TOTAL
lie?
armeotnt.
par
surs pniwiFUt * vmiMmï-
hJtlfmi.
UêrtfTji».
Retranchement intérieur du bastion du
Canons de 24 . . .. 3
IHwsiers de ±f. . . . 3
mil.
: ta .
Canons de 30. . ... 4
Lnnette Schwartz. — Face droite du bastion central.
sa
Canons de IG. ... 3 Obosiers de 22\ . . . 3
Bastion du màj. *. .
Mortiers de 33r(tuit»). 4
flatterie des casernes et batterie a»t-des-
60116. — tond dit fort du Sud.
Mortiers de 22e. . . v 2
Mortier de 22* (turc). 1
Obusiers de 80. . ©
Mortiers de 33*. > . . 3’
lialterie des casernes et annexes.
Ganons de 24 A
Lunette Schwartz.
is.
Mortiers de 22e. . . . G Mortier de 22* (lorr). 1
Bastion du mil. — Retranchement inté-
Mortiers de 17* (mm}. 8
-, licuc.
Î5 Ut.
Obusier* de J>. ... -4
Les deux faces du bastion du mit— lh* franchement intérieur.
SU
Canons de 24. ». ; G Mortiers de 32*. , . • 3
RaUerié des mnm» Bastion du mil.
2fi hit.
Canons de 30. ; . . 9 Obusier do 80. . . . i
jp
Batterie des casernes et annexes.
Canons de 30. ... 8
Bastion central. — Rouerie en arrière de la courtine fWL
Canons de 30. ... 44
flastion central. — Lunette Bielkina. — Portion du mur crénelé.
3»bii.
Mortiers de S7*. . . . 3
Batterie «il arrière de la courtine tèfl, —
Mortiers de a*. ... 4
Face droite du bastion central.
Canon.de campagne. i
Contre les sorties.
S9 hit.
Obusiers de 22e. . *. ;• 2
Batterie de 4 pièces, annexe du bastiou
Obusier» de 181. . . 10
Bastion île la quarantaine.
Mortiers de Ï5*(angl«i») 10
Camp retranché de U quarantaine.
Mortiers de £7* (turcs). 6
Bastion de la quarantaine. . -
Mbit.
Canons de campagne. 2
Contre les sorties.
SI
Calions de campagne, i
Contre les sorties.
Canons de campagne, i
Contre les Sorties et les rassemblements dans le ravin en avant du mur crénelé.
Obusiers de 8Ô. . 4 . 2 Mortier de 32*. ... 1
Batterie des casernes.
-3tf lObasier&de 22*. . tA
Bastion du mAl.
Canons de 3U. . . . t>
Obowers de 80. . . . 2 Mortiers de 28*-{iBrc.s). 2
Bastion de la quarantaine.
Mortier* de S7''/1(iore, î
A reporter. . .
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Canous de M. * . . 8 Obusiers de 80. . , . 2
Bastion et camp retranché de la quarantaine.
Obusiers do 22*. ... 2
Contre les sorties.
Batterie
mobile.
«flatterie dp la baie de
£lréhUU.
Mortiers de. 22". ... 2 Mortiers de 13*. . . . 4 Mortiers de 14* (tares). 12
JS
Contre les défenses accessoires elles rassemblera a K
Monter r iliaque. • . . t
Contre la quarantaine.
. •„ Totm.. ......
' Ulaqum du fantooarg.
Canons île .'« !» n jln») 13
Mamelon verl. — Tour Malakoff. — Bus-
Canon? île tiS (injliu", i
tions n** 1 et 2. — Crand port.— lîedoute SéÜnghinsk.
Montera de 27*. . 6
Du mamelon yi-rt à la redoule VoUivnie.
— lauboarg Karabeluava et poil.
Cdnons de .*12 (aoglais) 4 Obusiers de 22°. . ; . 2
Hedoule SeltA0binsk.
Canons de ri2(»»jUt.) 4
Redoule Volhynie. • •. • i
Obusiers de 22*. ... 4 Mortiers de :fclr. . ✓ . 2
OedtHUe Volhynie.
Mi’irtiers de . . . 2
Mortiers de 13* (anglais) 2 Obusiers de 80, . . , 5
Fnlile le port dans mule sa longueur
Batterie du' f«0d du pendesjer* vie par lea iojliii.
(.anons de 32fas«laia) 7 Canons de 24 (anglais 2
Port. — Batterie rasse du phare. «-Chaussée «Tlnkerinatm.
Balte ru; «le
la redoute du phare.
Canons de 30. ... 4
Batterie russe du phare.
BtUem . a* 7 (ea
Obusiers de 22'. ,. . , 0
Mamelon vert.
cooMruct.
Balterie de eampago*.
Canons obu- Kiers «le 12. ... 8
Disposés ikot groupes de 2 contre les sorties et les- embuscades.
Tire la nuit sur le uianirlnn verl et les embuscades.
mobik.
mmUaii.de 12. ... 3
Totü. . . . i .
On voit par co-tableau que les Français avaient : aux attaques de
Difficulté!
de li liluélioo de* alliés.
la ville, 48 batteries comprenant 278 cagons de siège on mortiers et ’ 2i pièces de campagne au petits mortiers, en tout 302 pièces; et aux attaques du faubourg, 11 batteries présentant un total de 70 pièces, dont 13 pièces de campagne ou petits moTliers. Aux attaques des Anglais, il y avait 123 pièces, dont le feu était réparti entre le mamelon ' vert, le Iront de Malakoff, le grand redan (bastion ri" 3), le bastion du mèt et celles des batteries en ajrrière de ce bastion qui ont des vues sur les attaques anglaises. . • .
Les alliés pouvaient donc rouvrir le feu contre la place avec 501 pièces en bon état et bien approvisionnées. •*,
Les Kusses, de leur côté, avaient tellement augmenté l'armement de la place que, si on en jugeait par les embrasures, leur artillerie était bien supérieure en nombre à la nôtre. Ils avaient en outre construit, pour déborder la droite de nos attaques, plusieurs batteries de gros calibre au nord du port jusqu’au phare, point après lequel la vaflee de la Tchcrnaya s’élargit trop pour quelcur artillerie puisse nous atteindre. D’après les rapports des déserteurs, l’armée russe s’était concentrée autour de Sébastopol; des deux côtés on avait donc réuni le plus de forces possible sous cette place.
On entrait dans la belle saison. Le moment des grandes résolutions était arrivé, et avant de reprendre la marche des opérations du siège, il importe de faire connaître les difficultés que présentait la. situation des alliés.
• Sébastopol était un vaste camp retranché servant de tète de pont à l’armée russe qui, au moyen de ses bateaux à vapeur, pouvait rapidement transporter des forces d’un côte à l’autre du port. On avait de fortes raisons de penser que les Russes étaient largement approvisionnés de munitions, tandis que les 500 pièces que nous étions parvenus à mettre en batterie avec les plus grands efforts ne pourraient faire un feti bien soutenu que pendant huit ou dix jours, après» lesquels, quel que fût l’état d'avancement des travaux d’attaque, se
— lift — •
présenterait le moment le plus favorable pour donner l'assaut. Tout en admettant que l’artillerie des assiégeants produirait uu grand désordre dans les ouvrages attaqués, on ne pouvait pas se flatter que tes Russes n’auraient pas conservé derrière leurs nombreuses traverses assez de pièces pour tirer à mitraille sur nos troupes lorsqu’elles sortiraient des tranchées. C’est sous un feu d’artillerie et d’infanterie des plus meurtriers que nos soldats auraient à franchir l’éspaCc qui les séparait de la place et à passer des fossés profonds, pour entrer dans les ouvrages par les embrasures ou par les points les plus actesssibles des parapets. Ils arriveraient donc dans la placé en désordre et ayant déjà perdu une partie de leurs officiers ; c’est sur ce terrain, Inconnu pour eux et préparé de longue main pour la défense, qu’ils rencontreraient les troupes russes bien formées et pouvant, selon le point où se porteraient nos attaques, laisser nos soldats s’acharner contre un obstacle insurmontable, ou les arrêter par de grands retours offensifs. Par la quantité de troupes qu’il était nécessaire d’engager, comme par la distance qui devait être parcourue en sortant des tranchées et dans l’intérieur de la place, cette attaque de Sébastopol était bien plutôt une bataille qu’un assaut, el cetté bataillé allait se livrer sans que la direction des généraux en chef pût se faire sentir, sur ce ferrain hérissé d’obstacles qu’on ne pouvait espérer de surmonter qu’en laissant à chacun son inspiration du moment.
En admettant cependant que cette lutte, qui entraînerait certainement de grandes pertes, nous Tendit maîtres de Sébastopol, l’ennemi, -resterait en possession du côté nord du! port, dont on ne pourrait s’emparer qu’en passant sur la rive droite de la Tcbcrnaya; or, si on ne pouvait terminer la campagne qu’eu passant au nord du port, il y avait un immense avantage à lo faire avant de donner l’assaut, car dès que l'armée des alliés serait eu possession des hauteurs de Mackenzie et d’Inkermann, la place étant investie, on rentrerait dans lus
conditions d'un sïege ordinaire. Toutes les batteries (|ue les Russes avaient élevées au nord du port pour soutenir les ouvrages du carénage, tombant en notre pouvoir, ces ouvrages et celui du mamelon vert seraient pris de revers, et, en profitant des travaux d’approche déjà exécutés, on se rendrait majtre en peu de jours et sans grandes ’ . pertes de l’ouvrage MalakoiT dont la possession était décisiv e. ,
Sébastopol n’était pas une de ces places à l'abri de l’escalade qui peuvent se défendre longtemps avec une garnison ordinaire; ses fortifications tiraient toute leur force d’un gigantesque armement et de la grande quantité de troupes employées à leur défense. R lui fallait donc de grands convois de vivres et de munitions, et par suite des •. communications journalières avec l'intérieur de la Crimée.
L’investissement présentait de son côté de grandes difficultés. La première condition était de laisser à l’abri de toute attaque les ports deKamiesch et de Balaclava, d'où étaient tirés les approvisionnements de toute nature de l'armée des alliés et dans lesquels les vaisseaux étaient si serrés qu’il aurait suffi de quelques obus pour tout incendier et produire une catastrophe irréparable. Le port de Balaclava, entouré de montagnes et couvert par des ouvrages de campagne, pouvait être défendu avec peu de troupes; mais il n’en était pas de même delà baie de Kamiesch, qui n'est qu’à six kilomètres de Sébastopol. Le camp retranché destiné à la défendre ne pouvait avoir moins de 8,000 mètres de développement, et ses fossés devaient être creusés dans le roc. L’armée française n'avait pu commencer encore cet immense travail. La baie de Kamiesch, parfaitement placée pour les besoins du siège, était un mauvais point de départ pour aller attaquer l’armée russe, car l’ennemi pouvait, à nn moment donné, sortir de son camp retranché avec des forces considérables pour tenter de brûler nos approvisionnements, la» première condition de (■investissement, c’était donc d’avoir assez de forces pour manoeuvrer contre l'armée russe après avoir laissé 50 ou 60,000 hommes
dans la Xhersonése pour garder tes travaux (Lu siège et les ports. Enfin-, en admettant què l’armée des alliés eôt reçu les renforts nécessaires,-quel était le meilleur plan 'à suivre pour éloigner de Sébastopol l’armée de secours ?
On reconnaissait généralement qu’en menaçant Simphéropol, nœud de routes et centre des approvisionnements de l’armée russe,, on forcerait le prince Gorlchakoff à livrer bataille pbur le défendre ou k évacuer la Crimée ; mais on, pouvait marcher sur Simphéropol, soit eh partant d’Bupatoria et suivant la plaine, soit en attaquant par la zone montueuse, riche et boisée qui borde la mer, et utilisant la route WoronKOÉTtfui va de Sébastopol à Simpbéropol en passant par Aloaschtâ. Noos n’avons pas à parler ici en détail des divers pians de campagne qui ont été discutés; il nous suffira de faire remarquer que pour chacun d’eux la moindre divergence d’opinion rendait, l’exécution trés-difikite, puisqu’elle devait être concertée entre trois 'généraux eu chef. ’ • • . ’•. . • . •
. Toutes ces questions avaient été soumises à l'Empereur des Français qnï avait donné dos ordres pour qu’un corps de réserve d’environ Î2,(XW hommes, composé en grande partie de la garde impériale, fût réuni à Constantinople sous les ordres du général Régnault die Saint-’ Jean d’Angdy. L’Empereur, après s’être concerté avec ses alliés» ' avait manifesté l’intention de prendre iui-mème le commandement de toute l’armée, et en attendant, le général en chef de l’armée Iran- . çaise avait pour instructions de ne pas manquer une bonne occasion si elle se présentait, mais d’éviter toute lutte Inutile, tout combat qui ne devrait pas amener un résultat décisif, et de tenir disponibles, ptnff rallier le corps de réserve, deux divisions d’infanterie, la bri— de la garde, toute la cavalerie d huit batteries de campagne.
Telles étaient tes drconslances dans lesquelles les généraux en Chef décidèrent que toutes les batteries des assiégeants ouvriraient ensemble leur feu te ü qvril. . ’-’v
un «me ie reu Ce fou lut effectivement ouvert Fe 9 âu matin, malgré la pluie qui «lu*! le » terii, tombait avec violence ; la place ne répondit que vingt à vingt-cinq minute* après le premier coup de canon, ii l'exception toutefois du bastion de la quarantaine qui lira presque immédiatement. Notre tir, réglé à une moyenne de M) coups par pièce pour les vingtquatre heures, prend vers deux heures une supériorité marquée sur celui des Russes ; mie brèche se manifeste dans le mur crénelé à gauche de la lunette Bielkina, la batterie russe du phare est e teinte, t et partout les batteries ennemies portent les traces des dommages qu’elles ont éprouvés. De notre célé, les batteries n'» 4, 1& et 28 sont : celles qui souffrent le plus : une pièce est mise hors de service, sept atfèts sout atteints. Le feu continue pendant la nuit, mais la place y répond très-faiblement, à l’exception «lu bastion central. A iiartir du U), les alliés reprenaient chaque matin le feu de toutes leurs batteries; pendant la nuit, ils le ralentissaient et tiraient principalement des bombes. Le nombre de projectiles lancés par le» Français, dir lit au 14, est de 4(1,600, puis ils ralentirent leur feu à (f ou 7,000 coups par jour ; du 19 au 24, ils n'en tirèrent plus que 2 à 3, 000, et à la fin du mois ce nombre était réduit à environ 1,300 coups par *. vingt-quatre heures. L'artillerie des alliés causa des dégâts considé-
rables dans les ouvrages de la place : dès le 10, lo feu des redoute» du carénage fut réduit au silence ; ces ouvrages luttèrent encore pendant trois heures le lendemain, puis ils ne recommencèrent à li- . • . cer que le 20, mai» une violente canonnade le» fil taire de nouveau.;
le 1 1 , la lunette Kamtchatka no tire plus que de deux pièces.
Un des bateaux de la passerelle qui traverse le port du Sud fut coulé par une bombe de la batterie n°.35, dans la journée du 10; le» Russes rétablirent la circulation au moyen d'un radeau, mais ils ne passaient plus qu’m courant. Le 13, on coula quatre bateaux de cette passerelle, et le» Russes se contentèrent dé faire passer dos hommes isolés au moyeu de planches et de cordes de nouveaux
bateaux couléslé -ternît* main détruisirent complètement la pas sort* Ht*, qui fui remplacée par un service de chaloupes dans le grand porl. la* 20, tes Russes en construisirent une nouvelle, 500 mètres plu» au nord que Ja première. -• » .
Là "brèche faite au mur crénelé, incessamment agrandie par la* batterie n° 28, avait atteint, 1e 20 avril , jdns de 30 mètres de largeur; mais tes Russes s’occupèrent sans retard à élever un parapet en arrière pour rétablir la continuité de leur enceinte, La batterie de 4 pièces qui avoisine la brèche fut complètement éteinte 1e 2t. Mais si . la première enceinte, qui avait beaucoup souffert, avait diminué son fèu, les Russes le remplacèrent par celui des batteries élevées en seconde ligne. - • ' . ■ .
Plusieurs explosions ont lieu dans la place 1e 13 ; un amas de projectiles creux saute en arrière du bastion de la quarantaine. Le H et te lf> , des accidents de même nature se produisent dans te bastion central.
Le feu de la place n’a pas causé de grands dégâts dans nos batteries ; la batterie n* 38 fut pourtant obligée de suspendre son tir le 1Û avril, à quatre heures du soir. Mais en général les dommages purent être promptement réparés. * ~v‘- • ; * . -
La perte des Russes dut être considérable pendant célle période, car la crainte de l’assaut les forçait de tenir due grandexjuantité dè troupes dans la place. Sous le feu qui de toutes parts convergeait sur elles. Les rapports du prince Gorlchalcoff annoncent que la garnison'eut, du 9 au 15 avril, 413 tués dont 7 officiers, 1,039 blessés dont 10 officiers, en tout 2,382 hommes hors de combat; et qu'à partir du 25 avril, tes pertes s'élevaient de 100 à 175 hommes mi* hors de combat par vingt-quatre heures. On verra plus bas, par les relevés journaliers, quêtes pertes des Français furent beaucoup moins grandes. * ~
Le feu de l’artillerie des alliés, quoique très-habilement dirigé.
. — üw —
n'avait pourtant pas produit tout l'effet qu’eu attendaient les généraux et» chef. Toutes les fois qu’on ne ménageait pas les munition», les batteries de l’attaque prenaient incontestablement la supériorité sur celles de la place ; les Russes ne sonlenaient pas la lutte et abri- , (aient le mieux possible une partie de leurs pièces qu’ils réservaient pour tirer sur nos sapes ou, en cas d’attaque, sur les colonnes d’assaut. Pendant la nuit, ils réparaient leurs embrasures, et dès que lesassiégeants ralentissaient leur feu, les Russes reprenaient le leur et le prodiguaient sur nos cheminements, comme pour prouver que les munitions ne leur manquaient pas. - .
l!ne reconnaissance, faite le 18 avril par Orner- Pacha avec 12 bataillons turcs et une brigade de ehâsseurs d’Afrique renforcée d’une partie de la cavalerie anglaise, avait constaté l'exactitude des rapports de déserteurs annonçant que les Russes avaient retiré une partie des troupes qui occupaient les positions extérieures pour tes concentrer autour de Sébastopol M.
L’assaut restait donc avec toutes ses difficultés. Cependant on jîe pouvait pas continuer indéfiniment la lutte d’artillerie ; aussi, pour ne pas perdre le fruit d’un feu si prolongé et pour profiter des dégâts faits à la place et à son armement, ainsi que de l’effet moral produit sur la garnison, les généraux en chef décidèrent que l’assaut aurait lieu le 28 oü le 20 avril.
Les Français devaient attaquer avec trois cofonnes les bastions n" 4, 5 et <i; les Anglais, le bastion n° 3. En même temps, on devait enlever les lunettes Kamtchatka, Sélingbinsk et Volhjnie, et en cas de snecès attaquer le faubourg lui-même. Les dispositions de l’attaque avaient été déjà discutées en conseil, lorsque l’amiral Bruat donna
(*) Sur le bruit tTmje 31 laque des HttAffS contre Kupatnria , Omer-Paclia emmena, le 2 avril, tnie irrite ses ti tnqH's. pour <W*reutlre celle jdaee. * ,
connaissant «Tune dépêche par laquelle le ministre «lî* la marine l’informait que toute l’armée de réserve serait arrivée à Constantinople pour les premiers joors de mai, et qu’elle devait s’embarquer te 10 mai pour la Crimée. Dans ces circonstances, on pensa qu’il convenait d'éviter une lutte sanglante et hasardeuse, et qu’il ne fallait rien entreprendre avant l’arrivée si prochaine dos troupes réunies à. Constantinople.
C’est vers la fin du mois d’avril que fut terminée la pose du fri télégraphique sous-marin reliant le monastère Saint-Georges, sur la cOte méridionale du plateau de Khersonèse, entre Balaclava et K;i— miesch, avec Varna et par suite avec Paris et Londres. A partir de ce moment, quelques heures suffirent aux généraux en chef pour transmettre des nouvelles à leur gouvernement ou pour en recevoir des instructions. .. • „ .. • .. . • . . ...
Cependant les olllciers du génie avaient profité de la protection de l'artillerie polir pousser les cheminements vers la placé. Nous allons * revenir sur nos pas pour rendre successivement compte des travaux exécutés pendant le mois d'avril devant la ville et devant le fauliourg. . . - ' . .* ’ .
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; une brigade »moirr* r.»rr»r. de sapeurs et 373 travailleurs d'infanterie.
On prolonge d’environ 400 mètres la. communication commencée le 3i mars- entre les batteries n*‘ 30 et 3î et la batterie n" 37 du fort génois. . , ’ .
Pertes dti l,r au 2 j ! tué; 6 blessés.
Le chef rie bataillon du géliiri Noël, chef d'attaque; une brigade xuiiiiuîm jjim. de sapeurs et 511 travailleurs dlinfanterie. . • • ...
On perfectionne la communication entre les batteries n"* 30-31 et 37, et on ouvre en avant de la batterie n" 38 une tranchée-enveloppe, sur environ GO mètres de longueur, Lé feu de là place, que le clair
Attaqiir* d#» yrtiirlu*. • ..
. (ii* Inné fondait fort daugerenv , n’a pas permis «^entreprendre ce -> dernier travail Sur une plus grande i>londne. '■ /'
Pertes du 2 au 3’r2tné8;HLl blessés. ' . *
fcü do i in i mil. Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque : une brigade de supeurr et 267 travailleurs d'infanterie. • " *’ - •
Oh ouvre la tranchée-enveloppe de la batterie IT 118 sur le Teste de son développement. . •' ! v- •
. . Pertes du 3 au 4 : fi blessés. * . . * .
Joorodf do T mil. Le chef de bataillon du génie Lalop, chef d’attaque ; ntic brigade de sapeurs et 145 travailleurs d’infanterie. ' > / ■'
. ’ On ouvre une communication reliant l’extrême gauche de la troi-
sième parallèle au retranchement hastionné établi il la gauclie de la batterie n*l.- .
ain« (ri. k, r.n-t;. A nue heure après midi, on donne le feu à un camouflet («,) qui semble avoir atteint un cheminement ennemi très-fapproebé; une fqipéé abondante s’échappe par l’entonnoir des Russes, qui paraissant travailler à la hâte pour réparer h» dommages qu’on leur à causé?.- ; '■
Perles du4 art il : 7 hommes tués; 85 blessés dont 1 officier.- ■ *‘‘ jourodi do 9 mil.* Ouverture générale du feu de toutes1 les batteries des assiégeants.
Les travailleurs 'du génie sont occupés il faire, écouler les eaux de . * pluie accumulées d'ans les tranchées et il réparer les dégradations
. produites dans les parapets par l'artillerie de la place. • '
• Perles du !l au 1T1 : 8 tués dont 2 officiers ; il blessés dont 2 ofll- • • .cicrs; 4 homme disparu.
v.iii du tu »u ii mil.* Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; une brigade •dé sapeurs et 700 travailleurs d’infanterie:
• ’ Oii sq propose d’ouvrir une tranchée ert avant de la troisième- parallèle pour envelopper deâ embuscades établtes par les Russes au snd-est dn cimetière, (Kmï ils prennent des vues très-dangereuses •sur plusieurs de nos cheminements : mais il faut préalablement s’eni-
— 199 — . ■ Aiüuiyi* <l<x guRl» .
parer de ces embuscades. Elles, sont on ellèt vigoureusement enlevées entre neuf et dix heures; l’ennemi se relire dans le ravin en arrière, mais sa retraite est pour la place le si goal d’un feu de mitraille’ très-vif qui ne permet de placer les travailleurs «ju'u minuit. Une alerte qui a lieu vers une heure retarde encore lu travail, et à deux • heures ét demie les Russes sortent en force, se précipitent sur notre gauebo et reprennent, après une lutte très-vive, les deux embuscades les plus rapprochées du cimetière. Les travailleurs rentrent ' dans la parallèle et le travail n'est pas repris. La nouvelle tranchée, formée do 320 gabions à peine remplis, ne pouvant être occupée pendant le jour, l’ennemi reprend possession de toutes ses' embuscades. • ••• . • ' • • ’ \ •
Pertes du 10 au, 1 1 : 8 tués ; 83 blessés ; 4 disparus.
Le général Bizot, commandant le génie de l'armée, est mortelle- J™'»™ tu ii «ni.
, - * Le f 4 muai Brtol
ment blesse par une balle qui Ta frappé à la tète pendant qu’il suivait *-{ m«w«.
une tranchée anglaise inachevée, pour aller reconnaître la position - "
des contre-approches élevées par les Russes en avant du.maffiélon ■ vert. Il succomba le 15 à celte blessure. Par décret du 12, l'Etape- '
reur x enait de l’élever au grade de générai de division: . ■ ' ■
CeUe perte excite les regrets de toute l’armée. Le général Bizot *•’ dirigeait les travaux du siège avec mi zèle infatigable ; méprisant le danger à ce point qull semblait le rechercher, il conservait dans les. moments les plus difficiles cette sérénité d'àmo et cette extrême bienveiifance qui faisaient le fond de son caractère. : ’
Le rôle des officiers dû génie était difficile dans ce siège où, par la plus fâcheuse coïncidence, on rencontrait en mèmè temps une artil- ’ : lerie impossible à réduire et urt terrain de roc souvent inattaquable • ’ à la pioche. Déjà 23 officiera du génie avaient été atteints par le feu de l’ennemi, et 11 avaient succombé, lorsque le général Bifcof ter- * mina glorieusement une vio exemplaire qui avait été toute consacrée ’ au sèrxicede son pays. . ■ ’ ■■ ; \ . •
•AYiirquA* de JpmcHtv
. JlilIf.H.
• -te gèlerai Dah5S«cprèn<J par intérim te commandement du génie fit- l'armée. ' •• • ' '
Nous commenvons à midi lo chargement de* fourneau* qui doivent par leur explosion simultanée ouvrir une quatrième parallèle devant le bastion du mât; cette opération, dangereuse par les grands mouvements <le poudre qu’elle exige, s’exécute sous la direction du capitaine Pingault ayant sous scs ordres le capitaine Coste et (es lieutenants Moreau et Mengiu. L’ennemi étant plus éloigné delà gauche que de la droite, on commence le chargement par la gauche. H est’
lait dans l’ordre suivant : - t * . • -
Fourui-suix de t,800'tilugr. 10, 17 ci 23.
»,70U lijl.
de 1,110 île 1,'J00 de
de 1,000 de 1,110
«le St»
29,37, .18 cio..-.-. . s, 700
as s-y. . .1^00
ai el 20. ï 2.280