (iH.'i kilog.) dans le
puits creiiM* avec tant ik difliettifés dans l'entonnoir a Ti.n • renncnii on était fort rapproché, et nous reuiendioiis eiicon* en donnant le feu.
1.4* nouvel entonnoir, a?3« avance de deux à trois mètres vers la gauebe, etl'on y reconi* ineiice à l'instanl un nouveau puits. Au matin, on y entend encore rennemi, mais loin : la téu* de sou eh4*miiiement a été cerlaincmeiil ikrasck par lolre e\|ibision an,
IVtidaiil la miit, l'ennemi a jeté ses InuiiIm's et m*s Imiiquets de grenades en plus gramk qiianiilé qu’il ne l’avati fait encore jusi{u1ci : sans compter les hmnnu’s de garde atteints en grand nombre, nous avons eu un mineur tué par le clioc direct «le )dusieiirs grcnailes, iktix mineurs et six auxiliaires blessés par les éclats. L'«*ntonuoir ut), étant |«ariicubèreinent le but (k rennemi, plusieurs Iwinibes y ont n>ulé succ<*sstiemeiil et ont détniil ü diverses repris<‘s le }mii> que nous y creusons; uu mineur y a eu sa|M‘lle brisée entre ks mains, et un aiiln* sa v«*sle Itréb’i* par la fusée d'une IminlH*.
A riulérieur, k rameau transversal T> ayant été n'iablî jiis({U a mètres du rameau ^3, nous ouvrons le rameau UH, et n«uis |>mis.sons les rameaux 43, .10, 4A, 13 el 18, quoique IVnneml soit tnVrapproclié di*s rameaux 30 et 13,
l.e puits 4fl communique avec k rameau par k ram«*nu 47, «pii est construit eniiércmenl en châssis de 1*10 sur Nous avons ainsi un eoiirani d'air «pii se fait sehiir jusi|ii*aii fond du raim*au13, où li*s iHiiigks lirùleiil maintciiant UvVbkn.
A r«*xl«‘rienr, nous réialilissons les «'ommunkatioiis, les descentes aux entonnoirs, et noos «'«uitiminns le Ixiyau 4tl. I.es explosions des IhuuIm's ont lellt^ieiii rapproché le» «leux galuounades de la dc^4‘rnle centrale, rpt'oii ne |teul (dus y passer.
Il a été reconnu «pie la g.'ibHinnad«* e«immenr«'*e sur k revers de la qualrièine parallèle
pourrail tîenir si rciinciiii contre nous eu cas de sortie : elle ne sera |»as c.*oiiiiiuié«\ et les parties déjà Eaib*s M^nml déuH>Ues. On y substitue des abris bliiHlibi consistant en deux lits de lasciiies horizontales, siip|>oriés par des murs en pierres sèches on par le terrain luimême loisi|u'il |)ciit être enlaUk*.
On a entendu le mineur russ<s de l'intérieur des rauteaiix 39, i3 <*1 t2, el en outre aux outonnoirs, sous le de ti'rre ipti reste à droite de Vers onze hmireset tleiuio du
matin, il donne le feu à un fourneau d«i, fjui a jeté ipiclqm^ lerres au fond de rontoiinoir «5» et n'inbbyé le puits «pie nous y avions creusé iwuir mieux écouler. Les rameaux voi3>ins nont épnmvé aucun doinniage, e* fuTSoime n'a été atteint.
Six abris blindés ont été éiabUs.
l’n nouveau cheinineineiit de rcniiemiiM signalé à iiotn* droite, devant «mJ iiouslclaist$ons faire là, comme à gauche devant u». Il suspend et ix^preiid alteniativeineut ses travaux sur tous les autres |K>iiits.
Nous avons commencé, à l'exlnunité du hoyau tC, un bout de galerie |MJur arriver au fond du puits 45; edui-ci sera blindé ensuite.
l'n caporal de mineurs a été tué.
A unse henres du malin, le tir île la place enilonimage le ]ara)»ei de la r]ualncmo parallèle; notre artillerie répond vigoureusement.
Nous savons bien que nos puits, surtout lohkfue les entonnoirs qiriU pruduisciit s'avaiiceul autant que les dcriiicn» «w, un, «w, ne déttuiMMit iia% les galeries derenneuii Jusipie sous le bord de ces eiiUmnoii’s; nous ne soimiics donc |ias étonnés de la ^t^aptlal'itiun du cuntre-niiiieur dans le talus à gauche de at3, et nos utesun^s ont été prises à ravanee.
lue nouvelle explosion, a u, a lieu sur ce tioint vers quatre heures du soir; elle nous a |M‘u avancé vers la gaucln*, mais elle a éloigné renneiui el evidé ranckm entonnoir dans letiud nous ouvrons encore un puits, car nous voudrions couper qucdques-uiis des cheininemcuis souterrains que nous eiilcudous sous le massif de terre compris entre reuiuiiuoir a 61 et ceux des abaiis inuucdialcmeiil à droite.
Les bombes el les grenades, jetées sur ec imiiit avec une grande précision, ne nous y ont laissé presque rien faire de toute b nuit ; leurs écbis ont deux iiiioeurs.
A six heures du lu.'itiii, reiiitemi a fait jouer uii fourneau di$, à droite de n«i, et noire rameau ti a été atteint, la) mineur qui tra^aillail au fond, (|UuÎ4pie grièvement blessé à b tète, s'esi tiré seul des terres éboulées el du rameau rempli de fiumkî el de gaz. Deux autres iiiineurs oi'cupés aux eiitoiiiioirs ont aussi été |vris : l'un, enierré à nii-cmqis, a |m égalc' ment sc dégager sans secours; U a indiqué ensuite le point où son camarade avait disparu totalenient. l..es nrcberebesoniconunencéaiissiiùt malgré les projectiles ik‘ b fdaee, et aprt*s rois quarts d'heure d’un travail énergiqui*, notre mineur a été retiré vivant et iK>rté à l'auiulaiice.
Un sergent deux mineurs sont allés ensuite recoimaiire l’ctat du rameau. Ms y sont ombés asphyxiéa ; mais ou les a retirés aussitôt, et Us en ont été quiUes pour une heure pa&séc sans connaissance.
LVxplvKiioii qui devait être aitemlue |ionr amHer notre marche dans le rameau 12 ayant ru lieu, nous allons le charger dès qu'il sc'ni suffisamment assaini. En attendant, nous commentons une chambre à rcxirémité du rameau 39, aussi rapproché de l ennciul que le
Mois de juillet.
Du 25 au 26.
Du 26 au 27.
Du 27 au 28.
Mui»' juiUti.
miiit'au \t, et dans un laiiiouflet pourrait avoir de« suites )4uu graves ii cause de ses
siiinosilés.
\jP: st'rgrnt qui a efnnsv de roronnaitJ*e le rameau 1S peu de temps après Teiplosion russe a ramiU* ainsi ce qui lui est arrivé:
a Je iitai'cliais en léle, une bougie à la main ; j'ai senti les gaz en entrant dans le ra- « meau; vers le milieu, il ma semblé que je respirais de l'air frais; un peu au delà, jai vu n une namiiie bleue s'éiliapper de ma bougie et tout le foud du rameau s'enflammer; j'ai « pensé avmr mis U* feu aux gaz qui emplissakmi U* rameau; je me suis retourné en rofit- « mandant au\ honiines qui me suivaient de sortir à l'instant, et je n'ai aucun souvenir de « ce qui s’(‘st pasM* eiisiiîle* o l;u XA uu i9. La cliatiihre du rameau ‘JM éiatil temiinéi^ nousy dépoM>ns 67 sacs de poudre (1273 kilog.)» et nous eominenvons un Imiirrage de H mètres en sacs à terre.
A cinq heures du soir, nous avons rt^oniiu qu'il y avait un petit éboulemeni et deux chAs" sis brisés au fond du rameau 12; mais nous ne pouvons y reprendre le travail qu’à dix heures du soir, quoi<}ue le ventilateur n'aii pas cessé d’y insuffhT de l'air depuis l'exidosinn russe. 11 a fallu toute la nuit |umr retirer les detix châssis brisés et L'a terres éboulées, parce qiM' les gaz qui s'échappaient de ces dernières incomniodaiciit les mineurs ol les formatent à sortir souvent.
L’éboulement produit dans ce rameau <lonne une cavité qui |Mml tenir lieu de chanihn* , lions y déposons 70 sacs de poudre (LKM) küog.), et noas commençons un Imurrago de II mètres de longueur. Quain* ou cinq mineurs ont encore été asphyxiés momentanément peu* dani ces opérations.
On a continué tous travaux à rexiériciir, et, sous terre, les rameaux 12, 11, 48, 43 et 18. De gmsM^ |hcitcs dans 4K, la proximité de rennemi dans 4^1, nHardeul beaucoup ces deux cbeininements.
On a riMiipl.'H'é quelques châssis par d'autres de 1*10 sur 0*9^ dans les rameaux 4^1, 18 et 26.
Deux auxiliaires ont éu* blessés.
A trois heures et demie du s«)ir, le 29, nous avons ouvert les deux grands entonnoirs a rs et O Ts: ils sont évidés jusqu'à l'argile. On y trouve beaucoup de débris de coffrages russes et <|uek|nes bouts de eondiirleurs électriffues enduits de gtiUa^percha.
Le fourneau du rameau 39 a probablement communiqué le feu à uii fourneau ennemi; car on a remarqué, au moment de l'csplosioii, qu'une petite geriie s'est élevée à gaache de la gerbe principale, et l’on peut voir uainienaot dans l'entonnoir a un sillon de 4 mètres de longueur où l'argile est noircie par la poudre et dont U direction est presi(ae perpendiculain’ à celle du rameau 39.
Du i'J uu tO. En creusant un puits dans rciiionnoir au, notre mineur a trouvé une galerie russe écrasée;
il en a reüré des coffrages, une gueuse en fonte, etc., et y a logé ensuite 26 sacs de poudre (194 kilog.}, auxquels on a donné le feu à trois heures du soir. L'explosion, an, a produit mic comrooiioii Ircs-scchc: nous en avons conclu que la galerie en question était déjà reni* libyéc sur une certaiue longueur, et que nous n'avions |ias fait grand mal à rennemi.
l’ti caiMjral de mineurs a été blessé aux entonnoirs.
Du 30 au 31. La nuit s'est passée dans c calme, et nous en avons proUtc aux euUmiioirs : la banquette de surveillance, les puii", les communications, les descentes, tes bK'cbcs, les abris blindés.
.Mui> <(i* jiiilk't.
loul ùtail rt'iub en étal au juur, lurMiu'une |)luie iPonige e«( \eimt' y raire de itoii\e1k‘> dêgra>
(laüuns üurluul aux puils, qu’elle a remblayé» (oUleuioiil.
A l'inlérieur, U* mineur a dcboiiclic du rameau âl) |»ar le rameau 10, {mur uiardH t' pa* rallêlenienl à la galerie de gaiiehe ] il a esëayé de nouveau de conUmrner les rochers dans la galprarde druilo pour |Mmsser un rameau (ii” èX>) sou» le niassif qui sc Inmvc devant no et dans lequel rennemi a de nmiibreui (-Ueiuiiiemeuts. Il a etitx)re travaillé aux rameaux ii,
•4M et 18, ainsi (|u'à élargir les rameaux il et ÜG.
I/eunemi est signalé devant n«i, et des deux eûtes de U74; ou renleiid des ra-
meaux i3 et 18.
Tout bruit rc6SC au malin : nous retirons les mineurs du raumau i3, dont l'entrée itii-ommode générait le sauvetage, et nous coniimions, au contraire, le rameau 18,
On passe maintenant du boyau iG au fond du puits 4îi par une galerie couverte, cl on communique de là au rameau 2G. 11 nous reste à blinder le puits.
Vers onze heures du soir, les Russes ont fait jouer un camouflet, d t«, qui a soiifllé dircc- itn 11 juttki au r* lemcnt (tans le rameau 18, cl a jeté on arriére les lioninies qui s’y trouvaient : les servant.] se sont échappés, mais le mineur est resté à trois mètres en deçà du fond du rameau.
Le mineur Boyer s'est fait attacher à une corde et est allé chercher sou camarade; mais après l’avoir saisi, et au moment oii il commandait de tirer la corde à la(|uellc U était attaché, celle-ci s'est rompue. Les sous-ofliciers et tous les mineurs ont fait ensuite les plu» grands elTorts, maisinutflement; Us sont tombés a^diyxu'slcsuns après les autres, et a des distances (pii dimiiutaiciit toujours: le rameau de communication est même devenu iniMliitable à cause des gaz qui lunt renqdi. Les huit mineurs employés aux enlunnoirs ont élé appelés, et |tendant que quatre d'entre eux emportaient au dehors leurs camarades étendu» sans connaissance tout le loug de U galerie, k^ quaia* aulnes pénétraient dans les rameaux 31 et 18, à l'aide de la ventilaliun, qui u’avait pas cessé, et delà diaux vive qu'ils Injectaietii contre les ciels de <n*s rameaux. Ils se relevaient en {lassant des rameaux h la galerie, cl réciproquement, à chaque quart d'heure, cl plus lût lorsqu'Ussc sentaient défaillir. Enfin, vers six heures du malin, 011 est parvenu à retirer les deux cadavres. Ikiyer est mort ainsi victime de son noble dévouement.
Tous les autres mineurs asphyxiés en ont élé quittes pour une indisposiliim plus ou moins longue.
On va faire confectionner des c4Ûutures en cuir, fl\ét*s à rexiréinité de cordes neuves, et on expliquera aux mineurs comment il faut retirer les asphyxiés eu attachant la ceitiiuie sous les aisselles et l(^ faisant glisser sur te dos.
Il n'y avait prosipie {uis de terre éboulée au fond du rameau 18. Nous y avons déposé iuimédiaiemonl soixante sacs de poudre (1,1 10 kîlog.j, sans y crensor une clianilirc.
midi et demi, une nouvelle explosion de reuneiiii, d 17, a eu lieu sous le talus à gauche de UTs: elle ne nous a causé aucun mal. Nous avons trouvé dans rentonnoir des bois de diverses dimonsions,et nous avons remar(|uc sur les blocs d'argile mis à dcHuuvcrt rempreinte des pièces de bois de la Mie aux poudres du rourneaii russe. Cetu* Imite devait cire solidement eoiistniüe et capable de résister à des explosions (rès-rapprochées. Nous en avons encore conclu que d o était une reürade relativement à du.
Un auxiliaire a élé tué aux entonnoirs |»ar un éclat de bombe.
Suivant les renseignements don nés par plusieurs mineurs au sujet de IVvplustun russe d u
Mots d'amM.
ÏHi 4” au
Ou S I (PI. XII,
l’inflamiiiatiun des gaz daus le rameau 12 a encore oa lieu d4- la luauière imtiquêe prcecilciiimeiit(roy. «lu 27 au 28 jtiillrl).
En crciisaiii un |uiUs vers U gauche de l'entonnoir a t«, (»n a irtiuvé dans le roc mic crevasse asst‘z profonde, et Ton y a dé|M>sd vingt sacs de pondre f.'lW) kilog.). A ipialn* Iteures et demie dn matin, inms avons donné le feu en même temps au fourneau chargé dans le rameau 18 cl au puits dont 11 vient d’éire parlé : tî en est résulté les entonnoirs a?8, <*79, où l'on jM*ni raniasMT encore mu* gnuide qmuitité de coffrages nissi^s»
Les nouvelUs cominunirations seront ats<Vs à étaMir entre a ti cl les entonnoirs voisins U 78 et un y place des travailleurs malgré les bombes tjue reiinenii ne cess«t de jeter sur «•c pimii.
Apres avoir senti <I«mix fois le terrain descendre sous ses p»e«Is, dans un puits creusait à gaiirlic de o«, le minetir a tnmvé une grande cavité n^gulière et eu partie remblayée; il y a dé|Misé di\ sac* de poudre (100 Ulog.), du colé te plus rapproché de reniiemi, et après avoir bourré, on a mis le feu, à quatre heures et demie du soir. Ce petit fouriieau^a donne un entonnoir profond nw, escarpé vers la place et rempli encoiv* de coffrages russes.
Nous préparons de nouveaux puits, et nous travaillons à réparer tout ce qui a été dégrade j»ar les pluies, les projectiles cl les e\)dosioiis. Sous terre, nousconlinuoiis les rameaux 49, t2, 48 et oO, et tes debourrages.
Nous portons en avant l’uu des VfiilHaleurs de chaque galerie; nous plaçons ectui de droite dans raiieienne cliamhie du rameau 3, d’où larienl les rameaux 12, 3^4, et la iitmvelle transversale 20; celui de gauche, à nrUers*H;üon de la transversales avec la galerie, près du rameau 6.
Nos mineurs vont eiiliii parvenir ii faire dèlwueher le rameau 6 dans renloiinoir 0^, ce qui, joint à U galerie qui débouche déjà sur la droite à rexlrémilé du boyau 40, nous donnera un bon nmranl dair |»as!îaiit à l'origine de tous les rameaux, et en outre le moyen d'aller des enlomioirs aux galeries, un ré^ciiirotiuemeiit, sans venir cherclKT ks entrées des galeries en arrière de la troisième parallèle.
Li*s raijieaiiv alleigneni It** longueurs ei-apri* : le ranieaii B, Ho mètres à |iartir de la galerie; le rameau 49, 2 mètres à partir du niuieati 2tt; le rameau 48, 2 mètres à partir de 5; le rameau 43, IC mètres à partir de 13; le rameau .'iO, 1 mètre à |iartir de la galerie; le rameau 12et 25 mètresâ partir de l'axe de 2t>; le rameau 18,3 mètres à partir de 2; le rameau 12, IG mètres à prlir dc32. (kux dont il ii'cst (las parlé sont à Tétât indiqué pl. Xll, flg. 1. a. A onze Imures du saur et à une heure et demie du malin, Tenuemi a fait jouer deux four-
$• 2.) iieaiix, d\t et di9, sur notre* gauche, entre h* gratidN entonnoirs a»», urx: ti»ut leur effet
s est réduit à détruire parücllcmenl la hauqueUe de surveillance' vis-à-vU du pn'iuier.
Les projectiles ont blessé tH*nduiil la nuit trois mitumrs et un auxiliaire dans les entonnoirs : Ttin de ces mineurs a eu k bras etllcuré |iar une bombe qui est tombée dans le puits qu’il cisMjsait et dont la fusée lui a fait une brûlure à la cuisse, mais U a pu se retin'r avant Texph»>ion.
Au malin, nous avons retrouvé daiisTcutounoir cfiik cadavre du mineur que nous avions perdu là du 25 au 2G juin.
La galerie russe contre laquelle nous avons déjà dirigé les explosions a n (k 30 juillet} et «i «d (le 2 août), ayant été de nouveau mise à découvert par un imits, nous y avons brûlé, à sept heures du malin, douze sacs de poudre i228 Ulog.). L’cxplosioii, an, a lancé au loin
ilaiu les irancliées des pierres qui oui blessé lép-remenl un iiHk icr el «b'iu hommes «le ssnle; elle a aussi ramené à la surfaca^ «le reiiumnoir «les eolTrages rusM's et les «kiuves «l’un baril qui asait contenu de la puiuire.
1^ mineur ennemi a reparu eu avant des trois «lemiers entonnoirs, li tt,«<ts, a si.àpaucite tic an, et à droite de o «o. Notre intention est de le laisser faire sur les lianes unt que ses rliemineBienli n'auront rien de plus menaçant qu'aujourd'hui.
Nous installons les ventilateurs el les conduites d'air, et nous aelievons ou nous élargissons toutes les parties 6, 5, 41, 13,*i,de la nouvelle transversale, abn de pouvoir y circuler aisément.
A onte heures du soir, rennemi a fait jouer un fourneau, du> entre dss el an: un de nos écouteurs, quiaétéenbTre à mi-eorps, a été dégagé aussitôt par ses camarades et on a été quitte pour quelques coolusious sans gravité. Les gar. oui péuétr»- dans le rameau 4*. nii ils ont asphyxié momentanément nu mineur.
On a cru enlendro le bniit d'un forage à l'intérieur du rameau 1K.
Trois ausiliaires ont été blessés dans les enionnoirs.
Pendant la nuit, la place a jeté bcaucou|i de grenades sur la qualriéme parallèle : les abris blindés construits sur son revers, maiiilenaul au nombre de dis, out rendu de grands services à la garde «le tranchée, qui a eu cetiendanl deux honimes tués et cinq on six blessés.
Vers neuf heures el demie du soir, une «ipl«>i>ion russe ifsi, à gauche de « is, a blessé nn sergent, un mineur, et formé «me écbaucmre prononcée dans le bourrelet.
N«ms ne voulons pas poursuivre l'i'unemi suivant la «liriH'linn in«li«|uée par celte échan- « mre, parce qu'il se trouve des dcui cités el en avant : notre intention est, au contraire, d'appuyer à droite, vers la capitale «lu bastion, pour aller à la rencontre «lu prolongement des entonnoirs situés sous les abalis, el de détacher du glacis, par une tranchée creusnà coups de puits surchargés, le massif qui se trouve entre «i n el a rs, cl qui esl rempli «le fourneaux ennemis.
Ie.s auxiliaires d'infanterie sonlré«luits il .'SO, jour et nuit.
L’ennemi a fait jouer, à trois heures et demie du malin, en avant et a gaitche de au, un fiuimcau il 5j, qui a jeté des bois «le colTrage et de la letre argileuse jusque dans l'entonnoir U «, mais sans nous causer le mténdre «lomniage. Nous pensons que ce fourneau a reçu le feu, uniquement parce que notre cheminement de droite menaçait de le couper.
Le passage du rameau 6 à renlonnoir a j esl enfin établi en chlssis de 1"10 sur pUteéi de manii'-re à former un escalier tournant. L'air arrive aboiulamment dans tous nos cbcmincmcnls souterrains, el les bottgics brAlent très-bien partout. Nous pouvons ainsi aebever le déliourrage «les rameaux .10, 13, 18, el y repren«lre la marche en avant, ainsi que dans les rameaux 49, 4i, 48, .10, el la galerie de gauche.
Lne traverse formant abri blindé a été «'devée dans la luimmunicatioii de gauche, sur le bord de l'cntonnuir «t: elle inlcreeple les Italles qui, partant du bastion du mit, tomitetit «lans la communication après avoir arrasé le parapet de la quatrième parallèle.
Quatre Russes sont venus de nuit reconnaître l’entonnoir u u; robeciirité a empêché de les voir avant le moment oè ils s’en retoumaicnl i toutes jamlies.
Le mineur ennemi a été entendu alternativement en divers points.
Nous faisons jouer à sept heures «lu .voir nn [luils. a n, chargé de quinre sacs de poutlre
.Mois d'aoilt.
Du 3 iii 4.
Du 4 au b.
Du 5 au 8.
Du fi au 7.
Du 7 au 8.
Du 8 au 9.
Mois d'^niU.
iïW kilog.}, 5ur la OroUe du grand onlonnoir an; H noosplavonRimmédialeinenile mineur h creuser un nouveau puits sur le cAiéde IVnionnoir produit.
Peu de temps aprr&^ on a enlendn l’ennemi charger et bourrer h qneltpies mètres sur la gauche de ce dernier point; l’etplosion dss a eu lieu à minuit. Elle a recomblé notre puits en construction dans a ifi ; h; mineur Géraud» qui le creusait et qui s’était refusé h en sortir quand ou lui avait annoncé la cessation du travail des Russes, y a été enterré debout et compléiemciil. I.a place a dirigé aiissilM ses feus courbes sur le lieu de l'ex^dosion, oii se portaient en même temps avec un généreux dévouentenl le lieutenant Gallois, un soiis> oflicier et plusieurs mineurs. Après deux heures d’un travail aussi émouvant que dangereux, Géraud a été dégage et transporté, tout meurtri, à l’ambulance.
\ quatre heures du matin, nous avons donné le feu à un puits chargé de i 5 sacs de poudre kilog.), et situé à gauche du groupe devant a : Tentonnoir produit, au, s’avance en effet «hns la ilirecUon de a», où nous voulons aller; mais l’explosion a remblayé la petite coni' iiiiinication en arrière, de façon à nous empêcher pendant tout le jour de pénétrer dans au.
En creusant deux nouveaux puits devant o t», notre mineur a trouvé dans celui de droite des lambeaux nVenlsde chairhumaine : nous en avons conclu que l'une de nos précédentes explosions. a«a ou an, avait atteint quelque galerie de l'ennemi.
fW^ que ces deux puits ont été port«*s à une profondeur convenalde, nous les avons chargés rliaciin de quinze sac-s de pimilre kilog.), parce que nous avions entendu Tennemi tout auprès. Mais à l’iristant ofi nous commencions à faire retirer les trax-ailleors et les gardes de tranchée |iour donner le feu, les Russes ont fait Jouer un canvounet, d&«, qui a houleversé notre puits de droite, rompu le cordeau pr>rte-feu et cnipéché ion explosion. C'est la première fois que les Russes enterrent nos poudres : ils n’y avaient pas réussi jusqu'à présent. I.e puits de gauche a joué un instant après, à trois lteure.x du soir ; U a produit renionnoir a$4, refoulé l'ennemi et escarpé le talus du cAié de la plai'e.
Du 9 »u 10. II n’a pas été possible de retrouver les poudres que les Russes ont eiileirées hier par leur
explosion d&«; les feux courbes onl d'ailleurs rontrarié nmi reeliercbes en blessant sur ce point deux mineurs et un auxiliaire.
Le mineur ennemi a repris et interrompu alternativement ses Iraxnux à droite de ars, à gaudie de au et devant ut».
Nous avons commencé le rameau 51, à rextrémllédu rameau altn de protéger la desrente de rextréme droite, la meilleure de toutes, contre les ebeminemenls qui se sont fait entendre devant n<w, et nous avons continué tous les autres travaux.
Du 10 Ail H. Après avoir rétabli le passage à l’entonnoir an, nous y avons creus<> un nouveau puits,
ainsi que dans le cheminement qui part de art et s'avance à droite.
L’ennemi a jeté lieaucoup de bombes sur ces deux points-: l'une d’elles est tombée dans le puits de ass, où elle a éclaté fiendani que le mineur ess«nyait d’en sortir; cet homme a été atteint grièvement.
Malgré ce feu, les deux iniits indiqués ont été achevés et chargés chacun de quatorze sacs de poudre (2(10 kilog.), et iU ont joué à six heures et demie du matin : celui de gauche, oas. n'a pas communiqué le feu aux poudres enierrécs précédemment par l’exploàon d^, mais il a bien évidé l’entonnoir; celui de droite, om, a échancré l'ancien entonnoir ass du célé de ar&. et son explosion a en outre projeté beaucoup de pierres sur h^ embtiscades russes et sur le bastion du mât.
Nous avons oiivrriimmédialeinoni ü«ii\ nouveaux piiiis ei rétabli les eommiinieatiims.
Noire mineur rencontre presque partout des rochers ou des êboulemenls dans ses ch<‘minemenU ROiilerrains n“* 4Î, 3S, 48, ÎSO, 12, 18, et la galerie de gauche; nous espérons cependant en conduire quelques-uns assez Imn pour y faire des explosions cflicaces.
Le mineur ennemi s’esi fait entendre seulement entre a&s et osi ; nous prenons en conséquence quelques précautions dans le rameau 42 et la galerie, c’est-à-dire qu'il y a pen de monde, qu'on y travaille sans bniiii et que les cordes de sauvetage sont sous la main.
Des débris de saucisson en toile goudronnée ont été trouvés dans l'entonnoir uk; ils semblent indiquer qu'indépendamment de leurs fourneanx de mine proprement dits» les Russes ont encore des poudres enterrées prés de la surface dn sol.
Deux nouveaux puits chargés de quinze et douze sacs de poudre (28îî cl 228 kilog.) ont joué, à quatre heures et demie du matin, dans les cheminements supérieurs qui marclieui l'im vers l'autre; ils ont avancé les échancrures suivant aa? et on.
Pendant la nuit, un mineur et un auxiliaire ont été blessésdans les entonnoirs.
I>e mineur ennemi a reparu eu divers points de son talus: il y a, comme toujours, interrompu et repris alternativement ses travaux ; on Ta entendu de la mén)e manière à l'intérieur du ran»eaii 43, où nous ne travaillons plus pour le moment, parce que nous espérons couper le massil qui est devant ce rameau par la rencontre des deux cheminemenu supérieurs.
A trois heures cl demie du soir, le 13, nous avons fait Jouer un puits chargé de vingt sacs de poudre j;i80 Ulog.), ù gauche du cheminement de droite : il a rougé le roc suivant <ib9.
Les entonnoirs qui s’avancent de part et d'autre de la capitale du bastion du mût ont encore été cette nuit le but partlcuHer dos bombes de l'ennemi relies y ont rcmblavé àdiveréf"' reprises les pulls que nous y creusions et dont aucun n'a pu être achevé avant le jour ; l'une d'elles est tombée directement dans le puits de l'entonnoir as», d'oii le mineur a pu s’élancer sain et sauf avant qu’elle y fil explosion.
A notre demande, l'artillerie a démoli un ubservaloire élevé la nuit dernière sur le paral>el du bastion du mût. Cet obsenaioire, formé de trois on quatre gabions posés sur un merion et Kunnonlésd’iin créneau en sacs à liiTe,nous gênait beaucoup eu prenant des vues sur Ions les entonnoirs, où aucun de nos mouvements ne pouvait plus rester eacliéù renneiiii.
Vers neuf heures du malin. lesRussesonlefrectiiéunee\plosion.d5&. sur la droite du grmip4* des abaiis «m w. î-es mineurs, qui travaillaient ù un puits dans a», venaient de se retin'r parce qu'ils n'enlendsicnl plus aucun bruit, en sorte que personne n’a été atteint et 4|ue tout reflet de l'explosion s'est r«*diiit à remblayer le petit passage aux entonnoirs cit}-6o>
Nous avons repris la marche en avant dans le rameau 43, en le déviant k droite ; les ntmoaox12et 18ont débouché dansleurs entonnoirs, où l’on a placé des tuyaux d'aérage recouverts de fascines. Le mineur cherche cep4MHlaut .v s’avancer dans <v*s rameaux, en resUiil dans le terrain le moins Iwiileversé.
Une seconde guerre souterraine va commencer devant le l>astion central :on nous a annoncé que les Russes ont fait jouer un fourneau à gaiK'lie et en avant de la Itatlerie n*t»3, sous l'extrémité de la peiiie place d'armes qui aboutit à une carrière dans laquelle mis mineurs oui écouté pliisienrs fois sans rien entendre.
\ sept heures trois quarts du soir, nous avons ikmné le feu à nn puits chargé de quinze
Mois d’aoAl.
Du 41 au 4 i.
Dti tî BU 43.
Du (3 au 44
Du 44 au 13.
Moi» d'aoAl.
Mrs de pondre (2H5 kUog.), aimé dans te cliemiiiemetit de gauche : il a écbancré te roc Mii< vani 080.
Lee Russes un( répondu k onxo lieures, en ouvrant un enlonivoir large et profond, dn. presque en dehors du bourrelet, à droite de ai»; notre communication en arrière et ceUv qui niéoe à rentonnuir ai*i ont été peu endommagées par cette ex(4osion, dont la conunoUoii s’est iaii sentir ^ l'inlérieur des ranteaua 42, 49, sans y causerie ntoiodre dégiu Nous acU* vons le travail dans ces derniers,
l/eniiemi a ouvert, à nne heure et demie du malin, un antre entonnoir moina grand, dtv, en avant et à gauche de aw; qtielques pierraUlea ont encombré le passage qui conduit de dans ai9, et qui a été rétabli aussiiAt; il y a en de petits éboulements en tête des rameaux 50 et 12, et toute» les bougies se sont éteintes tUns le rameau 43.
A huit heures, nous avons donné lo feu à doux charges de dix-huit sacs de poudre (342 kilog.) chacune déposée dans des puits de 3*60 k 3*80^ de profondeur au-dessous du sol ; les entonnoirs, qui tendent à se rencontrer, se sont avancés Doublement suivant o»i et un. l.a première explosion a prxxluit beaucoup plus de fumée et une gerbe plus élevée que la seconde. Les poudres enterrées là par l’explosion rf*t, du 9 août, avaient probablement pris (eu.
Vne heure après ces deux explosions, qui ont eu lieu assox loin du rameau 43, les gaz ont ptdiétré dans ee iterniep, ou ils ont fait tomber deux iniuenrs et nous ont obligés k y suspendre momeuianémeni le travail,
A trois heures du soir, les Russes ont enc-ore hit joiieT un Courneau. L'explosion, dw, a remblayé te puits que nousavionp erensé dans om, et qui, terminé depuis quelques instants, n'était plus occupé.
L'entonnoir ouvert hier soir sur notre gauche, a été rattaché par un |>assage k I entonnoir «s», et nous y avons mivert un puits, ainsi que sur divers autres points. fh*ux auxiliaires ont été cuulusionnés |uir des éclats de pierres.
Du IS in Ift. Nous avons détaché et envoyé au l>astioii contrai :un fiergcnl, sept mineurs et neuf auxi-
liaires ; nos travaux en sont naturellement ralentis.
Deux mineurs ont reçu des éclats dans les entonuoirs pendant la nuit.
I.e contre-mineur est revenu dans son bourrage de d», k gauche. Nmis avons dirigé oontiv lui, le 16, k quatre heures et demie du malin, l’explosion «w, de donie sacs de poudre [228 kilog.)« Klle a agrandi l'entonnoir et écarté I ennemi.
On a trouvé dans le rameau 42 plusieurs chis&is russes et .le nouveaux débris de condiicleurs éleetrique», les uns parfaiteumnl eiidniis de gulta-percha, les autres enveloppés d’un «^nMsier ruban de lUasse.
Dii k; mi (7. A «n« heur' <1“ «'“''"i '*’* “i>‘ f“'* 1"“'' *•’ *»
ilroite lie noire cheiiiiiicnK'iil il<‘ ilroilo. Nos mineurs venaient de se rclirer apres avoir ereusédans renlonnoir an nn pnils qui avait de profondeur et qui était regarde comme lenuiné, en sorte que personne n'a été allcint; mais le passage entre on cl uo-n est à déblayer.
Il y a, au jour, iMivertiire du feu depuis le bastion du màl jusqu'il l'alUque de droite | les enlnnnoirs sont presqiin inhabitables, et nous n'y laissons que les écoulcurs. On n'y efferliieva aiieune, explosion aiijourd'biii , sauf le cas de nécessilé absolue.
y,, |.es Russes nul jelé peniUiil loiile la nuit des IkuuIh>s en quantité sur le rlieniiiiomenl qii
Mois d’aoAl.
s« icnilinc par IVmonnoir avt, mais saii» autre résultat que le cuuifaleiuent du puits que nous y avions creusé.
Dans les entonnoirs, ou s'est borné à fertner les brèches ouvertes dans le parapet, è entretenir les communications, descentes, abris ; sous terre, on a cheminé dans les raineaus lî, 43, tS, 18 Cl SI.
A sis heures du soir, les Russes ont ouvert l’entonnoir rfeo, entre an cl an : nous avions Du 18 au 10. U un passage allant de «ta au groupe des abatis aa-n', il a été enlevé eu partie par l’esplusiun.
Mous avons creusé anssltét dans renlannuir du un puits qui atteignait avant le jour 4 mètres de profondeur au-dessous du sol.
Une cliaiubre aux poudres a été préparée ii l'evlrémité du rameau ii, qui a i3 mètres de longueur, (juuiquc l'eitneiui se trouve eu avant, comme le prouve l'entonnoir du, et que ce terrain n'ait pas encore été sulbsanmient remué, nous ne chargeons pas cctlé chambre, parce qu'il y a ordre formel de rester tout i fait sur la défensive devant le bastion du mât (icndanl que la défense de la balterie n* .tn, au bastion central, occupe une partie de notre IM'rsonuel, cl en particulier l'oBicier de service.
Le 19 au uutin, un suus-oSicier et quatre auxiliaires ont été blessés |>ar des éclats de pierres.
Nos üavaux extérieurs et intérieurs ont été continués.
Nous avons déposé soixante sacs de jioudrc (1 1 10 kilog.) dans la chamlii e du rameau 4î, c Du 19 au té. nous avons bourré le rameau sur IS mètres de langueur : ces opérations ont occupé tous no.s travailleurs jus<|u’à minuit.
On a placé alors (|uelipics mineurs au creusement des puits dates les entonnoirs ; mais les bombes des Rosses lancées sur le cliemineinent de droite un eu ont souvent éloigné le mineur. Ce feu persistant prouve de plus eu plus que l(!s Russes allarlient une grande iniporlauce à empêcher notre cheminement vers la capitale.
.A cinq heures du matin, nous avons fait jouer le fourneau chargé à rexircmilé du rainivaii 42 : il a produit un vaste entonnoir, an, ipii a environ b mètres de profondeur et qui est bien évidé. La liauipiette de surveillance, la cuinmiinicaliun des entonnoirs entre eux, la deuxième descente de gauche, sont naturellenieiil à rétablir parle fait de celte e.vplosion, et nous y plaçons des travailleurs.
Nous cuntiiiuons sous terre les rameaux 43, 12, 18 et iil.
la compagnie de mineurs ayant ret.-u l'ordre de {lasser aux attaques de droite, où va s'ouvrir une Iroisièiue guerre souterraine, est remplacée |mr la 4' compagnie du 1" bataillon du .3' régunenl, récemment arrivée de France ; celle corojiagnie est coiiiniainléit par le capitaine Kcgad.
Notre personnel en officiers, sous-officiers et soldats se trouve ainsi renouvelé en grande partie et ne compte plus qu'un petit nombre d'anciens mineurs ; encore faut-il diviser ceuxci en deux détachemenls. Cependant un nous a accordé, en augmentation, les officiers et les travailleurs qui sont nécessaires devant le bastion central, et qui à l'avenir ne seront plus prélevés sur nos travailleurs ordinaires. Mous aurons, pour continuer la guerre souterraine devant le bastion du mSil : 4 officiers, S sous-officiers, lü caporaux et ITO sapeurs. L'officier de service sera relevé tous les jours à trois heures du soir. Le* sous-officiers et soldats le seront à six heures du soir et à six heures du malin ; ils fournironl, à chaipte séance :
MuU il ;\uul.
riu 20 au il.
il au ii.
Ou 22 au 23.
Ilu 23 au il.
I &<>r]|E4'iii»;i i'uponiuxct.'U6>u|K‘UR»; Ubueroni uin»ide tnivuil douze lieiircs Mir soiuiile. Nuits aurons ni outre 60 auxiliain^s critirantcHe. Enfin, le capitaine Kegad sera adjoint au coni* iiuiidaoi Tiioler pour la direction des deux guerres soulorraiiics, en n^mplacciiicutdu capi- Uine Berrier, qui va aux attaques de MataLufT avec sa compagnie de mineurs.
On reste sur la défensive aux entonnoirs; sons terre, un débourre le rameau i2, on reiii' place en tête de la galerie de gauche plusieurs châssis rompus |iar noire propre explosion et l'on clieinine dans les rameaux 30, 39, 48, 12, 18 et 51.
Nous avons repris la inarelie en avant dans le rameau 30 pour barrer le chcinin au mineur ennemi si, par iin|K>ssible, il voulait atteindre la batterie n* 2^1 bis, située â gauche de la iroi* slèmc parallèle. Nos écouteurs ne perçoivent aucun bruit inquiétant, ni dans celte batterie, ni dans h^ carrières en avant de son parapet ; mais les artilleurs persistant à croire qu'on les mine, noire travail a [Mxir but de les rassurer. L'explosion nissc du 14 août, devant le bas> lion cenini], a produit de l'émotion parmi les assiégeante : non^sciilement un a des craintes }KHir la baticrie n* 53, en face de ce bastion, mais aussi pour celle qui est à sa droite et en ajTière, et pour d’autres batteries encore plus éloignées de la place.
Vers quatre heures du matin, les Russes ont donné le feu à un fourneau, d«i, en deliors de notre exirénic droite. L'explosion a nmibUyé en partie la (k'M'enle de droite aux entonnoirs et produit un éboulenieiit en Icle du rameau 51, qui n’était |ias colTré. Deux mioctin» y ont été asphyxiés assi*?. fortement pour ipi'ou ait dû les transporter à rambulancc. Il y a eu en outre huit hommes de garde contusionnés par des pierres que l’explosion a projetées.
l'n obus provenant des baitcries de l’attaque s'est logé dan.s le parapet de la quatrième parallèle et y a ouvert une brèche en éclatant.
Nous avons travaillé dans les mêmes rameaux qu'hier et aux cmmuuiiicalioiis supérieures. On a ciilcndu le mineur russe en divers i>oiiite, dont les plus rapprochés sont entre are et aiB, et sur la droite du rameau 43.
A trois heures du soir, l’ennemi a fait jouer un camouflet, en avant de a»« ; tout son effet a'esi réduit à une cummoiiuti i|u'on a rcssimüc dans la galerie de gauche cl dans les tieiix rameaux voisins, 42, 39.
Nous gardons la défensive à la surface du miI , |mree qu’après le départ de la comtiagtiie de mineurs, il nous reste trop peu d’hommes suflisamnieut exercés pour creuser cl charger promptement les puits sous le feu de la place. Cependant te mineur ennemi occupe toujours le nms.sif de terre que nous voulions séparer du glacis par la rencontre de nos deux chemtiirutcnte diriges vers la capitale du bastion du mât, et il y marche en avant depuis que nous ne menaçons plus ses flancs. Il fiiul donc nous uicUrc en luesure de le «^oniballri* de front |uir le dessous, et nous creusons, avec beaucoup de précaution, une chambre â l’extrémité du raai4‘au 43, qui était en réserve.
L'ennemi a fait jouer, ii trois heures et demie du malin, un camouflet, d«j, à gau(*he et en avant de d»« : les terres soulevées ont coulé dans renloniiuir av4, et elles l’ont remblayé en partie, ainsi que le passage h l’entijriooir voisin, au.
On travaille à rétablir les communications, et, sous tem‘, à s'avancer dans le rameau 30 , il remplacer quelques châssis brisés en tête de la galerie de gaudie par noire explosion , à cuiitoiiriicr les rudiersct les êliuulemeiite dans les rameaux 3*J, 12, 18, â élargir ces d<Tniers, et enfin à déblayer le rauu*au 51.
A uiiiiuil cl demi, tes Russes oui fait jouer un fourneau urdliiaire sur noire gauche, dans
MdiN il'jiiml.
l'ciiluiinoir as, uii iU ii avuieiil pa» encore fait acie de prcbcnce de|iiii8 le cuiuiiieiiceiiteiil de la guerre soulerraine. Celte cxplotUoii a laisifé un entonnoir, éôi, de 6 mètres de diaiiièire et de 3 mètres de |»n>roiideur. Sa gerbe, |>rojeiée comme cdle d'une fougaKMvpnTrier, ver^ la quatrième parallèle et la eommunicaiion de gauche, y a blessé onze hommes de garde.
Un grenadier qui était en embuscade derrière le bourrelet, au lieu même de ro;pl<isioii, a été enlevé et jeté sur le glacis, mi il est Puiibé ayant les deux jambes l>risées et recouvcrtr> de grosses pierres, lia été dégagé et enlevé aussitôt, m>us une grêle de balles, par un cap<»ral de gi*enadierK du 18* de ligne iiomiué Poncliel, qui s'est souvent fait remarquer |>ar sa bravoure et son dévouement. Quelques pierres sont eucure tombées dans b descente ib' lexiréiuc gauche et au débouché du rameau C dans les entonnoirs, mais clics n'y ont oeeuk sionné que des dégradations insigniliantes.
Nous ne pouvons pas laisser rennemi faire ainsi jouer des fourne^mx dont les esplosioiiN inondent de pierres notre conimunicaüüii de gauche, toujours occupée : nous creusons dom un puits dans l'entonnoir et nous débouclions en même temps du rameau 39 par le rameau bi, pour uiarcber contre le (laiic du cheminement qui vient de se révéler d'une manière si Relieuse.
On continue tous les travaux extérieurs et intérieurs, excepte le rameau 51, à droite, les esplosioDS de l'euneuii ne pouvant pas nous causer grand dommage de ce côté.
Deux mineurs ont été blessés par des éclats.
A la nuit tombante, on a retiré les travailleurs des rameaux et 53, uinsi que des en- Tu î\ au lunnoirs au-dessus, parce qu'on a entendu distinctement faire un bourrage sur la droite du rameau 52. Ou a continué le travail dans les rameaux 30, 42, 30, 12 et 18, et dans la galerie de gauche.
L’rniiemi s'est encore fait enUnidn* en divers aiiirii» (khiiU, iiotaiimieiit il droite du ratiieaii 43 et aux abalis, devant n««
A onze heures du matiu, il a donné le feu, sur ce dernier iKiint, à un caiiioullet, du, qui n’a pas produit d'autre eiïet que d'ébranler le rue.
t'cnionuoir dsi, à notre extrême droite, a paru si bien situé comme |M>stc de survelllaiiec,
((trmi l'a couronné par une gabioniiadc du côté de la place et qu'on y a établi unebanqiirtir {Hmr la fusillade. Mais il y a eu proiiipteincnt ordre de l'évacuer et de rcjdacer les tirailleurs en arrière, dans roiiiUiseadi: 44. Le coumimemi'tit de du devenait ainsi plus luitsible qu’utile, et roii n’y a pas rebouché les trouées que le canon de la (ilaee y avait ouvertes avant midi.
Vers trois heures du soir, on entend parfaitement rennemi dans son dernier eiiloniKHr à ;;aiicbc, d«4 : nous y creusons un deuxième puits, au-dessus de la direction présumée de son 4-hemlncnieiit.
A huit heures du soir, nous avons donné simultanément b; feu aux deux puits préparés bu au Vk dans rentonnoir du : l'un était chargé de vingt sacs (3HU bilog.), ratilre de seize seulement (285 kilog.), à cause de sa proximité des ramcanx 29 cl 52. Leur entonnoir, a»$.os, s’est évidé à i mèuvs de profondeur, l'argile y a été mise k découvert, et l’ennemi a cessé de s’y faire entendre. L'explosion a projeté quelques pieiTcs dans la batterie n* 25, où elk's ont Idessc légèrement un homme de garde. Nos communications de gauche, qui avaient un peu souffert de celte double explosion, étaient remises en état au matin.
Nos mineurs les plus exercés umi encore envoyés dans la liaticrUt ii* 24 6m, oti l'un assure entendre le mineur russe, mais ils ne parviennent à y saisir aucun bruit souierraiii.
MoU d'aoùi.
Du 26 au 27.
Du n ao 28.