Muo
SI, a, U et 1S. ...... . 1,360
*7, 28, 35el30. ' . 2,280
Total. .... ..... 20,220
. Pour gagner du temps
on laisse un vide derrière lés charges, ut. ' on se borne h bourrer les rameaux 16 et 17 avec des sacs à tiare V gn|. une longueur de 2 mètres comptés à partir de la galerie. La galerie de gaucho eilé-môme est bourrée depuis la chambre 23 jusqu'au palier lt>— 17 , et depuis le débouché de- 32 jusqu'à la transversale 5. L’eulrée des rameaux 21», 37, 38 est bourrée sur l mètres, et celledu rameau « sur 0 mètres. Le rameau 83 eàt bourré aussi sur 6 mètres à Son entrée dausle rameau «. Le même système de bourrage partiel est appliqué aux fourneaux de la droite. ; •>
Dans tous les rameaux, un cordé»»' porte-leu, posé sur le sol, est. tivé par une de ses extrémités dans un des sacs de la charge-, 1 autre extrémité vient aboutir dans une boite commune à un groupe de ’ fourneaux , percée d'autant -de tronS qu’il; est nécessaire pour -recevoir les .cordeaux portcvfçu, et contenant deux kilogrammçs de
Attaques de gauche.
— aoi —
poudre, Pour mieux assurer la transmission .du feu, chaque fourneau est en outre amorcé avec un saucisson ordinaire développé dans un auget, et les saucissons 9c réunissent dans une botte à poudre traversée par. le cordeau porte-feu.
Les chefs de bataillon du génie Calop et Mangin, chefs d'atla- R«ii JuRiofiimi. que ; deux brigades de sapeurs et 77(i travailleurs d’infanterie.
On entreprend, devant le bastion du mât, deux cheminements qui, partant l’un de la droite, l'autre de la ganche de la troisième parallèle, sont destinés à donner des communications avec la quatrième parallèle qui doit être ouverte par la mine. L’épaisseur considérable du parapet de la troisième parallèle rend l’exécution des débouchés fort lente : on ne peut poser que 12 gabions au cheminement de droite, et du cèlé gauche, le débouché, très-inquiété par le feu de la place, ne dépasse pas le pied du talus extérieur dé la .parallèle. • ■ • •
Devant le bastion central on attaque, vers neuf heures du soir, comme on l'avait fait la veille, les embuscades situées au sud-est du cimetière ; les Russes font une décharge sur les assaillants et su retirent dans le ravin en arrière. Le cheminement commencé la nuit précédente est .prolongé d'environ KM) mètres; mais au moment où les travailleur^ arrivent pour remplir les gobions, les Russes reparaissent en nombre supérieur et engagent. une vive fusillade avec les postes 4P d6* de ligne qui occupaient les embuscades. Les plus avancés de ces postes s’étant repliés sur la parallèle en arrière pour ne pas être enveloppés, les travailleurs s’arment de leurs fusils, se maintiennent derrière leurs gabions el, par leur feu joint à celui des troupes chargées de les protéger, forcent l’ennemi à se lenir à dis-; tance. Pendant plusieurs heures, 'les Russes ont renouvelé leurs alla- ' ques dans le but.de faire naître des alertes et de ralentir notre travail, et lorsqu'ils Ont enfui abandonné le terrain, la place a commencé un fou très-vif de mitraille qui a beaucoup gêné les travailleurs.
Atuqües de gauche.
Mme*.
.Nuit du 42 au 13 avril*
Le commandant dir génie Mangin a été Wessé d’un coup de feu à la jambe en dirigeant le travail.
La nouvelle tranchée n’étant pas assez avancée pour être occupée pendant le jour, les Russes ont repris possession de leurs embuscades.
Vers cinq heures du matin, pendant qu’on travaille au chargement dans la galerie de gauche, les Russes font jouer dans celle de droite un fourneau (rf „) qui remblaie sur la moitié de leur longueur les rameaux 11 et 15, et qui aurait probablement amené une êatastrophe si les poudres avaient été déjà déposées dahs ces ràtpeaux. Nos mineurs ne sont pas alarmés par cette explosion à laquelle ils s’attendaient ; ils réparent les dégâts et chargent les fourneaux sans se préoccuper du voisinage de l'ennemi.
Pertes du 11 au 12:38 tués; 131 blessés dont U) officiers.
Les chers de bataillon du génie Tholer et Dubost, chefs d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 1,380 travailleurs d’infanterie.
On prolonge d'une vingtaine de mètres chacun des deux boyaux ouverts la nuit précédente devant le bastion du mât ; le terrain, qui est très-rocailleux, et la proximité de la place rendent ce travail fort difficile. '
On se propose d’ouvrir un nouveau boyau à la droite du T, et de prolonger vers la gauche la tranchée commencée les nuits précédentes au sud-est dn cimetière , mais l’exécution de ces travaux exige que l’on enlève préalablement les groupes d’embuscades que l’ennemi occupe sur chacun des deux points. Des dispositions sont prises en conséquence, et deux détachements sont chargés d’exéciiter ces coups de main. L’ennemi, qui s’attendait à ces attaques, se trouvait en force , et deux tentatives faites à huit heures et à onze heures demeurent infructueuses. On ne peut chaque fois occuper les embuscades que pendant fort peu de temps, et le seul travail exécuté celte nuit est la démolition des deux embuscades les plus rap-
Muqvesdf gauclie.
prochées du T; mais au jour, l'ennemi les avait rétablies cl les occupait dé nouveau. .
Pertes du 12 au 13 : 9 tués dont 2 oüiciers; 149 blessés dont 7 officiers. . .. - ...
Le capitaine du génie Mouhat, blessé mortellement, expire dans Svmtt J" « mru. la soirée. . .... *.
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque; une bri- Nuit sms gade dé sapeurs et 1 ,250 travailleurs d’infanterie.
Le cheminement de droite devant le bastion du mût est prolongé de 15 métrés environ ; c'est un simple épaulement en gabions et sacs à terre établi sur le roc nu. Le cheminement de gauche, complètement bouleversé par le canon de la place, n’a pu être rétabli et a dû être abandonné. , v -,
Les travaux devant le bastion central donnaient lieu chaque nuit . Bntwnem
foibcscsdes nrsts*s
à des combats qui prenaient de sérieuses proportions, et la marche ffy-'1-*1 de nos attaques sur cet ouvrage ne pouvant être que fort lente tant ' que nous ne serons pas maîtres du terrain sur lequel nos cheminements doivent se développer, le général commandant le 1" corps prescrit une nouvelle attaque des embuscades russes situées en avant du T et de celles du cimetière, alin de les raser complètement. Le général Breton, de service à la tranchée, doit diriger celle dernière attaque; l’autre est confiée au général Kivet, chef d’état-major du I" corps. • » , . .'V-
Dix compagnies du 98” do ligne sont chargées d’attaquer les embuscades du cimetière. Vers huit heures et demie, une partie de ees troupes sort de la tranchée et s’élanec à la baïonnette sur les embuscades; l’ennemi travaillait à-les relier entre elles de manière à former un retranchement continu. Les réserves russes, placées à peu de distance en arrière sur lés pentes de la berge droite du ravin de • :x la quarantaine, s’avancent et ouvrent un feu de deux rangs très-vif sur les assaillants qui continuent leur mouvement en avaut et tiennent * • 26.
tète à r«DR«nri pendant que des brigades de travailleurs détruisent les embuscades. En même temps, on prolonge de 130 mètres la tranchée commencée les nuits précédentes, et on ouvre les deux premiers boyaux de la communication en zigzag contiguë au mur sud du cimetière. . • •
A l'autre attaque, trois compagnies du 44»* de ligne, et une compa- ' ' gnie du 5' bataillon de chasseurs à pied se précipitent sur les embuscades en avant du T. L’ennemi, qui s’attendait à être attaqué, avait placé sur ce point, comme du cèté du cimetière, de nombreuses réserves; une vive fusillade s'engage, mais deux nouvelles compagnies, l'une du 42* de ligne, l'autre du 2" régiment de la légion étrangère, viennent soutenir les troupes engagées, et les Russes vivement repoussés abandonnent le terrain. On commence aussitôt à détruire les embuscades, et en même temps on ouvre deux nouveaux boyaux à ' la droite du T.
Les deux attaques ont eu un plein succès ; un grand nombre de tonneaux, des poutrelles, des sacs à terre, trouvés sur le terrain, ne permettent pas de mettre en doute que l'ennemi voulait transformer ses embuscades on véritables ouvrages.
Pertes du 13 au 14.; 27 tués dont 5-ofliciers ; 202 blessés dont 12 officiers; 7 disparus.
Jeunfe Ju h avril. ■ Le lieutenant-colonel du génie Duboys-Fresney, chef d'attaque ;• une brigade de sapeurs et 455 travailleurs d’infanterie.
On travaille à perfectionner et à prolonger la communication de droite devant le bastion du nuit. -
Le lieulOnant-colonel Duboys-Fresney a la cuisse cassée par un éclat de pierre ; il est remplacé comme chef d’attaque par le lieutenant-colonel Guérin.
MiiaUnttiiti. L'ne brigade de sapeurs fit 1,175 travailleurs d'infanterie.
Devant lu bastion central, à la communication parlant de la droite du T, on ouvre un nouveau boyau de 105. mètres . et' ou
.Miaqup* di* ftsrôrbp.
prolonge de 120 métrés la tranchée aboHlissant vers l’angle sud-est du cimetière. . ? .■ ■ »
L’artillerie de la place ne nous laissant pas la possibilité de con- H>n-< linner la communication de gauche devant le bastion du màt, et eclic de droite n’avançant qu'avec de grandes difficultés, on se décide à employer quatre fourneaux de mine- pour ouvrir ces communications, deux à droite (27 et 28) et deux à gauche (35 et 36). Chacun de ces fourneaux reçoit 570 kilogrammes de poudre en 30 sacs.
Pertes du 14 au 15 : 18 tués dont 1 officier; 05 blessés dont 3 officiers.
Le chef de bataillon du génie Calop, chef d’attaque; deux bri- Noa <*« «s »•.«« »rnr. gades de sapeurs et 1 ,406 travailleurs d’infanterie^
Devant le bastion central on rectifie sur 200 mètres de longueur une partie de la tranchée située au sud-est du cimetière, qui se trouve enfilée par les batteries de la quarantaine.
A la tombée de la nuit, après avoir fait reculer les gardes de Iran- "n Jonc» i« fru «
fou ru ça ux destinés
cliée, on donne le feu aux fourneaux destinés à ouvrir la quatrième iM,r,r
parallèle. L’explosion produit une forte secousse, mais peu de bruit ; 'Ypr'kToi". ïjj1
plusieurs gerbes s'élèvent à une grande hauteur et retombent sur je
sol en fragments de roc de dimensions diverses. Les entonnoirs sont
occupés aussitôt par deux compagnies d’élite du 39' de ligne et deux
brigades de sapeurs ; des travailleurs sont répartis en même temps
sur tout le développement de la communication à établir sur la
droite, entre la. troisième parallèle et les entonnoirs.
Cette grande explosion répand l’alarme dans ht ville : l’ennemi fait sur les approches du bastion du màt un feu violent; cependant il ne peut empêcher notre établissement dans la nouvelle parallèle ouverte d’emblée à 9t) mètres en avant de l’ancienne et à 70 mètres de la contrescarpe du bastion du màt. Les entonnoirs présentent l’aspect d’on grand ravin dans lequel on est tout à fait à couvert des feux de la place, mais il existe une lacune qni empêche de communiquer de
Attaques dr gauche.
Noil Hu 16 au 17 avril.
M nrs.
.Nuii ila 17 au 18 urril.
la partie droite, qui est la plus facilement accessible , à la partie gauche, qui présente les couverts les plus importants; cette lacune provient évidemment de ce que quelques fourneaux n’ont pas joué.
La nature rocheuse du sol et le grand leu de la place n’ont pas permis de terminer la communication entre les deux parallèles. Au jour, on évacue les entonnoirs el on y lance des bombes pour empêcher les Russes d’y venir. .
Les mineurs commencent dès le matin A débourrer les galeries ponr chercher les cordeaux porte-feu des fourneaux qui n’ont pas joué.
Le capitaine du génie Duport a été tué en dirigeant le travail des communications. ' • * t
Pertes du 15 au 16 • 21 tués dont 3 officiers; 125 blessés dont 7 officiers; 5 disparus. • ...
Le chef de bataillon du génie Ihibost, chef d'attaque; une brigade de sapeurs et 853 travailleurs d’infanterie.
A la tombée de la nuit, on trace de nouveau avec des gabions qu'on remplit de sacs à terre le deuxième lacet de la communication de droite avec les entonnoirs, et la moitié du troisième. Les entonnoirs, réoccnpés pendant la nuit par une compagnie d’élite et des sapeurs, sont encore évacués au point du jour ; ou ne laisse qu’une faible garde dans l’entonnoir de droite, sauf à la soutenir en pariant de la troisième parallèle, si les Russes l’attaquent.
Au jour, le canon de la place bouleverse et détruit la gabionDadc des deux derniers lacets de la communication.
Dix à douze mineurs tombent asphyxiés au débourrage des galeries, mais on les retire assez l<U pour que çet accident n’ait pour eux aucune suite fâcheuse.
Perles du 16 au 17 : 4 tués; 33 blessés dont 1 officier.
Le chef de bataillon du génie Tholer, chef d’attaque : une brigade de sapeurs et 650 travailleurs d’infanterie.
On fait communiquer les entonnoirs formant la droite de la qua-
207 Alùujiwsd# gaocliè.
thème parallèle avec ceux de la gauche par une sape demi-pleine de 25 mètres de longueur. On refait les doux derniers lacets de la communication de droite en les formant d’une double gabionnade remplie et renforcée avec des sacs à terre, et on creuse la tranchée le plus possible derrière ce masque..
Trois fois les Russes se sont approchés de nos travailleurs pendant la nuit; mais, reçHS par un bon feu de mousquolerie, ils se sont retirés laissant plusieurs cadavres sur le terrain.
Au jour, le canon de lu place bouleverse de nouveau les deux derniers lacets dé la communication ainsi que la sape reliant entre eux les entonnoirs de la droite cl de la gauche. -
Devant le bastion central, on prolonge de 170 mètres la tranchée dirigée vers l’afnglé sud-est du cimetière.
Pertes du 17 au 18 : IS tnés; 126 blessés dont 3 officiers; i dis- . paru. .
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque ; une brigade Nuu <iu is «i u* «m. de sapeurs et 503 travailleurs d’infanterie.
On répare et on épaissit le parapet de la communication en sacs à terre entre la troisième parallèle et les entonnoirs.
Les brigades de sapeurs cherchent à rétablir en sacs à terre là communication de droite. Les Russes font uti feu très-vif sur les entonnoirs ; deux fois ils l'ont- interrompu pour faire des sorties, mais ces attaques ont été vigoureusement repoussées par les compagnies du 71* de ligne placées dans les entonnoirs; l’ennemi a laissé plusieurs cadavres sur place, et le feu de nos batteries a dû lui faire éprouver d’autres pertes. " . .
Le lieutenant dn génie Hinstin s’est fait remarquer dans une de ces attaques : les travailleurs d’infanterie se trouvant sans officiers, il en a pris le commandement et les a employés à la défense des lacets de la communication. f
Dès le matin, le canon de la place détruit encore la partie de la
MlWfM.% île gMHlM'. * . • — ;208 — .
• • communication qui avait été réparée pendant la nuit. On ne peut pas s'enfoncer dans le sol, et partout où l’artillerie russe peut battre en pfein nos cheminements, ils sont détruits avant qu’on puisse donner au parapet une épaisseur suffisante pour le mettre à l’épreuve du . ■ canon.
Devant le bastion central, on prolonge la tranchée dirigée vers l’angle sud-est du cimetière jusqu'au mur de clôture.
Mi»*.- •’ Notre mineur ne peut pas réussir à entrer en galerie dans les en-
tonnoirs, dont les talus ne sont formés que de pierrailles recouvrant du roc vif ; la couche d'argile dans laquelle on a cheminé ne peut plus se retrouver dans le chaos qu’ont produit les explosions. Les forages ont été essayés çt reconnus impraticables. Dans un terrain si heureusement constitué pour la défense, la marche souterraine sur le bastion du mât présente des difficultés à peu prés insurmontables. Mais si la quatrième parallèle ne peut être utilisée pour une attaque de vive force, dont le projet est ajourné ainsi qu’il a été dit plus haut, on doit toujours s'y consolider; on empêchera le mineur russe de franchir cet espace, soit en utilisant nos anciennes galeries,
- soit en écrasant les cheminements par des puits creusés et chargés à la hâte partout où il essaiera de passer.
Le lieutenant du génie Mengin, qui se faisait remarquer par sa bravoure et son sang-froid, a le bras fracassé par un biscaïen ; il est . , remplacé par le lieutenant Gallois. ; •-
Pertes du 18 au 19 : 14 tués dont 3 officiers; 1 12 blessés dont 1) officiers; 19 disparus.
jauni* .ia is «ni. Il y a pendant la journée un court armistice pour relever les Français et les Russes tués dans les combats de la nuit précédente.
.Vin Juc.tiai0a.nl Le chef do bataillon du génie Galop, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 1,130 travailleurs d’infanterie.
Du côté du bastion central, on ouvre un nouveau boyau eh avant du T.
VlUqne* rfo gauche
Mior’ *„
. On essaiu: encore de rétablir là communication dos entonnoirs au ' umyen de sacs guerre jp-égarés pendant te journée.
Four préserver les défenseur» de la quatrième parallèle contre les> éclats des obus et grenades que l'ennemi y lance en grande quantité, on Ctaldit de petit» blindages formés de madriers appuyés contre des traverses en gabions.
■ Douze mineurs soutenus par quelques hommes d'infanterie occupent sans cesse les entonnoirs pour y- surveiller ta marche de l'ennemi. Lé débourrage de nos rameaux se poursuit avec • *
activité. *•*•* \~-r- v * ;V ••• •- " ‘ . ■
. ^Pertes do FJ au Jü : 2 tués; 55 blessés dont 2 officiers.
. Le chef de bataillon du génie Dubusl, chef d'attaque; une bri- iw»«h Mn ««ni. gade de sapems et 551) travailleurs d'infanterie. . ■ ■ . ...
Les deux derniers lacets de la communication de droite, rétablis chaque nuit, sont détruits le matin en quelques heures ; mais on ar- * riv e à reconnaître qu’ en marchant droit sur les entonnoirs on peut suivre une inflexion du sol qui permet d'échapper aux feuide l'artillerie. Ce nouveau tracé donne enfin une communication couverte' tmtre te troisième et la quatrième parallèle. . ; '•
Devant le bastion central, on ouvre une nouvelle tranchée d'environ 125 mètres de longueur, destinée à l'établissement de la batte-- «te n* 40. -*’ -.v-.; .r-„ r -. v •
/ Jpertes du 2tiau2l :Utués; -Wblessés. •• ' .
JLe chef de. .bataillon du {génie Martin, chef d'attaque* uno bri- Sua s» « ~u*<ni. gade de saiveur* et 5<)0 travailleurs d’infanterie. -/ -, 'r
Du cèté du bastion central ou ouvre, le long du mur. sud du cimetière, quatre nouveaux boyaux eu zigzag d’ environ 200 mètres de développement, qui complètent (a communication entre la troisième parallèle i'Uatranclt.éè qui couronne 1a berge gauche du ravin situé . -,
«rire le eknelière et la place. î • .
..L'artillerie commence la construction de la batterie «t“ 40. Le*'
Utmftet-àttukt» ■ ' — •; 2t0 — .
voltigeurs du 4*6* de ligne «mlèvent al rasent complètement une éœbuscade russe en avant «te cette batterie, 'v ' -
Dorant le bastion du nttàl, on travaille jusqu'à niinùit à la nouvelle communication de» entonnoirs commencée la nuit précédente.
■üm. On a débourré la galerie de gauche depuis la transversale S jas-r
qu’au rameau 32 ; à partir ée ce point, le rocher qui formait le ciel * est rompu, et on rencontre un terrain bouleversé par l’action «tes fourneaux 16, 23 et 17, qui ont repoussé leur bourrage. On ne peut
avancer qu’eu se coffrant. Le rameau 32, dont le bourrage tt’a pas été repoussé, est praticable sur une longueur de "8 mètres ; au delà;
* • il a été détruit. On arrive par la transversale «vain bourrages des ‘
. .. » ••• tourne:» u. v 23 et 22 qui lient pas joué. On relate ces bourrages et
«m y place de nouveaux cordeaux ; pendaut ce travail, on entend le mineur russe très-près du fourneau 25. Dans la galerie de droite, ou • retire le bourrage jusqu’à la transversale 1-2, A partir dé ce point, on ne trouve plus qu’un amas de rochers brisés; l’extrémité de la
• galerie 13 est dans le même état. La communication 12 est un peu '. ‘moins endommagée. La communication 3* n’a pas souffert; elle
• . permet d'arriver aux fourneaux 2, 18 et 21 , dont on retrouve tes
, cordeaux et les saucissons qui n'ont pas brûlé. On rétablit en les
coffrant tes communications 12 et 13, et ©ri profite du bon état de la communication ;ii pour refaire le bourrage des fourneaux 2, 18 et 21. Quoiqu’on entende te mineur russe do plusieurs cûtés, tant . «le l’intérieur des galeries «pie des entonnoirs, nos mineurs travaillent avec la plus grande ardeur, sans se préoccuper du «langer qui ' - les menace.
Le 21 avril au soir, tes deux fourneau* 25 el 22, destinés à réunir les entonnoirs de gauche à ceux de droite, sont prêts à recevoir le . feu. On fait retirer les troupes en arrière de la batterie n* 25, c’ait-!
, à-dire à 160 métrés des fourneaux ; l'explosion a lien à minuit. Mal-
heureusement, quelques pierres viennent tomber dans la batterie
• »—-2it . AUMpttc <k> pncbr.
n* 25, et l’une d'elles frappant une étoupillo fulminante met le feu à un mortier chargé. Cet accident coûte la vie à 2 ou 3 hommes et en blesse Tou 8. Les soldats effrayé» sortent de la tranchée et s’exposent au feu de [a place qui, après avoir cessé un instant au moment de l’explosion, reprend avec une extrême vivacité et met plusieurs hommes hors de combat. Le» Russes , qui se trouvaient plus rapprochés dés fourneaux, ont dû éprouver de plus grandes pertes. La cessation subite de leur foi atteste la confusion qui a régné dans le bastion du mût. . . ' «'. . . . ' . ;
Les foqrneaur 25 et 22 ont donné nn entonnoir obtong très-évidé - Mars quoiqu'ils aient produit un grand effet extérieur, la transversale 5 est détruite jusqu’à 28 mètres de la galerie. Leur explosion n’a pas suffi pour établir (a continuité dans la quatrième ■ . .
parallèle, mais elle a certainement détruit une portion des galeries • de l'ennemi, car on voit au fond de l’entonnoir du fourneau 25 de# . bois de coffrage el le cadavre d’an mineur russe. ’• .
La vivacité dn feu de la place n’a permis de reprendre le travail de la communication que vers deux heures. A ce moment, le capitaine du génie Hézelte, qui depuis le commencement du siège s’était fait remarquer par son zèle et son courage, est tué par un éclat d’obus. " V..' • -, »••••
Pertes du 21 an 23 : 17 tués dont 1 oflleier-, 148 blessés don! 7 officiers; 2 disparus. . •
Le chef de bataillon dn génie Calop, chef d’attaque; nne brigade n«i du ï) au Î4 avril, de sapeurs et 100 travailleurs d’infanterie. , 1 » - • • •
‘ Vers neuf heures et demie, les Russes se montrent en force sur te plateau en avant de la face gauche du bastion central. La garde de tranchée se borne à rester sur la défensive, et l’ennemi rétablit quatre' embuscades an avant de la batterie n° 40. • ■ ’
A huit heures dn soir, on donne le feu aux foumeaux 2, 18 et 21 xi»,. ‘
• l'explosion, qui réussit bien, étend la quatrième parai-
franchn; . , * * * -u. üï — •
(Ale vers la droite. ta place fait comme de coutume un feu irèiwif' d«> mousqueterie et d’artillerie qui ne se ralentit guère de toute la nuit, et qui inquiète beaucoup les Ira'» ailleurs employés à la communication entre la troisième parallèle ot les entonnoirs. Vers deu* heures du matin, l’ènnemi engage une vive fusillade sur notre droite, l»nis, sortant du bastion du mât, il fait une démonstration vers les entonnoirs, probablement dans le bnt d’attirer du monde dans laquatrième parallèle, où il fait jouer, vers cinq heures, trois petits •'fourneaux (<f ,s— d ,*—<# „) sous le talus de nos entonnoirs. G es evplo- ’. . sions ne causent pas de dégâts sensibles; elles nous blessent légèrement 1 hommes.
Les trois explosions «les Russes prouvent qne l’action de nos grands , fourneaux, qui ont creusé tme sorte de ravin profond entre la place
et nous, ue s’est pas étendue bien loin. L’ennemi revient dans les . entonnoirs par la couche d’argile dans laquelle il est établi, comme nous y revenons de notre côté par nos anciennes galeries. On peut . donc dire que si nous sommes en possession de l’un des talus, l’en- ' * • nemi reste à peu près maître de l’autre ; mais nous occupons les entonnoirs qui nous permettront toujours d’èeouter le mineur russes «le l'écraser par des puits creusés à la hâte, s’H veut tenter de passer en dessons de la quatrième parallèle.
Cette parallèle, ou ce ravin dans lequel on circule à couvert à • . travers les rochers, présente, toujours une solution de continuité à . l’emplacement du fourneau (30, qui certainement n'est pas parti.
En débourrant les divers fourneaux qui n’ont pas joué, on n’a trouvé aucune interruption dans les transmetteurs du feu. L’expli- . ->080011 de ces ratés qui parait la plus admissible, c'est que le cordeau
• ' porte-feu, qui a élé employé sans compassement, ne brûle pas aussi
Instantanément qu'on rayait supposé. Le fourneau 10 aura proba- * . . * blement joué avant que U: feu «les cordeaux des fourneutu 30, 32
et 25 eût traversé sa sphère «le rujtture -, l'inflammation. «les trois
Attaque» -de kwicIk-.
cordeau x aura été pour ainsi dire arrêtée au passage, el l'explosion desTourneaux 10 et 15 aura produit un effet analogue sur les cordeaux des fourneaux 18, 21 gt 2. . ' '
On a traçé tout le long du talus des entonnoirs, du côté de là place, une banquette pour écouter le contre-mineur , et au besoin pour la fusillade. • ' ■ / •
Le front Malakoff étant devenu le véritable point d’attaque, on né cherche à s'avancer vers le bastion du mât qu’autant que cela est nécessaire pour tenir l’ennemi en éveil 'et à distance. Od réduit en conséquence à 8 le nombre des mineurs qui se tiennent aux •écoutes, dans les entonnoirs, dont le séjour est rendu fort dangereux par fa grande quantité de projectiles creux que l’ennemi y lance1, mais 30 mineurs qu sapeurs, se relevant de douze en douze heures, continueront toujours la guerre souterraine dans nos galeries w.
• Pertes du 23 au 24 : (i tués ; 1)4 blessés dont 9 officiers.
Le chef de bataillon du génie Dubost, chef d’attaque ; une b ri- •»*«*«.
• gade de sapeurs et 105 travailleurs d'infanterie. '
Vers huit heures et demie, quatre compagnies du 80* de ligne, L'meu! n? soutenues par une compagnie d’élite du 21', sortent de nos tranchées "'"3 les plus avancées devant le t et s'élancent sur les quatre embuscades que les Russes ont établies la nuit précédente en avant de la batterie n" 40. L'ennemi commençait à les relier entre elles et se trouvait en nombre. Après une lutte fort vive, dans laquelle 0 officiers et 1)8 soldats sout mis hors de combat, les assaillants restent , maîtres du terrain , qu’ils occupent pendant plus d’une heure pour • • donner à Î20 de nos travailleurs le temps de raser complètement les embuscades. La garde et les travailleurs rentrent ensuite dans la
WJ Pour les détail» (Je la giterfe souterraine, voir à PApprndiire le Journal rédige par le’ • lumiiaoilant Tlwler. *,V
AUMpKt de garni*.
tranchée, d'où un feu de mousquetorie bien nourri, appuyé par celui de quelques-unes de nos batteries, est dirigé sur l'emplacement des embuscades pour en écarter l'ennemi ; mais celui-ci, à la faveur d'un, épais brouillard qui survient vers la fin de la nuit, relève ses quatre embuscades et en établit trois nouvelles formant avec les premières une ligne presque continue, à 150 mètres de nos cheminements et k
* 200 mètres de la place. :
.-C’est ainsi que les Russes, exagérant le système de ces embuscades légères, si gênantes pour uous, qu'ils quittaient à notre approche et que nous ne pouvions pas garder sous le feu de leur artillerie, viennent trop audacieusement établir un véritable ouvrage de contre-approche plus près de nos tranchées que de la
• place. On verra bientôt que cette entreprise tourna contre eux.
Perles du 24 au 26 : 26 tués dont 1 officier; 181 blessés dont 8 ‘officiers; 11 disparus. v . • .
sus de m « x; swii, Le capitaine du génie Rouiller, chef d'attaque; une brigade de • sapeurs et 174 travailleurs d'infanterie. • , ;i .
On organise un parapet défensif sur le bord intérieur des entonnoirs. Le capitaine du génie Coudrav, qui dirige ce travail, est mortellement blessé. r . 'x . , '
• Vers dix heures du soir, les Russes ont essayé de venir travailler k une embuscade à droite du bastion du màt; la fusillade a suffi pour
• . ’ leur faire abandonner celle entreprise.
Devant le bastion central, on établit dans une carrière existant à . droite de la batterie n° 40 une petite place d’armes reliée à celte • batterie.. ■. .. « , .
- L'artillerie arme la batterie n" 40 de 6 pièces de 24 et de 2 obu-
• siers de 22r. ... •
L- ennemi travaille activement à l’ouvrage qu'il a commencé la nnit précédente.
• Pertes du 26 au 27 : 6 tués ; 85 blessés dont H officiers.
* .iJ*. 215 — ■ ' Atùwjiteu cio gauche.
te capitaine du génie Itemoulin, chef d'attaque ; une brigade de suttd«'n ■■ a «ni.
sapeurs et 143 travailleurs d’infanterie.
On commence à la sape demi-pleine un nouveau boyau à ia gau- •;cbe de la batterie n° 40. On entreprend la construction des batteries n“ 41 et 42. On fait de plus, à la droite de la batterie n° 41, deux petits iacets pour éviter le passage dans cette batterie.
Au jour, on reconnaît que l’ennemi établit une seconde ligue dent- • buscades en arrière de celle qu’il occupe devant la batterie n* 40.
Pertes du 27 au 28 : 7 tués; 12 blessés dont 1 officier.
Le chef de bataillon du génie Dubost, chef d’attaque : une brigade >u.i du «s au r> «ni. de sapeurs et 255 travailleurs d’infanterie.
- On rectifie et on prolonge, partie à la sape pleine, partie à la sape * • ' •
volante, le cheminement commencé la nuit précédente à la gauche de la batterie n° 40. ’ * ’V »v- . . •
L’ennemi perfectionne son nouvel ouvrage qui prend des vues dangereuses sur plusieurs de nos tranchées. V . •-
Vers huit heures du soir, nous faisons jouer un fourneau (oM) *■«» ;w. x, %. s;, dans le talus extérieur des entonnoirs, dans l’espoir de détruire une galerie russe qui nous était indiquée par un èboulement et par te . . . • •
bruit des travailleurs. * . ’• * * .
Le capitaine du génie Pingault, nommé chef de bataillon, est remplacé, comme adjoint au commandant Tholcr, par le capitaine Berner. ) ••••*•*■ v. >■ 'i
Pertes du 28 au 29 : 4 tués ; 39 blessés. ■ ' •’* ' .
Le lieutenant-colonel du génie Jourjon prend les fonctions dé chef Jouent du » mit. d’état-major du genie de l’armée. Il est remplacé, comme chef d’état- * ; major du général Dalesme, par le lieutenant-colonel Guérin.
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque ; une brigade s».t du « ,u w «ni. de sapetirs et 200 travailleurs d’infanterie.
On achève, malgré un feu de mousqueterie très-vif, le boyau ou- • •
. Vert à gauche de la batterie rP 40. '
Attaquée de gauche. • •. < — 216 : - •
. ' - .Pertes du 2!) au 30 : îi tuée ; 31 blessés dont 2 officiers. • ■
^ (leux heures etquart après raidi, les Russes ont donné le» feu à un fournéau (d,e) dont tout l’effet s'est réduit à enterrer deux tirailleurs qui ont été dégagés aussitôt, et qui n'étaient que légèrement" . contusionnés. Le mineur ennemi ne se faisant plus entendre , on . ■"* -avait retiré presque tous les travailleurs, prévoyant bien qu'une ex- • plosion allait avoir lieu.
Ami* ntf.oii iuc • Le chef de bataillon du génie Pingaull, chef d'attaque ; une brigade de sapeurs et 262 travailleurs d'infanterie.
•' On amorce sur une longueur de 30 mètres le second boyau de ia communication à gauche de la batterie n" 10. ' •
" , . * L’ennemi a armé son ouvrage de contre-approche de trois petits
mortiers qui ont commencé à tirer sur nos tranchées.
*>»•- A quatre heures du malin, les Russes ont fait une petite sortie sur
. .. les entonnoirs dans l’intention d’y attirer du monde -, mais cette nisc ayant été dc\ inéo par le lieutenant du génie Gallois, on a fait ékii- - gner les gardes et tes travailleurs dès que la fusillade a cessé. Deux . explosions (d„ el d„) ont eu lieu alors, et elles n’ont blessé qjue trois hommes de garde atteints par des pierres projetées dans la troi- • • ’ aième parallèle. . '
Pertes du 30 avril au i*r mai : 5 lues,; ip blessés dont 1 of*
; . ' ' licier.
'T- Les pertes du 1*' corps, pendant le moi» d’avril, se sont élevées à 261 tués dont 18 officiers ; 2,005 blessés dont 88 officiers ; 60 , disparus; en tout, 2,319 hommes hors de combat.
La moyenne du nombre de travailleurs employés aux attaques de gauche a été de : ' ; - . .
; 88 sapeurs ou mineurs et 510 soldats d’infanterie par journée;
- . 8i — 53L ■ *- ■.• • ; par nait.
attaiJI i:> ne num.*. « - . . a. u
Xmi ik t- ». 1,1*1. Le chef de bataillon (Ingénié Masson, chef d’attaque; deux bri-
Peitadu l*1
A‘o«ü>r« de travailleur ’ «nptoyés.
-t- 217 — i. ‘ -* •** Aliv|Hrs 4i}-éntfaJ
gades de sapeurs et 1,100 travailleurs d'infanterie, dont 500 pour 'les attaques du carénage. ’ • ' . " * :■•■■■ ’ ‘ .
Au cheminement central en Sape double, on étend le dernier cro- / ch et vers ta droite et vers la gauche pour lo transformer en place d’armes, et on trace une nouvelle branche en avant. Le commandant . , Masson est mortellement blessé en faisant ce tracé. Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, appelé à le remplacer comme Chef d’attaque, est à son tour mortellement blessé d’une balle à la tête. La perte de cet officier distingué, qui semblait appelé au plus bel avenir, a été vivement ressentie par toute l’armée. '
• ■ ** Le chef de bataillon de Saint-Laurent est remplacé, comme . chef d’état-major du génie au 2' corps , par le chef de bataillon .
Malcof. '
Sur le plateau du carénage, ou prolonge la tranchée de jonction . .. entre la batterie n° ti et la droite de la parallèle, et on continue la coupure défensive dans le ravin qui descend au pont d'Inkcrmann.
Perles du 1" au 2 : 1 officier et 11 soldats tués; 2 officiers et 1 1 sol- . date blessés. -Ÿ , ** -,
Le chef de bataillon du génie Fabré, chef d’attaque ; deux bri- >ifU du - :.i 3 «Mil. gades de sapeurs et t)lo travailleurs d’infanterie. .
Oa continue à la sape demi-pleiiie la place d'armes commencée la veille en tète du cheminement central ; elle atteint une longueur totale de 17 mètres.'
Pertes du 2 au 3 : 1 tué et il blessés. t
Le chef de bataillon du génie Chardon, chef d’attaque; deux bri- .Nuit tld J «u i Itfil. gades de sapeurs et 612 travailleurs d’infanterie.
On prolonge jusqu’à 80 mètres de développement total la place d’armes en tète du cheminement central. On fait divers travaux d'amélioration à l’extrémité gauche de la deuxième parallèle, et ou élève une traverse pour couvrir l'extrémité du boyau adossé à f escarpe ment de te berge gauche du ravin Karabelnaya. - ■ • . -
.Vu*e*» Un «trois- . — 218 —
Ru»* .' Vers deux heures du matin, une colonne russe, en partie composée de travailleurs, sort par la droite de la lunette Kamtchatka et se dirige vers le ravin Karabelnaya, à environ 500 métrés en avant dé notre tranchée la plus avancée. Quoique lort sénés et mis un moment en désordre par un feu >iT de mousqueterio et d’obusiere, les- Russes ont tenu bon et ont commencé à relier par une tranchée leurs * „ é«in lignes d’embuscades. Au centre, l’ennemi a dirigé un feu vif sur les tètes de sape de la place d’armes en construction ; il avait fait sortir dos obusiers de campagne qui se déplaçaient après chaque coup pour se soustraire au feu de la batterie n° 1 . Ce tir a géné nos travailleurs. • ^ . ■••• - ' ~ . -
Pertes du 3 au 4 : 0 tués i 24 blessés.
,wu« IMS!»*. Le chef de bataillon du génie Boissonnet, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 000 travailleurs d'infanterie.
A la gauche, on élève une traverse do détilement dans la place d’armes en tète du cheminement qui se trouve eu avant de la gauche do la première parallèle ; cette place d’armes était prise d eutilade par de petits postes russes établis sur la gauche du ravin Karabel- •• • • naya. .. ... ..•••
. Au centre on continue, malgré le feu des Russes, la jdace d’armes-
• on tète de la sape double; elle atteint 120 mètres de longueur.
On travaille à établir une coupure d’environ 300 mètres de lon- ' gueur pour barrer, à droite de la redoute Canrobert, le chemin qur vient de la vallée de la Tcheruaya. • > ô -V •
. . . Pertes du 4 au 5 ■ 3 tués; 47 blessés dont 4 officiers.
Mas» swhi. Le chef de bataillon du génie Malcor, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 819 travailleurs d’infanterie, dont 200 pour les • ’• travaux de réparation des tranchées du carénage. . • •
A gauche, on perfectionne la descente de la parallèle dans le ravin Karabelnaya. et on commence, à l'extrémité du cheminement sur te versant gauche de ce ravin, un.npuveau boyau devant monter sur
^19 Attaqari Ht ânii».
lé plateau en avant des attaques anglaises; mais ce boyau, mal dirigé , devra être rectifié. On prolonge la place d’armes centrale de U gabions sur sa droite, et l’on amorce, à partir du poste de l’éperon, une tranchée allant à la rencontre de cette place d’armes.
■ Les Russes ont particuliérement dirigé leur feu contre ces derniers travaux : le capitaine du génie Çourtin y a été. tué d’un boulet.'
Pertes du 5 au (i : 1 officier tué; 15 soldats blessés.
Le chef de bataillon du génie Noélvchef d’attaque ; deux brigades Nïil u 6 ■" 7 ,n*de sapeur» et 708 travailleurs d’infanterie, dont 900 pour les travaux • de réparation des tranchées du carénage.
A la gauche, on refait le boyau entrepris la nuit précédente; le . terrain étant assez bon, la gabionnade a pn être couronnée de sacs à terre. . -, ^ *"• .
Au centre, on prolonge ta place d’armes de 20 gabions sur la •' droite, jusqu'il un tumulus qui permettra d’établir un logement avantageux. • * ' ; / " •
On prolonge de 80 mètres la tranchée qui, partant dn poste de l’éperon, marche vers la place d'armes centrale. Le terrain est trèspierreux ; on se trouve sur l’emplacement d'anciennes carrières. On soutient le parapet par nn mur en pien-es sèches de lfc50 de hauteur moyenne. • -• • .. •••’ >
Pertes du 6 an 7 : 1 officier et 12 soldats tués; 1 officier et 1 1 soldàts blessés. • • • “ - ' •
Le chef de bataillon du génie Fabré, chef d’attaque; deux bri- n«a rfu 7 »ii 8 «vril. gades de sapeurs et 700 travailleurs d’infanterie, dont 300 aux travaux du carénage. '. ’ '•*
On prolonge de 23 gabions la place d’armes au sommet de la • berge gauche du ravin Karabelnaya. , •
Au centre, on établit une traverse à l’extrémité droite de la place d’armes afin de la défiler des feux de la redoute Volhynie, et l’on continue à cheminer vers là droite, sur 13 mètres de longueur, à
Allaqiww *> 4m lu. — 220 —
la sape demi-pleine. On prolonge la tranchés*. partant du poste de l’éperon jusqu'à la limite des anciennes carrières. < ^
• : Pertes du 7 au 8 : i ttjés- 18 blessés dont 2 officiers. n«( àia> nui 1/» chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque i deux brigades de sapeurs et 8l.‘ï travailleurs d'infanterie, dont IKK) aux travaux du carénage. », •
On prolonge de 24 gabions la place d’armes centrale,- dont l’e\- ' Irémité ne se trouve plus qu’à environ 20 métras de la tranchée pous- . sée à sa rencontre, à partir do poste de l'éperon.
Sur le plateau du carénage, ou termine complètement le fossé et ; le parapet d’enveloppe de la batterie n” 6.
. La pluie, qui a inondé les tranchées, et une fausse alerte ont beaucoup contrarié le travail de celte nuit.
Pertes du 8 au 9 : 1 tué ; 22 blessés dont i officier, v» s ««-il. Ainsi qu'il a été dit plus haut (page 114), toutes les batteries des alliés ouvrent leur fou à cinq heures du matin, malgré la pluie qui continue à tomber. ....... ■. •
200 travailleurs et 500 hommes de la garde de tranchée sont employés à faire les travaux nécessaires pour assurer l'écoulement des eaux qui s'amassent dans les parties basses, et à réparer les parapets endommagés par la pluie et par les projectiles russes, vuHn n m> t« m,i. Le chef de bataillon du génie Boissonnet, chef d'attaque , deux brigades de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie, dont 200 ora- • : > ployés dans les tranchées du carénage. • -
La place d’armes centrale doit se relier avec la tranchée partant du contrefort de l’éperon par mie sape contournant l’excavation d'une ancienne carrière. On a commencé à couronner celte excava- . • ■ lion par une tranchée exécutée sans gabions : on se trouve à environ
(2 mètres du cheminement à rejoindre.
On travaille activement à réparer lés brèchps des parapets et à faire écouler les eaux, sait par des rigole». Soit en épuisant avec des
— — 221 . Attaqua 4roil*.
pelle* et de* gamelles. Dans le ravin Karabelnaya, l'eau s’était fto t
cumulée en grande quantité : on lui creuse un passage à travers les parapets suivant le thalweg du ravin.
Le feu de la place, presque nul pendant la nuit, reprend avec vr- . . vacité à la pointe du jour. . . < ’■
Pertes du 9 au 10:3 tués; 1(1 blessés dont t oflider.
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque ; deux brigades -n.m ,i* i»m n m,i. de sapeurs et 100 travailleurs d’infanterie, dont 1(10 aux travaux du carénage.. ... , . •
On prolonge la place d'armes centrale de 12 gabions vers sa gauche^ à droite, on marche vers la tranchée venant du poste de l’épe- ' ron au moyen d’une sape double. • ,. > • .
Partout on travaille h assécher les tranchées et à enlever les boues, .
Pertes du 10 au 11 ; 2 tués ; 10 blesses.
Mort du général Bizot ;vov. p. 191);. '• "
. Le. chef de bataillon du génie Fabre, chef d'attaque; deux bri- van. <* »u « gades de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie, dont 300 aux tra- ■ vaux de réparation des tranchées du carénage.
On achève le raccordement de la place d'armes centrale avec la tranchée venant du contre-fort de l'éperon, et on pousse une sape double jusqu'à 8 ou 10 mètres en avant pour rejoindre un poste établi précédemment. On prolonge la mémo place d’armes de. (î à 7 mètres vers sa gauche. . . .
Pertes du 11 au 12 : 7 tués; 20 blessés dont 1 officier.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque; deux bri- nsi j« u»n «ni gades de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie, dont 300 aux travaux de réparation des tranchées du carénage.
La place d’armes centrale est prolongée d’une dizaine de mètres vers sa gauchi;. A la jonction exécutée la nuit précédente, on organise la sape double de manière à flanquer la place d’armes dans les • .
deux directions. . ’ • , ... •-
VUnqdM d« drulK- ' *■ — 222 —
Atl fond du ravin Karabefnaya, on fait nnebuse en gainons dans . la coupure de la tranchée, et on rétablit le parapet par-dessus. Pour assurer l’écoulement de l’eau, on creuse en avant, dans le thalweg du ravin, un fossé! de 55 mètres de longueur.
-, Pertes du 12 au 13 ; 2 tués ; 3(1 blessés. n>û d» «J <* «mi. Le chef de bataillon du génie Boissonnel, chef d’attaqne; deux . - > • .-brigades de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie, dont 350 aux
•/ travaux du carénage. '• • •••’* r ’ * • ’*>’ -
• ■ - . On prolonge la place, d’armes centrale de 35 mètres sur sa gauche.
A environ 85 mètres en avant de la droite de cette place d’armes,
’ on établit un petit poste dans un massif de débris de carrière, et on commence sa communication areé la tranchée en arrièro. Vers la droite de la deuxième parallèle, on prépare dans un ancien poste .de chasseurs un emplacement pour deux obusiers de montagne
• . ■ destinés à tirer sur les lignes de' contre-approches des Russes.
Pertes du 13 au 1 1 : (J tués : 13 blessés dont 1 officier. . . ■
Sun *• u *■ 45 Le chef de bataillon du génie >!oël, chef d'attaque ; deux brigades.
de sapeurs et 350 travailleurs d’infanterie, dont 150 aux travaux du carénage.
On prépare, dans un poste établi h la droite de la place d’armes centrale, un emplacement -pour une nouvelle batterie de 2 obusiers de montagne.
. * . Pertes du 11 au 15 : 8 tués; 1(5 blessés.
<ia io avril. La batterie n* 7, de 6 obusiers de 22°, ouvre son feu contré la '• redoute Kamtchatka. •’ x- ‘ \ ' V'.
Le capitaine du génie Pornain est blessé d’un coup de feu au bras
Pertes du 15 au 16 : 3 tués; 20 blessés dont 1 officier». • xoii du is « n »ttn Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie, dont 100 aux travaux du carénage. * V • ’ • ’ " .* ■
A l’extrémité gauche de la place d’armes centrale que l’on juge
* — 223 — AtUqttt de dpMt*. ,
suffisamment prolongée, on l'ait un retour de 7 à K gabions couvert -à dos par On parapet. ■ :
L'ennemi a travaillé à étendre vers sa gauche la ligne de contreapproche en forme de parallèle qui relie ses embuscades, mai* il a. • ' ■
été fort gêné par le feu de niousquetorie très-vif partant de notre, place d'armes avancée et par celui de nos obusiers de montagne.
Les Russes ont inutilement essayé de faire cesser ce feu en amenant des pièce* de campagne qui tarifaient des boulets et des obus sur 7 „
nos tranchées. Le tir ne nous a fait aucun mal et les Russes ont fort peu travaillé.
Pertes dulti au 17 : t tué; 14 blessés.
Le chef de bataillon du génie Roissonnel, chef d'attaque; deux Nwt du tj *u ** «ni brigades de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie, dont 100 aux travaux du carénage. •
A. gaüche et un peu en avant du logement le plus avancé des carrières sur le contre-fort de l'éperon, on couronne nn tumulus et ou prolonge la gabionnade à droite, de manière à former une place d’armes qui a environ 40 mètres d'étendue et qui permet de bien éclairer le petit vallon qui descend dans le ravin du carénage.
Dans le ravin Karabelnaya, on profite d’une dépression de terrain pour ouvrir une tranchée transversale sur le versant de droite, eh arrière de la première parailèlo ; cette tranchée est destinée à recevoir un bataillon de réserve. . •
Pertes du 17 au 18 : 10 blessés. ■
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d’attaque -, une brigade au <3 <u iu >mi. de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie.
- On continue la place d’armes ouverte la nuit précédente sur lé contre-fort de l'éperon, et on prolonge de 130 mèlres la place d'armes transversale du r<t\in Karabelnaya. • '
Lee Russes relient par une tranchée la gauche de leur ligne dé contre-approche avec la grande embuscade établie sur la croupe
.llta'jii*'* lit- ilnjrtc — 221 —
du contre-fort qui se trouve en avant de la droite de nos attaques du . • mamelon vert.
Pertes du 18 au 11) : 2 tués ; 1 1 blessés dont 1 officier.
Sun ot, n au « aint. Le chef de bataillon du génie Fabre, chef d'attaque ; une brigade - de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie. v
On prolonge d’une quinzaine de mètres la nouvelle petite place d'armes de l’éperon.
Les Anglais enlèvent deux embuscades russes qui se trouvaient à petite distance en avant du cheminement dirigé sur le saillant du ' bastion n° 3. Ils gardent la plus rapprochée de ces embuscades et la relient à leurs tranchées; les Russes réoccupent l’autre. Dans . . celte action, tes Anglais ont eu environ 50 hommes hors de combat,
dont 2 officiers tués et 3- blessés.
. Pertes du 19 au 20 : 7 blessés,
t» « «ni >u in». Pour des raisons qui vont être exposees (page 225), on n’entreprend plus aucun travail neuf aux attaques du mamelon vert et du carénage ; à partir du 20 avril , on se borne à |*erfecüonner et à améliorer les tranchées existantes,
trioui iir* Row,. Dans les derniers jours du mois, les Russes, qui n’ont cessé de travailler à consolider leurs contre-approches et à réparer les dégâts causés par notre artillerie à leurs différents ouvrages, établissent une batterie de trois pièces à ia gauche de ta redoute Sélinghinsk, et yne . uuire batterie plus considérable à l’extrémité du contre-fort du carénage, immédiatement au-dessus du port. Cette batterie fat désignée par les alliés sous le nom de batterie du 2 mai, du jour de son armement. •„ ’• * •
Pertes du 20 avril au l,r mai : 25 tués ; 120 blessés dont O ofiiciers. '■ .: • • . .
i*tri« Ju e c«pis. Les pertes du 2' corps, pendant le mois d’avril, s’élèvent à 92 tués dont 3 ofliciers ; 477 blessés dont 24 officiers ; en tout, 560 hommes hors do combat. *
- Le nombre de travailleurs emploi es aux attaque» de droite, peuitaut le mots d’avril, a été en moyenne de:
54 sapeurs et 556 soldats d'infanterie par journée:
•? 42 • — • 456 — 'par nuit.
En ajoutant aux pertes du 2* corps celles du 1" corps données [dus haut {page 216) , on arrive à un total de 2,888 hommes mis hors de combat. • -• . v.î.
La moyenne du uonibre de travailleurs employés aux deux corps a été de: • - • •'
442 sapeurs ou moteurs, et ! ,972 soldais d'infanterie par journée; 126 — 990 — par nuit.
Auaqor» de drpiir.
Vouait de Irtmlkiit ruptojés.
l'ertt* luUlo «lu nui'î «l'avril.
MulM IraMÜTi’ur»
■êmplojrê* atn dcfli
Le 5 mai, le general de division .Nie|, aide de camp de l'Empereur en mission auprès du général en chef, fut nommé* commandant du génie de l’armée, et le général Dalesme, élevé au grade de général de division, reprit le commandement du génie au l*r corps.
* Le 8 mai, le général La Marmora, commandant un corps d'armée sarde, débarque à ilalaclava avec une partie de ses troupes. Ce corps d’armée, placé sous les Ordres du général en chef de l’armée anglaise, comprend deux divisions et une brigade dçnréserve, formant un effectif total de 15,000 hommes.
L’assaut ayant été ajourné, comme il a été dit plus haut, l'artillerie des alliés avait été obligée de diminuer beaucoup son feu [tour ne pas épuiser ses munitious. Il en résulta dans la marche du siège un temps d’arrêt que les Russes ne pouvaient pas manquer de re- . marquer, et dont ils profitèrent pour réparer les défenses de là place et pour consolider et développer leurs ouv rages de contre-approche. ' Du côté du faubourg, et surtout aux fronts de MalahofT, l’intérêt des assiégeants était que toute l'activité des Russes se portât sur les ouvrages extérieurs plutôt que sur l’enceinte elle-même, car après , l'investissement, qu’on regardait alors comme prochain , ces oie-
étir» erâijuvs.
Arrivée d'un d'armer «nie.
la la marche du aie;:»*
vrages extérieur», pris de revers par le côté nord du port, ne pourraient pas offrir une grande résistance; on se borna donc à se consolider dans les cheminements déjà exécutés. Mais du côté de la ville, les- entreprises de l'ennemi furent si hardies que, malgré le désir qu'avaient les assiégeants d’éviter toute action sanglante, on dut en venir plusieurs fois aux mains. Au reste l'ennemi, comme on le verra, eut toujours à regretter d'avoir provoqué la lutte.
Les amiraux Lyon s et llruat, voyant que l'ajournement de l’asSaul allait produire une interruption dans les travaux du siège, proposèrent de faire immédiatement une expédition contre Kertck et Yen ikalé pour ouvrir aux flottes alliées l'entrée de la mer d'Azof;
L’armée russe de Crimée recevait une partie de ses approvisionnements par la mer d'Azof; si on lui enlevait la possession de cette mer, elle en éprouverait une grande gène, et certainement l'operation militaire qui chasserait les Russes de la mer d'Azof et conduirait le pavillon des alliés jusqu'aux bouches du Don, aurait un grand retentissement en Russie et dans toute l'Europe. Mais ce uest pas là ' que des coups décisifs pouvaient être portés, et si les avantages de l'expédition de Kertch n'étaient pas contestables, il n'en était pas de mémo de son opportunité, car d'un moment à l’autre on pouvait avoir besoin de toutes les troupes et de tous les vaisseaux. r ■ Les amiraux reconnaissaient que la coopération du corps de réserve de Constantinople était le but essentiel que l'on devait poursuivre, mais ils croyaient pouvoir assurer que leurs vaisseaux seraient de retour de Kertch au moment où l'on aurait besoin d’eux pour le transport des troupes. - •,
Le général en chef de l'armée française ne donna son consentement qu'à regret, mais l’expédition fut décidée.
Les troupes de débarquement se composaient de la ir* division du 1" corps, commandée par le général d’Autemarre qui avait remplacé le générai Forey, appelé, vers le milieu du mois d’avril, au com-
" • •• .. — 'ÎXl--r .
mandement de la provint rf’Oran ; d’un*1 division anglaise commandée par le général Brown, et d'un détachement de troupes turques. JLe commandement supérieur de l’expédition revint au général Brown par ancienneté de grade. La flotte portant ces troupes et les deux amiraux partit le S mai au soir, gagnant d'abord le large dans la direction d’Odessa pour donner le change aux Russes.
Oyolques heures après le départ, une dépêche télégraphique de l’Empereur enjoignait au général Canrobert de réunir tous ses moyens pour se préparer à attaquer l’ennemi extérieurement, et de concentrer immédiatement toutes ses forces, même celles de Constantinople. Il était temps encore de rappeler les amiraux en route pour Kerlch. Le général Canrobert fit partir à la Itàle un de ses officiers d’ordonnance à bord du Dauphin pour remettre à l’amiral Bruat l’ordre formel de ramener les troupes au camp. Lord Raglan, sur les instances du général Canrobert, consentit à engager l’amiral Lyons à ne pas se séparer de l'amiral Bruat. La flotte expéditionnaire dut rétrograder .au moment où elle arrivait en vue de Kertch.
L'amiral Bruat fil immédiatement ses dispositions pour aller chercher le corps de réserve à Constantinople. Le général Régnault de Saint-Jean d’Angely débarqua à Kamiesch, le 18 mai, avec la majeure partie de ses troupes.
• En attendant l’arrivée du corps de réserve, le généra! en chef fil commencer le camp retranché de Kamiesch.
Ce camp, qui avait pour but de couvrir le port d'approvisionnement dés Français, fut tracé à environ 2,000 mètres du fond du port de Kamiesch, entre la baie de Strélilzka et l'escarpement bordant ta côte à l’est du cap Khèrsonèse. Il se composait de huit redoutes destinées à renférmer de l’artillerie de position, retiées entre elles par une ligne continue. Ce camp pouvait, à un moment donné, devenir d’une très-grande utilité : il eût permis de ne laisser qu’une faible armée devant Sébastopol dans le cas où l’on eiU opéré au dehors.
Ku cas de revers, il eiit été un reluge pour L'armée de siège, el aurait tenu l’artillerie des Russes à une distance assez grande pour qu’elle ne pùt atteindre ni les vaisseaux accumulés dans le port, ni les magasins de Kamiesch. Enfin si, par une cause quelconque, l’ar- , mée avait dû évacuer la Crimée avant la conclusion de la paix, cette
• opération n’eût été possible que grâce au camp de Kamiesch. C’est dans cette dernière prévision que l’on construisit plus tard une se-: conde ligne en arrière de la première. Elle comprenait quatre redoutes et reliait le fond de la baie de Kamiesch aux escarpements 1 qui bordent la mer an sud, à 2,000 mètres environ en arrière de l’extrémité de la ligne extérieure. Cette seconde ligne eût pu être défendue, après l’abandon de la première, par 6 ou 8.000 hommes qu’il eût été possible d’embarquer dans une seule nuit. La nature rocheuse du sol apporta de grands retards à l’exécution des redou-
‘ • tes, auxquelles on voulut donner un fort profil et dont les fossés
• durent en grande partie être creusés dans le roc vif. Quoique le tra- \ ail ait été interrompu plusieurs fois, les lignes de Kamiesch étaient pourtant à peu prés terminées à la fin du siège.
VFiBjuMYOf reniwu t* Telle était la situation lorsque le commandant Favé, officier d’or-
à v#nir aa frnn*e. . ~ " •
donnante de l'Empereur, arriva en (,rimee ponr informer le général en chef que, par des considérations politiques, 8a Majesté avait dû
- . . .... ' renoncer à venir elle-même se mettre à la tète de l'armée. Mais.
• l'Empereur envoyait en même temps ses instructions et discutait le
• plan de campagne qui lui paraissait le meilleur à suivre.
pu» r„n(«n« L’Empereur voulait former trois armées : la première, de 00,000
île I Ein|*f»iir.
hommes el de tous les indisponibles évalués à 10,000, était destinée, sous les ordres du général Pélissier, à garder les travaux du siège et les ports; la seconde, de 55,000 hommes sous les ordres de lord Raglan, donnant toujours la main à la première, devait occuper la vallée de Baïdar et pousser ses avant-postes assez loin pour menacer les communications des Russes entre. Sébastopol et Simphéropol:
enfin la troisième, commandée par le général Canrobert et composée • de 40,000 hommes pris devant Sébastopol et du corps de réserve de 22,000 hommes formé à Constantinople, devait déboucher d’Alouschta pour se porter vers Simphéropot, sur tes derrières de l'armée ennemie. ' . . • - . ■ . .
Si les Russes, voulant défendre le centre de leurs approvisionnements, acceptaient la bataille devant Simphéropot, lord Raglan, marchant sur Baktchi-Saraï , menaçait la droite ou les derrières de leur armée. Si au contraire l’ennemi, abandonnant Simphéropot, concentrait toutes ses forces sur Sébastopol, le général Canrobert marchait sur lui par Baktchi-Saraï ; lord Raglan suivait les mouvements du général Canrobert, et, au moment de l’attaque, il montait les rampes d'inkerraanu pour prendre part à la bataille.
Ainsi, on le voit, oè que l'ennemi portât ses efforts, il trouvait toujours une armée, assez nombreuse pour lui tenir télé, qui était bientôt soutenue par une seconde armée de même force.
Les détails d’exécution n’étaient pas moins bien calculés pour tenir les Russes dans l’indécision sur le véritable point d'attaque.
A son arrivée à Constantinople, l’Empereur faisait embarquer le corps de réserve sur les vaisseaux des flottes alliées qui s’y trouvaient ' réunis. En même temps, les armées de lord Raglan et du général Canrobert prenaient possession de la vallée de Baïdar, lord Raglan poussant ses avant-postes jusqu'aux cois par lesquels on débouche dans la vallée du Belbek, el le général Canrobert se tenant prêt à marcher sur Alouschta par le col de Pboros et la route. Woronzoff. Une avank-garde , embarquée sur les vapeurs les plus rapides , partait de Constantinople pour se porter sur Un point de la côte entre les bouches du Dniéper et Pérékop, et y débarquait ; mais, ne restant que le temps nécessaire pour jeter l’alarme dans le pays et ’ faire expédier des ordres de tous côtés, ces troupes remontaient bientôt sur les vaisseaux poqr regagner les parages de Sébastopol.
le général Giorobert rtm*i le aiiuatondrtntnt de ï'ârméé au pftrfral Péli«sirr.
Les flottas portant ta corps de réserve, après avoir suivi quelque temps la même direction que l’avant-garde, prenaient à l’est et marchaient droit au cap de Phoros pour se faire reconnaître, puis, continuant leur route sur Alouschta, y débarquaient en tootehàtc 3,000 hommes qui allaient prendre possession du défilé situé sur la route de Simphéropol , entre tas villages de Choutna et d'Aïan. Nous avons parlé, en décrivant la Crimée, de ce défilé du Tchatyr-Dagb : au mois de mai, il n’avait pas encore été fortifié; on pouvait d’ailleurs le tourner avec des troupes légères en prenant des sentiers . tracés sur les flancs de la montagne, du côté de l’ouest. Dès que la. possession de la route d'Alouschta à Simphéropol nous était assurée jusqu’à Aïan, tout le corps de réserve débarquait et le général Canrobert faisait filer ses colonnes sur la routa WoronzolT, sans autre précaution que de faire occuper les rares passages par lesquels on peut communiquer de cette route avec l’intérieur de 3a Crimée.
C'est ainsi que, dans ee plan habilement conçu, on tirait parti en même temps de la supériorité des troupes françaises dans la guerre de montagne, et de la rapidité avec laquelle on peut aujourd'hui, au moyen des flottes, transporter tas armées d’un point à l’autre des côtes menacées. • ‘ •
Le 1 i mai, après une longue discussion, les trois généraux en chef avaient adopté le plan de campagne de l’Empereur; mais dans les détails dé l’exécution, on se retrouva en face de toutes les difficultés inhérentes au défaut d’unité dans le commandement, et l’armée apprit avec autant de surprise que de regret que le général Canrobert venait de résigner son commandement. Le 16 mai, il envoya au ministre de la guerre la dépêche télégraphique suivante :
« Grand quartier gémirai, M> mal 10 lieurfs du malin. .. #i
« Ma santé fatiguée ne me permettant plus de conserver ta com- « mandement en chef, mon devoir envers mon souverain et mon
Digitfzed by Gôogle
« pays me force à vous demander de remettre ce commandement an •
« générât Pélissier, chef habile et d’une grande expérience. L’armée « que je lui laisserai est intacte, aguerrie, ardente et confiante; je « supplie l'Empereur de m’y laisser une place de combattant à la » tête d’une simple division. »
Le surlendemain, le général en chef reçut la réponse suivante :
« Pari*., JG mai 11 lièures- tin &oirv
« L'Empereur accepte votre démission; il regrette que votre « santé soit altérée; il vous félicite du sentiment qui vous fait de- « mander de rester à l’armée ; vous y commanderez non pas une * division, mais le corps du général Pélissier. Remettez le comman- « dement en chef à ce général. »
La remise du commandement eut lieu le 19 mai. Le général Caurobert fit scs adieux aux troupes par un ordre du jour. Ii n’accepta pas le commandement du 1" corps; le général Pélissier lui rendit son ancienne division, la iM du 2* corps, commandée alors par le général Bouat. -
Un ordre du jour du 20 mai constitue l'armée ainsi qu'il suit : Orjju,MUw,ki'«rmw
PîuSÿiER, général tic division, commandant en chef.
Grand quartier général. *
D* .Mariimprkv, général de brigade, chef d'état-major générai. *
Jarras, colonel d'état-major, sous-chef dé LU -major général.
Thiry, général de division, commandant l'artillerie de l'armée.
. Nul, général de division, commandant le génie de tannée.
KLakcbot, intendant militaire, intendant général de l’année.
Girard de C harbo.nn i fenES, lieausnauUcokmcl, grand prévôt de l’armée.
r Corpa.
De Salles, général de division, commandant. .
lit vit, général de brigade, chef d'état-major.
Lksoci p, général de brigade, commandant l'artillerie.
Dalksbe, général de division, commandant le génie. -
Boxdlran», sou»- ht tendant de V* classe, faisant Millions d'intendant
' i,# division d’infanterie.
DAmiuiRt, general de division, loinmandaut.
' t . , / 5* bal. de chasseurs à pied.
t" brigade : Général N loi. \ . ; .<19* de ligne.
(26* fd.
2* brigade : GéuéraJ Buetojj. c . ;|^e
Artillerie, génie, équipage# militaire*.
/ 2* ditisiQH d' infanterie .
Lkv ailla m, général de division, commandant.
; '»• bal. de chasseur» m pied.
1“ brigade : Général de la Mutteroige. . . . . . .3 21* de ligne.
{«• id * i . . ! *
..... i W* de ligue.
2‘ brigade : Général CotSTON. . . .
Artillerie, génie, équipages mili taire*.
il* dii'MWN d' infante* te. • . *
Part, général de division, commandant. •
/ 0* bal. de chasseurs a pied.
brigade : Général Mllri.t.. ; . « .Î28* de Ugue.
* ' \ {$8* id.
(l,r rég. de laîcglon étrangère.
2e brigade : General BaIaink. * L • »
Artillerie, génie, équipages militaires.
. I* division d'infanterie. * % . •.
lk>i at, general de division, commandant.
; 10* bal. de chasseurs à pied.
I1* brigade : Genérul Fauchel* . .ldp dcKjplr. t
2* brigade : General UiAAL.
; 10* bal. de chasseurs à pied.
. 18e de ligne.
(fl)* W. • *
j I Ie de ligne, i AT* id.
Artillerie, génie, équipages militaires.
bivitinn de car aie ne. - - . ’ . . *<
Morris , general de division, commandant.
t I" reg. de chasseurs d'Afrique.
lM brigade : Général Cassa flGNOUBS;. . . * . j w •
, • 1 1 2* rég. de chasseur» d'A/riquu.
2* brigade : Général Fuuv. ........ , j |. ^ M;
Artillerie. . . . ,v . . *.*"
Réserves et pures de rarlillerie et du genp'. . f
• • *,•** Cor|W. ,
ÜosgiM , général do divtsioig commandant ' •
» ' €ot*TOT DK CiSset, générsü de brigade, chef <ltUiMipj<*r.
‘4 — Uelret, général de brigade, cüjnuiandant l'artillerie.
Frossard, giHiéraf de brigade, commandant le génie.
Hlanc db Holmes, sous-intendant de i'^daste, faisant fouet Km» d'intendant. Ve Uritivn -d’infanterie.
(lUTAK*bi>U)fiHT, général de ditiàon, cominanduiii.
' . . - ‘ \ . l*f bâi. de chassHun* â pu-il.
Ff brigade : Général Ksh>assi ; . . » . . . f** rég.dê rouans.
' • ’ * “ . . * . " - (,7* de ligne.
* brigade : (lierai Yisoï. . » *** * li*nf
(2îr , id.
Artillerie, pétrie, équipage* niiliiairés.
.. t* division d‘(»/ajtlri »>.
GaMUI, général de division, commandant. t v • # *
, .• * * , r • ( Wflfc ^e ^railleurs algériens.
F* brigade : I *• né rai de Wuirmv » r\ .-J 3» rég. de rouan**.
\50* de ligne.
* * .* / 3* b**. de cbasmir* a lied. .
' 2* brigade : louerai Vem.fc. T . . .*1 , ti" de Agite. • *
‘ / (h«* id.
Artillerie, génie , équipages militaires. * * . * .
3* dûitioo d' infanterie.
Hayra*» général de division, commanda ut.
. HP bat. de. chaMettrs apied.
F* brigade : Général de I.ayaram» . 3* rég. de soumit.
' l -F rég. d' infanterie de marine,
brigade : Général Dfc Failli. . .* . . ..... ^Migne.
Artillerie, Jçénie, équipages unliraiiT» ~ - ,
Ie division iC infante rie.
. > * lituc* général dr tlivinén, commandant. •
F« brigade : Général DE SAIRT-Pot,- c . . . . . . \
T brigade : Général Hisoo.v ..... \ .
• Artillerie, génie, équipages wflimire».
( Ï71 bat. de chasseurs à pied.
J 57* de ligne.
(10e de ligne.
Ut* «r.
5* rfiVùwft triHl^nlerir. .
Sri su, gênerai dé dltiito», couuiuudm». ' ■ À
. . .. ^ 4* bal. de chtosews à pied.
1" brigade : Général Colin .• ., . Ht," du ligne v ' - •
. ‘ r ... . ItOO* Id, -
s i49* de ligne. • /
î* brigade : Général Urolt ni \ nuits 191* id.
Artillerie, génie, éipilpage* militaires.
flirinon de earalrrle.
D Allomu.il, général de division, ctamnandaiii. •• * ■ • <
. > { lrt ré||. de hussards.
J" brigade : Général ...... . . . ■ ■],. y
ifr rég. de dragons.
*• brigade : Cénénl de Ciuariao.v. ^ y .
Artillerie. • ;
Késerves el pares de l aiidlcrie et du génie.
lorpa de résaerve. ,
Rigsàultm Saikt-Juk d A*oilt, général de division , commandant • '. Ü* ViEMlUII-DiVOi T, colonel, chef d'étaHuajor.
. Sounxi, général de brigade, commandai» I artdkri*
(V). commandant le génie.
Pain, inlendaiil luiBiairc. .
4» diemnn U mfmtteir.
. îliaaiu.05, général de division, eommandaui.
• / 1 g* bal. de chasseur* à pied.
1'» brigade : Générai Kiuvimt. , ... J 4"' de ligne.
... i ..... , ^S** id.
(Bî* de ligne. • .
4* brigade : Général Cu-R • • j y.
Artillerie, génie, équipages ludilains. . ..
i* dtWrioo liïtfttiitri it.
D'Aiauu», général de division, coinaumiauu
>) U général de brigade de Bévillc, aide de eainp de l'Empereur, envoyé b Conslantinopte pour organiser le uuup de Mnsbk, pril phis lard te eommandemcul dt gealc do eilips de réserve. . . . .
I" lirig»de : GSni’ir*l \Jontrs*sb
ï9 bâi. àe ckianMiin» si \Arê.
i r ww. wr y
.! 9* do Kgur (tt* id.
i9 brigade : Cénéral Di h u i \-J. wqoê h ïs |
ArtiBerîf, génit», ô<|Hi|>agot i«ilitain*!»
. r Division df la guide impiriajf- Mrjuxetv général do lirlgado, commandant.
Zouaves.
t~ hrignb1 : fanera! rmnb ....... * . ; . .j 1” Tég. de Tottigtnir*.
; Chasseurs.
i 9 brigade : Général Poste* £s.
I4,r rég. de grenatMm.
/ ’ * ‘ V ’ ;ii* n*. W.
! R/« ilr*
AnHU‘Ho, génie,, étpripagrs intliiatres.
Hrigade df cavalfrir de rrunte.
[ Rég. ilo gendarmerie i pied.
De Kostün, général de brigade, lomiiumdaui. Réserva# M part i» de rartitterie et du génie l*>.
S 6* rég do cuirassiers.
1 9* ré g. id. .
En prenant le commandenient, le général Pélissier n'adopte aucune opération extérieure ayant pour but d’investir la place, et les opérations du siège sont reprises et poussées avec la plus grande vi-" gueur.
l'ne nouvelle expédition est envoyée à Kertch. Elle a pour but Ei^MUi. de s’emparer, à l'aide d’un débarquement, de Kertch et de Yénikalé, de se rendre maître du détroit, de lancer une escadre de vapeurs légers dans la mer d’Azof pour la dominer, ruiner les etablissements principaux de son littoral et couper les transports maritimes qui alimentaient l’armée russe en Crimée.
Eo corps expéditionnaire se compose de 10,000 hommes, savoir : .
7,000 Français sous le commandement du général d’Autemarre.
un âf fedi-U.
Voir îrtlVpîècfH judifleative*, N* 9, In Mlnaiinn de présenee il cette épmpie.
' • " — SW -f
.'I, (XX) Anglais «ms celui du général Georgés Brown, el ti.Otït Titres de l’armée d’Omer-Pacba. /
f.e contingent français se compose : de la division d'infanterie du général (TAutemarro augmentée du U' bataillon de chasseurs à pied de la division Herbillon ; de trois batteries montées (deux de la division d’Autemarre et une de la réserve d'artillerie), plus «ne section de fuséens; d'une section du génie avec un matériel d’outils et d'engins; d'un peloton de chasseurs d'Afrique pour té service, d’ordonnances; des services, administratifs (ambulances, vivres, etc^ ; enfin d'une réserve de munitions et de 70,000 rations de vivres. ,
Le chef d'escadron de Téyon commande l'artillerie do corps expéditionnaire ; le chef de bataillon Dubost commande h1 génie.
Ces troupes s'embarquent à Kamiesrli, le 21 mai au soiT, sur trois vaisseaux et une vingtaine de Vapeurs. L'amiral Bruat, ayant son pavillon sur ie MonlebeUo, commande lui-même cette petite escadre. La flotte anglaise, composée d’une trentaine de bâtiments k vapeur on à voiles, est commandée par l'amiral Lynns.
Le 21 au matin , les deux escadres étaient réifnies à l'entrée du ^détroit de Kerlch. Les amiraux prirent leurs dispositions pour jeter immédiatement sur la plage de Kamiscli-Bouroun 3,000 hommes, trois pièces d’artillerie et une demi-section de fuséens. .
Le général Wrangel, chargé de défendre la presqu’île de Kerlch, avait inutilement demandé des renforts au prince Gortchakoff ; ne si' trouvant pas en force pour s'opposer au débarquement, il fit sauter précipitamment les magasins à poudre des batleries construites depuis peu sur les caps Paul et Ak-Boumot», au sud de Kerlch. Une flottille de petits bâtiments à vapeur pénétra alors dans le détroit et * donna la chasse aux navires russes mouillés à Kerlch, qui ayant levé l'ancre en toute hâte s'efforçaient de remonter le courant dn détroit ■pour gagner la mer d'Azof ; plusieurs furent {iris. Vers le soir, pendant qu'on opérait le débarquement des troupes, les Russes firent
cailler les magasins a pondre de Yénikalé, détruisirent les conduites d'eàu, cnçtouèrent les canons, mirent le feu aux magasins de blé et do fariné de Kertch, et coulèrent trois vapeurs de guerre. ' • - .
Dans la journée du 25, les troupes du corps expéditionnaire traversent la ville de Kertch sans y causer aucun désordre, et vojii . prendre possession du fort de Yénikalé qu’elles trouvent évacué. Malheureusement, on avait négligé de laisser un détachement pour garder la ville de Kertch, qui avait été abandonnée par toutes les autorités russes. Des équipages de navires marchands, dos Turcs, des maraudeurs du camp de Yénikalé , commencent par prendre ce qui est à leur convenance, et finissent par tout saccager, avant que les amiraux, préoccupés des opérations militaires, aient pn rétablir Tordre. ’ *• ’. ■* . • •
On trouva dans tes diverses batteries 83 pièces de gros calibre prèles à faire feii, et dans tes magasins de Kertrti 350,000 sacs de blé et 160,000 sacs d'aVoiuc. ; • ' ■. .. -■ ■■
(Test ainsi que les alliés se rendirent maîtres sans coup férir du détroit qui leut ouvrait la mer d'Ar.of,
La flottille chargée d'explorer ta mer d'Azof, composée de petits •bâtiments à vapeur anglais et français, brilla nn grand nombre de navires caboteurs et incendia les magasins du gouvernement russe à Ghénitchi, à fterdiansk, à Marianpol, à Taganrog et à Ghéisk. Les Busses n’opposèrent quelque résistance qu'à Taganrog, ville dont he population est de près de 20,000 âmes et qui avait une garnison '>. Le port, ensablé par tes alluvions du Don, ne permit qu'à un petit nombre de bâtiments tirant très-peu d’eau d'approcher jusqu’à poro tée de leurs canon». La garnison n'ayant pas \ oalu livrer les magasins de l'Etat, on fit débarquer quelques Compagnie* pour y mettre le
(*) Om m Tftjanmji qui* itvninii rF.iiiJ*‘m»r Alftawhv lr,. !o \** (Nfomlao Ifti.’».