JOURNAL DE II GUERRE SOUTERRAINE
cpmBE sounuiin Dnin ii Bàmoi du lii.
Un sergent et huit mineurs sont placés dans les entonnoirs pour surveiller la marche du Du ÎK au 15 avril. mineur ennemi^ entretenir les conimunications et le chemin de ronde^ ou banquette pour ^ ' '^' '^ la fusillade. Ils sont protégés^ de jour^ par quelques UraiHeurs seulement^ et de nuit par une compagnie d'élite.
Les autres mineurs travaillent à rétablir les cbemiûements souterrains qui arrivent res< pectivement^ savoir :
La galerie de gauche à 10 mètres en avant di) rameau 32; la transversale 5> à 26 mètres de la galerie ; la transversale 6^ à 10 mètres; la communication 33^ à 27 mètres; le rameau 32; à 8 mètres; hi galerie de droite, à 16 mètres en avant des rameaux 3-13 ; la communication 13, à 12 mètres en avant du coude ; la communication 12» à 7 mètres de la chambre du rameau 3, et la communication 34^ à 22 mètres.
On commence le rameau 39 pour regagne? remplacement du fourneau 17^ auquel on ne (H X, fig. f.) peut plus arriver par la galerie, parce qu'il faut la coffrer vis-à-vis de ce rameau. Il faut également coffrer tous les autres cheminements, excepté la communication 33.
On ouvre un puits dans l'angle du rameau 13 pour rechercher s'il existe une seconde couche d'argile.
Le travail du mineur ennemi se fait entendre en avant des entonnoirs a u^ ais et om.
Le travafl ennemi ayant cessé vers sept heures du soir, on l'ait retirer les hommes de Ou 25 au i6 a\rit garde à quelque distance des points qu'on suppose dangereux.
Nous poursuivons tous nos travaux souterrains, mais aveade grandes difficultés, particu* lièrement dans les deux galeries et les.comrounicalions 12 et 13. Nos mineurs parviennent
(t) Oo a suiiprimé de ce journal loutre qui précède le 21 «?ril 4855, cl louC ce iiui concerne les mines tfiécutecsdcTaul le bastion centr<il> couiuio Taisant double eoii>loi afec le journal général du stégc.
Mois d aviil. 546
à remplacement du camouflet qui était chargé eu tétc de la galerie de droite et qui a joue en même lemi)8 que les foqrneaux voisins pendant la soirée du 15 au IG avril ; ils y trouvent une cavité remplie de pierrailles qui s'éboulent à mesure et les empêchent d'avancer.
Du id au 27. On installe la tarière diosla communication i^^ aflti d'essayer d« db^nfiT le camouflet à
Tennemî en avani de an.
Du 27 au î8. Les grosses pierres que la tarière renconti'e Tempéchent d'avancer; on cesse le forage
pour reprendre le cheminement ordinaire.
La cavité qu'on déblaie depuis vingl-quiire heures en tête de la galerie de droite et quia été produite par Texplosion d*un baril de poudre de 37 kilog.^ a maintenant la forme d'uu cône irrégulier de 3^^ de hauteur sur 2 mètres de diamèlre moyen à la base. L*ahr extérieur y an'ive par les larges fentes du roc^ et les mineurs cherchent de nouveau h continuer ce puits de ban en liautpour {[9gi>er iQf eotpo^ir»..
Depuis huit heures du soir jus(pi'à deux heures du matin^ deux ateliers ennemis s entendent sous le talus des entonnoirs de droite : l'un devant an-n, Tautre devant ais-te; le premier s'entend également à Tintérieur de la grande cavité du bout de la galerie. Lorsi|ue le bruit cesse sur un points nous en retirons les mineurs.
Le capitaine Pingault^ nommé chef de bataillon^ qiiitte le service Ass mines; il est rem* placé comme adjoint au cqnunandant Tlioler par lé capitaine Berricr^ qui commande la compagnie de mineurs.
Du 2S 9» i9. On entend de nouveau l'ennemi en plusieurs points*. Vers huit heures du soir, il se pro-
duit une dépression de 0**80 de diamètre et de 0°'oO de profondeur; dans la banquette de surveillante des entonnoirs ais-ie. Nous pensons qu'un ébouicment a lieu en tête dç quelque cheminement ennemi. Nous déblayons donc à la main cette cavité où nou^ dépotions dit sacs de poudre (190 kilog.), et, après avoir chargé le dessus avec des sacs à terre, nous donnons le feu. L'entonnoir a^i, qui en résulte, est évidé et profond^ et l'on n'entend plus l'ennemi nulle part; mais, en revanche, 1ë bastion du mât redouble son feu sur nos cntonnY)ir8.
An jour, les Russes se font entendre de nouveau an avant de au et de ses communications aux deux entonnoirs voisins. Le bruit qu'ils font est très-net à gauche, peu distinct à droite.
Du 20 lu 30. Nos mineurs ne peuvent, ni parvenir à la surface du sol par la cloché qui se trouve eo
tèt^ de la galerie de droite, ni marcher en avant ; nous déposons donc dans cette grande cavité 760 kilog. dte poudre dont Texplosion arrêtera au moins le mineur ennemi et améliorera noire logement supérieur, car elle eirièvera le bourrelet de terre qui sépare encore U» entonnoirs au et au. Il est >Tai qu'elle enlèvera aussi le couronniement de atç. Mais celuici deviendra iiulile à cause de la profondeur que nous obtiendrons en ce ppinU x
Des lueurs ctioisits marchent par la communication 13 vers le rameau SO doptn(Mu iroudrions faire jouer le fourneau avant celui que nous chargeons.
Le tiraraflde filtre mineur ne s'entend que fort confusément dans les entonnoirs^ tandis qu'on y «cnt <fisthietenient les vibrations produites par les coups de pioche du mineur enncmi> qui a plusieurs cheminements devant nous, entre le fourneau 20 et Teatoiuioir «iv« Tout bruit cesse à onze heures du soir pour reparaître à huit heures du matin, et cesser encore quelques instants plus tard« Noos laissons seulement un petit nombre de tiraillem-s au\ enviions d«s poiiUs daogçreux.
— 547 — Mois «hvrn.
A éewt lienres Vingt ntfmited ïprès mM, les Russes feftt foner un fôomcnn die dèvftnt l'eoionhoir aie qui a été nn peu remblayé. 1>en\ lirftHleiirs ont été enterrés : l'un a été retiré sans blessures^rantre est t^ntasionné. Aucun effet n*a été produit sur nos chemimments sou^irains.
N«m adierons un. bourrage de it mètres a(tt foomean de la galerfe de droite^ mais nous Du 30 avril ao 4*' mai. persistons à ne vouloir donner le feu qu'après avoir retrtynvé les poudres du fourneau 20.
Vert qvatre bevrei d« natin^ les Russes simuleni une sortie sur les entonnoirs dans l'espoir d'y attirer des troupes. Leur manemvre n'écbappe pas an lieutenant Gallois qui était de aervtee a«x Minesf il Wà retirer toute la garde dans la troisième parallèle nu moment «ù la ^RilMe cesse. Deux, expiostona ennemies 6ht lieu alors : Tjme di7, un peu îk droite de ais; l'autre dis, en avant de ai9-?o. Malgré les précautions prises^ nous avons trois boiMMe de garde altenitft pardespiertes.
Le bevrrelet de TenlMiBeir général se trouve un pen affaissé sur les points où ees^deiix exploaioiiB oni été laites; on y passe encore, mais en se baissant pour n*ètre pas vu.
Notre rameau 39 a dépassé l*enpltceaie»t de i'anelen fourneau H. L*état do lerralfi prevve que^ce^ fourneau a joué. On s'avante en coffrant.
A Irois heures du «oir, 0» entend l'ennemi-en avant de a 13.13, et aussi devant ate.
Rien n*etl moiBftédaiis le nonbre des travaiUenrs do génie ; les asliliairefl d'inftmterie Do 1*' a» ^ m^i. aont portés à oânqoante pendant le jour et autant pendant la nuit.
La coouiiiHiicatloB 13, arrivée à SS^SO de ton premer eonde, se retoome perpendicnlairement à droite pour rechercher le rameau .20, ao moyen d*nn nouveau rameau (n*» 40).
La communication 42, arrivée à ^ mètres en avant do rameau 3, est suspendue jusqn^aprèa . Texpieslon du feomeau chargé dans la galerie.
On prolonge le rameao 20 à droite et le rameau 30 à gauche pour éclairer notre diapoeitif de mines sur les deux flancs.
A Textérieur, les écouteurs entendent l'ennemi sur toute la ligne, depuis au josqu'k 21. Le nombre de ses cheminements diminue insensiblement» et vers la fin de la nuit, on ne Tentend plus que devant a 13 et ai«.
A rinlérieur, on entend aiussi travailler de la galerie de gauche et des rameaux 39 et 40.
Tout travail ennemi cesse hTaube du jour, et nous ne laissons personne aux entonnoirs
A dix heures et demie du matin, le 2 mai, les Russes effectuent une explosion asisez forte di9 à droite de a?o. L^ communication de cet entonnoir à l'enlonnoh* voisin au est remblayée en parlie. Nous étions sur nos gardes, aucun homme n'a été atteint. Quelques terres s*étant éboulées dans le i^ameau29^on a cru d'abord à deux explosions, mais du dehors on n'a vu qu'une gerbe et ressenti qu'une seule commotion.
Notre banquette de surveillance est recouverte par la lèvre antérieure de l'entonnoir russe ; ce dernier se trouve ainsi tout entier dans les nôtres.
En recherchant feutrée du rameau 20 par la communication 13 et le rameau 40, les Du ^ an 3 nia\ mineurs ont retnmvé un bout de saucisson qui n'était pas brûlé, et quoiqu'il ait pu appartenir k l'un des andehs fourneaux 25 ou 22, comme au fourneau 20, on y met le fèu ; mais Inutilement.
On reprend Immédiatement les travaux souterrains et Ton rétablit^ à Téxlérieur^ les eonn munications détruites par lés explosions et les projectiles ennemis entise àu.ts et «h-ip.
Mois de mai. ... 548 -^
Sur le premier de ces deox points^ les tnvaillairs enteiidenl distinctenent l'enieni^ ^ parait reTenir à son fonmeto {du) du i*' mai.
I>e rintérienr du rameau 40^ aussi bien que de Tenlonnoir ûu, on entend m aotie rhriMi nement qui nous inquiète beaucoup^ parce qu'il paratt mardier Ters le nanean SD parTeMplacement de l'explosion di: Nous poussons le (ravail antani que possible dans le nuMM 40, afin d'arriver assez tôt pour faire jouer 90.
A midi, le cbeminement inquiéunt de Tennemi s*arréte, le bruit semble s*éloigBir et fl cesse complètement à 5 heures du soir. Tout porte à croire qu-'un boiinrafe Tient d*étre terminé. Cependant, les autres bruits continuant à se faire entendre par inlermittenees en avant de ai», à droite de am, et au fond de la transversale t^i, nous pouranhons nos recherches.
Du 3 au 4. Le mineur qui chemine en retour dans le rameau 40 ne peut reconnaître ni k iiansur
sale I, ni le rameau 20; mais il retrouve trois anciens cordeaux porle4Ni4esfè«nMani 10, 22, 25, et il les ramène en arrière. Non» réunissons le cordeau de 10 à ceUi d est chargé en tète de la galerie. Notre intention est actneUement de donner le lèn anxi fourneaux en même temps, attendu que le cordeau porte-fèu de 20 était en Ictre fcpnis le 12 avril : un raté est à craindre et nous voulons éviter de faire retirer les travaittews et les gardes de tranchée pour une explosion qui peut manquer. Le feu est donc mis aux deux cordeaux ii orne heures du soir : il se produit une première explosîMi, «si, avec forte secousse et gerbe peu élevée; puis une seconde aas, avec grand bruit, Éamme, gerbe élevée et fuméei épaisse. L'intervalle de temps qui s'est écoulé entre les deux explosions a été assez sensible, puisque les gardes et les travailleurs se mettaient d^ en monvement pour regagner leurs postes respectifs, lorsque la seconde a eu lieu. Il est probable fue le cordeau de 20 a brftlé lentement àcausede l'humidité qu'il aura prise pendant un long séjour en terre.
On avait prévu aisément que la descente aox entonnoirs serait encombrée et le eonronnement de nu enlevé en partie par l'explosion an; les mineurs, commandés d'avance pour rétablir la descente, s'y mettent aussitôt.
Les deux galeries sont enfumées Jusqu'à 3 heures et demie; on reconnaît alors que le bourrage du fourneau de la galerie a parfaitement résisté et que la Itanée, provenant du fourneau 20, s'est répandue li droite et à gauche par les communications 13 et la transversale 15, qui, bien que détruite, n'est pas complètement remblayée.
On reprend tous les anciens travaux intérieurs et le débourrage de la galerie. Du 4 ao 5. Nous commençons à gauche de la descente et en deçà des entonnoirs, à transformer le
bourrelet en parapet avec banquette pour la fusillade : aon talus intérieur est revêtu partie en gabions^ partie en sacs à terre. On ne peut que difficilement creuser la tranchée en arrière à cause du roc.
Do 5 ai d. Vn mineur et un auxiliaire sont blessés dans les entonnoirs par des éclats de bombes.
Do f au 7. iln'y aplusde madriers au parc et nous manquons de châssis; nous sommes forcé» d'en
confectloilner avec des planches triplées et réunies par des clous. En attendant, il faut raleutlr la marche des cheminements souterrains qui ne peuvent avancer sans coffrage ; nous pressons d'autant plus vivement les communications des entonnoirs entre eux et la transformation du bourrelet.
«^ 5^ ^ Mois de m^H.
Les eovnMuiietUoAfi, rétiMiespttioiii^ permettent de purcourir les enUmnoîrs d*un bout Du 7 au 8. àfftiUresAnsèlrevii.
On entend le travail ennemi : 1<* à droite et en avant de a as ; S"" en avant de la banquette a 16^1 ; 3* de Tintérieur de la galerie de gasche, en avant et au loin.
Le puits creosé dans f an|^ de la galerie 13 (Voir ci-de8siis au 25 avriDj a atteint 6 mètres de profondeur (12. mètres environ au-dessous du sol supérieur), sans sortir du roc; ce travail est abandonné. S*il existe une seconde coudie d'argile au-dessous de celle dans laquelle nous avons cheminé» ello se trouve à une profondeur telle qu*on ne pourrait produire des effets à rextérieur qu'avec des charges énormes.
Le bourrelet- des entonnoirs est transformé en parapet défensif sur un^ quarantaine de mètres de longueur, et Ton a fait déboucher une seconde descente aux entonnoirs à 35 mètres de cdle qui termiae la communication venant de la troisième parallèle.
On entend l'ennemi devant asi.as et ai4. Du 8 au 9.
On entend Fennemi sur toute la ligne des entonnoirs excepté vers a «.h , partie sur la- ^^ 9 au 10. quelle les Russes ont fait une petite reconnaissance pendant la nuit.
Un mineur a été .blessé dans les entonnoirs par un biscaîen.
On continue les travaux en cours d'exécution. Du 40 au 44.
Le mauvais temps a retardé les travaux ettérieurs pendant la nuh et empêché d'apprécier Du 44 au 42. nettement les points où l'ennemi se trouve; sa présence est cependant certaine en avant de la descente centrale, devant la communication des entonnoirs 4i2s.!ts et devant la galerie de gauche.
Vers huit heures du matin, on remarque une dépression de 0^50 en tous sens sous la banquette de l'entonnoir «ta^ et l'on trouve, en la déblayant, une cavité, en forme de bouteille, ayant 3 mètres de diamètre à S9^ base et 3*50 de profondeur au-dessous de la ban^piette. On y faut brider 20 sacs de poudre (380 kilog.) , dont rexpk>sion (a») produit un entonnoir de iO mètres de diamètre et assez profond. Elle dérange deux ou trois châssis en tète de la galerie de gauche.
U y a des éboulements considérablesdans plusieurs rameaux. I>u 41 an 43.
Le travail ennemi se fait entendre sur toute la ligne des entonnoirs, mais loin, excepté à gauche de notre explosion d'hier, a», où le bruit semble très-rapproché. du talus.
A trois heures de Taprès-midi (13 mai), le mineur ennemi parait être arrivé à plus d'un mètre Du 4 3 au 4 4 en deçà deJa banquette h gauche de «tn ; non-seulement on entend distinctement son travail, mais chacun de s^s coups de pioche lait encore ébouler quelques parcelles de terre au^des^ sus de luL U suspend son travail dès que nous ouvrons, dans la banquette même, unj[>uits auquel nous ne pouvons donner que 1*50 à cause des quartiers de roc. À sept heures du soir^nous le chargeons de 10 sacs de poudre (190 kilog.),et nous donnons le feu. Cette explosion an jette des terres dans les deux entonnoirs voisins, élève le bourrelet du côté delà place et améliore Je passage; elle a aussUompu les chapeaux des sept derniers châssis de kl galerie de gaUche, sans toutefois y produire aucun éboulement.
L'ennemi est écarté; mais pour profiter de ce cheminement de la galerie qu'une nouvelle explosion quelconque achèverait de détruire, nous y plaçons 21 sacs de poudre (399 kilog.), et nous beurrons sur 10 mètres de longueur, sauf à ne donner Iç feu qu'au moment où 'ennemi en approchera de nouveau. .
Quelques écouteurs prétendent pour la seconde fois avoir entendu un bruit de tarière
Mois <ie mal. ^^ 550 — •
ren le rtmem 92. H y a encore écmie ii cet égard. Gependanitos Itiiitet mui Mmt piftéés que nous pour utiliser les forages^ car la couche d'argile n'est pas bouleversée de lew cAié comnie Hle Vest du ndtre. .
Du U aa 45. A une heure un quart du matin^ les Russes ont hài jouer un foumeaOy ds»^ à gauebe de
an. I/explosion a renversé un tirailleur et enterré son Aisil; mais rien n'a été détroit ni à llniérieur^ ni h Textérieur^ quoique la fumée ait pénétré dans la galerie en assev grande quantité pour nous empêcher d'y travailler pendant une dein^4ieure.
Lorsque Texplosion a en lleu^ les écouteuiis avaient signalé^ depuis trois quarts dlienre seulement^ le silence de Fennemi qui« auparavant^ travalMait en trois i)oin!s : à l'endrok môm&de l'explosion^ à une dlEsine de mètres sur la droite en avanide a^s^et plus ù droite encore vers a^n. Ils n'avaient rien entendu à gauche ni dans les galeries.
Noire mineur a repris et bifnrqdé son cheminement k Textréniflé de la eommuiitcatfon 13; Tembranchement de droite (w* 40) va sur l'ennemi, que nous entendons entre au et a^e; Tautre devait rétablir la transversale détruite (n* 1)^ mais il débouche dans l'entonnoir 026.
La transversale 5 vient donner^ sous rentohnoir aw, dans4Bn amas de chair humaine en pleine putréfaction. Il faut recouvrir ces cadavres russes avec de la chaux vive et boucher Touverture du rameau, pour préserver les galeries de Todeur qui s*en exhale.
Nous commençons plus en arrière la nouvelle portion cte transversale n*4i.
Au dehors, nous avons débouché du parapet de Ui communication supériempe pour aHer transformer, à sa droite, le bourrelet des entonnoirs en parapet défensif, comme on le Ikit h sa gauche.
L'ennemi reprend ses travaux à deux heures et demie du matin ; on le èrolrait revenu à remplacement de son fourneau dn, du 1** mai. Nous creusons un puits dans le voisinage» à l'endroitleplus convenable, et nous le chargeons de il sacsde poudre (209kilog.).
Nous en creusons un autre sur la droite de au, mais il est recommandé au mineur de travailler par intermittence^ de dix à quinte minutes, car nous estimons que l'ennemi a sur ce point plusieurs fourneaux tout chargés.
A dix heures et demie, nous donnons le feu au puits chargé a 70, près de drr, et pendant toute la Journée l'ennemi ne se fait plus entendre sur ce point. Du 45 an 46. A six heures du soir, le 15, nous faisons encore brûler 20 sacs de poudre (380 kllog.) dans
le puits qui a été creusé à la dérobée en avant et à droite de a». Ce dernier entonnoir est un peu remblayé par Texplosion (a 30) et son talus reste à pic du c6té de )a place.
l.eB Russes ripostent vers une heure du matin, mais sur un autre point. Ils fbnt Jouer sous le talus de a*», un fourneau dii, qui projette des pierrailles contre le talus opposé, recouvre les cadavres russes et remblaie les parties ok nos rameaux i et 5 débouchaient dans les entonnoirs. Il a enterré en outre un mineur, que nous avons retiré vivant mais gravement contusionné.
Peu de temps après cette explosion, le travail de l'ennemi s*entend en divers points sous le talus, assez loin partout, excepté sous le bord de a 19.
La nécessité où nous nous sommes vus hier de faire creuser un puits à hi dérobée nous décide à prendre des précautions à Vavance. Dorénavant, les mineurs qui sont aux entonnoirs seront partagés en deux brigades : pendant que les uns écouteront, les autres creuseront des puits, ou plutôt des iroiks sans coffrage, de deux à trois mètres de profondeur, espacés de deux à quatre mètres, tout le long du talus le plus rapproché de la place; par ce
moyeu, nou« antaudroos mieux venir Tennemi^ et quand il voudra passeri uous u'aiurouç plus qu'à charger et à i>ourrer sans bruit pour Vécraior* •
A six. heures du soir,,nou9 faisons Jouer uo puits, an, oliargé de 20 sacs (380 kilog.) Du 46 au n. dan» Tentonnoir russe d3o> où l'ennemi revenait.
Peu de temps après minuit^ les Russes font jouer un fourneau d,3 , près de4eur ancien entonnoir (i)«, Le travail ennemi avait cessé en oe point pendant que npus y creusons un puits, et nos travailleurs s*étaient éloignés; malheureusement ils étaient revenus à leur poste vers minuit, parce qu'un écouteur pFétend^iit avoir de nouveau entendu travailler. Deux mi^ neurs et un au^xiliaire d'infanterie ont donc été culbutés etblessés par cette explosion. Notre puits a disparu } nou« en ouvrons immédiatement un autre tout près. L'ennemi étant revenui nous chargeons d^ 30 sacs de poudre (380 kHog>) et nous donnons le feu à midi, L'entoiiinoir oblong^ «32, qui en résulte présente au fond, une gouttière très-prononcée de.3 ù i mè* très de longueur^ $e dirigeant obliquement vers nous de droite p gauche. Le talus reste presque vertical du côté de la place, et à trois heures on y entend encore distinctement le travail eunemf) qui paraît toutefois plus éloigné qu'auparavant.
Les Russes continuent à jeter des bombes, des obus, de la mitraille en bombe, etc., sur les entonnoirs et à y diriger toutes les nuits une vive fusillade.
Tout travail ennemi cesse de se fau'e entendre aux entonnoirs^ à sept lieures du soir ; une ^" *^ ^" ^^' heure après, nous ^étirons les travailleurs et n'y laissons que les mineurs pour écouter,
A six heures du matin} on entend l'ennemi travailler sur plusieurs points, notamment devant notre rameau contourné n^ 40. Tout bruit cesse de nouveau à dix heures. Non^«eule<» meut nous n'avons presque personne aux entonnoirs, mais nous faisons encore retirer les mineurs des rameaux que nous regardons comme exposés, et nous n'y laissons que des écouteurs.
A midi, les Busses font jouer un fourneau dus en avant de a 125.1$. L'explosion évide Tentonnob* du côté delà place et le rembhie un peu de notre côté^; elle blesse cinq ou sii^ honmies tle garde dans les tranchées, par des pierres qui ont «té projetées jusque devant rentrée de notre galerie de droite, où un bomme a été atteint.
A trois heures, une autre explosion russe, dsi, a eu lieu en avant et à droite de ai»; elle enlève la banquette et met à pic le talus du côté de la place, mais elle ne Uesae pensonne.
Malgré le peu de monde (12 faonmies) que nous avons tenu aux entonnowi pendant kn vingt-quatre heures^ un sergent et trois mineurs y ont été blessés par des éclats de bombes.
Le ram«au 40 atteint 10 mètres de longueur et il nous parait arrivé à la distance convc- Du 18 au 49. nable pour nous permettre de rectifier par une explosion la direction générale des enton* wÀTS entre les deux galeries , devant le fourneau iO qui a joué trop en arrière. Nous déposons, à l'extrémité du rameau, âO sacs de poudre (380 kilog.) seulement, parce que le terrain est déjà meurtri et même enlevé de part et d^autre. ^
Ce fotmeao reçoU le feu à une heure trois-qu«i*ts du matin, et projette une grande gerbe de gaxHshe h droite, vers iebastiofi du mAt et le ravin des Anglais. Il produit un vaste ènton* ftdir; ais, qui relie très^bien les deux entonnoirs voisins a u.^g, et qui laisse voh* plusieurs eenifes d'explosion. Ses effets panûssent trop considérables pour une si petite quantité de poudre, même en tenant compte du peu de cohésion du terrain, il est probable qu'un foui> ncau de renncmi a pris fou en même temps que le nôtre.
Mois de mal. .^ 552
Les deux descentes aux entonnoirs sont encombrées de quartiers de roc ; on est compté* lement vu dans celle du centre. Des travailleurs se mectenl sur-le-champ à les déblayer. Nous pouvons reprendre Immédiatement les travaux dans la galerie de gauche; mais celle de droite reste enfumée pendant deux heures^ et^ après ce temps; nous y avons encore trois ou quatre mineurs momentanément asphyxiés pendant le débourrage.
Le nouvel entonnoir nous permet d'établir^ en de^ de lui, une bonne et solide communication qui ne sera phis bouleversée à chaque instant, comme il arrive au chemin de ronde que nous entretenons sur le talus qui est du côté ^e Tennemi.
Indépendamment des moyens que nous employons maintenant pour combattre le mineur russe tout en cherchant à gagner du terrain^ nous recevons Tordre d'agir conti« le bastion du mJkt avec des fougasses^-pieirriers que nous établirons dans les entonnoirs^ sur le talus qui foit Ciceà laphice. (PI. X, fig. %.) L'état actuel de nos cheminements souterrains se résume ainsi qù*il suit : '
La galerie de gauche a éle rétablie jusqu'à 23 mètresen avant de Tancien rameau 3f : eHe est chargée de 400 kilog. de poudre-et bourrée sur une longueur de 10 mètres ; la transversale 5 arrive dans lés entonnoirs, mais son débouché a été recouvert avec des fascines et ensuite par les terres que les explosions ont jetées dessus ; la transversale 6 est arrêtée par <les blocs de rocher à 25 mètres de la galerie ; la communication 33 est rétablie complètement ; le rameau 32 Test jusque 9 mètres de la galerie ; le rameau 29, jusqu'à 5 mètres de la transversale 6; le rameau 30 est arrivé à 28 mètres de la galerie; le rameau 39 à il mètres de la transversale 5. La galerie de droite a fourni une explosion à 20 mètres en avant des anciens rameaux 3-13 ; son rétablissement arrive à 6 mètres en deçà du point où cette explosion a eu Meu. Des deux rameaux qui partaient de Textrémité de ki communication 13, celui de droite, n* 40, a fourni une explosion an, celui de gauche a débouché dansFenionnoir, et ce débouché est recouvert comme celui de la communication 5. On a commencé le rameau 41, qui a 4 mètres, pour suppléer à la partie de la transversale détruite entre 13 et 5. La conmiunication 12 est rétablie jusqu'à 8 mètres à partir de la chambre du rameau 3« La communication 34 a rejoint la transversale 2^et s'y prolonge dé 5 mètres. Le rameau 1 8 a été retrouvé ; on a pu y pénétrer de nouveau jusqu'à 8 mètres. Enfin, le rameau 26 arrive à 26 mètres de la chambre du rameau 3.
Da 49 aa tO. Nous commençons deux fougasses-pierriers dans les entonnoirs aïs et «m, sur le taks
(PI. XI, Og. 4 .) incliné vers la place. Il faut suspendre ce^ravaâ au jour, parce que les hommes y seraient vus par le bastion du màt.
L'ennemi s'est fait entendre distinctement pendant toute la nuit devant les entonnoir» a is, a 16, et sous la banquette entre «» et a». Jugeant qu'on peut Tatteindre, on dispose en silence 9(y sacs de poudre (380 kilog.) dans un puits préparé sur le second de ces deux points ; on bourre et on donne le feu à midi. L'entonnoir a h qui résulte de cette explosion, est assez évidé pour faire présumer que le cheminement de l'ennemi a été atteint. .
Le rameau 18 a débouché dans son entonnoir à 10 mètres du rameau 34; on y dépose 3 sacs de poudre (57 kilog.) qu'on recouvre extérieurement avec des pierres, des éclats de bombes, des biscaîens, des grenades russes, etc., et l'on bourre à l'intérieur toute la longueur du rameau. Nous allons essayer ainsi d'utiliser comme fougasses les anciens rameaux qui dé* bouchent dans leurs entonnoirs. Toutefois le feu ne sera donné à celle-ci (fue pour ri|>oi>tiT. à quelque explosion ennemie.
^m. 553 Mois de mai.
On achève cette nuit les deux fougasses commencées hier. Il a fallu revêtir leurs talus Du iO au t4. avec de grosses pierres et des facines^ en sorte qa*eUes ont de Fanalo^ avec les fougasses en remblai. On a placé dans chacune deux saos de poudre (38 kilôg.) amorcés avec du cordeau Bickford^ et on les a chargées avec des pierres et des débris de projectiles ramassés aux environs. Les deux cordeaux sont allumés à six heures du matin^ au moyen delà mèche à canon. Les deux fougasses jouent suceessivement et hincent une grande partie de leurs projectiles dains Tintérieur du bastion du màt.
Les bombes^ en éclatant dans les entonnoirs, pi'ojeltent toujours une certaine quantité de pierres qui atteignent souvent les travailleurs «t les blessent, mais d*ordinaire légèrement. Un de nos mineurs a été ainsi blessé.
L'ennemi ne se fait entendre qu*à gauche de atti^.oii il travaille avec précaution. Du 2 1 au il.
Vers sept heures et demie du soir;, une bombe a ^laté dans hi fougaisse de Tentonhoir a 16-21 et Ta complètement bouleversée.
 minuit, nous avons donné le feu à une fougasse préparée dans Tentonnoir an* L'obscurité a empêché de voir ses effets; aucfune pierre n'est revenue en arrière.
A trois heures et demie du matin,, nous en faisons jouer une autre située dans Tentonnoir a 19-30. Elle a projeté la plus grande partie de sa gerbe dans l'intérieur du bastôon du m&t.
lin mineur a été grièvement blessé aux entonnoks par un édat de bombe.
Les artilleurs de la batterie n^ 24 bit, à gaifche de la troisième parallMe, assurent qu'ils ^^ ^^ ^u 23. ont entendu travailler au-dessous de leurs plates^ormes. Nos mineurs vont y écouter et ne saisissent que lé bruit de coups très-éloignés, qui est très-probablement produit par notre propre travail dans le rameau 30.
lia été impossible de faire la moindre observation sur la marche souterraine de l'ennemi depuis neuf heures du soir jusqu'à trois heures du malin, pendant l'action tiès-vive qui avait lieu à gauche pour la prise des embuscades russes, situées en avant du chnetière. Le bruit des armes à feu n'a ](^as permis d'en entendre d'autre.
 neuf heures et demie du soir^ moment où Tintensifé du feu partant du bastion du mât failsupposerqu'il y a beaucoup de monde dans ses batteries, nous avons fait jouer une fougasse répai'ée et rechargée dans Tentonnoir ais-tio. La. gerbe a dû bien porter; aucune pierre n'est revenue en arrière..
L'explosion a éteint quelques bougies dans la transversale 4i, où efle a fait pénétrer de la fumée et des gaz en assez grande quantité pour y contrarier le travail pendant plusieurs heures* Elle s'est fait sentir aussi dans la tr^sversale 5. Ces derniers effets sont parfois produits par des bombes qui tombent et éclatent dans les entonnoirs.
Le cordeau du fourneau chargé le 14 mai en télé de la galerie de gauche a été examiné aujourd'hui et reconnu être encore en bon état.
Nous poursuivons la construction des fougasses, la transformation du bourrelet général des entonnoirs eu paiapet défensif et en dernière ligne les cheminements souterrains.
Il a été trouvé dans les entonnoirs une petite planchette pour botte d*amorce électrique. Nous avons encore reconnu qu'en sus de leurs fourneaux de mines, les Russes ont disposé ça et là de vériud)les fougasses, c'est-à-dire des bottes de poudre plus ou moins enfoncées dans le roç, auxquelles ils donnent le feu avec un.8aucit8on ordinaire goudronné, confectionné grossièrement, et placé à une (aible profondeur djms un auget également goudronné. Vers onze heures et demie du jsoir, le bastion du mètbisantune foeiiiade très-vive' contre Du ÎZ «a ti.
Gqogle
Mois de nifti. — 554 —
la (fuilrième partUèle^ nous donnons le feu à ttn« fougasse préparée dans reniAnnoir a^. Elle projotie bien sa gerbe sur le basiion.
A trois heures et demie du matin, nous en faisons Jouer deux autres dans les entonnoirs «tt-aoet «3s; elles donnent le même résultat que la première. Mais celle de Tentonnotr « t9*9i a Hmpu les chapeaux de onie chAssis dans la transrersale 5. On peut cependant aUer eaeoro au fond de cette transversale et y entendre un travail ennemi qui parait être celui d'un forage.
Les éoouteurs des entonnoirs ont entendu travailler toute la nuit en avant dosas et de
Du îi au i5. Pour arrêter le. travail qu'on entend à gauche, en avant de la transversale 5, nous déposons
10 sacs de poudre (190 kilogr.) au fond d'un puits préparé dans le talus de Tentonnoir ai» et jious y donnons le ièu à sept heures du soir. L'entonnoir produit (a s») est bien évidé et à peu près circulaire. Le bruit a cessé et n'a plus reparu sur ce point ni ailleurs, pendant le reste de la nuit et pendant la journée suivante.
Le rameau hoUandais H, qui est terqiiné, nous donne de nouveau une transversale entre les deux galeries; mais elle est peu commode à cause de ses changements de direction et des peikes ^bneaskMS 4e ses parties eoArées (Oi>80 sur 0*6S).
Nous travailloM au panq^ de la «Quatrième panAèle, et nousy Ouvrons )a deuxième descente de gaiM^e, déboaoha»t dans les entonnoirs. Mais il est clahr que les ariilleurs russes ont pour consigne de tirer à outrance sur toute pelletée de terre qu'ils voient remuer : aussi, pendant le jour, nepouvon»»nous guère faire autre chose que des approvisionnements de sacs à terre pour élever et épaissir notre parapet pendant la nuit. Du 25 au 26. L'une des fougasses en construction a été complètement bouleversée par l'explosion d'une
bOQibe.
Les Russes ont construit, en y travtôkHt un peu chaque nuit, des embuscades en avants la gauche et de la droite de la ligne des entonnmrs. Nous sommes obligés, cette nuit, d'élever des traverses pour abriter le bourrelet transformé en parapet, contre les coups de ces embuscades^ qui nous vbîent de fort près, surtout à gauche.
Le travail ennemi a reparu, vers deux heures après midi, dans l'entonnoir aas et les entonnoirs voisins à droite. Nous avons bien en ces points des puits tout préparés; mais, en les iaisant jouer, nous pourrions encombrer la descente centrale aux entonnoirs^ la seule qui soit actuellement praticidi>le; nous attendons. Du fe au 27. A minuit et demi, nous donnons le feu k une fougasse préparée dans l'entonnoir an,
parce que le bastion du màt tire de manière k nous taire supposer qu'û 8*y trouve beaucoup demondei.:
Les travaux souterrains de Tennemi cessent à une heure et demie du matin pour reparaître avec le jour aux mêmes endroits qu'hier, en au et à droite ; ils reparaissent en outre devant a I7-13 et devant «u-n, où nous déblayons une grande crevasse ifui a été trouvée dans le roc. Le bruU qu'on entend de l'entonnoir ass parait être produit par l'sgustement de pièces de bois.
A ofue heuresdtt matin, quiâquat minutes seulement après avoir cessé son travaO en aasi l'ennemi (tût jouer dans cet entonnofar un trèsiieiit fourneau dn, précisément devant une petite grotte en sacs k terre oà deux sou»-oiSclers d'Infiinterie s'étaient abrités. Ils sont roulés au fond de l'entonnoir et en partie enterrés; on les tetire famnédiatement sains et saufei
■— 555 -*- Mois d« mai.
Trois auxiliaires dlnikntdrie ont reçu de^ conuittoni légères à k téie» par )es piertei 40^ Vet- ~*
plosion a projetées.
On veut riposter en donnant le feu au petit fourneau de 37 kilogr. préparé comine fougasse, le 20 mai, au fond du rameau 18; mais Texplosion manque deux fois, quoique le cordeau pOrte-feu brûle ensuite parfaitement à Tair libre.
Pendant ce ten^s, le mineur qui travaille à gauche dans la crevasse dont il a été parlé plus haut (ait annoncer que le contre-mineur est très^rès de lui, et qu'ils, vont se rencontrer. Vérification fait^, on dépose dans ce trou 14 çacs de poudre (366 kilogr.), on bourre eià trois heures on donne le feu. Lentonnoir produit, an, est large et profond,* le cheminement ennemi doit être écrasa. Deux hommes de garde ont été contusionnés par les pierres que Texplosion a projetées dans nos tranchées. Le travail, ennemi a cessé partout, excepté en ait à droite de ass*
Nous construisons dans le boyau de communication en arrière de notre galerie de droite un magasin à poudre semblable à ceux de rartillerie, parce que les magasins des galeries sont incommodes pour le service des entonnoirs.
Nous pensons qu'il est convenable de faire jouer maintenant le fourneau qui est chargé de- Du tl au %8. puis le 13 mai en tète de la galerie de gauche ; nous donnons le feu à six heures du soir. La gerbe s*élève presque sans commotion et laisse un grand entonnoir bien évidé, an»
On place un nouveau cordeau porte-feu au fourneau du rameau 18, qui a raté h^er, et Ton en refait le bourrage.
L'ennemi parait de nouveau devant a 2$ et a 31; il semble revenir au bourrage de son camouflet d 35.
A quatre heures du soir, Tennemi effectue une explosion, cfse, sous le bord de TentOnnoir Du 98 au 99. «10-90. Elle remue les terres en y produisant une sorte de bouillonnement, sans laisser d'entonnoir sensible. Trois mineurs qui étaient occupés aux communications entre les entonnoirs et au chemin de ronde, ont été enterrés en partie et se sont retirés eux-mêmes, sans autre blessure qu'une forte contusion pour l'un d'eux.
Une heure après, à cinq heures, nous donnons le feu au fourneau a ss, qui est chargé comme fougasse dans le rameau 18. L'explosion enlevé les pierres qu'on avait placée^s 'audessus deg poudres dans l'entoiinoir a 31; mais sa gerbe, qui s'élève presque verticalement, a dA produire peu d'effet dans le bastion. Le bourrage a bien résisté : cependant les gax qui ont pénétré dans les galeries par les crevasses du banc de roc ont asphyxié momentanément cinq mineurs, et iî a fallu y suspendre le travail Jusqu'au jour.
Cet essai, qui n'a pas été heureux, ne sera plus renouvelé.
Immédiatement après l'explosion l'ennemi est signalé au-dessôus d*ttn puits de 2 mètres de profondeur préparé dans le talus de l'entonnoir a 16 : nous y déposons 15 sacs de poudre (285 kHogr.), et, comme toujours, nous achevons en silence le bourrage du puits. Nous y donnons le feu à six heures du soir; l'explosion a produit l'entonnoir a 30 et le travail ennemi a cessé. . i
La dernière explosion des Russes (dts) a rempli de gaz la galerie et les rameaux de gauche ; six mineurs y 6nt encore été momentanément a^yxiés. Les travaux souterrains ont été ainsi entravés partout.
On travaille encore aux descentes qui partent des ex^mités actuelles du bourrelet vers ks entonnoirs a 19 et «it. Dans chaque descente, deux attaques marchent à se rencontrer.
Mois de mai. — 556 -~
~ La lune éekdre nos trattox et permet aux Russes d^enlever à coups de canon presque tous les
gabions que nous posons à la descente de droite. Un mineur y est blessé par une Irambe.
an inatiii nous pouvons reprendre le travail dans lès galeries; mais^ pendant la journée^ il se produit un éboulement considérable au débourrage de la galerie de gauche^ et le rameau 12 est arrêté court par un bloc de rocber à 19 mètres du rameau 26.
Ainsi les tronçons de galerie qui nous restent présentent constamment au mineur des obstacles toujours difSciles^ souvent in>possibles à surmonter. Les difGcuhés ne sont pas moins grandes pour marcher en ouvrant des rameaux dans nos entonnoirs ou dans ceux de Tenneni)!. Jusqu*ii présent le meiDeur moyen d^empécber le mineur russe de passer, et de gagner du terrain sur lui, c*est de ronger lé iroc petit à petit avec des puits surchargés ; et encore faut-il avoir soin de ne pas mettre de trop fortes charges dans ces puits, car le rocber étant presque partout k pic du côté des Russes, toute grande explosion fait fougasse sur nos tranchées. (Voir le proûl des entonnoirs, PI. Xlll, fig. i.) Du 29 au 30. Le rameau 39, ar^té précédemment à IS mètres de la transversales, est chargé aujourd'hui
de 20 sacs de poudre (380 kilogr.), parce qu*on y entend Tennemi et que cette partie des entonnoirs, remblayée par diverses explosions, a besoin d'être creusée de nouveau.
Nous chargeons également le rameau n<^ i2 de 10 sacs de poudre (190 kilogr.}, le mineur y étant arrêté par un rocher^ ainsi qu'il a été dit hier.
Pendant la matinée, le canon de la place renverse, au parapet de la quatrième parallèle^ presque tous les gabions qui ont été posés la nuit, et qui n'étaient pas suffisamment couverts par les terres. Les fougasses en construction ont beaucoup souffert des bombes> et la descente aux entonnoirs de droite n>st plus qu'un fouillis. Un mineur a été grièvement blessé dans les entonnoirs par. un éclat de bombe à la tête. Les artilleurs de la batterie n* 40, située devant le bastion central, à 130 mètres environ des ouvrages de la place, prétendent que le mineur ennemi approche de cette batterie. Nous y envoyons un sous-officier et un mineur qui ne parviennent à saisir aucun bruit souterrain. Du 30 au 31. L'ennemi a £adt un grand feu de toutes armes sur les entonnoirs et sur la quatrième paral-
lèle. Malgré cela nous y avons travaillé toute la nuit et nous n'avons eu que deux hommes blessés.
Le mineur ennemi s'entend distinctement : i^ devant a^ où nous ne voulons pas (aire d'explosion pour le moment; i** plus à droite sous le talus de as» devant a 10; 3^ en avaat de a 37 : ce dernier bruit se perçoit même de l'intérieur du rameau 39, à l'extréoMlé du bourrage.
A quatre heures et demie du matin, pous donnons le feu au fourneau du rameau 39^ pendant que l'ennemi travaille encotre. Quelques pierres sont retombées dans nos tranchées san^ y causer d'accident; le bastion du màt en a reçu une grande quantité. La place ne répond que par un seul coup de mitraille ; sa fusillade reste muette.
L'entonnoir a 40 qui résulte de l'explosion s'étend beaucoup vers U gauche où l'on croît en remarquer un second moins évidé. On y trouve des conducteurs électriques isolés à la gutta-percha,.un6 planchette de boite d'amorce et des déhfis de coffrages d'origine russe. Il est probable que nous avons lait partir un fourneau de l'ennemi en même temps que le nôtre.
k neuf heures du matin^ nous entendons l'ennemi revenir sur la droite de l'entonnoir a^o
Goûgle^ —
557 — MoîR de mai.
où, noifs creusons un puits. A midi, nous jugeons qu*il est arrivée sOus la banquette et nous chargeons le puits de 10 sacs de poudre (190 kilogr.).
Au même instant il se produit un éboulement près d'un autre puit» que nous avons creusé dans le talus avancé de Tentonnoir ai6, où Ton a entendu travaUler sans interruption depuis hier. Cet éboulement se continue en profondeur pendant qu'on en déblaie Fouverture, et deux pelles à manches longs, abandonnées un instant, y glissent et disparaissent totalement. On y dépose vivement 10 sacs de poudre (190 kilogr.), et après avoir bien garni le dessus avec des sacs à terre, on donne le feu à une heure, en même temps qu'au puits chargé à gauche sur le côté de Tentonnoir a4o* ^
L'explosion de' droite, «41, a lieu seule : celle de gauche manque par la faute dû cordeau porte-feu qui est mauvais,. Cependant, le travail ennemi étant très-pressant sur ce dernier point, nous débourrons vivement le puits, nous y plaçons une nouvelle amorce au cordeau Bickford seul, et à trois heures l'entonnoir «42 est produit. On i\'entehd plus l'ennemi.
Les Russes font sur lés entonnoirs et sur la quatrième parallèle un feu si violent que nous Du 31 mai au 1" juin sommes forcés d'y suspendre les travaux. Ils ouvrent plusieurs brèches dans le parapet de cette parallèle et bouleversent de nouveafu celui de la descente aux entonnoirs de droite, dont ils apercevaient quelques gabions. Deux mineurs et un auxiliaire ont été grièvement blessés.
Le mineur ennemi se fait entendre, depuis hier, adroite des entonnoirsa4i 6t «42. Du 4" au î juin.
Les Russes continuent à gêner nos travaux par un feu des plus violents. Nous, avons un mineur tué et un auxiliaire blessé dans les entonnoirs^
Nos cheminements souterrains sont arrivé^ savoir : la galerie de gauche, un peu déviée à droite pour éviter les rochers et les éboulements, à 15 mètres du rameau 32; le rameau 29, à 14 mètres de la transversale 6; le rameau 39 est rétabli à 8 mètres de la transversale 5; la communication 34, en suivant les détours, à 36 mètres de la chambre du rameau 3.
Les difficultés et la lenteur de notre marche par les anciens rameaux nous engagent à essayer encore d'entrer directement dans la couche d'argile par les entonnoirs. Nous choisissons pour cela les entonnoirs a 40 et a4i qui sont à la fois profonds et voisins de l'ennemi, et nous y commençons des rampes.
Nous continuons les travaux souterrains, et, au dehors, la transformation du bourrelet en pa- Du ? au 3 juin, rapet, les descentes aux entonnoirs, et les (feux rampes entreprises pour entrer en galerie dans les entonnoirs a 40 et a 41.
On à entendu l'ennemi jusqu'au matin en avant et à gauche de an; il parait revenir vers l'emplacement de son e3q[>losion d25. On l'a encore entendu plus tard en avant de a4o.
Nous avons eu aux entonnoirs un mineur blessé grièvement par un éclat de bombCi ei trois autres contustonnés par des pierres.
Quoique Faccident survenu à notre rameau 5, du 23 au 24 mai, nous ait rendus drcon- Du 3 au 4 juin. spects sur le choix de l'emplacement des fotijgasses-pierriers, nous n'avons pas ce^ d'en construire dans les entonnoirs ; mais conune il a toujours fallu revêtir leurs talus avec des fascines et des pierres, les bombes de l'ennemi ne nèus en ont pas laissé mener une seule à bonne fin. Nous espérons cependant en conserver quelques-unes des cinq, auxquelles nous travaillons actuellement^ et nous en commençons deux nouvelles dans le roc vi^e du revers de la quatrième parallèle, où nous en ferons d'autres, si ces deu^-là réussissent.
Moitt (le juin. •» ggg «.
Nom but actuel «st d'être en metùre d^inonder de piéms le iNMioii do mil k un tnsUTit donné et de concourir ainsi à Tassant général qui doit être Utré prochainement.
Pendant hinuit^ la place a fait un feu violent de bombes^ de grenades et de mitraille mt la quatrième parallèle et principalement sur les descentes aux entonnoirs. Aux projectiles qui nons étalent envoyés préeédenmieni^ il font ajouter les galets de mer^ que les Russes nous lancent avec des mortiers, depuis ipie nous leur envoyons des pierres au moyen des fougasses.
Dès que le Jour paraît^ les boulets renversent tous les gabions qui laissent voir la moindre partie de leur clayonnage.
Le mineur ennemi^ paraissant très-près du talus des entonnoirs mu et a 49, nous chargeons respectivement de 10 et de i5 sacs (190 et 270 kilogT.) de poudre deux puits qui sont creoséaprès de ces points. Au lieu d*acbever comme précédanment le bourrage des puits avec des sacs k terre seuls, on en phice un lit sur les poudres et on remplit le reste des puits avec des pierres du côté de rennemi^ avec des sacs à terre de notre côté, afin que les sacs k terre réduits en poussière ret(>ml)ent de notre côté et les pierres du côté des* Rosses. En même temps qu*on prépare ces puits, on place deux sacs de poudre sous un rocher que îcgke on ressaot de i^tiO daha la descente aux entonnoirs de droite, et on les recouvrejl^^erreaj biscaiens, éclats de bombes, etc.^ pour iaire fougasse contre reon^ni.
Les trois explosions ont lieu à neuf heures et demie ; elles couvrent le bastion du mât de leurs projectiles. Le rocher est détruit en partie, et le resssoit est reporté en arrière. Les entonnoirs an et an sont assez évidés pour que nous pensions avoir atteint les cheminements de Tennemi.
Les Russes ripostent à une heure après midi par une très-pelite' explosion dsn, en avant de a2i : Tun de nos écouteurs a été enterré à mi-corps et retiré aussitôt, sans autre mal qoe des contusions assez légères. Les terres que cette explosion a remuées et fait glisser dans Tentonnoir a u auraient enterré les travailleurs qui cherchaient à entrer en galerie dans cet entonnoir et que fort heureusement nous avions déplacés au commencement de l^ nuit.
Le mineur ennemi reparaît encore devant l*entonnoir a26, où nous avoi\sun puits que nous chargeons en silence pendant que Tennemi continue son travail. Nous donnons le feu k deux heures et demie; Tennemi est écarté et Tentonnoir produit, a45> forme une échancrure notable dans le bourrelet de la place. Nous avons trouvé dans cet entonnoir de nouveaux cofiVages russes.
Du 4 au 5. Il est recommandé aux officiers de service de disposer leurs travailleurs db telle manière
que les mineurs seulement puissent être enlevés ou enterrés par les explosions ennemies, et Jamais les auxiliaires d'infanterie.
Les écouteurs entendent le contre-mineur aux entonnoirs : l^'en avant et à droite de a^o; î* k gauche de notre entonnoir d'hier, a 4$; et, 3^ en avant de an. Ils n'entendent rien de rintérieur des galeries.
Vers minuit, les Russes font jouer un petit fourneau, d^, en avant de 035. Dn mineur qui écouuit sor ce point a été enterré à ml-corps et retiré aussitôt; un autre a été blessé.
On a ramassé dans les entonnoirs plus de deux cents grosses grenades qui n'avalent pas éclaté; elles serviront k charger nos fougasses.
La présence de Tennemi étant hors de donte, en avant et tout près de cno, nous chargeons respectivement de 18 et de 20 sacs de poudre (342 et 3d0 kilogr.) deux puits de 2 mètres - de profondeur, prépi^rés sur ce point, et nous donnons le feu à 10 heures du matin. H en
Du 6 au 7.
— 65^ — Mois de jwfl-
résulte un 86ul eoiionuoir <^long> a ie^i, formant échancrure dans le bourrelet du eôté de la place. L'ennemi est écarté, mais il riposte à Onze heures et demie par l'explosion ^29^ qui a lieu au-dessous de notre entonnoir a 43. Deux mineurs occupés au creusement d'un puits dans, cet entonnoir^ sont tués et projetés sur le glacis : Tun est retombé au milieu des débris d'abatis et de chevaux de frise russes^ à 4 mètres du bord de Tentonnoir ; le second est re^ ton\bé plus loin et ne peut être aperçu. Deux autres mineurs^ qui creusment aussi un puits dans Tentonnoir voisin dvi, ont été, Fun tué et enterré^ l'autre blessé grièvement.
Nous jugeons^ au bruit, que l'ennemi a débourré en grande partie le rameau oh il a fait jouer la nuit dernière le fourneau 428; nous chargeons de 12 sacs de poudre (22S kilogr.) un puits de i^SO de profondeur préparé dans l'entonnoir même, et nous donnons le feu à deux heures et demie. L'entonnoir produit par cette explosion (a 48) est très4)ien évidé et laisse entre lui et notre descente centrale un masque de terre qui couvre parfaitement le débouché de celle-ci et que nous n'aurions pas mieux construit si nous l'avions élevé exprès.
On a bientôt retrouvé dans l'entonnoir il 27 le cadavre de l'un de nos mineurs; on a retiré ^" ^ *" **•
à neuf heures du soir^ sous une grêle de balles, l'un de ceux qui avaient été jetés sur le glacis; il a été impossible. de . découvrir le troisikne, soit sur le terrain, soit dans les terres remuées ^r l'explosion dss* Un mineur a été grièvement blessé dans cesTedierdies.*
Une grosse^ bombe anglaise esvtombée la wiit dernière datt^la^gauche des eiHOiiAdii^. Nous avions déjà reçu précédemment plusieurs, projectiles provenant des batteries de l'attaque, 0iais nous n'avons pas cru jusqu'à présent devoir signaler ces accidents.
A troi^ heures du soir, les batteries des attaques de droite et de gauche ouvrent de nou* veau un feu nourri contre les ouvrages de la place. Le kistion du mÂt ne répond pas; mais après quelques minutes, les Russes font jouer un fourneau dzo, en avant de FentOn- Boir oblong a4M7. Personne n'a été atteint par cette explosion, parce que la vivacité du feu nous avait fait su^ndre momentanément le travail aux entonnoiris. Nous le reprenons à la nuit. ^
L'ennemi envoie dans les entonnons des pierres et de la mitraille verticale, qui inquiètent ^^ ' ■• ^* beaucoup nos travailleurs et nous blessent un mineur et deux auxiliaires. Ce feu de mitraille cesse i cinq heures du soir. Nous «n profitons pour tracer et entreprendre de nouvelles fougasses sur le revers de la quatrième parallèle. A sept heures, la mitraUle reparaît avec une nouvelle intensité ; elle nous blesse encore, pendant la nuit, un niîneur et: cinq auxiliaires. Nous sommes forcés de suspendre tout travail aux entonnoirs depuis minuit environ jusqu'au jour.
Aux coups de la pl^e, se sont joints plusieurs coups mal dirigés des batteries n^ 10 etii^ dont les boulet^, ricochant s^r le terrain des fougasses, om écrété le parapet de la quatrième parallèle* Le travail des fougasses est poussé aussi activement que les circonstances lé permettent. Au matin, Foffieier commandant nosauxlMres d*infonterie est atteint mortellement par un éclat de grenade> an même instant qu'un de ses hommes est tué dans une fougasse par une balle à la tête.
Les artilleurs de la batterie n<» 24 ^ croiant toujours à la proximité du mineur ennemi ; c^[»endant noa écoutants les phis exercés n*entendent rien. Toute observation de jour est aetiieltotfent Impossible, à cause du bruit de la canonnade. Plusieurs boaittstm bombe» ayant détrmt en partie les gabionnades de la descente centrale
Mots de juin. -^ 560 —
aux entonnoirs/ nous travaillons à les rétablir; mais cette descente itfste impraticable pendant tout le jour : un mineur y a été tué par une balle qui Ta (rappé à la télo.
En résumé^ nous avons eu dans les viuf^t-quatre, heures un mineur tué et deux blessés; et parmi les auxiliaires d'infimteric^ Tofiicier commandant et un auxiliaire tués^ et sept blessés.
Les travaux intérieurs des galeries sont continués autant que possible^ eu égard au nombre d'hommes^ aux difficultés du terrain et à la pénurie des co£frages qui sont toujours confectionnés avec des planches triplées. Voici leur état actuel : (PI. XI, Rg. I). La galerie de gauche appuie un peu à droite pour éviter les blocs, et atteint 20 mètres à par-
tir du ranàeau 32. Le rameau 29, qui est coffré, atteiut une longueur de iO mètres à partir de la transversale 6. Le rameau 30, après avoir appuyé à gauche, peut être continué sans coffrage ; il atteint 35 mètres ù partir de la galerie. La galerie de droite est rétablie à 16 mètres à partir du rameaa 3; il fout la coffrer et la dévier à gauche pour les mêmes raisons qui ont forcé a dévier Tautre galerie. Le rameau 34 est coffré et a 37 mètres de longueur à partir du rameau 26, et ce dernier, qui marche sans coffrage^ atteint 30 mètres à partir du rameaa 34. Le rameau i2 est chargé à 19 mètres du rameau 26.
Nous avons sur le revers de la quatrième parallèle six fougasses en construction. Du 8 AU 0. L'attaque souterraine, flanquée à gauche par les rameaux 30 et 29, à droite par les ra-
(IM. XI, fig. 3). Qieaux 34 et 26, s'avance en prolongeant les deux galeries, mais avec beaucoup de peines et de lenteur.
A la surface du sol on travaille dans les quatre descentes aux entonnoirs^ dont une seule^ la deuxièpie de gauche, permet de passer sans être vu', on creuse les puits dans le talus ennemi et Ton construit des fougasses daiks le nôtre et sur le revers de la quatrième parallèle.
Il faut suspendre encore ces travaux plusieurs fois pendant la nuit, à cause de la vivacité du feu de la place, principalement aux descentes, parce que Tennemi y jette ses projectiles à feux courbes avec une grande précision.
La présence bien constatée du contre-mineur en avant de Tentonnoir 032.39, où le terrain n'a pas été remué convenablement par nos premières explosions, nous a engagés à y commencer hier un puits de Boule, c'est-à-dire un puits coffré; mais le roc ne nous a pas permis de le pousser au delà de 3 mètres.
En attendant que le rameau 34 prolongé nous fournisse le moyeu de fouiller ce terrain, nous chargeons le puits de 20 sacs de poudre (380 kilog.), et, quoique T^nnemiait cessé de se faire entendre, sachant qu'il n'est pas loin, nous donnons le feu à huit heures et demie du matin. Il en résulte un entonnoir unique, a 19,, entre le bourrelet dû glacis ejl la descente de droite, qui est moins mauvaise qu'auparavant.
Aucun bruit souterrain ne se fait entendre nulle part, y compris les environs de la batterie n<^ 24 bis, où nous continuons nos observations. Du 9 au 10. L'embuscade russe, située devant la gauche des entonnoirs, envoie desr balles qui traver-
sent à mesure tous les gabions que nous posons à Textrémité actuelle du bourrelet, c'est-àdire au retour en arrière de Tentonnoir as.
Le contre-mineur ne se fait entendre nulle part.
Nous commençons deux nouvelles fougasses sur le revers, et notts poursuivons tous nos travaux à Tintérieur des galeries et aux entonnoks, malgré les bombes, la mitraille verticale et les pierres que les Russes nous jettent abondammept pendant Umte la nuit.
Trois boulete> lancés par la batterie n<* 10^ oni encore fi*appé ce matin dans le talus de la quatrième parallèle, et plusieurs bombes^ provenant de la batterie n<^ 25, sont tombées dan s les entonnoirs. Les artilleurs expliquent ces faits par Thumidité de leur poudre.
Les sacs à terre qui forment le parapet de la communication entre la troisième et la quatrième parallèle^ se fondent pour ainsi dire sur place ; il faut les remplacer en plusieurs endroits par des gabions, parce que le parapet s*abais^e et ne couvre plus suffisamment la tranchée»
En fouillant Tentonnoir d^yOn a trouvé dans le roc une crevasse de l^'SO de longueur^ 0°*80 de largeur, et autant de profondeur; elle a probablement été j[>roduite par quelque camouflet ennemi. On la déblaie pour s*en servir au besoin.
Le travail souterrain de Fçnnemi reparaît de nouveau sur tiois points : i? devant am; Du 40 an 44. 'i^ près de la crevasse découverte hier dans Tentonnoir d79; 3<» en avant de «49*
Nous avons, malgré le feu de la place, réparé les dégâts occasionnés aux descentes par les projectiles ennemis; et au jour on peut, avec quelques précautions^ se glisser dans les entonnoirs par Tune quelconque des quatre descentes. .
Nous déposons 16 sacs de poudre (304 kilog.) dans la crevasse de Teuton noir dop, et nous donnons le feu à neuf heures du matin, Tennemi nous paraissant suffisamment rapproché pour être atteint. L'explosion a été extrêmement violente : elle a produit un entonnoir aso, qui pénètre- dans le bourrelet du côté de la place. Nous ne sommes pas encore vus par cette échancrure au fond de Tentonnoir général en arrière ; mais la prochaine explosion qui sera faite dans la même direction nous y découvrira indubitablement. Pour obvier d'avance à cet inconvénient, nous couvrons par une gabionnade la communication au fond des entonnoirs a 16, a 21 et a 27, qui est toujours entretenue en arrière du chemin de ronde, le long du talus ennemi. Cette gabionnade pourra être rendue très-solide avant que le bourrelet s'abaisse assez pour la mettre en prise au canon.
Un mineur a eu le pied emporté par un éclat dans Içs eiUonnoirs, et deux autres y ont reçu des contusions.
À l'intérieur de l'entonnoir a49, comme au fond du rameau 34, on entend sur notre Du 44 au 41. di'oite travailler l'ennemi, qui paraît trop éloigné pour que nous puissions ^atteindre actuellement au moyen de nos puits. Le bruit cesse au matin.
. Pendant toute la nuit, l'ennemi a principalement dirigé son feu sur notre droite, où un mineur a été tué par une bombe. Au jour, il a battu avec des canons de gros calibre notre communication et la droite du parapet de la quatrième parallèle, et y a ouvert plusieurs brèches.
D'après nos observations répétées, la batterie n« 24 bis est évidemment à Fabri des explosions du mineur ennemi ; mais nous ne parvenons pas à rassurer les troupes qui roccupeut.
Nous avons commencé hier un nouveau puits de Boule, vers a 19; le roc nous a forcés de Du 42 tu 43. l'arrêter à 2 mètres de profondeur. Vers huit heures et demie du soir, l'ennemi en est si rapproché qu'on y distingue le bruit produit par le sciage d'une pièce de bois. Peiidant que nous déposons en silence 11 sacs fie poudre (209 kilog.) dans notre puits, il s'engage une fusillade très-vive. A neuf heures et demie nous donnons le feu; Texplosion produit Fentontonnoirasi. ^
Vers dix heures, un Russe a été aperçu au bord de Tentonnoir général près de notre gauche ; il venait s^ans doute reconnaître si la fusillade, qui se calmait alors, avait attiré du monde aux entonnoirs et si une explosion pouvait nous causer beaucoup de mal.
Mois de juin. — 5fô —
Noire dernier entonnoir à si, en rongeant le tM>urrelet du côté de la place , a un peu déeomFert notre descente de droite : il fout modifier celle-ci en la déviant à droite et en y ajoutant un troîsiènie rang de gabions.
Deux mineurs ont été blessés dans les entonnoirs pv des éclats^ et une bombe y a dégradé rone de nos fougasses.
Du 43 au U. A trois heures et demie de Taprës-midi^ nous donnons le feu à une fougasse située dans
Pentonnobr an; elle porte sa gerbe sur la face gauche du bastion du màt et sur sa batterie
Les Russes ripostent à minuit par l'explosion dsiy en avant et sur la droite de Tentonnoir oMongait; elle a détruit notre chemin de ronde sur ce point et blessé^ par des pierres projetées, deux mineurs qui travaillatent près de là.
Les artDIenrs de la batterie n*53, située devant le bastion central, ont cru entendre le mineur ennemi en avant de leur parapet. Nous avons envoyé écouter un sergent et un mineur, qui n'ont pu saisir aucun bruit souterrain. Du 14 au 45. On laisse approcher le contre-mineur, dont la présence est signalée en divers points, par-
ticulièrement vers la galerie de gauche, d'où on Tentend presque aussi bieu que dés entonnoirs.
Assiégeants et assiégés tirent peu pendant la nuit et s'occupent de la réparation de leurs ouvrages. Les Russes, travaillant à découvert aux embrasures du bastion du mât, nous demandons au colonel de tranchée de faire tirer sur eux par les hommes de garde aux entonnoirs.
A midi, nous donnons le feu à it sacs de poudre (209 kilog.), déposés au fond d'un puits de 2*30 de profondeur situé dans Tentonnoir dsi. Deux cheminements ennemis, dont un très-rapproché,^ se sont fait entendre sur ce point jusqu'au moment de l'explosion. Cette dernière (a &2) parait avoir produit de l'eflet intérieurement ; elle fi creusé beaucoup l'ancien enUttUpit sans changer notablement la forme de la surfiice.
Notre entonnoir de droite est toujours le but des bombes ennemies, et aucune ne le manque. Du 45 au 46. IMx chasseurs à pied sont envoyés pour oècuper les créneaux de la quatrième parallèle
et tirer sur les Russes qui se laissent voir.
Le contre-mineur se (ait entendre sur plusieurs points : i* devant a si, où on l'entend très-bien de rentonnoh', et vaguement de l'intérieur du rameau 34; 2<^ devant aso; 3® des deux côtés de la galerie de gauche, aux entonnoirs seulement } le mineur qui chemine à l'intérieur n'entend plus de bruit depuis l'explosion d'hier, an.
Nous avons à gauche de la galerie de gauche un puits de 2 mètres de profondeur^ creusé Jusqu'au rùc dur, dans un terrain peu remué, n est devenu au jour le but des bombes de ' Pennemi. Le contresmineur a cessé de s'y faire entendre, et nous attendons qu'il reprenne son travail potir charger et donner le feu.
Les baHes de nos chasseurs, postés aux créneaux de la quatrième parallèle, ont atteint ce DMtin plusieurs Russes, dont un officier qui observait les attaques avec une lorgnette. Le bastion t vivement tiré alors sur notre parapet: quelques créneaux ont été enlevés, mais nous les avoni rétablis aussitôt après.
Trois mineurs et deux auxiliaires ont été blessés aux entonnoirs. L'officier de service aux mines a été renversé et contusionné par des sacs à terre projetés par un boulet. Du 46 au 47. Pendant la nuit, un Russe est venu sur le glacis^ près des entonnons : il avait une Uin-
teme et semblait faû*e des signaux pour donner des directions. Les sentinelles avancées.
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qui reçoivenl souvent, à notre grand regret^ Tordre de ne pas tirer^ se sont conformées à leur consigne et ont laissé faire. '
Nous avons continué tous nos travaux. Un mineur a été blessé grièvement aux entonnoirs par un éclat de bombe.
Des Insiructions ^éciales nous prescrivent d'avoir quelques fougasses en réserve et d'en Du 47 au 48. faire joper plusieurs à la pointe du jour^ pour concourir nutant qu'il est en notre pouvoir à Tattaque qui sera tentée demain matin sur le front Maîakoff. Nous ne laissons^ en conséquence, que des écouteurs à Tintérieur des galeries, et nous employons tous nos travailleurs au chargement de huit fougasses établies sur le revers de la quatrième parallèle. Nous plaçons dans chacune 3 sacs de poudre (57 kilog.)^ et nous les chargeons avec des pierres et dos éclats de projectiles creux ramassés aux alentours. Elles sont prêtes à deux heure.4 et demie. -^ .
Vers trois heures et demie du matin, lorsque le feu est déjà engagé devant le front Maîakoff^ nous faisons jouer trois fougasses à gauche, ensuite deux à droite. Les premières ont parfaitement projeté leurs gerbes sur le bastion du màt et sur sa batterie basse; les deux dernières, établies dans un roc moins dur, n'ont pas produit autant d'effet : elles ont presque joué comme des fourneaux de mines, et l'une d'elles a jeté beaucoup de pierres dans notre communication, dont elle a presque renversé le parapet dans là tranchée.
Nous travaillons aussitôt à rétablir les fougasses qui viennent de jouer et à réparer les dégâts qu'elles ont occasionnés à nos communications.
Aucun travail souterrain ne se fiait entendre ; mais ilest présumable que l'ennemi, s'attendant à un assaut général, tient plusieurs fourneaux prêts à jouer.
Nous avons repris les cheminements souterrains dans les deux galeries et dans les ra- Du 18 au 19. meaux 29 à gauche, 34 à droite.
Le contre-mineur se fait entendre : !• en avant, à droite du rameau 29^ où Ton n'avait pas jusqu'ici reconnu sa présence ,• 2* en avant, de chaque côté de la galerie de gauche ; 3*^ dé chaque côté de l'entonnoir «50; 4"* enûn, de chaque côté de Tentonnoira&i.
Pendant la suspension d'armes, qui a eu lieu au soir pour l'enlèvement des morts et des Du 40 au 90. blessés devant le front Maîakoff, nous avons retrouvé, à 10 mètres au delà de l'extrême droite des entonnoirs, le cadavre du mineur que nous avions perdu le 5 de ce mois. Nous avons pu remarquer que les mineurs russes sont en grand, nombre dans le fossé àe la face gauche du bastion du màt. .
Peu de femps après la reprise des hostilités, vers huit heures dii soir, nous avons.brûlé 15 sacs de poudre (285 kilog.) déposés au fond d'un puits, dans l'ancien entonnoir au : l'ennemi paraissait très-rapproché de ce point, et il s'y faisait encore entendre au moment où nous avons donné le feu. L'entonnoir produit («53) avance notablement et laisse le terrain fortement escarpé du côté de la place.
L'ennemi continue à se faire entendre sur les quatre points que nous avons signalés hier. Au jour, il reparaitdansl'enthnnoir a 53; nous y creusons immédiatement un nouveau puits. Un mineur a été blessé.
A peine s'est-ll écotilé vingt-quatre heures depuis que nous avons produit rentonnoir a 53, Du 20 au 24 . et déjà le contre-mineur arrive près do talus en ce point et nous oblige à mçttre le feu, vers quatre heures du soir, à 15 sacs (^85 kilog.) de poudre. Cette nouvelle explosion {«54) nous avance peu, parce que le puits où nous avons placé la poudre était creusé au pied d'un
Mois de juin. * — 564 —
i'scarpement de rocher encore intact j mais elle doK avoir atteint Tennemi qn'on entendait tout proche, même au moment de donner le feu.
Nous^ avons fait jouer une fougasse qui était prête, parce que nous avons cru remarquer qiril y avait du monde dans le bastion du mât.
Vers ipinuit^ les Russes ont donné le feu à un véritable camouflet <i», à droite de la galerie de gauche; l'effet extérieur a été presque nul, tandis que la commotion a été trè»-forte <lans la galerie, d*oà nos mineurs ont dû se retirer à cause des gaz qui y avaient pénétré.
Quinze minutes aprèfi, les Russes ont encore fait jouer un autre petit fourneau du^ devant l'entonnoir a^o, sous les débris de leurs abatis et cheTaux de frise. Deux minetfrs ont été blessés.
Du 21 au a. Quoique nous ayons eu trois ou quatre mineurs momentanément asphyxiés dans la galerie
(le gauche, le travail y a été repris et continué.
Les chasseurs à pied, qu'on avait retirés depuis trois jours, sont revenus aux créneaux de la ((uatrième parallèle, d'où ils empêchent les Russes de rétablir les embrasures du bastion du mât. La place a continué son feu habituel de bombes, grenades et mitraille vttlîeade, qui lie nous a cependant atteint qu'un seul auxiliaire d'infanterie.
On dirait au jour que le mineur ennemi a un intérêt tout particulier à revenir vers les entonnoirs a M et di7, tant le travail y parait actif. Nous préparons deux puits dans ces en^mnoirs; nous les chargeons respectivement de 10 et de 12 sacs de poudre (190 et2iB kilog.), ci nous y donnons le feu à trois heures et demie du soir.
Les gerbes produites par ces explosions se sont élevées à de grandes hauteurs et ont lancé des pierres jusque dans la deuxième parallèle, heureusement sans accident pour nous. Le puits de gauche a joué le premier, et son entonnoir a&s se trouve remblayé en partie; l'autre a produit l'entonnoir a»e, qui avance peu vers hi place. Il nous a semblé que les poudres avaient agi immédiatement sur le roc dur. Du a au 23. Nos deux dernières explosions ne paraissent pas avoir produit beaucoup d'eflel intérieu-
renienl, car à dix heures du soir, on entend de nouveau l'ennemi devant «u, toutefois un peu plus loin qu'auparavant. Le cheminement de la galerie de gauche se trouve donc compromis : nous l'arrêtons et déposons à son extrémité 26 sacs <le poudre (494 kilog.), êH a|>rès avoir achevé un bourrage de 10 mètres, nous attendons que l'ennemi en approche davantage pour donner le feu.
Quatre fougasses ont été rétablies et rechargées.
Quelques tirailleurs, postés aux ouvrages du 2 mai devant le bastion central, ont pris la quatrième parallèle pour le bastion du mât, et nous ont tiré plusieurs coups de fusil, heureusement mal ajustés.
Du t3 au t4. I^s bruits que nous entendons aux entonnoirs et à l'intérieur des rameaux 29, 34 ei dans
la galerie de gauche, indiquent que le contre-mineur travaille toujours : 1*^ à droite de notre rameau 29; 2*^ vers a m et dn, c'est-à-dire de chaque côté deh| galerie de gauche; 3* en avant de a m ; 4* à droite de a &i . 11 paraît encore trop éloigné pour que nous puissions diriger efficacement une explosion contre lui.
Afin de mieux relier les entonnoirs à la troisième.parallèle, nous avons commencé, en parlant de la gauche de la quatrième, une nouvelle communication qui arrive maintenant aux entonnoirs isolés a |.|. Le bastion central a tiré sur ce travail sans y causer de grands dégâts; on y est à peu près couvert.
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A quatre lieures du soir^ le mineur eniiemi paraissant assez rapproché^ nous faisans jouer Du 94 au 25. le fourneau qui est chargé en tète de la galerie de gauefae et qui produit Tentonnoir a st.
Nous remarquons que le bastion du mât est fortement occupé; nous donnons le feu aune fougasse qui projette sa gerbe très-loin et dans une bonne direction.
Les Russes répondent à sept heures du soir par l'explosion du, quia lieu sur la droite de notre entonnoir a 48 et qui intercepte le chemin de la descente centrale aux entonnoirs de droite et nous blesse un écouteur. Ils jettent ensuite beaucoup de bombes sur le lieu de l'explosion.
Nos travailleurs en^loient le reste de la nuit et la journée suivante à creuser de nouveaux puits dans les derniers entonnoirs formés; à rétablir les descentes et les communications des entonnoirs entre eux ; à remplacer par des gabions les sacs à terre pourris dans le parapet de la communication de droite ; à creuser des pétards pour approfondir la communication de gauche; a débourrer le rameau 18 pour se pi;ocurer, par Tentonnoir a2j^ l'air qui manque au fond du rameau 34; à continuer la galerie de droite ainsi que les rameaux 29^ 39 et 26.
On entend l'ennemi par intervalles aux entonnoirs et nullement à Tintérieur des rameaux.
 neuf heures et demie du soir, Tennemi a effectué en dehors et à gauche de Tentonnoir Du VS au t6. a 48 une petite explosion dzi, qui a produit peu d'effet à l'extérieur; mais la fumée et les gaz ont pénétré abondamment dans la partie avancée de la galerie de droite^ où nos mineurs ont dû suspendre leur travail pendant toute la nuit. Au jour^ ils y creusent une chambre dans laquelle ils déposent 30 sacs de poudre (570 kilog.].
D'autres mineurs achèvent de mettre en état deux puits situés dans les entonnoirs a s4 et a 57. A dix heures ^t demie^ l'ennemi fait jouer un nouveau camouflet du sous le premier de ces deux entonnoirs^ dix minutes seulement après avoir cessé de se faire entendre en cet endroit. Un sergent de mineurs a été renversé et contusionné par Texplosion; le mineur qui était dans le puits de Tentonnoûr a st a été enterré à mi-corps et s'est rethré lui-même quoique blessé; quant à celui qur se trouvait dans le puits de Tenlonnoir voisin dss^ où le camouflet a joué^ il a été tué et enterré complètement sur le coup.
Nous plaçons immédiatement des travailleurs à fouiller l'entonnoir pour retrouver notre mineur ou au moins son cadavre, et d'autres à déblayer le puits qui a été remblayé en partie.
A deux heures après-midi, le mineur ennemi reparaissant tout près de ce dernier puits^ nous y déposons 12 sacs de poudre (228 kilog.) et nous donnons le feu, mais sans succès. En débourrant, on reconnaît, que le cordeau porte-feu n'a brûlé que sur une partie de sa longueur. Il dut faire revenir les troupes à leurs postes, placer une nouvelle amorce et ré« tabllr le bourrage. L'explosion ass a lieu enfin vers trois heures et demie du soir. L'entonnoir a 17 se trouve un peu prolongé vers sa droite, et l'ennemi est écarté pour le moment.
Un bourrage de 12 mètres est terminé dans la galerie de droite; nous attendons que l'ennemi en approche de nouveau pour donner le feu.
Le fourneau (pi est chargé depuis le 30 mai au fond du rameau 12, se trouvant fort en ar- Du t6 au Î7. rière de celui que nous avons préparé hier en tète de la galerie de droite, ne peutphis nous être d'aucune utilité : nous commençons donc à débourrer ce rameau pour y reprendre ensuite la marche en avant, si nous parvenons à contourner les rochers qui nous y ont arrêtés.
L'air arriyant difficilement au fond des rameaux flanquants 29 et 34, qui ont atteint, le premier 37 mètres à partir du rameau 6, le second 54 mètres à partir du rameau 26, et
Mois de jnin. — 566 —
rennemi se faisant entendre à droite de Tun , à gauche de Tautre, nôoa nom décidons à chambrer à lenrs extrémités. Lorsque ces deux fourneaux auront joué, nous aurons à l'extérieur deux bons postes pour surveiller la marche de l'ennemi sur les flancs de Tattaque souterraine du centre, et nous pousserons celle-ci en avant, 8*il est possible, par les deux galeries et les rameaux 39 à gauche, 12 à droite.
A l'extérieur, on coupe les gradins de la troisième parallèle pour compléter la communl' cation de gauche par un passage couvert, sous le parapet de cette parallèle : on y trouve le roc vif, et il faudra employer le pétard.
Les quatre descentes aux entonnoirs sont toujours obstruées et dégradées par les bombes que les Russes y jettent comme avec la main; il faut y travailler constamment.
On a recherché inutilement le cadavre du mineur enterré dans Tentonnoir d3«.
60 sacs de poudre [1^140 kilog.) ont été déposés au fond du rameau 29^ et un bourrage de 12 mètres est terminé. On n*a pas chargé 34, faute de travailleurs.
L*ennemi, qui ne s'était pas fait entendre de toute la nuit^ a reparu avec le jour : 1* en avant de aïo; 2^ des deux côtés de la galerie de gauche, en d m et a»?; ^ devant aso, sous les abatis, où il parait avoir trois attaques dans lequeiles il interrompt et reprend alternatif vement son travail avec intention.
Du il au ^8. On entend le contre-mineur à peu près aux mêmes points que pendant la nuit du 23
au 24.
Au fond du rameau 34 nous avons chargé un fourneau de 60 sacs de poudre (1 J 40 kilog.}f le bourrage de 12 mètres a été terminé à midi.
La communication de gauche, entre la quatrième parallèle et la troisième, dépasse les entonnoirs aiun;\e passage souterrain qui traverse le parapet de la troisième parallèle est dirigé obliquement à gauche vers le ravin, de manière à éviter les coups d'enfilade partant du bastion du roàt et du bastion central. D est coffré avec des chAssis en madriers, posés à 0" 60 dlntervalle ; sa pente a été réglée de façon à lui donner 1" 20 de profondeur au sortir du parapet.
Cette communication a été particulièrement le but des projectiles ennemis pendant les 24 heures.
Du %8 au 29. A quatre heures et demie du soir, nous donnons le feu au fotu*neau chargé en tète du
rameau 29. Dix minutes après, nous le donnons égalementa ux fourneaux chargés dans la galerie de droite et dans le rameau 34. Le premier a produit une belle gerbe, qui est retombée en grande partie du c6té de la place ; son entonnoir as» forme un beau logement au delà des anciens entonnoirs, maison ne peut y aller actuellement. Le deuxièmes raté, parce que le cordeau Bickford, mal ajusté au cordeau Larivière, n'a pas transmis le feu à-ce dernier. Le troisième a fait un peu fougasse à gauche, comme on l'avait aisément prévu : il a formé un bel entonnoir aoo, et a remblayé la descente aux entonnoirs de droite, qui nous avait coûté tant de peines et qui nous a si peu servi; mais en prolongeant le bo^urelet k droite, il a étendu notre quatrième parallèle assez loin pour que nous puissions ouvrir une nouvelle descente mieux abritée que celle qu'il a détruite.
A quatre heures et demie du matin, nous avons fait jouer le fourneau qui a raté hier. Il a produit un entonnohr très-vaste aei, où nous avons trouvé un grand nombre de débris de coCRrages russes. Mais il forme une trouée qui laisse à découvert le pied de la descente
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centrale. La première descente de gauche reste seule praticable ; les trois autres sont en- ^
combrées, ou découvertes, ou détruites.
Nous activons le travail au parapet de la quatrième parallèle^ et nous en prolongeons les deux extrémités. -
 rintérieur, nous avançons par les rameaux 39 et 12; nous débourrons les deux galeries et les rameaux 29 et 34.
Les débourrages intérieurs ont été suspendus afin de placer le plus de travailleurs pos- Du 29 au 30. sible au rétablissement des communications entre lés entonnoirs, au parapet de la quatrième parallèle et aux des^ientes.
L'ennemi, se doulant bien que nous avions du monde aux entonnoirs, y a jeté une grande quantité de bombes, de grenades et de mitraille. Deux mineurs ont été atteints par des éclats de grenades. .
Au 'jour,, la circulation est établie sur toute la ligne des entonnoirs, maison ne peut pas encore arriver dans a 59.
On n'entend le mipeur ennemi que du dessus, en dsa et a$o.
La nuit et la journée se sont passées sans autre événement qu'un mineur ble^ aux en- Du 30 juin au 1*' juillet. tonnoirs par un éclat de grenade.
On renonce à construire des fougasses, parce que le retranchement intérieur est hors de leur portée et que c'est de là que nous viennent principalement les projectiles, le bastion du mât paraissant occupé seulement par un petit nombre d'hommes.
L'état dea cheminements souterrains se résume ainsi : la galerie de gauche est débourrée Pi. XI, fig. 2. jusqu'à 32 mètres delà transversale 5 ; le rameau 30 est arrêté à 41 mètres de. la galerie; la transversale 6 n'a pas changé^ elle s'arrête à 35 mètres de la galerie; le rameau 32 a iO mètres delongueur; le rameau 39 a 15 mètres à partir de la transversale 5; la galerie de droite est débourrée à 18 mètres des rameaux 3-13; le rameau 12, dans lequel on a contourné les rochers qui l'avaient arrêté, a 22 mètres àpartir du rameau 26 ; la communication 34 est rétablie jusqu'à 36 mètres du rameau 26 ; le rameau 18 a 9 mètres à partir du rameau 34 ; le rameau 26 atteint une longueur de 34 mètres, mesurée en suivant les détours.
L'état dans leqvtel nous trouvons nos deux galeries prlncip^es en les débourrant ne nous Du 4*' au 2 juillet, laisse que bien peu d'espérance de pouvoir y cheminer de nouveau; et comme nous ne ' 8* ^0
voulons pas nous avancer seulement par les rameaux 39 à gauche et 12 à droite^, nous dé* bouchons du rameau 32 par le rameau 42, et de l'extrémité actuelle de la communication 13 par le rameau 43^ partant de la partie conservée de l'ancien rameau 40. Nous parviendrons peut-être ainsi à intercaler quatre nouveaux entonncnrs entre a&9, an, a^t et a«o> mais un peu en avant, ce qui nous ferait gagner du terrain.
Le mineur ennemi travaille par interinittence à gauche de as7 et du ramemi 18; il s'est faài entendre précédemment sur ces deux points à une moindre distance qu'aujourdliui. Nous commençons à chaque extrémité de la quatrième parallèle de nouvelles descentes aux entonnoirs. L'ennemi a contrarié ces travaux par ses projectiles ordinaires, auxquels il * a joint des bombes du calibre de Q"*34, qu'il a jetées sur la communication de gauche et sur labatterien'» 24 6w. , * -
Le mineur ennemi se fait entendre aux mêmes poiiits qu'hier ; il a reparu en outre à Du 2 au 3 juillet, droite de a 57 et à gauche de a^i.
La pluie qui est tombée au matin a déterminé des éboulements daus nos deux galeries
Mois de juillet
Du 3 au 4.
Du 4 au o.
principales ; un entonnoir se ferme au-dessus de celle de droite et menace d^entrainer une partie de la gabionnade qui couvre à droite le pied de la descente centrale. Un mineur a été blessé aux entonnoirs par un éckitde bombe. Il a fallu suspendre plusieurs fois les travaux extérieurs^ à cause de la vivacité du feu de la place.
L'attaque souterraine s'avance lentement et péniblement par les deux galeries et par es rameaux AU, 39^ 43 et 12, qui sontcofTrés solidement avec des châssis hollandais en planches triplées : aucun d'eux ne pouvant être atteint en flanc, nous recevons Tordre de pousser vivement ces quatre rameaux, principalement les n** 39 et 12, et de ne s'y arrêter que si on reçoit le camouflet; alors seulement on creusera des chambres.
Nous avons demandé 70 auxiliaires d'infanterie au lieu de 50 : cette augmentation est motivée par les nombreux travaux que nous avons à exécuter à la surface du mI pour réparer les dégâts occasionnés aux ouvrages par les dernières pluies et par le feu oontiniiel de la place.
Du 5 au 6. Le mineur russe se fait toujours entendre aux mêmes points ; il n'avance pas, et l'on di-
rait qu'il cherche à nous attirer sur son terrain.
La batterie n<»2Sa envoyé pendant la nuit deux bombes au milieu de la garde de la quatrième parallèle : un homme a eu les deux jambes emportées par la seconde. L'artiOerie explique encore ce fait par Ihumidité de sa poudre.
Au jour, toutes les conomunications sont rétablies entre les entonnoirs ainsi que les trois descentes ; on travaille aux deux descentes des extrémités de la quatrième parallèle, aux communications de droite et de gauche.
Deux bombes de gros calibre sont tombées sur le passage couvert qui débouche dé U troisième parallèle : elles y ont causé peu de dégâts, malgré Timperfection de h galerie, qui est loin d'être achevée et dans laquelle on continue à pétarder. Du 6 au 7. Notre communication de gauche a été très-inquiétée depuis trois jours par le canon des
Russes qui en renverse les gabions ; nous avons dû y suspendre le travail plusieurs fois. Deux mineurs y ont été blessés.
Le mineur ennemi se fait entendre aux mêmes points que les jours derniers, et, pour la première fois, à droite de l'entonnoir as», où nous n'avons que deux ou trois tiraUlenrs embusqués derrière la gabionnade de la communication qui y conduit, et de temps à autre un écouteur.
A trois heures après^ldi, les Russes donnent le feu à un petit fourneau, dz^, situé sur la droite de l'entonnoir a ei ; tout l'effet s'est réduit à remblayer le petit passage de cet entonnoir â ceux de droite ; à peine notre mineur a-t-il ressenti la commotion au fond du rameau \ty qui atteint actuellement 26 mètres à partir de Taxe du rameau 26. Du 7 tu 8. Aussitôt après rex|)losion driy nous avons commencé un puits sans coffrage dans len-
tonnoir peu évidé qu'elle a produit, et noua avons rétabli la communication remblayée.
Nous avons employé cette nuit 25 sapeurs et 25 hommes de la garde de tranchée à la réparation des brèches que le canon de la place a ouvertes dans les extrémités de gauche des deux parallèles^ nos travailleurs ordinaires ne pouvant évidemmept pas y suffire.
Au matin, le canon de la place a détruit de nouveau une grande partie *de ce que nous avions réparé.
— 569 — ^o\s (!c juiiin.
L'un de nos plus braves sous-officiers de mineurs a eu la tête empoilée par un boulet, dans les entonnoirs de gauche.
On peut circuler partout dans les entonnoirs et les trois anciennes descentes : on y est cependant vu en plusieurs points par des créneaux; mais l'ennemi ne tire pas sur ces points, il se ménage ainsi^ sans doute, les moyens d'observer nos mouvements aux entonnoirs : nous prenons les mesures convenables pour masquer ses vues.
A trois heures du soir, on entend le mineur russe près du puits qui a été creusé dans Téntonnoir du et qui a 2"" 30 de profondeur; à chaque coup de pioche on voit quelques pierres se détacher des parois du puits. On Tentend encore à droite de a 59, à gauche.de a 57 et du rameau 18.
Notre cheminement de la jçalerie de gauche est arrêté par un gros rocher qu'il n'a pas été possible de tourner, ainsi qu'on avait réussi à le faire ailleurs.
Nous avançons actuellement sous terre par les rameaux 42, 39, 43, 12, 18,26 et par lagalerie de droite.
On juge, vers six heures du soir, que le mineur ennemi est arrivé sous Taplomb du puits I>u 8 au 0.
de Tentonnoir dsi : on y dépose en silence 15 sacs de poudre (285 kilog.], on bourre et on donne le feu. Après cette explosion, 0*62, on n'entend plus qu'un bruit vague et éloigné.
Notre artillerie a tiré vigoureusement; pourtant celle des Russes n'a pas cessé de tourmenter nos travaux de la communication de gauche, pendant la nuit par des feux courbes, surtout des grenades, et pendant le jour parle tûr de plein fouet.
Le feu de l'ennemi à continué de la même manière et avec la même violence contre la Du 9 nu fO.
gauche de nos deux parallèles.
La petite gabionnade que nous avons établie à la gauche des entonnoirs a été eu partie incendiée par des balles à feu, en partie détruite au jour par des obus percutants.
Cet essai de couronnement, qui ne réussit pas sur un point oi^i aucune explosion défensive n'a eu lieu jusqu'à présent, montre bien ce qui serait arrivé si nous avions voulu couronner tous les entonnoirs sur le bord le plus rapproché de l'ennemi, comme on le fait ordinairement.
Nous commençons le petit boyau 44 qui servira d'embuscade pour sur\'e01er la pente du ravin.
L'ennemi, qu'on n'entendait plus depuis le malin, ayant repris ses travaux souterrains. Du 10 au 44é nous reprenons tous les nôtres que son silence nous avait fait suspendre.
Deux mineiurs ont été blessés aux entonnoirs.
A onze heures du matin, l'ennemi a ouvert un petit entonnoir, d 38, sur la droite de a^i ' deux châssis ont été dérangés en tête du rameau 39, qui a 22 mètres de longueur à partir de la transversale 5. Nous ne considérons pas toutefois ce rameau comme gravement compromis, et nous le continuons malgré les sinuosités incommodes que les rochers obligent à y faire.
Nous ouvrons immédiatement un puits dans l'entonnoir dzt.
Le cheminement de Ui |;alerie de droite est abandonné à 22 mètres de l'entrée des rameaux 13 et 3, parce que les éboulements empêchent à la fois la marche en avant et le changement de direction à droite.
Le mineur çnnemi revient vers d sa; on Tentend aussi à gauche de aew On ne perçoit bu 44 au 4t* aucun bruit do l'intérieur des galeries.
Mois de juillet. -*. 570 —
La comiDunicatiod de gaoche, entre la troisième et la quatrième parallèle, est terminée par Tacbèvement du passage en galerie couverte ; plusieurs de ses parties doivent cependant être améliorées.
Nous continuons sous terre les rameaux Ai, 39, 43, i% iS et 26; et à rèitérieur les réparations journalières. ' Du 42 au 43. Le lieutenant Dogny remplace aux mines le capitaine Goste, qui est parti pour Anapa, avec quelques mineurs exercés et un détachement de sapeurs.
A huit heures du soir^ une'explosion russe, dzg, a lieu presque au méihe endroit que eellc d'avant-hier dzs; elle a blessé un écouteur par des pierres projetées, intercepté la commnnication entre les entonnoirs voisins et asphyxié dans le rameau 39 les deux mineurs qui éuiènt en tête. Ceux-ei oAt été retirés aussitôt et sont restés sans connaissance pendant une heure.
A bcrit heures et demîie une nouvelle explosion, <f 4o, a atteint trois auxillah*e6 et un caporal de mineurs : Tun des auxiliaires est tué et projeté sur le parapet de la deuxième descente de gauche, les deux autres ^nt renversés et blessés grièvement; le caporal, également renversé, n'est que contusionné.
Entre onze heures du soir et une heure du matin, on a cru entendre Tenhemi charger un fourneau sur la droite de aso. On Fa encore entendu par intervalles devant a 62.
A six heures du matin, nous pouvons rentrer dans le rameau 39, où nous reprenons la marche en avant.
Les diCûcultés que nous avons éprouvées en retirant, la nuit dernière^ les deux mineurs qui étaient asphyxiés dans le rameau 39, nous ont fait reconnaître Tinconvénientdes petites dimensions de nos rameaux : nous faisons confectionner^ en conséquence, des châssis de i"10 sur 0^5 pour remplacer en arrière ceiix de 6"^ sur 0*65, en commençant à rorlgtne des rameaux 43 et 1^ que nous considérons ^.-ommë les plus exposés et auxquels nous attachons le plus d'importance. Mallieurettfemcnt il faut encore, foute de madriers, confectionner ces grands châssis hollandais avec des planches triplées'. Bu 43 au 44. Quatre groupes de deux mineurs chacun sont employés aux entonnoirs sous la surveiU
lance particulière d'un sergent ; ils écoutent, creusent des puits et des passages. On a renouvelé la défense de placer, les auxiliaires d'infanterie aux points où ils pourraient être enlevés par les explosions.
Pendant toute la nuit, on a entendu quatre ateliers distincts devant d 57 et d^. Nous avons commencé trois puits dans ces entonnoirs ; mais comme il à fallu faire d'abord un passage pour arriver en dio, le puits de gauche est moins avancé que les deux autres.
Vers midi, on trouve dans le. puits de droite une crevasse dont un manche de pellç ne peut pas atteindre le fond, et le mineur ennemi en approche tellement que chacun de ses coups de pioche y fait ébouler quelques parcelles de terre.
Nous chargeons donc les deux puits qui sont préts^ de 12 sacs de poudre (228 kUog.]^' et nous donnons le feu à une heure et demie.
Le puits de droite joue seul et produit l'entonnoir a 03; l'autre manque sans que nous sachions pourquoi.
Quelques minutes se sont écoulées dans l'attente de la deuxième explosion, et, pendant ce laps de temps, les Russes ont inondé nos entonnoirs de grenades et de mitraille verticale, mais sans atteindre un seul homme, puisque personne encore n'était retourné à son poste.
— 671 — Mois de juillet»
Aufisitèt k^prè^f nôu6 avonft débourré le puits chargé, placé une nouvelle amorce, et pro- . duit Texplosion a 64, vers trois heures et demie. Qelie-ci a remblayé en partie rentonnoir aê$p ftinai que la puits inachevé dans d 4o.
. Un ^it singulier a été remarqué après la première de ces deux explosions : on a senti une odonr très-forte sans lumée sensible dans le rameau 43, beaucoup plus éloigné que le rameau 39, où aucun gaz n'a pénétré.
Pendant toute la nuit, Içs Russes ont travaillé activement dans le bastion du mât et son fossé* Le vent qui soufflait de la partie nord nous apportait le bruit produit par la scie, la hache et te marteau sur de fortes pièces de* bois, et même les paroles des travailleurs.
Nous avoiis enixNre entendu au matin des feux réguliers de peloton qui paraissaient exécutés comme honneurs funèbres, en même temps que les batteries de Tattaque et de la défçns^ liraient énergiquement les unes contre les autres.
Nous n'avons eu pendant les vingt^quatre heures qu'un seul mineur blessé par une pierre.
En esearpant le terrain du côté de la place, les deux eicplosions d'hier, a «3 et a «4, ne Du U au 45. paraissent avoir que fort peu repoussé le mineur ennemi ; car on Tenlend au soir sous son rodier^ à une faible distance. Le brqit se perçoit dans la galerie de gauche et le rameau 39^ presque aussi distinctement qu'aux entonnoirs. Nous creusons donc de nouveaux puits au pied de Tescarpement.
Dès que le mineur ennemi se fait entendre dans Tentonuoir des abatis, devant le rameau i2> le nôtre travaille à un puits dans cet entonnoir ; mais le silence se fait aussitôt du côté de Tenn^ et notre mineur s'éloigne. Cette manœuvre dure depuis hier. Cependant notre puits attehit une profondeur convensèie et nous y déposons 12 sacs de poudre (228 kilog.)> qui reçoivent le feu à trois heures et demie du matin. L'entonnoir produit, a», est assez profond. Nous y creusons vivement un nouveaa puits, afin d'y ikire brûler d'autres poudres sans retard, parce que nous avons entendu précédemment Tennemi étrésillonner sa galerie avec des pièces de bois, et que cela nous a^ peut-être empêchés d'y causer grand dom^ . mage.
La manoeuvre qui vient d'être indiquée a eu lieu encore pendant Uk nuit à gauche de a 61.
Trois.pelitt chftssis ont été remplacés par trois autres de l^iO'Sur.0095, à Torigine du rameau iS. On a creusé le dessous en laissant le ciel à la même hauteur, et l'opération n'a pas été fort difficile.
Les reprises et suspensions de travail, qui avaient liçu hier au ereusèment des puits sous Du 45 au 46. les abatis et à gauche de aei^ se continuent pendant toute la nuit sur le dernier de ces deux points et dans l'entonnoir d^o. Malheureusement lés deux mineurs qui travaillaient à ê%%f fatigués de se retirer i chaque insUnt, sont restés à leur -poste malgré le silence de l'ennemi, et Us 7 ont été surpris k six heures du matin par une explosion d a ; elle a enterré à mi*H;orpB Je mineur qui observait sur le bord de l'entonnohr et. complètement celui qui trckvaUlaît aufond, dans le puits. Le premier s'est dégagé seul. Quatre mineurs ont été mis sur-le-champ à fouiller l'entonnoir pour y retrouver le second. Trois quarts d'heure s^étaient déjà écoulés en recherches intactueuses, et l'on commençait à croire que le mineur était t^, lorsqu'on a entende des plaintes qui ont dkigé les fouilles et vivement excité l'ardeur des iravaUlenrs; enfin, après deux heures et demie d'un travail émouvant, notre mineur a
Mois de juillel. — 572 —
~" été reiroMvé sous les pierrailles, à un mètre et demi de profondeur^ et retiré avec de fortes
et nombreuses contusions, mais sans fractures.
Comme à l'ordinaire, les Russes avaient jeté, aussitôt après Texplosion, force projectiles sur l'entonnoir; notre artillerie et la garde de la quatrième parallèle avaient riposté vivement. Le sauvetage a commencé ainsi sous un feu violent qui n'a heureusement eu pour effet que de montrer le dévouement et Ténergie de nos mineurs.
 dix heures et demie du matin, nous avons chargé de douze sacs de poudre (228 kilogc) le puits creusé dans Tentonnoir a es, et nous y avons donné le feu pour les raisons déjà dites hier. Le nouvel entonnoir a m parait assez évidé pour que nous pensions avoir atteint cette fois la galerie de rennemi. Au moment de Texplosion^ nous avons entendu des cris de blessés dans le bastion du mât, où il était tombé une certaine quantité de pierres.
Quelques châssis de 0"80 sur 0"^ ont été remplacés par d'autres de i"iO sur 0^5 â l'entrée des rameaux 43, 18 et 12. Notre mineur a trouvé des débris de coffrages russes dans le dernier (n^ 12), qui a 29 mètres de longueur à partir de Taxe du raînean 26.
Un mineur a été grièvement blessé aux entonnoirs par un coup de mitraille verticale.
Oa 46 an il. A neuf heures et demie du soir, on cesse d'entendre le mineur russe. Nous suspendons le
travail aux entonnoirs, mais seulement jusqu*à onze heures et demie.
Les Russes donnent alors le feu â un petit fourneau ^42, qiii fait nouler un écouteur depuis le bord de l'entonnoir a ei jusqu'au fond, et le blesse légèrement.
Nous construisons des puits sur toute la partie de notre front où Tennemi se présente. Sous terre, nous débourrons le rameau 29 pour y écouter, et continuons les rameaux 42, 39, 43, 12 et i% mais lentement à cause des grosses pierres, des vieux colfirages et des éboulements qu'on y rencontre.
Nous posons encore quelques grands châssis dans les rameaux 43, 12 et 18.- Du 47 au 48. Le mineur ennemi a travaillé, toujours par intervalles ; 1* sur la droite de aïo; 2* devant
a&7, an ; 3* à gauche et â droite de a et ; 4* à gauche de a es; 5^ devant au, des deux côtés.
Au jour, tout bruit souterrain a cessé, excepté celui sur la gauche de aei ; on Tentend du rameau 43 comme de l'entonnoir.
Les auxiliaires d'inCanterie doivent être réduits à 50 jusqu'à nouvel ordre; mais nous n'en avons eu que 35 la nuit dernière, et c'étaient des musiciens, cordonniers et tailleurs, tous médiocres soldats : nos travaux en ont stfuflert.
Nous manquons d'air au fond des rameaux avahcés, où l'actioli des ventilateurs ne se fait presque plus sentir. Pour remédier autant que possible à cet inconvénient, nous allons d'abord ouvrir, dans le petit boyau 44, un puits n* 45, et nous en déboucherons pour aller rejoindre le rameau 26, qui a le plus pressant besoin d'air. La surface supérieure du terrain à l'emplacement du boyau 44 s'abaisse notablement vers lé ravin, tandis que la couche d'argile où se trouve le rameau 26 est à peu près horizontale et affleure le fond de la tranchée à l'exUrémité droite, du boyau, en sorte que le puits n'aura que fort peu de profondeur.
Nous essaierons ensuite de nous procurer une seconde prise d'air sur la gauche de notre dispositif souterrain, par le rameau 6 que nos mineurs, devenus plus habiles, parviendront peut-être à dure déboucher dans l'entonnoir a t.
— 573 -^ Mois «le juillet.
Vers quatre heures du matin, nous avons donné simultanément le feu à deux puitjs très- pu ^g^i, 49. rapprochés Tun de Tautre, chargés chacun de 8 sacs de poudre (152 kilog.), et situés à gauche de Tentonnoir a»; on avait suivi sur ce point le travail ennemi, qui était devenu très-distinct et très-actif à partir de minuit. L'entonnoir produit, avt-e», est sensiblement circulaire et s'avance un peu à gauche.
Deux Russes sont venus pendant la nuit eu reconnaissance à gauche des entonnoirs * le» mineurs ont tiré sur eux, mais non la garde de tranchée. Un fait tout semblable s'était déjii produit le iO j^iUet. Les gardes de tranchée craignent, en tirant, de provoquer le feu de la place.
A la denuinde de rartillerie, nous avons encore envoyé des écouteurs aux ouvrages du Du 49 au 20. 2 mai^ devant le bastion central; ils n'ont saisi aucun bruit souterrain, ni à la batterie n* 53, ni à la place d'armes qui se trouve à gatiche de cette batterie.
Nous avons chargé de 20 sacs de poudre (3iB0^ kilog.) un puits de 2°^50 de profondeur, situé à gauche de a et ; l'ennemi en paraissait assez rapproché, et nous avons donné le feu à huit heures du matin* L'explosion a produit l'entonnoir a 69, qui a échancré le bourrelet et éloigné le contrcHmneur.
Celui-ci ne continue pas moins à se faire entendre aux points déjà indiqués à la journée d^avant-hier, mais encore à distance.
Un auxiliaire a été blessé dans les entonnoirs par la mitraille en bombe.
Nous avons débouché de la communication de droite pour construire le boyau 46, qui Du îO au 2t. nous conduira à Fembuscade 44 et au puits 45 par un chemin plus court que celui de la quatrième parallèle.
Deux cheminements souterrains de l'ennemi se faisant toujours entendre dans Teutonnoir a ^t-m, nous avons déposé en silence, au fond d*un puits dont le cheminement de gauche nous paraissait très-rapproché, 15 sacs de poudre (285 kilog.), et nous avons donné le feu à 16 heures du matiu pendant que les Russes travaillaient encore. Il en est résulté un nouvel entonnoir, a 70, qui est profond, et qui a rongé un peu de terrain en avant.
Depuis la tombée de la nuit jusqu'au matin, les eûtonnoirs ont été rendus presque in- Ou ?l au ^2. habitables par les projectiles que l'ennemi y a jetés, surtout dans le groupe des abatis
On entend le contre-mineur de rintérieur du rameau 12, à gauche, sous un massif où nous ne pouvons creuser aucun puits. On Tentend encore de Tintérieur du rameau 39, également à gauche, «tassez près.
Ces deux rameaux ont avancé lentement à cause des grosses pierres qu'on a rencontrées diain» Tun, et des vieux coffrages russes qui encombraieut l'autre.
A sept heures un quart du matin, l'ennemi a fait jouer un camouflet trop court, d 43, sous le massif qui se trouve entre Téntonnoir a «i et le groupe a es... 70; son effet a été nul, et 11 n'a laissé aucune trace, mais- les grenades lancées aussitôt par le bastion du mât ont blessé quelques hommes de garde.
Notre mineur a trouvé des débris de conducteurs électriques dans le ram^u i8, qui a 19 mètres de longueur à partir de la transversale 2.
A trois heures du soir, nous avons donné le feu à deux nouveaux puits préparés dans les entonnoirs a^.,.'to, et chargés chacun de quinze sacs de poudre (285 kilog.). Dn seul (a 71)
}MoU de juillet. ... 574 ^— -
a Joué ; celui de gâoche, qui eat le pins rapprodié du cheminemenl ennemi^ a raté^ parce que le cordeau Bickford était mal ajusté au cordeau Lanvière. Du n ao ^. Â six heures et demie du aoîr, nous redonoons le feu au puits chargé ; son «pldsion
coll^»lète FentODuoir a n-it, qui nous fait gagner % mètres de terrain sur la gauche.
Le passage qui conduit au groupe d'entonnoirs a«s.««n,sousle9 dbatis^est àreconstraire; on y est vu complètement, et il est impossîMe d'y nravailler de tonte la nuit à cause de la violence du feu. Le bastion du mât a envoyé simultanément trois et même qnatre honqueta de grenades sur les entonnoirs et la quatrième parallèle : beaucoup dliommes de garde ont été atteints; une seule de ces volées de grenades en a blessé dix le 23 au matin. Du 23 au U, On entend des bruits sourds et éloignés sur toute retendue de notre front; d'antres
bruits plus distincts en avant du rameau 18 et entre a m et d 41 ; enfin un bruit très*rap* proche à gauche de Fentonnoir aii.n^ sous le talus même;
Notre mineur est obligé de se glisser à plat ventre pour arriver au puits qu'il creuse dans ce dernier entonnoir; nous y avons travaillé toute la nuit ainsi qu'au passage reniblayé par les explosions au-n, mais les bombes ennemies, qui paraissaient aVoh* ce point pour but, ne nous ont pas permis de mener ces travaux à bonne fin avant le jour. Nous les çon* tinuons.
Une gabionnade a été entreprise le long du revers de la quatrième parjdlèle, pour abriter un peu les hommes de garde contre les éclats des projectiles creux, qui tombent abondanunent sur le tencain en arrière. Il nous a été accordé 70 auxiliaires au lieu de 50 pour l'exécu* tion du nouveau travail.
Du 24 tu 25. A six heures du soir, nous avons fait brûler quinze sacs de poudre (285 kilog.) dans le
puits creusé avec tant de difficultés dans l'entonnoir an.ti: Tennemi en était fort rapproché, et nous l'entendions encore en donnant le feu.
Le nouvel entonnoir, an, avance de deux à trois mètres vers la gauche, et Ton y recommence à l'instant un nouveau puits. Au matin, on y entend encore Tennemi, mais loin : la tête de son cheminement a été certainement écrasée par i;otre explosion an.
Pendant la nuit, Tennemi a jeté ses bombes et ses bouquets de grenades en plus grande quantité qu'il ne l'avait fait encore jusqu'ici : sans compter les hommes de garde atteints en grand nombre, nous avons en un mineur tué par le choc direct de plusieurs grenades, deui mineurs et six auxiliaires blessés par les éclats. L'entonnoir a n, étant particulièrement le but de Tennemi, plusieurs bombes y ont roulé successivement ci ont détruit à diverses reprises le puits que nous y creusons ; un mineur y a eu sa pelle brisée entre les mains, et un autre sa veste brûlée par la fusée d'une bombe.
A rintérieur, le rameau transversal 5 ayant été rétabli jusqu'à 18 mètres du rameau 39, nous ouvrons le rameau 48, et nous poussons les rameaux 42, 39, 43, 12 et 18, quoique l'ennemi soit très-rapproché des rameaux 39 et 12.
Le puits 45 communique avec le rameau 26 par le rameau 47, qui est construit entiè^ rement en châssis de 1>10 sur 0*95. Nous avons ainsi un coiffant d'air qui se Mt sentir jusqu'au fond du rameau 12, où les bougies brûlent maintenant trèft4)ien.
A l'extérieur, nous rétablissons les communications, les descentes aux entonnoirs, ti nous continuons le boyau 46. Les explosions des bombes ont tellement rapproché les detrx gabionnades de la descente centrale, qu'on ne peut phis y pasiser. 7
Il a été reconnu que la gabionnade commencée sur le revers de la quatrième parallèk
— 575 — Mois de juillet,
pourrait servir à re^neioi contre nous en cag de sortie : elle ne sera pas continuée^ et les "
parties déjà faites seront démolies. On y substitue des abris blindés consistant en^ deux lits de fascines horizontales^ supportés par des murs en pierres sèches ou par le terrain luimême lorsqu'il peut être entaillé.
On a entendu le mineur russe^ de Tintérieur des rameaax 39^ 43 et 12^ et en outre aux en- Du 25 au ^. tonnoirs^ sons le massif de terre qui reste à droite de a st. Vers onze heures et demie du matin^ il donne le feu à un fourneau du, qui a jeté quelques terres au fond de Tentonnoir a S9 et reâiblayé le puits que nous y avions creusé pour mieux écouter. Les rameaux voisins n'ont éprouvé aucun dommage^ et personne n'a été atteint.
Six abris blindés ont été établis.
Un nouyeau cheminement de Tennemi est signalé à notre droite^ devant a 6o; nous le lais^ Du 26 au il. sons faire là^ comme à gauche devant a 59. Il suspend et reprend alternativement ses travaux sur tous les autres points.
Nous avons commencé, à Textrémlté du boyau 46, un bout de galerie pour arriver au fond du puits 45; cehii-ci sera blindé ensuite.
Un caporal de mineurs a été tué.
 onze heures du matin, le tir de la place endonmiage le parapet de la quatrième parallèle; notre artillerie répond vigoureusement.
Nous savons bien que nOs puits, surtout lorsque les entonnoirs qu'ils produisent s*avan- Du 77 au tô. cent autant que les derniers ais, a 71, a 72, ne détruisent pas les galeries de Tennemi jusque sous le bord de ces entonnoirs; nous ne sommes donc pas étonnés de la réapparition du contre-mineur dans le talus è gauche de a 73^ et nos m^esures ont été prises à l'avance.
Une nouvelle explosion^ a u, a lieu svr ce point vers quatre heures du soir : elle nou$ a peu avancé vers la gauche, mais elle a éloigné Tentiemi et évidé Tanciea entonAOÎr dans lequel nous oavrons encore, un puitâ> <;ar nous voudrions couper qoelques-^ms des eheminements souterrains que uous entendons sous le massif de terre compris entre Teuton^ noir a 61 et ceux des abatis immédiatement à droite.
Les bombes et les grenades, jetées sur ce point avec une grande précision, ne nous y ont laissé presque rien Dftire de toute la nuit; leurs éclats ont blessé deux mineurs.
 six heures du matin, T^nn^ a iiaii jouer un- fourneau 1^45, à droite de a si, et notre raineau li aété atteint. Le miaeur qui travaillait au SmmI, quoique gHèvemeiit Messe à la tète, s'est tîréseal des terres éboulées e$, du rameau rempli de fumée et de gaz. I>eux antres aineurs occupés aux entonnoirs «nt aussi été pris : l'un, enterré à mî-corps, a pu égale^ menl se dégager sa&s seoours; il a indiqué ensuite le point où son camarade avait disparu totalement, tes recherchesont commencé aussitôt malgré les projectiles de la ]^aee, et après rois quarts d'heure d'un tcavail énergî^pie, mètre mineur a été retiré vivant et porté à Tam-
Un seigaiH et deux mineurs sont allés ensuite reconnaître VMsâ du rameau. Ils y sOnt QS^és asphy:Kié6; mais mi les a retirés aussitôt, et ils en ont été quittes pour une heure passée Bans «onnaisaam».
L'explosion qui devait être attendue pour ^arrêter notre marche dans le rameau 12 ayant eu ttea, nous attaos le charger dès qu'il sera suffisamment assaini. En attendant, nous comme»çoBs utte chambre à Textrémité du rameau 39, aussi rapproché de l'ennemi que le
Moib de juillel. — 576 —
raïueau 12^ et dans lequel un camouflet pourrait avoir des suites plus graves à cause de ses sinuosités.
t^e sergent qui a essayé de reconnaître le rameau 12 peu de temps aq>rès l'explosion russe a raconté ainsi ce qui lui est arrivé :
« Je marchais en téte^ une bougie à la main ; j*ai senti les gaz en entrant dans le ra- « meau ; vers le milieu^ il m*a semblé ipie je retirais de Tair frais; un peu au delà^ j'ai vu a une flamme bleue s'échapper de ma bougie et tout le fond du rameau s'enflammer; j'ai « pensé avoir mis le feu aux gaz qui emplissaient le rameau; je me suis retourné en corn- « mandant aux hommes qui me suivaient de sortir à Tinstant, et je n'ai aucun souvenir de « ce qui s'est passé ensuite. »
Du 28 au 29. La chambre du rameau 39 étant terminée^ nous y déposons 67 sacs de poudre (1273 kilog.) ,
et nous commençons un bourrage de 14 mètres en sacs à terre.
A cinqheu3^es du soir^ nous avons reconnu qu'il y avait un petit éboulement et deux châ»- His i)risés au fond du rameau 12; mais nous ne pouvons y reprendre le travail qu'à dix heures du soir^ quoique le ventOateur n'ait pas cessé d'y insufiler de l'air depuis l'exf^osion russe. Il a fallu toute la nuit pour retirer les deux châssis brisés et les terres éboidées^parcc que les gaz qui s'échappaient de ces dernières incommodaient les inineurs et les forçaient à sortir souvent.
L'éboulement produit dans ce rameau donne une cavité qui peut tenir lieu de chambre j nous y déposons 70 sacs de poudre (1330 kilog.), et nous conunençons un bourrage de 14 mètres de longueur. Quatre ou cinq mineurs ont encore été a^hyxiés momentanément pendant ces opérations.
On a continué tous les travaux à l'extérieur, et, sous terre, les rameaux 42, 41, 49, 43 et 18. De grosses pierres dans 48, la proximité de l'ennemi dans 43, retardent beaucoup ces deux cheminements.
On a remplacé quelques ehâssis par d'autres d« 1"^0 sur 0»95 dans les rameaux 43, 18 el 26.
Deux auxiliaires ont été blessés.
A trois heures et demie du soir, le 29, nous avons ouvert les deux grands entonnoirs an c( a 76: ils sont évidés jusqu'à l'argile. On y trouve beaucoup.de débris de coffrages russes et quelques bouts de conducteurs électriques enduits de gutta-pereha.
Le fourneau du rameau 39 a probablement communiqué le feu à un fourneau ennemi; car on a remarqué, au moment de l'explosion, qu'une petite gerbe s'est élevée à gauche de la gerbe principale, et l'on peut voir maintenant dans l'entonnoir an un sillon de 4 mètres de longueur où l'argile est noircio par la poudre et dont la direction est presque perpencKcubdre à celle du rameau 39.
Du i9 du 30. En creusant un puits dan^lentonnoir an, notre mineur a trouvé une galerie russe écrasée;
il en a retiré des coffrages, une gueuse en fonte, etc., et y a logé ensuite 26 sacs de poudre (494 kilog.), auxquels on a donné le feu à b'ois heures du soûr. L'explosion, an, a [produit une commotion très-sèche : nous en avons conclu que la galerie en question était déjà remblayée sur une certaine longueur, el que nous n'avions pas (ait grand mal à l'ennemi. Un caporal de mineurs a été blessé aux entonnoirs. Du 30 au 34. La nuit s'est passée dans c calme, et nous en avons profité aux entonnoirs : la banquette
de surveillance, les puits, les communications, les descentes, les brèches, les abris blindés,
— 577 — Mois de juillet.
tout était remis en état au jour^ lorsqu'une pluie d'orage est venue y fa'u*e de nouvelles dégradations^ surtout aux puits^ qu'elle a remblayés totalement.
 l'intérieur^ le mineur a débouché du rameau 29 par le rameau 49^ pour marcher parallèlement à la galerie de gauche ; il a essayé de nouveau de contourner les rochers dans la galerie de droite pour pousser un rameau (n** 50) sous le massif qui se trouve devant a «i et dans lequel Tennemi a de nombreux cheminements. 11 a cAcore travaillé aux rameaux 42, 48 et 18^ ainsi qu'à élargir les rameaux 41 et 26.
L'ennemi est signalé devant du, a'''',aei, et des deux côtés de a 74; on Tentond des rameaux 43 et 18.
Tout bruit cesse au matin : nous retirons les mineurs du rameau 43^ dont rentrée incommodé générait le sauvetage^ et nous continuons^ au contraire^ le rameau 18.
On passe maintenant du boyau 46 au fond du puits 45 par une galerie «ouverte^ et on communique de là au rameau 26. Il nous reste à blinder le puits.
Vers onze heures du soir^ les Russes ont fait jouer un camouflet^ dic, qui a soufflé direc- Du 31 juillet tu 1*' tement dans le rameau 18, et a jeté en arrière les hommes qui s'y trouvaient : )es servants *^^^'
se sont échappés, mais le mineur est resté à trois mètres en deçà du fond du rameau. Le mineur Boyer s'est fait attacher à une corde et est allé chercher son camarade ; mais après l'avoir saisi, et au moment où il commandait de tirer la corde à laquelle il était attaché, celle-ci s'est rompue. Les sous-pfHciers et tous les mineurs ont fait ensuite les plus grands efforts, mais inutilement; ils sont tombés asphyxiés les uns après les autres, et à des distances qui diminuaient toujours : le rameau de communication 34 est même devenu inhabitable à cause des gaz qui l'ont rempli. Les huit mineurs employés aux entonnoirs ont été appelés, et pendant que quatre d'entre eux emportaient au dehors leurs camarades étendus sans connaissance tout le long de la galerie, les quatre autres pénétraient dans les rameaux 34 et 18, à l'aide de la ventilation, qui n'avait pas cessé, et de la chaux vive qu'ils injectaient contre les ciels de ces rameaux. Ils se relevaient en passant des rameaux à la galerie, et réciproquement, à chaque quart d'heure, et plus tôt lorsqu'ils se sentaient défaillir. Enfin, vers six heures du matin, on est parvenu à retirer les deux cadavres. Boyer est mort ainsi victime de son noble dévouement.
Tous les autres mineurs asphyxiés en ont été quittes pour une indisposition plus ou moins longue.
On va faire confectionner des ceintures en cuir, fixées à l'extrémité de cordes neuves^ et on expliquera aux mineurs comment il faut retirer les asphyxiés en attachant la ceinture sous les aisselles et les faisant glisser sur le dos.
Il n'y avait presque pas de terre éboulée au fond du rameau 18. Nous y avons déposé immédia toment soixante sacs de poudre (1,140 kilog.), sans y creuser une chambre.
A midi et demi, une nouvelle explosion de l'ennemi, du, a eu lieu sous le talus à gauche de aiB : elle ne nous a causé aucun mal. Nous avons trouvé dans l'entonnoir des bois de diverses dimensions, et nous avons remarque sur les blocs d'aigle mis à découvert l'empreinte des pièces de bois de la boite aux poudres du fourneau russe. Cette botte devait être solidement construite et capable de résister à des explosions très-rapprochées. Nous en avons encore conchi que d 47 était une retirade relativement à ^45.
tJn auxiliaire a été tué aux entonnoirs par un éclat de bombe.
Suivant les renseignements donnés par plusieurs mineurs au sujet de l'explosion russe d 4a
Moh d*aoùt. 57g
riDdammation des gâz dans le rameau 12 a encore eu lieu de la manière indiquée précédemment (Voy. du 27 au 28 juillet).
Du 4" tu 2 août. gn creusant un puits lers la gauche de Tentonnoir aie, on a trouvé dans le roc une crevasse assez profonde^ et Ton y a déposé vingt sacs de poudre (380 kllog.). A quatre heures et demie du matin^ nous avons donné le feu en même temps au fourneau chargé dans le rameau 18 et au puits dont il vient d'être parlé : il en est résulté les entonnoirs ai$, a 79^ où l'on peut ramasser encore une grande quantité de cofflrages russes.
Les nouvelles communications seront aisées à établir entre a 78 et les entonnoirs voisins a 76 et aao; on y place des travailleurs malgré les bombes que l'ennemi ne cesse de Jeter sur ce point.
Après avoir senti deux fois le terrain descendre sous ses pieds^ dans un puits qu*l] creusait à gauche de a7s>le mineur a trouvé une grande cavité régulière et en partie remblayée; il y a déposé dix sacs de poudre (190 kilog.)^ du côté le plus rapproché de Tennemi^ et après avoir bourré^ on a mis le feu^ à quatre heures et demie du soir. Ce petit fourneau a donné un entonnoir profond aao^ escarpé vers la place et rempli encore de coffrages russes.
Nous préparons de nouveaux puits^ et nous travaillons à réparer tout ce qui a été dégradé par les pluies^ les projectiles et les explosions. Sous terre, nous continuons les rameaux 49, 42, 48 et 50, et les débourrages.
Nous portons en avant l'un des ventilateurs de chaque galerie ; nous plaçons celui de droite dans l'ancienne chambre du rameau 3, d'où parlent les rameaux 12, 34, et la nouvelle transversale 26; celui de gauche, k Tinlersection de la transversale 5 avec la galerie, près du rameau 6.
Nos mineurs vont entin parvenir à faire déboucher le rameau 6 dans Tentonnoir 07, ce qui, joint k la galerie qui débouche déjà sur la droite à Textrémité du boyau 46, nous donnera un bon courant d*alr passant à l'origine de tous les rameaux, et en outre le moyen d'aller des entonnoirs aux galeries, ou réciproquement, sans venir chercher les entrées des galeries en arrière de la troisième parallèle.
Les rameaux atteignent les longueurs ci-après : le rameau 6, 35 mètres à partir de la galerie; le rameau 49, 2 mètres à partir du rameau 29; le rameau 48, 2 mètres à partir de 5; le rameau 43, 16 mètres à partir de 13; le rameau 50, 1 mètre à partir de la galerie; le rameau 12 et 25 mètres à partir de l'axe de 26; le rameau 18, 3 mètres à partir de 2; le rameau 42, 16 mètres à partir de 32. Ceux dont il n'est pas parlé sont à Fétat indiqué pi. Xll^ fig. 1. Du S au 3. A onze heures du soir et à une heure et demie du matin, l'ennemi a fi^it jouer deux four-
(PI. II, fig. t.) neaux, ^48 et d49, sur notre gauche, entre les grands entonnoirs as», an: tout leur efifet s'est réduit à détruire partiellement la banquette de suneillance vis-à-vis du premier.
Les projectiles ont blessé pendant la nuit trois mineurs et un auxiliaire dans les entonnoirs : l'un de ces mineurs a eu le bras effleuré par une bombe qui est tombée dans le puits qu'il creusait et dont la fusée lui a fait une brûlure à la cuisse, mais il a pu se retirer avant Texplosion.
Au matin, nous avons retrouvé dans Tentonnoir d 48 le cadavre du mineur que nou^ avions perdu là du 25 au 26 juin.
La galerie russe contre laquelle nous avons déjà dirigé les explosions a 77 (le 30 juillet) et aao (le 2 août), ayant été de nouveau mise à découvert par un puits, nçus y avons brûlé, à sept heures du matin, douze sacs de poudre (228 kllog.). L'explosion, a 91, ^ l^ncé au loin
579 M^ift <)'ao«t.
dABalet tTMicliéet des piems qui ont blesaé légèraneiit un officier et deux hommes &e garde; elle a aussi ramené à la fturiaoe de l'entonnoir des coffinges russes et les doures d'un baril qui avait contenu de la poudre.
Le mineur ennemi a reparu eu avant des trois derniers entonnoirs, d 49> d ii, a n, à gauche Du 3 au 4.
de «Tiy et à droite de a «« Notre intention est de le laisser faire sur les flancs tant que ses eheminements n*auront rien de plus menaçant qu'aïqourd^hui*
Nous installons les ventilateurs et les conduites d*air> et nous achevons ou nous élargissons toutes les parties 6^ 5, 41, 13, 26^ de la nouvelle transversale, afin de pouvoir y circuler aisément.
A onze heures du soir, Tennemi a fait jouer un fourneau, d 6o, entre ds9 et «ts t un de Du 4 ao &•
nos écou^rS) qui a été enterré à mi- corps, a été dégagé aussit^ par ses camarades et en a été quitte pour quelques contusions sans gravité. Les gaz ont pénétré dans le rameau 4IK, où ils ont asphyxié momentanément un mineur.
On a cru entendre le bruit d*un forage à l'intérieur du rameau 18.
Trob auxiliaires ont été blessés dans les entonnoirs.
Pendant la nuit, la place a jeté beaucoup de grenades sur la quatrième parallèle : les abris blindés construits sur son revers, maintenant au nombre de dix, ont rendu de grands services à la garde de tranchée, qui a eu cependant deux hommes tués et cinq ou Six Messes.
Vers neuf heures et demie du soir, une explosion russe dsi, à gauchede a 7s, a blessé un Du 5 an 6.
sergent, un mineur, et formé une échancrure prononcée dans le boumâet.
Nous ne voulons pas poursuivre Tennemi suivant hi direction indiquée par cette échancrure, parce qu'il se trouve des deux côtés et en avant : notre intention est, au contraire, d'appuyer à droite, vers la capitale du bastion, pour aller h la rencontre du prolongement des entonnoirs situés sous les abatis, et de détacher du glacis, par une tranchée creusée à coups de puits surchargés, le massif qui^e trouve entre a 75 et tf 70, et qui est rempli de fourneaux ennemis.
Les auxiliaires d'infanterie sont réduits à 50, jour et nuit. Du 6 au 7.
L'ennemi a ihit jouer, à trois heures et demie du matin, en avant et à gauche de an, nn fourneau dm, qui a jeté des bois de coffrage et de la terre argileuse jusque dans l'entonnoir a 19, mais sans nous causer le moindre dommage. Nous pensons que ce fourneau a reçu le feu, ùniqueméni parce que notre cheminement de droite menaçait de le couper.
Le passage du rameau 6 ^ Tentonnoir at est enfin établi en cMssis de 1"40 sur(H^5, pUicés de manière à former un escalier tournant. L'air arrive abohdamment dans tous nos cheminements souterrains, et les bougies brûlent très-bien partout. Nous pouvons ainsi achever le débourrage des rameaux 39, 12, 18, et y reprendre la marche en a?ant^ ainsi qiie dans les rameaux 49, 42, 48, 00> et la galerie de gauche.
Une traverse formant abri blindé a été élevée dans la communication de gauche, sur le bord de l'entontiohr ait elle intercepte les balles qui, partant du bastion du nràt, tombent dans la cimimunication après avoir arrasé le parapet de hi quatrième parallèle.
Quatre Russes sont venus de huit reconnaître l'entonnoir a 59; l'obscurité a empêché de Du 7 au 8. les voir avant le moment ^tt ils s*en retournaient à toutes jambes.
Le mineur ennemi a été entendu alternativement en. divers points.
Nous faisons jouer à sept heures du soir un puits, a 83, chargé de quinze sacs de pondre Du 8 au 9.
Mois d'août. 5gO
(285 kilog.)^ sur la droite du grand entonnoir a ts ; et nous plaçons immédiateiiient le mineur à creuser un nouveau puits^sur le côté de l'entonnoir produit.
Peu de temps après^ on a entendu Tennemi charger et bourrer à quelques mètres sur la gauche de ce dernier point; l'explosion dss a eu lieu à minuit. Elle a recomblé notre puits en construction dans a n; le mineur Géraud^ qui le creusait et qui s*était refusé à en sortir quand on lui avait annoncé la cessation du travail des Russes^ y a été enterré debout et complètement. La place a dirigé aussitôt ses feux courbes sur le lieu de l'explosion^ où se portaient en même temps avec un généreux dévouement le lieutenant Gallois^ un sousofficier et plusieurs mineurs. Après deux heures d*un travail aussi émouvant que dangereux, Géraud a été dégagé et transporté, tout meurtri, à Tambulancè.
À quatre heures du matin, nous avons donné le Teu à un puits chargé de 15 sacsde pcMidre (285 kilog.), et situé à gauche du groupe devant a 76 : l'entonnoir produit, ass, s'avance en effet dans la direction de asa, où nous voulons aller; mais Texplosion a remblayé la petite communication en arrière, de façon à nous empêcher pendant tout le jour de pénétrer dans a sa.
En creusant deux nouveaux puits devant a 75, notre mineur a trouvé dans cekil de droite des lambeaux récents de chair humaine : nous en avons conclu que l'une de nos précédentes explosions, a$2 ou ai$, avait atteint quelque galerie de l'ennemi.
Dès que ces deux puits ont été portés à une profondeur convenable, nous les avons char^ gés chacun de quinze sacs de poudre (285 kilog.), parce que nous avions entendu l'enifemi tout auprès. Biais à l'instant où nous commencions à faire retirer les travailleurs et les gardes de tranchée pour donner le feu, les Russes ont fait jouer un camouflet, dn, qui a bouleversé notre puits de droite, rompu le cordeau porte-feu et empêché son explosion. C'est la première fois que les Russes enterrent nos poudres : ils n'y avaient pas réussi jusqu'à présent. Le puits de gauche a joué un instant après, à trois heures du soir ; il a produit l'entonnoir as4, refoulé l'ennemi et escarpé le talus du côté de la place. Du 9 au 10. Il n'a pas été possible de retrouver les poudres que les Russes ont enterrées hier par leur
explosion du ; les feux courbes ont d'ailleurs contrarié nos recherches en blessant sur ce point deux mineurs et un auxiliaire.
Le mineur ennemi a repris et interrompu alternativement ses travaux à droite de un, ù gauche de asz et devant an.
Nous avons commencé le rameau 51, à l'extrémité du rameau 26, afin de protéger la des* cente de l'extrême droite, la meilleure de toutes, contré les cheminements qui seaont fait entendre devant oao^ et nous avons continué tous les autres travaux. Du 40 au 44. Après avoir rétabli le passage à l'entonnoir an, nous y avons creusé un nouveau puii&,
ainsi que dans le cheminement qui part de a?» et s'avance à droite.
L'ennemi a jeté beaucoup de bombes sur ces deux points : l'une d'elles est tombée dans le puits de ass, où elle a éclaté pendant que le mineur essayait d'en sortir ; cet honome a été atteint grièvement.
Malgré ce feu, les deux puits indiqués ont été achevés et chargea diacun de quatorze sacs de poudre (266 kilog.), et Us ont joué à six heures et demie du matin : celui ile gauche, an, n'a pas communiqué le feu aux poudres enterrées précédemment par l'explosion dM> mais il a bien évidé l'entonnoir; celui de droite, om, a écbi^icré l'ancien entonnoir a«» du côté de an, et son explosion a en outre projeté beaucoup de pierres sur les endNiscades russes et sur le bastion du màt.
581 ^^* d'août.
Nous avons ouvert immédiatemenl deux nouveaux puits et rétabli les communications.
Notre mineur rencontre presque partout de& rochers ou des éboulements dans ses cheminements souterrains n»« 42, 39, 48, KO, i2, 18, et la galerie de gauche ; nous espérons cependant en conduire quelques-uns assez loin pour y faire des explosions efficaces.
Le mineur ennemi s'est fait entendre seulement entre ab9 et ast ; nous prenons en conséquence quelques précautions dana le rameau 42 et la galerie, c'est-à-dire qu'il y a peu de monde, qu'on y travaille sans bruit, et que les cordes de sauvetage sont sous la main.
Des débris de saucisson en toile goudronnée ont été trouvés dans Tentonnoir au ; ils semblent indiquer qu'indépendamment de leurs fourneaux de mine proprement dits, les Russes ont encore des poudres enterrées près de la surface du sol.
Deux nouveaux puits chargés de quinze et douze sacs de poudre (285 et 228 kilog.) ont f^" ** »" *-• joué, à quatre heures et demie du nuitin, dans les cheminements supérieurs qui marchent Tun vers Tautre ; ils ont avancé les échancnires suivant an et ass.
Pendant la nuit, un mineur et un auxiliaire ont été blessés dans les entonnoirs.
Le mineur ennemi a reparu en divers points dé son talus: il y a, comme toujours, inier- Du il au 43. rompu et repris alternativement ses travaux ; on l'a entendu de la même manière à l'intérieur du rameau 43, où nous ne travaillons plus pour le moment, parce que nous espérons couper le massif qui est devant ce rameau par la rencontre des deux cheminements supérieurs.
A trois heures et demie du soir, le 13, nous avons fait jouer un puits chargé de vingt sacs de poudre (380 kilog.), à gauche du cheminement de droite : il a rongé le roc suivant oiw.
Les entonnoirs qui s'avancent de part et d'autre de la capitale du bastion du mât ont en- DU 43 au U cure été cette nuit le hni particulier des bombes de l'ennemi : elles y ont remblayé à diverses reprises les puits que nous y creusions et dont aucun n'a pu étce achevé avant le jour ; l'une d'elles est tombée directement dans le puits de l'entonnoir ai», d'où le mineur a pu s'élancer sain et sauf avant qu'elle y fît explosion.
A notre démande, l'artillerie a démoli un observatoire élevé la nuit dernière sur le para* pet du bastion du mât* Cet d)8ervatoire, formé de trois ou quatre gabions posés sur un m«r- Ion et surmontés d'un créneau en sacs à terre, nous gênait beaucoup en prenant des vues sur tous les entonnoirs, où aucun de nos mouvements ne pouvait plus rester caché à l'ennemi.
Vers neuf heures du matin, les Russes ont effectué une explosion , dss, sur la droite du groupe des abatis ois-sq. Les mineurs, qui travaillaient k un puits dans a», venaient de se retirer parce qu'ils n'entendaient plus aucun bruit, en jftorte que personne n'a été atteint et que tout l'effet de l'explosion s'est réduit à remblayer le petit passage aux entonnoirs oss-s»*
Nous avons repris la marche en avant dans le rameau 43, en le déviant à droite ; les rameaux 12 et i8ont débouché dans leurs entonnoirs, où l'on a placé des tuyaux d'aérage recouverts de fascines. Le mineur cherche cependant à s'avancer dans ces rameaux, en restant dans le terrain le moins bouleversé.
Une seconde guerre souterraine va commencer devant le bastion central : on nous a annoncé que les Russes ont fidt jouer un fourneau à gauche et en avant de la batterie n** 53, soua l'extrémité de la petite place d'armes qui aboutit à une carrière dans laquelle nos mineurs ont écouté plusieurs fois sans rien entendre.
A sept heures trois quarts du soir, nous avons donné le feu à un puits chargé de quinze Ou 44 au 45.
Mois d'aodi. ggj
&acs de poudre (285 kilog.}^ siiué dans le cheminement de gauche : U a échaneré le roc vivant OM.
Les Russes oni répondu à onze heures^ en ouvrant un entonnoir large et profond^ dt^ presque en dehors du bourrelet^ à droite de 0*9; notre communication en arrière et celle qui mène à Tentonnoir o^g ont été peu endommagées par cette explosion^ dont la commotion s'est fait sentir à Tiatérieur des rameaux Af, 49^ sans y causer le moindre dégit. Nous activons le travail dans ces derniers.
L'ennemi a ouvert^ k une heure et demie du matin^ un autre entonnoir moins grand, dn, en avant et à gauche de an ', quelques pierrailles ont encomhré le passage qui conduit de art dans aè9y et qui a été rétahli aussitôt; il y a eu de petitt ëhoulements en tèle des ramotui 50 et 12> et toutes les bougies se sont éteintes dans le rameau 43.
A huit heures, nous avons donné le feu à deux charge» de dix-taU aaes de pondre (348 kilog.) chacune déposée dans des puits de 3"^ à 3<"80 de profondeur au-dessous éa sol : les entonnoirs^ qui tendent à se rencontrer^ se sont avancés nolablement suivant osi et mz. La première explosion a produit beaucoup plus de fumée et une gerbe plus élevée que h seconde. Les poudresenterrées là par Texplosion du, du 9 août, avaient probablen^ent pris fou«
Une heure après ces deux explosions^ qui ont eu lieu assez loin du rameau 43, les gaz ont pénétré dans ce dernier, oh ils ont fait tomber deux mineurs et nous ont obligés k y aus^ pendre momentanément le travail.
A trois heures du soir, les Russes ont encore fait jouer un fourneau. L'explosion, d^ê, a remblayé le puits que nous avions creusé dans a92, et qui, terminé depuis quelques instants; n*était plus occupé.
L'entonnoir dic, ouvert hier soir sur notre gauche, a été rattaché par un passage à Ten* tonnoir a&g, etiious y avons ouvert un puits, ainsi que sur divers autres points.
Deux auxiliaires ont été contusionnés par des éclats de pierres. Du 45 au 46. Nous avons détaché et envoyé au bastion central : un sergent, sept mineurs et neuf auxi^
llaires ; nos travaux en sont naturellement ralentis.
Deux mineurs ont reçu des éclats dans les entonnoirs pendant la nuit.
Le contre-mineur est revenu dans son bourrage de die, à gauche. Nous avons dirigé contre lui^ le 46, à quatre heures et demie du matin, Vexplosion an, de douie sacs de poudre (iS8 lùlog.). Elle a agrandi Tentonnoir et écarté rennemi.
On a trouvé dans le rameau 42 phisieurs châssis russes et de nouveaux débris de oonduc« teurs électriques, les uns parfaitemmit enduits de giitta-^percha,Jes autres enveloppés d*un grossier ruban de filasse. Du 46 au 47. A une heure du matin, les Russes ont fait jouer le fourneau d%9 en avant de oie, sur la
droite de notre cheminement de droite. Nos Ibineurs venaient de se retirer après avoir creusé dans Tentonnoir on un puits, qui avait 2"50 de profondeur et qui était regardé comme terminé, en sorte que personne n'a été atteint; mais le passage entre au et ogt*» est à déblayer.
Il y a, au jour, ouverture du feu depuis le bastion du mAt jusqu'à l'attaque de droite ; les entonnoirs sont presque inhabitables, et nous n'y laissons que les écouteurs. On n*y eflfectuera aucune explosion aujourd'hui, sauf le cas de nécessité absolue. Du 47 lu 4 8, Les Russes ont jeté pendant toute la nuit des bombes en quantité sur k ehemiiienient qu
— gg3 — Mois d'aoAt.
se tormlne parTentonnoir 093^ mais sans autre résultat que le comblement du puits que nous y avions creusé.
Dans les entonnoirs^ on s*est borné à fermer les brèches ouvertes dans le parapet^ à entretenir les communications^ descentes^ abris ; s(His terre^ on a cheminé dans les rameaux «,43,42, 18 et 51.
A six heures du soir, les Russes ont ouvert l'entonnoir deo, entre an et an : nous avions Du 18 au 40. là un passage allant de an au groupe des abatis 083-92; il a été enlevé en partie par l'explosion.
Nous avons creusé aussitôt dans Tentonnoir doo un puits qui atteignait avant le jour 4 mètres de profondeur au-dessous du sol.
Une chanoibre aux poudres a été préparée à l'extrémité du rameau 42, qui a 23 mètres de longueur. Quoique Tennemi se trouve en avant^ comme le prouve Tentonnoir dssy et que ce terrain n'ait pas encore été suffisamment remué, nous ne chargeons pas cette chambre, parce qu'U y a ordre formel de rester tout h fait sur là défensive devant le bastion du mât pendant que la défense de la batterie n^ 53, au bastion central, occupe une partie de notre personnel, et en particulier l'officier de service.
Le 19 au matin, un sous-officier et quatre auxiliaires ont été blessés par des éclats de pieri:es.
Nos travaux extérieurs et intérieurs ont été continués.
Nous avons déposé soixante sacs de poudre (1140 kilog.) dans la chambre du rameau 42, e Du 49 au 20. nous avons bourré le rameau sur 15 mètres de, longueur : ces opérations ont occupé ious nos travailleurs jusqu'à minuit.
On a placé alors quelques mineurs au creusement des puits dans les entonnoirs; mais les bombes des Russes lancées sur le cheminement de droite ao2 en ont souvent éloigné le mineur. Ce feu persistant prouve de plus en plus que les Russes attachent une grande importance à empêcher notre cheminement vers la capitale.
A cinq, heures du matin, nous avons fait jouer le fourneau chargé à rextrémité du rameau 42 : il a produit un vaste entonnoir, 094, «{ui a environ 5 mètres de profondeur et qui est bien évidé. La banquette de surveillance, la communication des entonnoirs entre eux, la deuxième descente de gauche, sont naturellement à rétablir parle fait de cette explosion, et nous y plaçons des travailleurs.-
Nous continuons sous terre les rameaux 43, 12, 18 et 51.
La compagnie de mineurs ayant reçu Tordre de passer aux attaques de droite, où va s*ou» vrir une troisième guerre souterraine, est remplacée par la 4« compagnie du 1«' bataillon du 3« régiment, récemment arrivée de France; cette compagnie est commandée par le capitaine Regad.
Notre personnel en officiers, sous-officiers et soldats se trouve ainsi renouvelé eh grande paMe et ne compte plus qu^un petit nombre d'anciens mineurs ; encore faut-il diviser ceuxci en deux détachements. Cependant on nous a accordé, en augmentation, les officiers et les travailleurs qui sont nécessaires devant le bastion central, et qui à l'avenir ne seront plus prélevés sur nos travailleurs ordinaires. Nous aurons^ pour continuer la guerre souterraine devant le bastion du mât : 4 officiers, 5 sous-officiers, 10 caporaux et 170 sapeurs. L'officier de service sera relevé tous les jours à trois heures du soir. Les sous-officiers et soldats le seront à six heures du soir et à six heures du matin ; ils fourniront, à' chaque séance :
Moi> daoùl. 5^4
I M'rgi'iit, tf l'jporaïUL el 34 sapeurs ; Us seront aÎDside travail douze heures sur soixante. Nous aurons en outre 60 auxiliaires d'infanterie. Enfin, le capitaine Regad sera adjoint aa commandant Tholer pour la direction des deui guerres souterraines, en remplacement du capitaine Berrier, qui va aux attaques de Malakoff avec sa compagnie de mineurs. Du 20 au ?f. ^" ''^^^ ^^ '^ défensive aux entonnoirs; sous lerre^ on débourre le rameau 42, on rem-
place en tète de la galerie de gauche plusieurs châssis rompus par notre propre explosion tm, et Ton chemine dans les rameaux 30, 39, 48, 12, 18 ctol.
Nous avons repris la marche en avant dans le rameau 30 pour barrer le chemin an mineur ennemi si, par impossible, il voulait atteindre la batterie n* 24 bis, située à gauche de la troi* sicme parallèle. Nos écituteurs ne perçoivent aucun bruit inquiétant, ni dans cette batterie, ni dans les carrières en avant de son parapet ; mais les artilleurs persistant à croire qa*on les raine, notre travail a pour but de les rassurer. L*expIosion russe du 14 août, devant le bastion central, a produit de Témolion parmi les assiégeants : non-seulement on a des craintes pour la batterie n* 53, en face de ce bastion, mais aussi pour celle qui est à sa droite et en arrière, et pour d'autres batteries encore plus éloignées de hi place.
Vers quatre heures du matin, les Russes ont donné le feu à un fourneau, i$t, en dehors de notre extrême droite. L'explosion a remblayé en partie la descente de droite aux entonnoirs et produit un éboulement en tète du rameau 51, qui n'était pas coffré. Deux mineurs y ont été asphyxiés assez fortement pour qu'on ait dû les transporter à l'ambvdance. Il y a eu en outre huit hommes de garde contusionnés par des pierres que l'explosion a projetées. Un obus provenant des batteries de l'attaque s'est logé dans le parapet de la quatrième parallèle et y a ouvert une brèche en éclatant. 21 au 2?. Nous avons travaillé dans les mêmes rameaux qu'hier et aux communications supérieures.
On a entendu le mineur russe en divers points, dont les plus rapprochés sont entre an et an, et sur la droite du rameau 43.
A trois heures du soir, Tennemi a fait jouer un camouflet, d^, en avant de oh; tout son rlTet s'est réduit à une commotion qu'on a ressentie dans la galerie de gauche et dans les deux rameaux voisins, 42, 39.
Du 22 au 33. Nous gardons la défensive à fai surface du sol , parce qu après le départ de la compagnie
de mineurs, il nous reste trop peu d'hommes sufllsamment exercés pour creuser et charger promptement les puits sous le feu de la place. Cependant le mineur ennemi occupe toujours le massif de terre que nous voulions séparer du glacis par la rencontre de nos deux cheminements dirigés *vers U capitale du bastion du mât, et il y marche en avant depuis que nous ne menaçons plus ses flancs. Il faut donc nous mettre en mesure de le combattre de front par le dessous, et nous creusons, avec beaucoup de précaution, une chambre à l'extrémité du rameau 43, qui était en réserve.
L'ennemi a fait jouer, à trois heures et demie du matin, un camouflet, des, à gauche et en avant de an : les terres soulevées ont coulé dans Tentonnoir au, et elles Font remblayé en partie, ainsi que le passage a l'entonnoir voisin, au.
On travaille à rétablir les communications, et, sous terre, à s'avancer dan« le rameau 30, à remplacer quelques châssis brisés en tète de la galerie de gauche par notre explosion om, à contourner les rochers et les éboulements dans les rameaux 39, 12, 18, à élargir ces derniers, et enfin à déblayer le rameau 51. Du 23 au t\. A minuit et demi, les Russes ont fait jouer un fourneau ordinaire sur notre gauche, dans
586 — ^^^ d'août.
l'entonnoir ag, où ils n'avaient pas encore fait acte de présence depuis le commencement de la guerre souterraine. Cette explosion a laissé un entonnoir^ de*, de 6 mètres de diamètre et de 3 mètres de profondeur. Sa gerbe^ projetée conmie celle d'une fougasse-pierrier^ vers la quatrième parallèle et la communication de gauche^ y a blessé onze hommes de garde. Un grenadier qui était en embuscade derrière le bourrelet^ au lieu même de l'explosion, a été enlevé et jeté sur le glacis^ où il est tombé ayant les deux jambes brisées et recouvertes de grosses pierres. lia été dégagé et enlevé aussitôt, sous une grêle de balles, par un caporal de grenadiers du i8« de ligne nommé Poncbet, qui s'est souvent fait remarquer par sa bravoure et son dévouement. Quelques pierres sont encore tombées dans la descente de Textréme gauche et au débouché du rameau 6 dans les entonnoirs, mais elles n'y ont occasionné que des dégradations insignifiantes.
Nous ne pouvons pas laisser l'ennemi faire ainsi jouer des fourneaux dont les explosions inondent de pierres notre communication de gauche, toujours occupée : nous creusons donc un puits dans l'entonnoir (fef, et nous débouchons en même temps du rameau 29 par le rameau 52, pour marcher contre le flanc du cheminement qui vient de se révéler d'une manière si fâcheuse.
On continue tous les travaux extériem^et intérieurs^ excepté le rameau 5i, à droite, les explosions de l'ennemi ne pouvant pas nous causer grand dommage de ce c6té.
Deux mineurs ont été blessés par des éclats.
À la nuit tombante, on a retiré les travailleurs des rameaux 29 et {>2, ainsi que des en- Du îk au îb. ton noirs au-dessus, parce qu'on a entendu distinctement faire un bourrage sur la droite du rameau 52. On a continué le travail dans les rameaux 30, 42, 39, 12 et 18, et dans la galerie •de gauche.
L'ennemi s'est encore fait entendre en divers autres points, notamment à droite du ra* jneau 43 et aux abatis, devant oas*
A onze heures du matin, il a donné le feu, sur ce dernier point, à un camouflet, d«5, qui ji'a pas produit d'autre effet que d'ébranler le roc.
L'entonnoir dôt, à notre extrême droite, a paru si bien situé comme poste de surveillance, 4|u'on l'a couronné par une gabionnade du côté de la place et qu'on y a établi une banquette pour la fusillade. Mais il y a eu promptement ordre de l'évacuer et de replacer les tiraiUeurs en arrière, dans l'embuscade 44. Le couronnement de éUi devenait ainsi plus nuisible qu'utile, et l'on n'y a pas rebouché les trouées que le canon de la pkce y avait ouvertes avant midi.
Vers trois heures du soir, on entend parfaitement l'ennemi dans son dernier entonnoir à gauche, du : nous y creusons un deuxième puits, au-dessus de la direction présumée de son cheminement.
h, huit heures du soir, nous avons donné simultanément le feu aux deux puits préparés Du i5 au 20. dans l'entonnoir éki : Tun était diargé de vingt sacs (380 lùlog.), l'autre de seize seulement (285 kilog.), à cause de sa proxhnité des rameaux 29 et 52. Leur entonnoir, oh-h, s'est évidé a 4 mètres de profondeur, l'argile y a été mise à découvert, et l'ennemi a cessé de s'y foire ejitendre. L'explosion a projeté quelques pierres dans Ui batt^ie n* 25, où elles ont blessé légèrement un homme de garde. Nos communications de gauche, qui avaient un peu souffert de cette double explosion, étaient remises en état au matin*
Nos mineurs les plus exercés sont encore envoyés dans la batterie n* 24 bis, où l'on assure entendre le mineur russe, mais ils ne parviennent à y saisir aucun bruit souterrain.
Mois ë'aoùi. 586
A i'îatérieur de no» galeries, on a entenda l'ennemi à gauche du rameau 18 ainsi qu'à droite ^ trte-près du rameau 43, où il a travaillé toute la n«t avec précaution en même tettj^ qu'il travaiUaii bruyamment à une diiaine de mètres au delà, probaMement pour nous donner le change «
Nous pensons que le moment de charger le rameau 43 est venu : nous y déposons dans le plus grand silence cinquante sacs de poiMire (9!M) kilog.), et nous y faisons un bouitage de 14mtoes de longueur.
Pendant qnt cette i^M^raiiOB s'effectue à l'intérieur des galeries, on déblaie ii ht main un puits erewé précédemment dans renconnoir d^o, oà Ton entend Tennend bien plus distinctemeat^e 4e Tintérieur do rameau 18. On y dépose également sans bruit quinze sacs de poudre (285 kilog.)> et on le remplit comme à l'ordinaire, avec des sacs li terre d'un côté, avec des pierres et des édats de j^jectiles du cM opposé. Du 26 au 27. Le feu a élé donné à dix heures du soir au frameau du rameau 43, et au puits de Tenton-
noir lits. Le fnaiet a ouvert le vaste entonnoir etn, évidé jusqu'à Targile, dans lequel on trouva un bout de rameau russe non coftré et une casquette d'officier. Le puits a raté parce que le cordeau Bickford était mal ajouté au cordeau porte-feu.
L'enaeni a paru ensuite si nqiproehé de ce g^its, qu'on a cru devoir placer deux hommes seulement à enlever et à reAire le bourrage pour renouveler J'amorce, et qu'on a fait retber momentanément les mineurs des rameaux 12 et 48.
Enfin ce puits a joué vers cinq heures du matin et a produit un grand entonnoir ags, où l'on a pu ramasser des coffirages russes en quantité suffisante pour la diarge d'un eandon.
Nous avons continué oa repris le travai dans les cheminements souterrains 30, 92, 42, 39, 12,18 et la galerie de gauche, et rétabli les cheminements supérieurs endommagés par nos propres explosions.
Les officiers du génie nouvellement employés aux mines ayant reconnu la difficulté des chcmiaemeats souterrains et le peu d'espace que l'explosion de chaque puits nous fait gagner en avant, se sont étonnés de ne pas nous voir sidvre la méthode déjà plusieurs fois essayée (Foif ci-dessus, au 2 juin), qui consiste à pousser des rameaux en avant, en partant des entonaon. Il est de (ait que, depuis le commencement de la guerre souterraine, une telle attrelM a^a jamais présenté autant de chances de succès qu'aojourdliui : les entonnoirs 094 et aifaont ea effet proisnds, presque totalement débarrassés de quartiers de roc, et la oeadie d'argile s*y laisse voir assez nettement. Nous commençons donc, dans diacun de cas emoBBOîn , un Tumean à la hoHandaise en chis^ de madriers.
¥oieil'étttde^ galènes et rameaux à cette époque : le rameau 30 a 44 mètres de longueur; le rameau 6 est terminé et complète la nouvelle transversale; le rameau 52 a 4 mètres; le rmaeaa ^ est rétiMi à 6 mètres de 32; la galerie de gauche est réparéeà 32 mètres de la traatvertale^; le rameau 39, dâ^urréet rétabli à 19 mètres de 5; le rameau 48, suspendu à 6 mèares ée 5; le raaKau i50, suspendu à 6 mètres de f$; le rameau 12, rétabli et avancé à 29 mètres; le raaieau34, suspendu à 36 mètres de 26; le rameau 26^ termhié, débouche à droite; le rameau 13 estrétabK; le rameau 43> abandonné après explosion; le rameau 18, déb<MBrré «t réiabUà 10 mètres de 34.
Ihi t7 ao 28. A cinq heures du soir, l'ennemi a ouvert un petit entonnoir, d», sur notre droite, entre
(PL xni, fig. 4 .) ^^ ^^ ^^ j^j VdÊei s'eét réduit à enterrer à tiii-corps un écouteur qu'on a dégagé aussitôt et qui n*avail que de légères contusions. Cne deuxième exi^osion, dvt^ a eu lieu à six heures.
587 — Mois d'aoOl.
sur notre extrême droite et gous la lèvre. de l*entonnoir dûi : les gabions qui restaient debout au couronnement de d^, et qui gênaient les vues de notre embuscade n» AA, ont été renversés^ et la descente de droite aux entonnoirs remblayée en partie. A neuf beures du soir^ l'ennemi a ouvert l'entonnoir des, à gauche et en debors du bourrelet de ag\, La gerbe a blessé quatre auxiliaires d'infanterie. Une quatrième explosion^ d^^ a eu lieu encore vers trois heures et demie du matin^ en avant de an : elle a produit un fort petit entonnoir et n'a eu d'autre effet que de remblayer un de nos puits.
Effectuées dans une même nuit et avec si peu de motifs^ ces quatre explosions nous prouveraient que l'ennemi a souffert hier des deux nôtres, 097^ 099, si déjà nous n*en avions eu d'autres preuves évidentes.
Nos mineurs ont posé trois châssis seulement à chacun des rameaux commencés dans les entonnoirs ag*, avi.
Le rameau 30 est avancé à 40 mètres de la galerie de gauche : on n'y entend pas plus de bruit souterrain que dans la batterie n* 24 bU et les carrières qui sont devant elle. Cependant les artilleurs persistant à croire que leur batterie va sauter^ nous ouvrons deux puits : Tun, n» 53^ dans la première sortie de la communication de gauche^ entre la troi* sième et la quatrième parallèle 1 l'autre^ n« 54^ dans la batterie elle-même. .
Notre intention est d'envelopper les batteries n^* 24 M^ et 52 par les rameaux indiqués au plan par leurs directions, et de rassurer ainsi complètement nos artilleurs.
A neuf heures et demie du soir, les Russes ont fait jouer un camouflet, cIto, sous le pas- Du 28 au 29. sage conduisant de l'entonnoir 078 au groupe des abatis 039, sans produire un entonnoir sensible. Cette explosion a enterré en partie deux mineurs qui déblayaient le passage et qui ont été dégagés aussitôt par leurs camarades. L*un d'eux était blessé à la tête.
On a continué les cheminements 30, 52, 42, 39^ 12, 18, et la galerie de gauche.
Le bruit que fait notre mineur en piochant au fond du rameau 30 s'entend parfaitement à la surface du sol, parce que le terrain s'abaisse vers le ravin de la ville, et on n'entend pas d'autre bruit entre ce rameau et la batterie. •
Nous abandonnons le puits n^ S3, comme inutile.
Chacun des rameaux hollandais qui partent des entonnoirs 094 et agi a été prolongé en avant de trois châssis, et en arrière de huit ou neuf châssis ayant 1 "HO sur 0"^5; ces derniers ont été recouverts et consolidés latéralement par des sacs à terre, de manière à former de bons abris blindés.
L'ennemi s'est fait entendre :i^ k une dizaine de mètres en avant sur la gauche de ag? ; Da 29 au 30, 2^ en avant et à droite de afé, en dyo.
 une heure trois quarts du matin, il donne le feu à un fourneau, d7i, situé à droite do asT, où Ton n'avait rien entendu. L'explosion a ouvert un entonnoir de 4 mètres de profondeur et de 10 mètres de diamètre ; elle a remué assez de terres pour détrui talement le rameau en construction dans 097. Nous avons eu, dans ce rameat et deux auxiliaires enterrés vivants sous les décombres, entre les châssis l vaille aussitôt à leur délivrance, et avec d'autant plus d'ardeur qu'on les mer des secours. Après une heure et demie d'un travail énergique et pleii quatre hommes étaient délivrés; l'un d'eux, assez sérieusement blessé, a l'ambulance; les trois autres n'avaient que des contusions sans gravité, el retourner seuls au camp.
Mois daoftl. — 588 —
Cet événement nous a engagés là suspendre le iravail do rameao semblablenient pbeé dans 09*, et aussi exposé que celui qui vient d*étre détnût.
Le puits 54 de la batterie n* 24 6û a atteint 2"40 de profondeur, après avoir travctsé 1"30 de roc et i"HO d'argfle ; on y commence le rameau 55. Du 30 3u 31 . Vers six heures du soir, une explosion ennemie, dn, sor la gaudie de rentôBBOir «m, a
rembbyé ce dernier en grande partie et y a recouvert totalement le rameau d'oè now avions retiré les travailleurs après Texplosion dri de la nuit dernière. Il n'y a eu aucun accident.
Ainsi, rentrée en rameau dans les entonnoirs ne parait pas être une opération avantageuse, lors même, ce qui est très-rare, que les blocs de rocher ne 8*y oppoacnt pas matériellement : niNis nous en tiendrons, k Tavenir comme par le pa8«é, aux pnita «ucharféa et aux cheminements contournés de la couche d'argile. f)j 31 août au I" Le mineur ennemi qu'on entendait hier dans plusieurs directions parait avoir pmpindn 9«>p(fni re. pregqœ tous ses cheminements; à peine Fa-t-on entendu pendant quelques Instants à
droite et loin du rameau 30, et en avant de «n.
Lue chambre aux poudres est creusée ii Textrémité du mmeau 52, qui a 6 mètres de longueur, mais nous ne chargerons que quand l'ennemi reviendra ii proxînûté. Du 4" au i Mp!enii.ri \ tne explosion, d7s, a eu lieu à trois heures un quart du soir, presque au même pdintqne la dernière, dn; elle a rembbyé un de nos puits et jeté quelques pierres sur les travailleurs qui recherchaient les châssis du rameau déjà recouvert et abandonné dans l'entonnoir af4 : deux mineurs et deux auxiliaires ont ainsi reçu des contusions.
Peu de temps après cette explosion, le mineur ennemi a reparu sur un grand nomfcrf de points.
A cinq heures un quart du matin, nous avons donné le feu à un puits chargé de 15 mes de poudre (285 kilog.) et situé dans la partie avancée de an. Il en est résulté Tenlonnoir a», irès-escarpé du càié de la place et dans lequel on a trouvé de vieux coffrages russes en quantité.
Notre mineur a découvert à gauche de l'entonnoir an une case de galerie russe oà dé* houchaienf deux rameaux; il se disposait à y loger de la poudre le plus loin possible, lorsqu'un éhoulemenl de pierrailles est venu remblayer cette case jusqu'au-dessus des dels des rameaux et retarder Texplosion qu'on voulait y taire. Du 9 au 3 Mptembr». ^^ nouveaux mineurs étant maintenant Cuniliarlsés avec rétablissement des pdts dans les entonnoirs, nous avons pu reprendre les deux cheminements qus noos avions été obligés de suspendre de pari et d'antre de la capitale du bastion du mât. Noos y avons prodnit, à six heures du soir, les deux explosions a m et a m, de 90 sacs de pondre (570 kilog.) chacune. Les entonnoirs, qui ont de 4 à 5 mètres de profondeur, s'avancent considérableroent l'un vers l'autre, et celui de gauche a mis à découvert des tuyaux en poterie contenant du saucisson ordinaire très-vieux.
Vers six heures du matin, les Russes ont (ait jouer un petit fourneau, du, à une qninxaine de mètres sur la gauche de. notre explosion d'hier, «itt. Il a ouvert un petit entonnoir sous le UlusquH a rendu plus escarpé sans que le bourrelet général en soit avancé sensiblement du c6té de la place ; il ne nous a pas causé de dommage sensible.
A midi, nous avons donné le feu à un puits préparé dans Tentonnoir «iti. H était chargé de 90 sacs (570 kilog.) de poudre. Son explosion «it» nous a fait avancer considérablement vers le cheminement de droite et a encore ramené k la surface de l'entonnoir des angets en
^ 589 — ^^^î^ ^^ sepUïinbre.
poterie et des coffrages russes. Au mouieut où Tou a donné le feu, on cniendaii travailler presqu'à Taplomb du puits.
Quant au cheinineiiient de droite, les bombes ennemies y sont tond)ées en si grand nombre et avec tant de précision, qu*eUes ont remblayé plusieurs fins le puits que nous creusions dans Tentonnoir a m^ et ne nous ont pas permis de le mener à bonne fin. Un mineur a été blessé.
Le mineur ennemi étant sigmdé en plusieurs points très-rapprochés du talus de ara et a «o, Du 3 au 4.
et se ûôsant entendre du rameau 18 presque aussi distinctement que des entonnoirs, les nôtres ont creusé dans ces entonnoirs trois puits qu*ils ont chargés de 15 sacs de poudre (475 kil.) chacun. Biais, en faisant les bourrages, on s'est aperçu que les auxiliaires n'avaient pas préparé et apporté assez de sacs à terre; et, pour ne pas laisser échapper l'ennemi qui travaille toujours, on se décide à ne bourrer complètement que les deux puits de gauche et ù y donner le feu à six heures du soir. Leur explosion a produit les entonnoirs bien évidés a im et a iM> et le mineur ennemi a cessé de se fkire entendre sous ces points.
Le troisième puits, situé à tkoite et près de aiM, 8*est trouvé remblayé par Texplosion et son cordeau porte-feu perdu. Il a fallu y rechercher les poudres, placer une nouvelle amorce et refaire le bourrage. On y a donné le feu à cinq heures du matin^ et son entonnoir, a los, a complété entre a m et aaoune tranchée profonde çt continue sous laquelle le mineur ennemi ne peut plus revenir sans être ÊM^ilemenl écrasé au passage.
Nos jeunes mineurs, inquiétés par les bombes qui tombaient en quantité dans les deux cheminements près de la capitale du bastion, n'ont pas pu^ de toute la nuit, achever les puits qu*ils y avaient commencés. Nous y avons placé au matin nos meilleurs mineurs. L*und*eux, nommé Legoff, qui travaillait au puits de Tentonnoir am, excité par le bruit qu'il entendait sous ses pieds, s'est (ait remarquer par son énergie; il a \ii son puits remUayé deux fois partiellement par les explosions des bombes qui étalent tombées tout auprès. A onze heures du malin, les Russes ont fait jouer un fourneau, dis, dans le massif de terrain que nous cherchons à isoler du glacbr. Cette explosion a couvert le mineur de poussière, et les pierres qu'elle a bmcées lui ont tût à la tète deux contusions; mais Legoff a persisté, il a terminé son puits, y a déposé trente sacs de poudre (570 kilog), et ne s'est retiré qu'aune heure, pour donner le feut L'entonnou* aios, qui en est résulté, nous avance encore à gauche; il est assez profond pour que nous pensions avohr atteint la galerie de reimemi. D serait possible toutefois que nous eussions encore à essuyer quelque explosion en arrière, car les conducteurs électriques dont les Russes font usage peuvent n'être pas rompus.
On a déblayé la case de galerie russe découverte avant-hier soir à gauche de a n, et l'on y a entendu travailler à droite. On y a déposé 31 sacs de poudre (789 kilog.), qui ont reçu le feu à trois heures et ont produit un entonnoir profond et circulah*e, a un»
Parmi les dîVers ouvrages qui tirent sur les entonnoirs après chaque explosion, les batteries du grand redan et celle des casernes atteignent particulièrement les parapets des descentes : celles^i ont souffert et ont besoin de grandes réparations.
Le mineur ennemi ne se fait plus enteidre qu*en deux points : sur notre flanc gauche, à droite et loin du rameau. 30, et sur notre flanc droit, très-près de l'entonnoir d 07, où nous le laissons faire, et n'avons qu'un écouteur de temps en temps. On continue les rameaux 55, 30, 42, 39,12, 18, et la galerie de gauche. Trois auxiliaires ont été blessés sTux entonnons.
Mois de septembre. -— 590 —
Du 4 au 5. On a creusé un puils de chaque côté de la capitale, en a m et a iti.
Vers dix heures du soir, les Russes ont donné le feu à un fourne«a^ du, situé à éniâtée a 97. L'explosion a projeté des blocs d'argile dans la descente ceninrie, dans k première descente de gauche, et dans Tentonnoir a tr, qui en a été remblayé en partie, ainsi ^pM les deux puits a 102 et a 106. Ceux-ci étaient achevés et inoccupés.
Les Russes ont encore effectué une autre explosion, dn, à deux baves éa masin^ entre les entonnoirs a 94 et a 107^ dans lesquels elle a jeté des terres. La Année a pénétré dans la galerie de gauche et a cbaSvSé rooroentanénient nos mineurs de la partie ayancée de cette galerie.
Plusieurs hommes de garde ont été blessés on contusionnés par les pierres qne les denx ex« plosions de la nuit ont projetées sur la quatrième parallèle.
On entend le mineur ennemi dans phisieurs directions. Nous avons des pito prépairés, mais nous ne les chargerons qu'en cas d'urgence, parce que KartiUerie onvre an Joor nn lien violent, que nos entonnoirs, où il tombe des projectiles delà défense et même de fallaqne, ne peuvent guère être occupés que par des écouteurs, et que le maniement de la pondre y serait fort dangereux.
Il a fallu suspendre le cheminement du rameau 55, parce qne cfaaqne déconaiion de la batterie n« 24 bi» y soufflait les bougies. . Du 5 .lu 6. A la nuit, nous avons placé le plus de monde possible aux gradins de franehiasemenl de la
communication de gauche et aux travaux ordinaires des entonnoirs. Le runean 55 a élécon* linué, et Ton y a commencé un débouché à droite.
Au Jour, l'intensité du feu nous a obligés à employer, comme hier, tons nos travailleurs dans l'intérieur des galeries, excepté au rameau 55. Du G au 7. Le feu de rartillerie restant le même qu'hier et avant^hier, nous disposons nos travailleurs
de la même manière. On achève les gradins de franchissement et l'on rend praticables les trois coupures de la communication de gauche, entre la troisième et la quatrième parallèle, afln de pouvoir sortir et rentrer }>lus aisément qu'en franchissant le parapet. Du 7 lu 8. Au jour, on cesse tous les trax-aux de mines afin de laisser reposer les raineors et de les
embrigader p<rar l'assaut qui doit être donné à midi.
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