AlbH|ue& <fe 6mus
Pertes du 4 au 5 .■ 2 tués ; 41 blessés dont 4 o (licier s.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’aUaque ; trois bri- \u4 du $ air 0 j ui tic L gades de sapeurs et 8Ü0 travailleurs d'infanterie. - ■
Sur la gauche, on s’avance jusqu'au bord extérieur de la carrière, et on établit, Sur la route même qui passe au pied du glacis de l'ou- '
vrage MalakolT, une petite place d'armes demi-circulaire d’une di-' zaine de mètres de rayon. Ce dernier travail, qui est en mauvais terrain, a été vivement inquiété par le feu de l’ennemi. Les travailleurs ont dû, à plusieurs reprises, chercher un abri dans les carrières ; ils sent parvenus néanmoins à remplir les gabions et à les couronner de ... ■
fascines. ' ‘ ••
On prolonge l’amorce de la sixième parallèle de 90 mètres vers 13 • ■ gauche ; l’achèvement de Cette portion de tranchée, qui se trouve sur le roc, sera long et difficile. On dispose des gradins pour la fusillade dans la place d'armes de la carrière avancée du centre.
On prolonge de 40 mètres le cheminement en zigzag commencé ‘ . la nuit précédente au pied de la berge gaudie du ravin du carénage.
Pertes du 5.au 6 : 0 tués dont I officier ; 63 blessés dont 3 officiers. .
Le chef de bataillon du géuie Bailly, chef d’attaque; deux bri-gades de sapeurs et 903 travailleurs d’infanterie.
La cinquième parallèle est prolongée de 83 mètres sur la gauche, • • \
et on exécute, dans les carrières en avant de cette nouvelle tranchée, divers travaux ayant pour objet d’en assurer la possession. On ouvre une communication composée de, deux boyaux reliant la droite de '. • la place d'armes des carrières à la sixième parallèle. . . " .
On continue le cheminement en zigzag daus le ravin du carénage. •
B y a eu parmi les travailleurs d'infanterie quatre hommes tués' et trente et un Wéssés dont trois officiers. . *
•Pertes du 6 au 7 : 11 tués ; 52 blessés dont 3 officiers. . .• *“■ • -• *
Le chef de bataillon du génie llagon, chef d’attaque; deux bri- 7 e ^.u*. gades de sapeurs et 809 travailleurs d'infanterie.
Attaqua* de demie.
' On établit une petite gabiomiade sur le ressaut de terrain qui existe au débouché du pont-aqueduc sur la rive gauche du ravin, afin d'éclairer le terrain en avant et d'évilor que le poste de ce pont soit tourné. On prolonge le cheminement en zigzag.
L'ennemi a lancé un grand nombre de baHes h feu et tiré très-sou- ‘ - vent à mitraille.
" \ Un ollicier et treize travailleurs, dont trois sapeurs, ont été blessés.
• Perles du 7 au 8 : 5 tués dont 2 officiers; 59 blessés dont 2 of- • * • . Aciers. , ' • " . • • • ' ' • .
Sua da b iu 9 jiuiiei. Le chef de bataillon du génie Rouliier, chef d’attaque ; deux bri-
• gades de sapeurs et 755 travailleurs d’infanterie. .
. . On prolonge de 50 mètres la gauche de la cinquième parallèle, et l'on arrive ainsi au point où la pente vers le ravin Karabelnaya de- . •• vient très-prononcée. On établit un petit poste en gabionnade à en-
viron 10 métrés eu avant de la droite de la sixième parallèle.
. '. Dan» le ravin du carénage, on prolonge le cheminement en zigzag.
.Vers neuf heures du soir, les Russes ont fait une sortie contre les *•
. '■. • carrières de l'extrême gauche de notre attaque, qui n’étaient gardées . . . . •• que par quelques hommes; ceux-ci ont dù se retirer dans les tran-
chées en arriére et abandonner le terrain à l’ennemi qui en est resté . . • maître pendant plusieurs heures; il est rentré dans la place après
avoir bouleversé une partie des gabionnades que nous avions éta- , .... • . blîes dans ces carrières. . ■ . . '
• .’ On ouvre en avant de la batterie n° 28, que l’on construit dans la
•• ‘ ” tranchée creusée sur la gauche du contre-fort du carénage, deux
boyaux ayant pour objet de rétablir la continuité du cheminement.
Perles du 8 au 9 : 23 tués ; 97 blessés dont 3 officiers ; 2 disparus - . . dont 1 officier.
km 4*9 iu <4 Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque ; trois bri- . . . gades de sapeurs et 599 travailleurs d'iufanterie.
• • • A la chute du jour, la garde de tranchée occupe fortement les
• — 347 ' — AtlKpie? de d«H*.
dfcrrières de gauche ; l’enncmr s’y présente au commencement de la nuit, mais accueilli par la fusillade il se disperse aussitôt dans les ^
couverts environnants, d'où il fait pendant toute la nuit un feu do mousqueterie très-vif sur les travailleurs occupés à rétablir les ,
postes et les cheminements bouleversés la nuit précédente:
On ouvre une tranchée permettant d’arriver à couvert du cheminement en zigzag en arrière du pont-aqueduc dans Un petit ravin transversal qui monte jusqu’au plateau en avant du bastion n* % . ■ .
ravin dont l’occupation sera avantageuse en ce qu’elle fera gagner une centaine de mètres au cheminement à diriger sur le bastion.
Le feu de f ennemi a été très-vif pendant toute la nuit.
Pertes du 0 au 10 : H tués dont 1 officier; 105 blessés dont 5 of- - r • ficiers ; 5 disparus. : •
Lé chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque; deux bri- sow j«sw gades de sapeurs et 588 travailleurs d’infanterie. ' * .
Off prolonge de 4 mètres sur la droite et de 20 métrés sur la .:
gauche le poste établi dans la nuit du 8 , à 40 mètres en avimi de la droite de la sixième parallèle, et on le relie it cette parallèle, par une communication formée de deux boyaux qui constituent . • v.
'l’amorce d’un cheminement dirigé sur le bastion n” 2. On com- ■ . ‘
mence, sur 35 métros de longueur, un cheminement dans le fond '
•du petit ravin dont le pied aboutit en arrière et à gauche du pont- •• aqueduc. • ■ *• ’VI>
- , Le sous-lieutenant du génie Hennequin a été blessé à la tête par un biscaïen.
Perles du 10 au 11 : 11 tués; 71) blessés dont 3 officiers. •' " ' ■
Le chef de bataillon du génie Ragon, clicf d’attaque; deux bri—^wi *rn « tïi*.n«t.. gades de sapeurs et 038 travailleurs d’infanterie.
On établit tirte place d’armes en arrière de l’escarpement des carrières de l’extrême gauche, avec un poste en gabions en avant de ’ *
cet escarpement. ' 4 ■
Auarqnr* d«* (trûiû*.
• On prolonge do 8 gabions sur sa gaucho le poste établi en avant de la sixième parallèle.
On continue, le cheminement commencé la nuit précédente dans le petit ravin qui débouche à gauche du pont-aqueduc, et on établit ù la partie inférieure quelques masques en gabions pour se défiler * • * des vues du côté nord du port.
L’assiégé a fait un feu extrêmement vif pendant toute la nuit. Sur • . l'extrême gauche des carrières, la mousqueterio des embuscades
• russes a beaucoup gêné nos travailleurs.
. Perles du 11 au 12 : 7 tués dont 1 officier; Kl blessés dont 2 ol- .
' liciers. • , , '
Sufdaizntijoiiltr. Le chef de bataillon du génie llouliicr, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 638 travailleurs d'infanterie. .
... . ■- A l’extrême gauche, on établit un nouveau poste d une trentaine
• - de gabions relié aux carrières par un épaulement qui permet d’y ar-
river à couvert. On commence la descente qui doit relier la gauebe
• • • de la cinquième parallèle avec le fond du ravin Karabelnaya.
• ■ . . * On commence aussi, à partir de la petite place d’armes en avant .;
• . de la droite de la sixième parallèle, un cheminement en sape double ; . dirigé sur le bastion n" 2 ; on n’en exécute celte nuit que la première
• .* ' branche et le crochet en retour. On prolonge le cheminement ouvert
dans le petit ravin en arrière du pont-aqueduc, et l’on profite pour ■cela d’une portion de chemin qui longe ce ravin et qui forme une communication parfaitement défilée. On arrive ainsi à 230 mètres : environ de l’extrémité du pojit, et l’on peut de là gagner l’origine
. • même du petit ravin; ce cheminement se reliera à la sape double . • . • . . commencée en avant de la sixième parallèle.
.’ . Le feu de la place a été très-vif pendant toute la nuit. -
Pertes du 12 au 13:9 tués; 60 blessés dont 2 officiers.
Soit y» O h 14 juuwi. • Le. chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 750 travailleurs d'infantej-ie. • ' • • ;
. 349 ~ " Aitl/nr» de dniilê.
La descente à la gauche de la cinquième parallèle est prolongée - * jusqu’au tond du ravin Karabelnaya, où elle se réuni! à l’ancienne ligne de contre-approche des Russes transformée en tranchée an- -
glaise. Itevant l’ouvrage Malakoff, on établit au delà des carrières, au point où le glacis est coupé en déblai par la route, un poste de 60 • .
gabions qui ont été rerùplis, couronnés de fascines et en partie recouverts de terre. . • ï; \. . • . •
A l’extrême droite, à l’origine du petit ravin qui débouche au pontaqueduc,. on établit une place d’armes sur la berge gauche de ce •••„ ravin au moyen d’une gabionnade d’une quarantaine demèlres de développement, et l’on commence une communication pour relier «ette place d’armes au tournant de la roule, en avant de la batterie . n® 26. . V. -
i Le travail exécuté sur le glacis de l’ouvrage Malakoff a fait dé- . • couvrir une caisse en bois, recouverte de madriers de 0n08 d'épaisseur, à laquelle aboutissait un auge! que l’on a coupé. Cette fougasse ’ .
n’avait pas encore été chargée. : . ; ’ **
. La place a tiré très-vivement pendant la Huit.
, Pertes du 13 au H : 10 tués; 54 blessés dont 6 officiera. • .
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque: deux bri- stm tp'jwiM. gades de sapeurs et 730 travailleurs d'infanterie. , ■ ' . /.•
On ouvre une communication formée de deux boyaux entre les «arrières de gauche et la place d’armes établie la nuit précédente sur le glacis de l'ouvrage Malakoff: le deuxième de ces boyaux se trouve sur la route tnème. •
A la droite, on consolide la place d’armes établie à l'origine du petit ravin, et. la communication commencée la nuit précédente est complétée sur une trentaine de mètres qui restaient à ouvrir. Pour appuyer cette place d’armes, on établit plus en avant, ver* le sommet de la berge gauche du petit ravin, deux postes d'une trentaine de gabions chacun. » - ' • . ...
A liaqnf « de droite. 1 • 38(1 —
A minuit, on ti aperçu un incendie dans ta place , en arriére de l’ouvrage MalakofT. ' *
Roriin ms<«. Vers une heure du matin, nne assez forte sortie a lieu contre lés lignes anglaises, mais elle est immédiatement repoussée. Une demiheure après, une colonne russe s’avance par le fond du ravin Karabelnaya et débouche sur noire gauche, dans l’espoir de la tourner . et d'enlever le poste établi dans la nuit du 12. Reçus par us feu Vif de mousquelerie soutenu par celui des batteries n" 15 et 16, les Russes, après une demi-heure de combat, ont dû se retirer empor-
• ' tant des morts et des blessé», et abandonnant, en avanil de nos tran-
chée», cinq morts dont un officier. Les efforts de l'ennemi n'ont
• ' • abouti qu’à renverser quelques gabions dans les postes les plus avam-
èés dont les défenseurs ont dû se replier en arrière. Le travail a été
' . ■ • suspendu pendant cette attaque. ' ' - • : .
Quelques détachements qui cherchaient à s’approcher des postés
• * de la tète du petit ravin, sur l'extrême droite, ont été tenus à distance
• par les gardes qui couvraient les travailleurs. „ . . ; .
Perles du 14 au 15 : 21 tués : 98 blessés dont 2 officiers.
j»n* d,i 4o juàiiai . ; Le capitaine du génie Salanson est blessé à la tempe par un éclat •’ : • de pierre. ">- . ' • ‘ •' . • • '• . •%>»/»-.
siAdut5»u«6joiiw. Le chef de bataillon dn génie Ragon, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 600 travailleurs d'infanterie.
On prolonge d'environ 25 mètres sur sa droite la place d’armes établie sur le glacis de l’ouvrage MalakofT, et on élève une gabionnade sur le côté gauche de la route pour se couvrir des coups venant du bastion n’ 3, ' - .
\ - A l’extrême droite, on améliore les deux postes établis en avant
du petit ravin qui aboutit au pont-aqneduc, et on en organise un troisième snr la droite, dos deux premiers, afin de mieux occuper la position et d empêclier qu elle ne puisse être tournée.
On a trouvé à droite de la route, sur le glacis de l’ouvrage Mata
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. ' — 351 — ‘ .Vtiaqucs de <bniic.
koff, une secoride fougasse ; on en a retiré le plateau et coupé le ' •' V. * saucisson qui était dans un auget en bois.
Pertes du 15 au 10 i 7 tués dont 1 officier ; 35 blessés dont 1 officier.
Le lieutenant-colonel du génie Foy est nommé chef d'état-major tou,"« ** du général Frossard, en remplacement du lieulcnaut-coloncl Malcur, . • allant en cougé de convalescence.
Le chef de bataillon du génie Moissonne», chef d’attaque ; deux XuiUu i« w n juiiw. brigades de sapeurs et 6-ti> travailleurs d'inJanterie. • *
> On ouvre, sur la droite de la place d’armes établie au pied du gla- • cis de l’ouvrage MalakofT, une tranchée de 78 gabions de longueur •
«liant rejoindre des carrières qui existent de ce cété. •
Le commandant Boissonnét est grièvement blessé d’une balle au-des9us du genou en dirigeant ce travail, ’•*
A l’extrême droite, on prolonge de 05 gabions vers la gauche la place d’armes du petit ravin, et on perfectionne le» postes déjà établis dans cette direction. • ’ • .
Vers onze heures du soir, après avoir fait une fausse attaque sur Sartre^, rus»*». *
nos postes avancés de gauche, les Russes se précipitent sur les trois • ; postes avancés de la droite. Reçus par un feu nourri de mousquets .
rie et par le tir à balles des deux canons de campagne de la batterie n‘30. Us se retirent avec perte. Un quart d’heure après, ils tentent ' une nouvelle attaque et arrivent très-près de nos gabionnades, mais ils sont forcés de se retirer comme la première fois. Enfin, Us tentent une troisième attaque qui n’a pas eu plus de succès. Les travailleurs ont tenu dans la tranchée commencée, où ils fr étaient ce- .
pendant couverts qu'à moitié ; plusieurs d’entre eux se sont même portés en avant pour renforcer la garde des postes avancés. ,
Il y a eu pendant la nuit cinq travailleurs d'infanterie tués ; un of- *
Scier, douze travailleurs et six sapeurs blessés.
Pertes du 16 au 17 : 13 tués dont 1 officier ; 1 16 blessés dont 5 officiers. ... ■ r . v • . ■ * .) , .
Attaque» tk» ilmitr. • # — 352 —
ptuii au in juillet. Le chef de bataillon du génie Rouiller, cliel' d’attaijue ; deux brigades de sapeurs et 614 travailleurs d'infanterie. - ■
A 20 mètres eu avant de la gabioanade qui coupe la route sur le .
-* - -• glacis de l'ouvrage Malakofl', on en établit une nouvelle, un peu plus . étendue, de manière à former un petit poste pouvant être occupé te
jour.
» < • ■ • On prolonge de 100 gabions sur la gauehe la place d'armes du .
petit ravin aboutissant au pont-aqueduc.
* il y a eu pendant la nuit un travailleur d'infanterie tué, sept sapeurs et sept travailleurs blessés. ‘ - ... . •*
* Pertes du 17 au 18 : 11 tués dont 1 officier; f|3 blessés dont 5 officiers. - *
«wu« t8 iu rtjuiihi. Le c|ief ,jc bataillon du génie Giareton, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 600 travailleurs d'infanterie. - * .
Aulogement sur le glacis de l'ouvrage Malakoff, on prolonge la nouvelle coupure de la roule de 25 gabions sur sa gauche, et on la „• . relie avec la grande place d’armes en arrière en prolongeant la . • sape double qui suit la route. • . •
A la droite, devant le petit redan, on prolonge le cheminement ’ en sape double, commencé dans la nuit du 12, jusqu’à sa jonc-
tiou avec la place d'armes située en tête du petit ravin. Le poste . central établi au nord du ravin est prolongé sur sa gauche de 42 gabions que l'ou a en peine à remplir par suite de la nature rocailleuse du sol. Sur la droite de ce poste, qui est devenu une place d'armes avancée, on en établit un nouveau de 15 gabions, et plus à droite encore, on organise pour notre usage une ancienne embuscade russe. . Il y a eu parmi les travailleurs d'infanterie dix-huit blessés dont * deux officiers. • • .
•• . Pertes du 18 au 19 : 66 blessés dont l> officiers. : . ...
h»t«u*9,u»i^uw. Le capitaine du génie Schænnagel, chef d'attaque; deux brigades
de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie. - ‘ •
.ttljqm?* de* drutte.
A l’attaque de l'ouvrage Malakoff, on étend la coupure de la route de 23 gabions sur la gauche et de 8 sur la droite.
Devant le bastion n° 2, on établit un nouveau poste à la droite de ' ' *
-ceux que nous occupons au nord du petit ravin, et l’on améliore le cheminement en sape double qui est en arrière. • '
Le feu de l’ennemi a été extrêmement vif pendant toute la nuit sur les deux têtes de cheminement. À la gauche, les Russes ont amené . sur la route, en dehors de l’enceinte, une pièce de campagne qui a tiré gur la coupûre et a renversé Ja partie droite du parapet ; mais la ' • gabiénuade était rétablie avant le jour.
Trois sapeurs et vingt-deux travailleurs d’infanterie ont été blés- * sés pendant la nuit. Le capitaine du génie Schoennagel a été contusionné au genou par un éclat de bombe.
Pertes du lfi au 20 : 4 tués dont 1 officier ; 50 blessés dont I officier. ...
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque ; deux brigades feu »o ••> » de sapeurs et 6 il travailleurs d’infanterie. - ...-■••« * ,
A l’attaque de l’ouvrage Malakoff, on prolonge de 8 gabions la droite de la coupure de la roule. ..... . *
Pertes du 20 au 21 : 5 tués dont 1 officier ; 78 blessés dont 3 officiers. ’ .....
' Le chef de bataillon du génie llagou, chef d’attaque; deux bri- ■»« :* >wim. , gades de sapeurs et 613 travailleurs d’infanterie.
A l’attaque de l’ouvrage Malakoff, on organise d’une manière dé-
fensive la placo d’armes qui se trouve à gauciie de la coupure de
la route, et on y ajoute un retour de 17 gabions, (h» prolonge la
coupure de la route de 32 gabions sur sa droite, en se dirigeant
vers l’ouvrage Malakoff ; les gabions sont remplis de sacs à terre,
couronnés de fascines, et en partie recouverts de terre à l’exté- ’
rieur. .
En partant des carrières de droite, ou ouvre, sur dix mètres de
AlUquet do (tooilr. • — 354 —
longueur, une portion de sixième parallèle dit igée vers la place d’armes ourerte au pied du glacis de Malakolî. '
A l’attaque du redan, on relie la place d’armes du petit ravin au poste avancé de gauche par une sape double d’une quarantaine dé • mètres, et on réunit par une gabionnade d’une douzaine de mètres les deux postes de droite.
Le tir d’artillerie de l’ennemi a été très-soutenu pendant toute la nuit et, dès le point du jour, accompagné d’une très-vive fusillade. Sur la gauche, la mousqueteric des embuscades à été incessante pendant toute la durée du travail et nous a occasionné des pertes.
Le capitaine du génie MasscHn a été grièvement blessé à la poitrine par un éclat de bombe.
Il y a eu pendant la nuit six travailleurs d’infanterie tués ; un officier de travailleurs, trente-trois soldats et trois sapeurs blessés.
.. Pertes du 21 au 22 : 1 1 tués dont 1 officier ; 108 blossés dont 2 v- - •. officiers. • • . - . ' > -
Kijji ou tt an n juttM. Le chef de bataillon du génie Roullier, clief d’attaque ; deux brigades de sapeurs ét 600 travailleurs d’infanterie.
Les gabionnades établies la nuit dernière aux deux extrémités de la place d'armes avancée sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, ayant été complètement bouleversées par le canon de la. place, on les rè- • tablit et on les couronne de fascines et de sacs à terre.
Au centre, on prolonge l'amorce de la sixième parallèle d'environ 60 mètres vers la gaucho.
Devant le petit redan, on établit à i’extrème droite de la ligne avancée un nouveau poste d’une douzaine de gabions, et on perfectionne la sape double commencée la nuit précédente en arrière de cette ligne. •
A dix heures et demie, la place à ouvert tout à coup, sur toute l’étendue du front d'attaque, un feu très-vif d’artillerie et do mousqueteriei probablement les Russes s’attendaient à une attaque de
• — 35% — ' ' Autrjiit ' de droile.
vire force, par suite de quelques mouvements de troupes qui avaient * eu lieu avant la nuit pour renforcer les gardes de tranchée. En même. • • temps, des bateaux à vapeur sont venus se placer à l’entrée de la baie du carénage et ont tiré dans la direction du ravin.
La plupart de nos postes avancés n'ont pas répondu à la mousqueterie de 1a place ; le travail, momentanément suspendu, n'a pas tardé à être repris.
• Perles du 22 au 23 : 13 tués; 49 blessés dont 2 officiers. ’
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque ; deux b ri- m u«jnn>i.
gades de sapeurs et 975 travailleurs d’infanterie.
Les Russes tirant à très-petite portée et avec du gros calibre sur nos cheminements, les bouleversent en peu de temps partout où ils peuvent les bien découvrir , même quand on forme le parapet de trois rangs de gabions. L'artillerie de l’ennemi n’a sur la nôtre que • la supériorité du nombre, car, comme nous l’avons déjà dit, dans les - ■ • * *-
attaques de MalakofT, la disposition des lieux est tout en faveur de l’attaque. Malheureusement, le général commandant l’artillerie de l’armée est à bout de ressources : il peut à peine fournir, tant pour les attaques de la ville que pour celles du faubourg, aux besoins de; toutes les batteries ; depuis longtemps déjà, les canonniers ayant manqué, on emploie nn grand nombre d’auxiliaires pris dans l’infanterie. Cependant, les circonstances sont si graves, qu’on fait un . ■ . ■ nouvel effort pour établir encore deux batteries sur. les pentes du. ’ mamelon vert. L’une, armée de dix canons de 2A, prendra le n° 33 ; l’autre, armée de six obusiers de 22e et. de dix mortiers, prendra le n° 34. Pour gagner du temps, cette dernière sera placée dans la tin- \ quième parallèle, un peu à gauche de la ligne qui joindrait le sommet du mamelon à la tour Malakoff, et le génie va travailler sans re-lâche à l’établissement de l’autre, qui sera située plus haut et un peu * plus à droite. - ' .. •-
Sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, on rétablit la partie droite du
• cheminement avancé, que le canon de la place a bouleversée pour la seconde fois. ■ , -•
On prolonge de 50 gabions l’amorce de la sixièmo parallèle parlant des carrières de droite..
On fait en avant de la cinquième parallèle une tranchée de 150 gabions, destinée à remplacer la portion de cette parallèle dans laquelle l’artillerie va établir la batterie n“ 34. On ouvre en outre, aadcssuB et un peu en arrière, une tranchée de 100 mètres de longueur avec deux retours d'équerre de 9 mètres aux extrémités pour l’établissement de la batterie n’ 33 ; enfin, on relie celle dernière à la batterie n* 23 par un boyau. ■ . .
Un incendie assez considérable, qui a duré une grande partie de la nuit, a eu lieu dans la place, en arrière du grand redan.
Pertes du 23 au 24 : 10 tués ; 85 blessés dont 3 officiers. s«ii » jusici. Le capitaine du génie Schœnuagel, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 603 travailleurs d'infanterie.
• Les deux extrémités du cheminement avancé qui coupe la route sur le glacis de l’ouvrage Malakoff ayant été de nouveau bouleversées par le canon de l’ennemi, on remet en place 10 gabions sur la droite et 8 sur la gauche, et on renforce le parapet avec des sacs à terre.
1 On débouche de la place d’armes au pied du glacis de MalakofT
• . par un cheminement qui sera l'amorcé, de gauche de la sixième pa-
rallèle j on prolonge l’amorce de droite de 30 gabions.
Devant le petit redan, on relie ontre eux tous les postes avancés pour en former une place d’armes solide, et on complète la commu- / nication en sape double immédiatement en arrière.
Plus nos attaques s’approchent de l'ouvrage Malakoff et du petit redan, moins elles sont soutenues. Entre ces deux ouvrages, le terrain présente une concavité telle que les tranchées partant du glacis Malakoff ne peuvent échapper aux coups plongeants du redan que • si on les trace suivant la direction donnée à la sixième parallèle. Il
— 357 -4 • fcViHM|ik*i» ilà ifrftHé.
nous est donc impossible do relier directement les deux attaques.
Nous ne pouvons pas non plus, ni sur la droite, ni sur la gauche; • soutenir nos tètes de sape par des places d’armes , car dès que l’artillerie des fronts collatéraux découvre nos cheminements, elle les détruit immédiatement. On est donc réduit à dbeminer'en pointe sur deux bastions d’nne place défendue par une armée nombreuse.
Mais heureusement l’ennemi n’emploie contre nous que de petites sorties. *
Vers minuit, à la faveur de l’obscurité, l’ennemi fait irruption sur ^ !*».«<■ ™«*. ‘ la place d’armes en construction devant le petit redan, et parvient à renverser une quinzaine de gabions; cette sortie, forte d’environ 150 hommes, est aussitôt repoussée. Le travail est repris, mais la place fait pendant une heure un feu d’artillerie extrêmement vif.'
Pertes du 2i au 25 : 13 tués dont 1 officier ; 118 blessés dont 1 officier. ,
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque; deux bri- Xuii fiMmWjuiin. gades de sapeurs et 790 travailleurs d’infanterie. -
Sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, on rétablit la gabionnade de la place d’armes avancée, que le canon de la place avait encore une • . . fois détruite, et on épaissit son parapet avec des sacs à terre. On prolonge de 25 mètres l’amorce de gauche de la sixième parallèle, et on relève, à l’extrémité de l’amorce de droite, une quarantaine de gabions renversés par l’artillerie de l’ennemi.
On continue à préparer l’emplacement de la batterie n° 33 et sa communication.
Pertes du 25 au 26 : 5 tués; 38 blessés.
Le chef de bataillon du génie Ragon, chef d’attaque ; deux bri- xoiuoas.uti jwiw gades de sapeurs et 507 travailleurs d'infanterie.
Une portion de la gabionnade de ia ooupure de ta route, sur léglacis de l’ouvrage Malakoff, renversée de nouveau pendant la journée par le canon de la place, a dù être relevée sur 20 gabions dé
AtMqwfS de droite. . —, 358
longueur. L’amorce de gauche de la sixième parallèle est prolongée - ’ • de 36 gabions, et celle de droite de 40. . •
La tranchée destinée à l'établissement de la batterie n° 33 est terminée et livrée à l’artillerie. '• ■*.*'
La place a fait pendant toute la nuit un feu extrêmement vif de projectiles creux et de mitraille. Un sapeur du 2* régiment du génie, nommé Roussel, a rejeté par-dessus le parapet un obus qui allait ■éclater dans la tranchée.
.. 4 Portes du 26 au 27 : 10 tués dont i officier; 65 blessé dont i officier. ,•
Nu-i a» n «i Wjjuin. Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 503 travailleurs d’infanterie.
A la gauche, le canon de la place ayant détruit de nouveau la gabion riade du cheminement avancé sur le glacis de l’ouvrage MalakofT, on essaie de le rétablir encore une fois ; mais l’artillerie russe tirant incessamment sur ce travail, on n’a pu relever cette gabionnade que sur 8 métrés de longueur. • .
On prolonge de 35 gabions vers la droite l’amorce de gauche de . • la sixième parallèle. A l’amorce de droite, on rétablit les gabions de la tète du travail, que le canon de la place avait bouleversés sur une assez grande longueur ; en sorte qu’à cette parallèle, comme sur le ^ glacis, le travail d’une nuit n’était le plus souvent que le rétablisse- ’ ment du Iravail de la nuit précédente.
Le feu de la place a été Irés-vîf pendant toute la nuit ; le nôtre n’y • a que faiblement répondu.
Pertés du 27 au 28 : H tuésr65 blessés dont i officiers, tu « juillet. Le chef de bataillon dn génie Cliarelon, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.
• ’ • On lente à deux reprises de relever la gabionnade du chemine-
ment avancé sur l’ouvrage .MalakofT , mais chaque fois elle est aussitôt renversée dans la tranchée ; on essaie alors d’établir sur ce point
— 351). — . ÀMaqiies de droite. .
un parapet sans gabions, formé d'assises successives dé sacs à terre, ■
. et on parvient à exécuter ce travail sur une longueur de cinq mètres. , • •
On répare et on épaissit le parapet des deux amorces de la sixième • ■
parallèle que le canon de la place avait fortement endommagé ; mais ■ les projectiles de l'ennemi ayant empêché de relever la gabionnade à la tète de l'amorce de droite, on a dé, comme devant l’ouvrage Malakolï, établir le parapet tout entier eu 6acs à terre, et on a exécuté ce travail sur sept mètres de longueur. - Le tir de l’ennemi a été très-vif pendant toute la nuit ; celui de nos batteries a été aussi très-soutenu. - - -
Pertes du 28 au 2!) : 4 tués ; 64 blessés.
Le capitaine du génie Schœnnagol, chef d'attaque ; deux brigades <f» »«mo juan.
de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie. ' -
Le feu de la place avait été très-vil' pendant la journée du 20; principalement dirigé snr les deux tètes de sape de la sixième parallèle et sur le cheminement avancé devant l’ouvrage MalakofT, les parapets avaient été complètement bouleversés sur ces trois points. .
A la nuit, on essaie encore une fois de rétablir le cheminement sur l’ouvrage MalakofT : ou le déblaie sur quatre mètres de longueur et on lui donne 1“ 80 de profondeur pour que les travailleurs y soient couverts par la fouille elle-même; mais le travail fait a été comblé au jour par le canon de la piace, qui a rejeté la terre dans la tranchée. 11 n’a * . ’
, pas été possible de réparer le parapet de la coupure de la route, les . boulets bouleversaient les gabions à mesure qu'on les remettait en place. Ou a relevé les brèches faites pendant la journée dans le parapet de la sixième parallèle et prolongé l'amorce de droite de cette parallèle de 14 gabions, en les doublant pour donner plus de consistance an parapet. "t • ' • . *
La place n’a cessé de tirer pendant toute la nuit sur nos têtes de cheminements.; le feu de l'artillerie russe a été beaucoup plus vif et plus soutenu que le nôtre. ... ' < ..
Atl-nju.'- île iJnjrit- — 360 ■ —
Perles du 29 au 30 : 13 tués; 38 blessés.
»«» du *o« 3i juiUm. Le cltef de bataillon du génie Bailly, chef d'attaque; deux bri-
gades de sapeurs et 529 travailleurs d’infauteric.
• • Gn refait le parapet de la coupure de la route, sur le glacis de l’ou-
vrage Malakoff, et on déblaie le boyau à droite de cette coupure sur i "80 de profondeur. Sur la droite de ce glacis, on débouche en avant de l’amorce gauclie de la sixième parallèle par un boyau de 35 ga- • bions de longueur qui se trouve délité de l’ouvrage par le relief du
terrain. Les deux amorces de la sixième parallèle sont prolongées en double gabionnade, celle de gauche de 8 gabions, celle de droite de 20. • • ■ • ' • ■ ■- - , ;
La place d’armes avancée devant le petit redan a été prolongée de 45 gabions sur sa gauche, à partir de la tète du cheminement en sape double. Sur sa droite, on l’a reliée à un petit poste par une tranchée de 37 gabions de longueur.
Le tir de la place a été très-vif et plus soutenu que le nôtre.
Le capitaine du génie Lecucq a été tué par un obus.
Pertes du 30 au 31 : 14 tués dont 2 officiers ; 65 blessés dont 4 of- * • liciers. ; • '
k«u du 3i iuiiiei au Le chef de bataillon du génie Ragon, ehef d’attaque ; deux bri-
4*' »oOU
gadés de sapeurs et 600 travailleurs d’infanterie.
■ . Le cheminement avancé sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, com-
blé de nouveau par le canon de la place, est déblayé sur une dizaine «• de mètres de longueur, et son parapet est rétabli ; la coupure de la route est également réparée malgré le tir dirigé sur ce point peu- ... ‘ riant toute la nuit. Le nouveau boyau ouvert la nuit précédente sur • la droite du glacis est allongé de 5 gabions sur sa direction primitive
et de 22 formant une branche qui se refuse à gauche. Les deux têtes . de cheminement de la sixième parallèle marchant l’une vers l’autre sont prolongées chacune d'une trentaine de gabions qui ont été.
. doublés.
Attaques de droite .
Devant le bastion n» 2, on pose 38 gabion* à la gauche de la place-
* + , * •*> d'armes avancée, et à la droite on en pose 30 pour rejoindre, un
point -déjà occupé par un petit poste. -
v Sur le célé droit du contre-fort du carénage, on ouvré, en partant
de la communication en zigzag de la batterie n“ 22, un boyau de 130
mètres de longueur aboutissant à l’emplacement d’une batterie de . •
mortiers en projet (n“ 30),
: Le sous-lieutenant du génie Mandagout a été tué par une bombe • .
en dirigeant ce dernier travail.
Le feu de la place a été extrêmement vif pendant toute la nuit ; la pluie qui est tombée en abondance a rendu les tranchées impraticables sur plusieurs points, malgré les travaux faits pour donner de
l’écoulement aux eaux, • -• "
Pertes du 31 juillet au l*t août : 8 tués dont 1 officier ; 39 blessés dont 1 officier.
Les pertes du 2* corps, pendant le mois de juillet, s’élèvent à 283 ***■<*« *■ «o>» tués dont 16-officiers ; 2,011 blessés dont 74 officiers ; 7 disparus dont .
1 officier ; en tout, 2,331 hommes hors de combat. '
La moyenne du nombre de travailleurs employés aux attaques de ‘.droite a été de : * - . ’ . ■ ' ' -•'/ •
07 sapeurs et 500 soldats d’infanterie par journée; ■ • 7 • 71 — 679 — par nuit.
En ajoutant aux pertes du 2* corps celles du i'r corps données «*«>« *i ■«, plus haut (page 312), on voit que l'armée a eu pendant le mois de juillet 3»M) hommes hors de combat. •• " .
Le nombre total de travailleurs employés aux deux attaques a été' xou** tr,™».-»,,. .
i ' «nployni
Cn moyenne de i,. , . * . ' x dcwWp*.
143 sapeurs et mineurs et 687 soldats d'infanterie par journée ;
• 139 — 838 .. — . - • par nuit. : .
SS
m ff«nn. D’après ce qui a été convenu avec les généraux alliés, la variée rut» statut!, dg Bajjar a été divisée de la manière suivante entre les trois armées . pour la répartition des foins qu'on y récolte : les Anglais occupent les villages de Baïdar, SaLtik et tout le terrain à droite do la route WoronzofT, défendant le passage do Phoros avec quatre escadrons de cavalerie; les Turcs sont établis plus à l'ouest, jusqu’au village de Bouyouk-Miskomia ; les Français occupent tout co qui est an nord de la route Woronzoff, et observent les passages de Cardonc- • Bell et d’üuzenbach. La coupe des foins a été terminée le 3 août, et
le 5 on achève de les ramasser. Le 3, une soixantaine de Cosaques • sont venus fourrager dans le ravin séparant Ünrkousta de !a crête qui limite lu vallée au nord ; ia grand garde des dragons et une* compagnie de zouaves refoulèrent ces Cosaques avec lesquels on échangea quelques coups de fusil.
Le 3 août, à neuf heures du matin, une embuscade russe ouvre le . , feu contre une embuscade française établie par le G” de ligne sur les t-
bords de la Tchernaya. Une centaine de tirailleurs ennemis s'avan- . , cent à l'abri des broussailles et commencent une fusillade qui a duré
, ; .. ; environ une heure et demie. La Tchernaya, grossie par les pluies, a empêché nos tirailleurs de s'approcher de l'cnneiui. Celte affaire n'a eu aucune importance.
Les Piémontais occupant Tchorgoun avec leurs avant-postes, on supprime les patrouilles françaises que l'on dirigeait de ce côté.
Le T août, le général Canrobert, aide de camp de l'Empereur, quitte la Crimée pour retourner en France ; l'Empereur lui avait envoyé l’ordre de reprendr e son service auprès de sa persouue.
. Un ordre du 0 août fait connaître à l'armée que, juir décret du 4,
' les campagnes compteront double pour l'armée d Orient.
Dans la matinée du 12 août, les Russes construisent quatre eni- • buscades en avant d'un des contre-forts accessibles qui se trouvent • • à l’ouest de la route de Mackeusic à Bajaclava et >ur le sommet
desquels ils ont établi plusieurs batteries. (Ces batterie» tirant sou- ' vent à de grandes distances sans produire d’effet, nos soldats les.
’ avaient baptisées des noms de Bilboquet, Gringalet, etc.)
Lo lit août,' les quatre escadrons anglais établis prèsdeBaïdar rentrent au camp. . • .
Depuis plusieurs jours, certains indices et les rapports des déser- R,“'KS,'1 leurs faisaient penser que les Russes viendraient attaquer la ligne de 46 **“l <pu *)• la Tchernaya. Les positions occupées sur cette ligne sont couvertes par la rivière même et par lo canal de dérivation amenant à Sébas- ' lopol l'eau du Chouliou, qui traverse la Tchernava sur un pont- - aqueduc. Les hauteurs qui bordent la rive droite du Choulion tombent assez brusquement vers la Tchernava et s’avancent en point© au conlluenl des deux rivières, où elles ne laissent qu'une gorge étroite pour leur passage. C’est dans cette gorge qu’a été construit le pont-aqueduc. La Tchernaya présente quelques gués faciles, et on peut la traverser en outre sur deux ponts ; l'un situé à côté et en ^ aval du pont-aqueduc, l’autre à trois kilomètres plus bas; ce dernier, nommé pont de ïraktir, a été couvert par les Français d’un petit ouvrage en terre. Le canal de dérivation a peu de largeur, mais il n’est guéable sur aucun point.
flu-dessous de la gorge où èst situé le pont-aqueduc, la vallée de laTchornaya s’élargissant, on trouve une petite plaine de 12 à 1,500 mètres de largeur après laquelle, du côté de la rive droite, vient un terrain mamelonné, s’étendant jusqu’au pied des escarpements de rocher qui limitent le plateau de Mackenzie ; sur la rive gauche sont des liauteurs très-prononcées, nommées par les Russes monts Fédou khi ne, qui séparent la vallée do la Tchernaya de la plaine de lia— laclava. Ces hauteurs soûl coupées par plusieurs vallons dans l’un
(O Voir au pièces Jusiilkativcs, V 10, la cumposhion cl l'eflcclit de l'armée fraataisc, à h ibtoxlu il* aoAI. *
desquels passe la (fraude route de Balaclava h Mackenzie, qui traverse la Tehemaya au pont de Traktir et monte sur le plateau de Mackenzie par une longue rampe en lacet. Celte route est la principale communication dos Russes avec la petite plaine de la Tehemaya, mais ils peuvent en outre y déboucher par les gorges de Mangoup- Kalé, qui forment une sorte de brèche dans la muraille de rocher dont nous avons parlé en décrivant la Crimée. Une armée russe qui descendrait dans la plaine ne laisserait donc derrière elle pour en sortir que la rampe de Mackensie et le défilé de Mangoup-Kalé.
Le corps d'armée qui défendait la Tehemaya avait pris position sur les monts Fédoukhine, au pied desquels a été creusé le canal de dérivation et que borde aussi la Tehemaya auprès du pont de Traktir. Les Piémontais, qui occupent la droite de la ligne, au-dessous de Tchorgoun, ont leurs avant-postes de l’autre côté de la Tchernaya, sur les hauteurs qui s'avancent dans l’angle de cette rivière et du Chouliou. Les troupes françaises gardent le centre et la gauche de la ligne, jusque près des hauteurs du mont Sapoun. Les Turcs, placés en arriére, occupent tout le pâté montueux qui est à l'est de Balaclava, et observent Alsou. Le général d’Allonvillè, avec sa cavalerie, deux bataillons d’-infauterie et une batterie d’artillerie, veille • à l’extrême droite de l’armée des alliés,. dans la vallée de Baïdar..
Toutes les troupes françaises qui défendent le cours de la Tchernaya dans les environs du pont de Traktir sont sous les ordres du général Herbillon, qui avait pris les dispositions suivantes : r . La division Faucheux, séparée des Piémontais par un petit vallon, est campée en arrière du pont, sur les hauteurs qui se trouvent à droite et à gauche de la roule de Balaclava h Mackenzie: Sa 1" brigade (2* zouaves, lff bataillon de chasseurs à pied) ('), avec la G*
(O Celle liriçade, dont Vefferlif éiail Irès-rédnil par le? pertes qu'elle avait éprouvées
batterie dn 13' régiment d’artillerie, occupe le mamelon de droite qui est fortement dominé, h portée de canon, par le plateau de la rive droite du Cbouliou. La brigade de Failly, 2* de la division Faucheax (95* et 97' de ligne), est campée sur les croupes un peu plus . élevées qui sé trouvent à gauche de la route. I n détachement de cette brigade spécialement chargée de la défense du pont de Traklir occupe le petit ouvrage qui couvre le débouché du pont sur la rive droite de la rivière. A gauche de celte division, campent le 3" régiment de zouaves et le 50" de ligne, de la brigade de WimpITen (1” de la division Camou), et la 3* batterie du 12* régiment d’artillerie. Enfin, à l’extrême gauche se trouve le reste de. la division Camou, c’est-àdire le régiment de tirailleurs indigènes delà t" brigade, et la 2* brigade (général Vergé, fi* et 82' de ligne), avec la 4* batterie du 13' régiment d’artillerie.
En arrière de ces positions se trouvait le général Cler, prêt à soutenir la division Faucheux avec la 2e brigade de la division Herbillon (02' et 73' de ligne), et en réserve, sous les ordres du colonel Forgeot, cinq batteries à cheval dont deux de la garde. La lr* brigade du général Herbillon. (14’ bataillon de chasseurs à pied, 17' et 52' de ligne) était placée à mi-côte du plateau d’Inkefmann, près de la redoute Canrobert ; elle devait au besoin soutenir la division Camou.
. l’ne division de cavalerie commandée par le général Morris (quatfe régiments de chasseurs d’Afrique) bivouaquait dans la plaine de Balaclava, en arrière de la droite des monts Fédoukhinc, prête à soutenir notre infanterie.'
Dans la nuit du 15 au 10 aoôt, l’ennemi fait une démonstration du côté de la vallée de Baïdar pour inquiéter le général d’AllonviJIe, qui fait aussitôt prévenir le général en chef et le général Herbillon que
tlans te siéfee , n'avait daos et* moment que cleu\ ofHriers supérieurs (les rommandauis Alpjr el d'Artois dif i» xnuaves), qui furent tués dès le commencement de l'action.
l’eimemi se renforce devant lui. Pendant ce temps, le gros de l'armée russe profitait de l’obscurité de la nuit pour descendre dans la vallée de la Tchemaya. La droite, composée de trois divisions commandées par le général Read, prenait position des deux cètés de la route du pont de TraRtir à Mackenzie, à portée de canon de la rivière. La gauche, comprenant également trois divisions sous tes ordres du général Liprandi, s’avançait, par la vallée du Chouliou et les plateaux de la rive droite de celte rivière, contre les Piémontais et Ta droite des Français. Une septième division d’infanterie et trois divisions de cavalerie formaient la réserve. Plus de cent pièces de canon soutenaient l’attaque de l’infanterie. Une brume épaisse nous cachait les mouvements des Russes.
A quatre heures du matin, les postes avancés de l’armée sarde se replièrent, annonçant que l'ennemi s’avançait en masses considérables. Les Russes ne tardèrent pas, en effet, à placer une nombreuse artillerie sur les hauteurs de la rive droite de la Tchemaya et à ouvrir le feu de leurs pièces contre les Piémontais. Le général de La Marmora se hâta de réunir ses troupes.
L’attaque des Russes contre les Français commença à notre extrême gauche; une des divisions du général Read, couverte par de nombreux tirailleurs, vint se jeter sur la div ision Camou ; mais vigoureusement reçue par le 3* régiment de zouav es et le 50' de ligne qui l’abordent de front, tandis que le 82' la prend en liane, les Russes se retirent en toute hâte et ne peuvent, pour échapper aux coups de notre artillerie, se rallier que fort loin. L’attaque ne fut pas renouvelée de ce côté.
Au centre, la lutte fut plus longue et plus acharnée, Le général Read, soutenu par une nombreuse artillerie, porte deux divisions vers le pont de TraKtir. Ce pont étant placé sur un coude de la rivière qui fait saillie du cété des Russes, le petit ouvrage qui le couvrait ne pouvait faire une longue résistance ; les 150 hommes du 07e
qui l’occupaient furent bientôt pris d’écharpe et à dos, et la rivière • étant guéable au-dessus et au-dessous, ils durent évacuer la tête de pont pour ne pas être enlevés.
Les Russes, maîtres du pont et du cours de la rivière, ont encore à franchir le canal de dérivation de la Tchernaya ; mais ils portent avec eux de petits ponts volants préparés d’avance qu'ils jettent d’une seule pièce en les dressant sur la rive droite et les laissant retomber. Tous ces obstacles franchis, les colonnes russes, repoussant nos avant-postes, gravissent résolûment des deux cétés de la route les hauteurs que couronnent nos tentes. Le général de Failly, qui avait formé ses troupes à la hâte, lance alors sa brigade contre les tètes de colonne russes; la première brigade de la division Faucheux, ralliant ses avant-postes, court en môme temps sur l’ennemi et le charge aussi à la baïonnette. Les 95" et 97* de ligne, le 2* zouaves et le 19* bataillon de chasseurs, qui se sont déjà fait une belle réputation mais dont le feu de l’ennemi a éclairci les rangs pendant le siège, se précipitent sur les Russes sans se préoccuper du nombre, et les culbutent, aux crisalc Vive l'Empereur, dans le canal de dérivation, et puis dans la Tchcmaya. Nos soldats reprennent la tète de pont d’où ils font un feu des plus meurtriers sur les masses russes qu'ils ont refoulées sur la rive droite. L'artillerie des divisions placée sur les derniers contre-forts qui dominent la vallée n’a • cessé de tirér à mitraille sur l’infanterie russe sans daigner répondre aux nombreuses batteries de l’ennemi dont le feu convergeait sur elle. ■ • ; ' ’ • . ' .
Pendant que la canonnade continue de part et d’autre, les Russes préparent un nouvel effort. La brume s’est dissipée, on les voit renforcer leur centre, et une des divisions du général Liprandi descend des hauteurs du Chouliou pour se porter sur la Tchernaya, audessus du pont de Traklir. De son cèté, le général Herbilion envoie la brigade Qer renforcer la division Faucheux et le colonel Forgeot,
commandant l'artillerie sur la Tchernaya, fait arriver ses batteries do réserve, ce qui porte à huit le nombre des batteries qui peuvent . agir contre les masses russes. L’ennemi renouvelle en effet son attaque : il s'empare une seconde fois de la télé du pont de Traktir, passe la Tchernaya et veut gravir de nouveau les hauteurs que défendent nos braves soldats; mais chargé avec la même impétuosité .que dans sa première attaque et foudroyé par nos batteries, il est * culbuté de nouveau dans la rivière avec des pertes énormes.
La division descendue des hauteurs de Cbouliou vient tenter une ’ nouvelle attaque par le vallon qui sépare les Français des Piémontais; mais arrêtée par le général Clerc et prise en flanc par la division piémontaise du général Trotti, elle est également repoussée avec do grandes pertes.
Vers neuf heures du matin, au moment où les efforts de son armée venaient de se briser contre quelques-uns de nos régiments soutenus par nos intrépides artilleurs, le prince Gortchakoff pouvait voir qu'on s'était mis en mesure de déjouer tous ses projets.
\ La div ision de chasseurs d'Afrique du général Morris, ralliée par
la cavalerie anglaise du général Scarlett, était placée en arrière des mamelons de Kantara et de Fédonkhine et se tenait prête à tomber sur le flanc de l’ennemi, dans le cas où il parviendrait à faire une trouée sur hi ligne de la Tchernaya. Six bataillons de l’armée turque amenés parSéfer-J’acha (général Koscielski} venaient renforcer notre . droite. Enfin, le général en chef faisait marcher la div ision Levaillant du 1" corps, la division Dulae du 2' et la garde Impériale qui se portaient sur le lieu du combat.
Les Russes se reformèrent hors de la portée de notre artillerie, laissant le champ de bataille jonché de morts et de blessés, et parmi les morts le général Read et son chef d'état-major le général de ‘ Weimarn. Ils regagnèrent les hauteurs en s'écoulant par la route de ■ .Mackenzie et par le chemin d’Ai-Todor. ■ • ...
A trois heures de l’après-midi, l'année ennemie avait complètement disparu. Lear Sardes occupaient de nouveau leurs postes avancés sur les hauteurs du Chouiiou. La division Dulac et celle de la garde relevèrent dans leurs positions les troupes qui avaient été engagées ; la division Levaitlant fut renvoyée au 1" corps, et la cavalerie reprit ses bivouacs.
Nos perles dans cette brillante journée se sont élevées à 181 tués dont 9 officiers, 1,324 blessés dont 61 officiers, et 46 disparus; en tout 1,451 hommes mis hors dé combat. L'armée sarde, qui a vaillamment • combattu à nos cétés, a eu environ 250 hommes mis hors de combat.
Les pertes des Russes, qui ont été beaucoup plus considérables que celles des alliés, peuvent être évaluées à plus de 6,000 hommes. Pendant l'armistice de deux jours demandé pour l'enterrement des morts, les Français ont relevé 2,120 cadavres russes; les Russes ont enterré environ 1,200 des leurs sur le terrain de la bataille, Indé- . pendanjment de ceux qu’ils avaient enlevés. 1,664 blessés dont 58 officiers ont été recueillis dans nos ambulances, 150 dans celles des Sardes ; 400 prisonniers sont restés entre nos mains, et une centaine d'autres entre ceHes des Sardes.
La victoire de la Tchernaya garantissait la paisible continuation du siège. Toutefois, dans la prévision d une nouvelle attaque, les alliés renforcèrent leurs postes d'observation : le général Simpson envoya à Kamara quatre régiments écossais, avec 50 pièces de canon, sous les ordres du lieutenant général (Campbell.
£n outre, on commence, le 20 août, la construction de trois batteries de positiou pour défendre les abords du pont de Traklir. L’une, établie sur le mamelon de droite, où est campée la première brigade ' de la division Faucheux, doit être armée de six pièces de 16 et de six pièces de 12, et prendra lenom de batterie Raglan. La seconde, placée sur l une des pentes du camp de la division Herbillon, à gauche du pont, polir battre d'écharpe la route de Mackenzie, sera armée
comme ta première et portera le nom de batterie La Bmusinière. La troisième, établie sur le flanc droit de la route qü’elic enflle jusqu’au pont, forte de douze pièces .de 12, sera désignée sous le nom
• de batttrie Bizot. Les battèriès Raglan et Bizot ont pu être armées •* dès la nuit du 21 ad 22 août.
iv*<raiijiti.«c. Le 10 août, le général d'Allonville fait une reconnaissance sur
mouHŒenu «• in»ne!. tous |es passages qui communiquent de la vallée de Baïdar dans celle du Relbek. Il ne rencontre que quelques escadrons de cavalerie et un millier de Cosaques qui se retirent sans inquiéter sa marche.
Le lendemain matin, un bataillon de chasseurs occupe le col <Tüuzenbach, et un bataillon de zouaves va s'établir sur un piton qui domine le col de Cardone-Bell. Ce mouvement est appuyé par une démonstration de toute la cavalerie dans la plaine d'Ourkousta.
Le 2-1 au soir, la brigade de dragons et celle de cuirassiers quittent la vallée de Baïdar. La première vient prendre position sur la ligne de la Tchernaya, derrière les chasseurs d'Afrique ; la seconde va s'établir sur le plateau de Kbersonèse, près du monastère de ■ . • Saint-Georges. . ' • • •*'
u» ims C'est dans le mois d'août que les Russes construisirent le grand
. ftorrfttrMMêtil un ptUrt
néftm ' pont de radeaux qui relie, à travers le port, les forts Nicolas et .Mi-
»fcr te fnni port. 1 '
chel ; il a été entrepris sur ia proposition du chef des ingénieurs de l'armée, le lieutenant général de Ruchmeyer, qui l’a fait exécuter ■ avec une rapidité remarquable , en partant à la fois de ses deux
extrémités. L’établissement de ce pont, qui n'a pas moins de 018 . * mètres (430 sagènes) de longueur sur 5*30 (2 1/2 sagènes) de largeur entre les garde-corps , donne aux Russes une communi- • cation plus sûre, plus facile et plus prompte que celle que leur
fournissait le service des bateaux à vapeur, et il achève de faire de
* * . Sébastopol une véritable tête de pont. La garnison peut avoir ses
grandes réserves à l'abri de nos feux sur la rive nord, et toute l’armée russe aurait pu, par une marche de nuit, sé réunir à la garnison
pour déboucher à (improviste sur nos travaux d’attaque et nos batteries. Dans le cas où un assaut nous rendrait maîtres de la place, la garnison ne risque pas d'ètre faite prisonnière ; elle pourra toujours , se retirer dans les camps du nord et replier ou détruire le pont. Ce pont a donc une importance très-grande pour les Russes, tant pour l’offensive que pour la défensive. Il a été livré à la circulation lo27 Soût.
Mmé».
A midi et demi, les Russes font jouer un fourneau dont l'explosion «*<;««•
(<f„) ne noüs a causé aucun mal. - »M).
Le chef de bataillon du génie IS'oël, chef d'attaque; deux brigades x®i <tu •« » i de sapeurs et 400 travailleurs d'infanterie.
On rectifie plusieurs parties de la communication de la batterie , • n" 57, qui serraient de trop près le fort Constantin, et on ouvre, en partant de la communication des batteries n°* 30 et 31 , une nouvelle -* >
tranchée de 190 mètres de longueur, destinée ii remplacer une partie de celle qui a été ouverte dans la nuit du 30 juillet, et dont le défilement présentait trop de difficulté. •* m
A quatre heures et demie du malin, nous donnons le feu à un globe de compression établi à l’extrémité du rameau où nous avions reçu le camouflet dans la journée du 1", et en même temps nous faisons. jouer un fourneau situé dans une crevasse du roc, sous le talus des * entonnoirs. Ces deux explosions («„ et a,») ont amené à la surface du sol une grande quantité de bois de coffrage provenant des galeries do l’ennemi. - • ;
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque : deux brigades do sapeurs et 400 travailleurs d’infanterie.
, Au delà de la chapelle Saint-Wladimir, ia communication de la batterie n" 57 est portée à trois mètres de largeur sur un développement d’environ 300 mètres, et le mur formant le parapet est élevé à hauteur convenable, malgré le feu de la place qui inqaiète assez vivemenlles travailleurs. . : .
Jouroé* 4a ï- ftOâf* *
Aumjiifft d«* gauftie.
A quatre heures et déni if du soir, nous faisons jouer un fourneau dans une cavité qui parait communiquer avec les galeries de l’ennemi. L’explosion {«„) a produit un entonnoir profond et jonché ; de débris de coffrage.. - ' . . .
Malgré les feux courbes de la place qui les gênent toujours, nos • mineurs, aidés par des travailleurs d’infanterie, maintiennent des communications couvertes entre les entonnoirs.
San *1 1 nitrii. Deux brigades de sapeurs et MM) travailleurs d’infanterie.
On ouvre une tranchée d'environ .10 mètres de longueur pour combler la lacune qui subsistait encore entre la batterie n" 57 et la * partie déjà ouverte de la communication ; on perfectionne les partie» dans lesquelles il avait été impossible de travailler pendant le jour.
La place a tiré assez vivement sur ces travaux. <■ •
ami (n. Xu . «». ?)• L’ennemi fait jouer deux fourneaux (rf„ et d„) sans aucun succès, l'un à onze heures du soir, l’autre à une heure et demie du matin.
Pertes du 2 au 3 : 7 tués; il blessés dont 4 officiers, s m«i. Un puits ayant ouvert la galerie russe dans laquelle ont déjà joué les fourneaux «„ et a», nous y faisons un nouveau fourneau (a„) qui reçoit le feu à sept heures du matin. Son explosion a encore rejeté des débris de coffrage.
j« * >* » k*i. Le chef de bataillon du génie Ribot, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 251 travailleurs d'infanterie.
Le cheminement souterrain en avant de la batterie n" 58 a débouché dans la carrière. On pétarde le roc qui forme le ciel de ce passage.
Le bastion central et les batteries de la quarantaine font un feu très-vif sur les ouvrages du 2 et du 28 mai. . . • >
• Les Russes font jouer un fourneau {dM) à onze heures'du soir ; il a enterré un mineur dans les entonnoirs et asphyxié un autre dans un • rameau. Ces deux hommes ont pu être sauvés. *•
Les abris blindés rendent de grands services ; cependant nous
Nui! Au 5 au • ioûi .
Mm#i.
• • — 373 r— . , AMaquj's tl«* jtaurh»*,
avons souvent des mineurs et des auxiliaires blessas dans les entonnoirs. Pendant la nuit, l'ennemi a jeté beaucoup de grenades ; trois auxiliaires ont été blessés, et dans la garde de tranchée il y a eu . deux tués et cinq blessés.
Pertes du 3 au 5:6 tués; 63 blessés dont 2 officiers; 1 disparu.
. I ne explosion de l’ennemi (d„), effectuée à neuf heures et demie du Soir, nous a blessé deux mineurs dans les entonnoirs ; mais elle a formé dans le bourrelet une échancrure qui nous fait avancer vers la place. • , ' ;•
. Pertes dû 5 au 6 : 1 tué ; 37 blessés ; 1 disparu.
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque; une brigade sua*. »«n de sapeurs et 201 travailleurs d’infanterie.
On pratique dans un crochet du parapet, à gauche de la batterie n" 54, un petit passage couvert pour permettre à nos éclaireurs de se Cendre aux postes qu'ils occupent la nuit en avant de la batterie. On ■ raccorde la communication de la batterie n” 57 avec celle qui cou- ». • duit au lazaret par un boyau de 45 mètres de longueur.
Les travaux de la communication ont été inquiétés de jour et de nuit par un feu violent des batteries de la quarantaine, du fort Constantin et même de la batterie située sur la falaise en arrière de ce fort ; huit travailleurs d'infanterie ont été blessés. ,
Au jour, on s’aperçoit que l’ennemi construit une batterie à l’extrémité du cap, à l’ouest du fort Constantin. .
Une explosion russe (d„) assez forte, qui a eu lieu vers trois heu- ' res et demie du matin, ne nous a causé aucun dommage.
'* Pertes du C au 7 : 2 tués ; 20 blessés ; 2 disparus. • . '
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque ; une brigade *»''<*> ~ •* * «o dé sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie.
On dispose des gradins pour la fusillade dans la carrière en avant de la batterie n* 53, contre l’escarpement qui regarde la place et qui , .
présente un développement d'une vingtaine de mètres. • •
.Nuit du 8 au 9 fleCit Mm***.
Journée do 9 *oiïi.
Mines.
Aowjih?. de puehe, * . — 374 —
Pertes du 7 au 8 : 4 tués ; 38 blessés dont 1 officier.
Le 8, à sept heures du soir, nous donnons le feu à un puits surchargé (a,,) établi sous le talus des entonnoirs, afin de briser le roc pour pouvoir avancer.
A minuit, une explosion de l’ennemi (dss) remblaie un puits que nous creusions dans le talus; un mineur y a été enterré, mais on l’a retiré vivant après deux heures de travail.
A quatre heures du matin, nous faisons jouer un fourneau (a„) dans le talus des entonnoirs.
Notre mineur a trouvé des lambeaux récents de chair humaine au fond d'un puits qu’il creusait au bord des entonnoirs.
Perles du 8 au 9 : 1 tué ; 16 blessés dont 2 officiers.
Vers trois heures du soir, l'ennemi fait jouer un camouflet (</„) qui a bouleversé un puits chargé auquel nous allions donner le feu ; les hommes de garde s’étaient déjà éloignés. Nous faisons jouer au mémo instant un autre puits (a,,) destiné à refouler l'ennemi.
Pertes duîl au 10: 1 tué; 17 blessés.
Le chef de bataillon du génie Richard, chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et f>d travailleurs d'infanterie.
. On commence, à droite de la première carrière devant la batterie n" 53, un passage souterrain pour déboucher dans une carrière voisine. ' .
. Vers deux heures de l’après-midi, une bombe fait sauter un ma-
* gasin russe dans le fort de la quarantaine.
I)aDs la soirée, la place lance à toute volée, au moyen de pièces enterrées dans le sol et inclinées à 45°, des boulets du calibre de 30 qui viennent tomber jusque dans le grand parc de l'artillerie, situé à plus de quatre kilomètres des points les plus avancés de l'enceinte de la place.
Swi an <u o nti. Une brigade de sapeurs et 50 travailleurs d'infanterie.
On continue le passage souterrain entre les deux carrières en
Journle dtf 40 août.
. — 375 — . • AUa<fuci de f»uctu>.
avant de ia batterie n* 53, et on pratique, it gauche de la batterie n* 54, un second passage blindé pour servir aux éclaireurs qui vont, , à la nuit tombante, occuper les embuscades en avant des batteries.
Pertes du 10 au 11 : 15 blessés.
A six heures et demie du matin, nous faisons jouer deux four- «»•
neaux [aa et a*; dans le talus des entonnoirs pour avancer les cheminements en détruisant le roc. . .
Tout travail extérieur est rendu fort dillicile par la grande quantité de projectiles creux que les Russes envoient dans les entonnoirs.
Il est arrivé trois fois qu'une bombe est tombée dans le puits où travaillaient nos mineurs. Le cheminement souterrain ne présente pas des dilllcultés moins grandes. On est sans cesse arrêté, dans ce sol bouleversé, par des rochers qu'il faut tourner ou par des éboule- . ments. Cependant, soit eu dessus, soit en dessous, on gagne tous les jours du terrain. Nos mineurs ont acquis une grande habitude pour . ' juger la distance à laquelle se trouve l’ennemi et distinguer sa mar- • • v. ’ : .
die, soit lorsqu’il travaille avec précaution pour nous surprendre, . • '
soit lorsque, au contraire, il affecte d'être bruyant pour nous donner le change.
Le 12, à quatre heures et demie du matin, nous donnons le feu à Non .in it •« <r««si.
Misé*.
deux fourneaux (a„ et a „) qui avancent nos cheminements.
Pertes du il au 12 : 2 tués ; 37 blessés dont 1 officier.
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque; deuxbri- fourni su m m*. gades de sapeurs et 150 travailleurs d’infanterie.
On pratique, dans le massif du parapet à droite do ia batterie n° 53, un débouché blindé pour faciliter le mouvement des éclaireurs qui occupent les embuscades de nuit. . > -
A trois heures et demie du soir, nous faisons jouer un fourneau (a„) pour avancer nos cheminements.
Pertes du 12 au 13 : 8 tués; 27 blessés dont 1 officier.
Une brigade de sapeurs et 75 travailleurs d'infanterie. -Nu'1 'J *u •* ““l-
ÀUaquo <!»* gî»T>rlw. . * • . • ‘ 370 . * .
On commence une nouvelle batterie (n* 58) pour quatre pièces de . campagne, en arrière du mur sud du cimetière.
Le feu de la place a été très-vif pendant les vingt-quatre heures contre la batterie n* 57 et sa communication. En avant de la batterie
• ' , n° 53, le travail des carrières a aussi été fort tourmenté par des feux
■ courbes : on a dù l’interrompre plusieurs fois. L’ennemi a lancé des
balles 5 feu et a fait un feu violent de mousquelerie contre nos travaux les plus rapprochés des Anglais.
Au jour on commence, à la batterie il" 56, le tir à grande portée . des pièces de 24, dirigé contre le pont de radeaux que les Russes
établissent à travers le grand port. Les boulets atteignent l’extrémité nord du pont. - ' ■ *-■
. Pertes du 12 au 14 *. 3 tués : 5 i blessés dont 2 officiers,
joom* M u mm. Vers huit heures du matin, au moment où une brigade de sapeurs
«••rapub».*» rusw» allait prendre le travail dans la carrière en avant de la batterie n° 53, tVTxîî, l’ennemi a fait jouer un fourneau sous-chargé (d,) qui r compléte-
• « • ; ’ ment détruit le logement que nous avions dans cette carrière, Il ne
s'est pas formé d’entonnoir : les terres soulevées par l’explosion étant retombées dans l’excavation, l’ont entièrement comblée. Le ■ ' • petit passage souterrain qui avait été entrepris en dernier lieu pour ’ ' . pénétrer dans la seconde carrière a été bouleversé ; mais celui qui
donne accès dans ia première est resté intact, ce qui a permis de se ' couler à travers les débris de rocher qui recouvraient le lieu de l’explosion et de retirer deux hommes de garde que te jeu de la mine avait surpris dans la carrière et qui y étalent à demi ensevelis; mais deux autres ont été tués et trois ont été blessés.
L'absence d'entonnoirs n’a pas permis de se loger dans les terres ~ et les blocs de rocher soulevés par l'explosion. Nos ouvrages n'ont éprouvé que des dommages sans importance, le petit logement pratiqué dans la carrière ne pouvant guère contenir qu’une dizaine • ” ’ ’ d’hommes. .
ÀUaifurs «le jîaudie.
L’ennemi n'avait qu’à perdre à nous signaler l’existence de ses,, mines sur ce point. Il est vrai que les canonniers de la batterie n“ 53 ' avaient dit à plusieurs reprises qu’on les minait, et un rapport russe, .publié dans les journaux, avait parlé de travaux souterrains devant le bastion n° 5, mais on n’avait aucune indication certaine à cet égard. Il est probable que l’ennemi a été trompé par le travail souterrain exécuté pour déboucher dans la première carrière : les Russes ; se sont crus menacés par nos mineurs.
La destruction de la batterie n° 53 étant évidemment le but que se - ' propose le mineur de l’assiégé, on s’empresse d'ouvrir dans le terreplein de cette batterie deux puits (2 et 3), à distance de trente mètres l’un de l’autre, d’où l’on pourra diriger deux écoutes vers le saillant de la lunette de gauche du bastion central, point de départ probable de la galerie ennemie. Un troisième puits (4) est ouvert au Tond du passage souterrain qui débouche dans la première carrière. On prend toutes les dispositions pour pouvoir écouter attentivement sur tous les points menacés. . ..
Devant le bastion du mât, l'ennemi donne le feu, vers neuf heures du matin, à un fourneau dont i’cxplosion (dB) n’a d'autre résultat que de combler un de nos puits.
A sept heures trois quarts du soir, nous faisons jouer un puits .. surchargé (a») pour avancer dans les entonnoirs en détruisant le
iis. xn, 4g. *j.
Vers onze heures du soir et à une heure et demie du matin, les m j„ «g „
Russes donnent le feu à deux fourneaux (dj, et </„) devant le bastion du mât.
Pertes du 14 au 15 ; 9 tués ; 34 blessés dont 2 ollicicrs: ■
A huit heures du matin, nous faisons jouer deux fourneaux sur-r ji u mu. chargés («„ et fl») devant le bastion du mât. Les Russes mettent le feu à un nouveau fourneau (du) à trois heures de l’après-midi. Les trois ; dernières explosions de l'ennemi ont eu pour ell'ols d'endommager
(fL XIV, «|. 4),
Attaque» de gauclie. ■' — 378 — ' • . • •
deux rameaux, de remblayer un puits dans les entonnoirs, et de bles- 1 ser deux hommes par les pierres projetées.
sut a 45 >■ t6 »*i. Nous écartons un cheminement ennemi par une explosion (n„) effectuée dans le talus des entonnoirs à quatre heures et demie du matin. Elle a rais au jour des chAssis russes ainsi que des débris de conducteurs électriques, les uns très-bien enduits do gutta-percha, les autres enveloppés d’un grossier ruban de filasse. '
Les puits 3 et 4, ouverts dans la batterie n' 53, sont arrivés sous la couche d’argile, à la profondeur de 3*50 pour le premier et de t*60 pour le second. On y a commencé les rameaux 6 et 7 qu’on dirige sur le saillant do la lunette Schwartz, en suivant la couche d’argile. On a ouvert en outre le puits 5 sur la droite de la batterie. Le puits 2, creusé à l’extrémité de la place d’armes, n’a pas encore déliassé le roc. Des rameaux partant de ces derniers puits seront aussi dirigés vers le saillant de la lunette Schwartz, et l’on fera au besoin une transversale pour être bien sûr d’arrêter le mineur russe. Pertes du 15 au 16 : 1 tué ; 25 blessés. .
Les Anglais, arrêtés dans leurs cheminements par l’artillerie de ’ la place, ouvrent, au point du jour, le feu de leurs batteries. Pour les soutenir, toutes celles de nos pièces qui ont action sur les batteries russes gênant les travaux des Anglais ouvrent aussi leur feu. L’ennemi répond avec vigueur," ■
A une heure du malin, l’ennemi fait jouer devant le bastion du mât un fourneau {<fs») qui ne nous a causé aucun dommage.
Pertes du 1(5 au 17 ; 8 tués : 30 blessés; 2 disparus.
Le feu ouvert la veille se soutient pendant la journée, sans avantage marqué de part ni d’autre ; il se ralentit d’une manière sensible vers quatre heures.
Notre mineur a entendu l’ennemi travailler vigoureusement à revenir dans le bourrage de son premier camouflet devant le bastion central. Le rameau 6a6"05 de longueur; le rameau 7, 7*10; le ra-
JuoreM du 16 Mil.
JM du (6 *»4< »»St HiBCflS.XIl.
IwfwSt <h 47 MÈ4.
Nuit du 47 «u 48. Mil.
Uiuwih. XIV, 6». 4).
, ' 37 9 — . ’• ' Aus<jw* de gswbe.
meau 8, 3™20 ; le rameau 9, 3“70. Le puits 5 a 3m80 de profondeur, - - , dont 1 mètre dans l'argile. On a essayé tin forage dans Taxe du rameau8; mais l’argile, très-compacte et mêlée de rognons, présentait des difficultés qui retardaient tellement la marche de la tarière, , • ’ *
qu’il a fallu en revenir aux procédés ordinaires.
Pertes du 17 au 18 : fi tués ; 33 blessés.
A six heures du soir, les Russes font jouer devant le bastion du <t mm.
màt un fourneau (d„) qui produit un petit entonnoir, sans nous causer d’autres dommages que de légères dégradations à nos communications. • . • ’• • • • •. ■ ■
Pertes du 18 au 1!) s 10 tués; 27 blessés. ' • . ' •
Le lieutenant-colonel da génie liibot, chef d'attaque; une brigade iu ** m «*n. de sapeurs et 200 travailleurs d’infanterie,
On modifie le tracé d’un boyau situé en arrière de la première parallèle, sur le plateau occupé par le bastion du mât, dans la partie . . comprise entre cette parallèle et le cheminement qui se dirige vers
le bastion central. Cette modification a pour objet de soustraire cette' portion de tranchée aux coups du grand redan qui la prenait forte- ■ ment d’écharpe et y avait occasionné, dans la lutte d’artillerie ou- • * •’ verte le 16, plusieurs accidents graves au moment de l’arrivée ou ' •
du départ des troupes. . ' • • . ; •
Le terrain sur lequel sc trouve la nouvolle tranchée étant fort rocailleux, l'épaulement n'avait, à la fin de la nuit, que peu de consistance, -
Pertes du 10 au 20s8 tués; 21 blessés dont 1 officier. ,
Le chef de bataillon du génie Richard, chef d'attaque ; deux bri- imnt> au to «ai. gades de sapeurs et 250 travailleurs d’infanterie. ■ > .
On place dans le nouveau boyau quelques sapeurs pour pétarder , le rocher, et on commence quatre traverse» dans l’ancienne tranchée, entre la partie modifiée et l’origine du boyau qui aboutit à la
batterie n” 9. -■ ' -• . 'T"
Allaqup* dp gauche.
Srfinos
Joflfttfe da î< wflr.
Midn
Vers deux heures de l'après-midi, les travailleurs de la communication de la batterie ir 57 ont été vivement Inquiétés par un tir continu de bombes et d’obus. . •*
A cinq heures du soir, celles de nos batteries qui ont vue sur la droite du bastion du mât et sur la gauche du bastion central ouvrent leur feu dans le but de détourner l’attention de l'ennemi du travail de rectification entrepris la nuit précédente en arrière de la première . parallèle, et qui devait être continué pendant la nuit. Le feu, soutenu avec énergie de part et d'autre, cesse à la fin de la journée.
A cinq heures du matin, nous donnons le feu, devant le bastion du mât, à un globe de compression (a„) qui a produit de bons effets. ' Nous passons de nouveau à la défensive sur ce point, parce que la compagnie de mineurs est appelée aux attaques de droite et qu’iï faut employer devant la lunette Schwartz une partie des mineurs qui restent aux attaques de la ville. La compagnie de mineurs est remplacée à ces attaques par la 4' compagnie de sapeurs du 1" bataillon du 3' régiment, récemment arrivée de France. Le capitaine Regad, qui la commande, remplace le capitaine Bcrrier, qui passe aux attaques de droite. Les officiers du génie, employés au service des mines . devant le bastion du mât et devant la lunette Schwartz sont les capitaines Méreau et Chevallier, et les lieutenants Jochem, Dogny, Damarey, üreyssé et Montchablon.
Pertes du 20 au 21 : 5 tués ; 44 blessés.
Vers quatre heures du matin, l'ennemi donne le feu à un fourneau dont l’explosion (<?„) a momentanément asphyxié deux mineurs dans un rameau. Les pierres de la gerbe ont blessé huit hommes de garde, et les communications des entonnoirs ont été endommagées.
Devant la lunette Schwartz, notre mineur a entendu celui de l’ennemi devant la batterie n" 53 et vers l’extrémité de la petite place d’armes qui se trouve sur sa gauche. ' . 4
Pertes du 21 au 22 : 1 tué ; 22 blessés dont 1 officier. * .
AUnqitt* ils (taut-hr .
. A trois heures du soir, l'ennemi fait jouer devant le bastion du mût JnnW. ju s? i»o
un camouflet frf»,) qui ne nous cause aucun dommage.
Devant la luuolle Schwartz, le contre-mineur paraît s’avancer (ro.*iy, •*».♦».
vors la batterie n* 53. Les rameaux destinés à protéger celte batterie
ont atteint les longueurs suivantes : le rameau G, 14“25; le rameau 7,
10“ 10; le. rameau 8, 3m20; le rameau 9, 0" 80 ; le rameau 10, 8"8Ô. * • •
Au bastion du mit, l’ennemi fait jouer, à trois heures et demie du x«h «tu j? m « .W
, , . ,MuM(P|.Xn, lig S). „
matin, un camouflet (rfu) dont tout l'effet s’est réduit à remblayer un • . v
petit passage entre les entonnoirs.
• • Vers quatre heures du matin les Russes ont donné le feu à plusieurs tfi: xtv. »* «j.. :
fourneaux surchargés (rfa), en avaul delà batterie n“ 53 ; ils ont aus-
• sitôt lancé un grand nombre de projectiles sur le terrain de l’explosion, particulié.rement de la mitraille, Un mineur et seize hommes ont été atteints par des pierres: sur ce nombre trois ont été tués. La • batterie n'a été que faiblement endommagée. Il est présumable que les Russes, trompés sur la distance cl pressés par la marche de notre
mineur, avaient espéré enlever l’épaulcraent de la batterie. Nous , • •
sommes à peu près certains maintenant que cette batterie est hors •
d’atteinte, mais c’est une seconde guerre de mines qu’il faut faire. « •
Ainsi, au moment où notre lutte souterraine du bastion du mât se poursuit avec le plus de vivacité, nous nous trouvons engagés dans • . •
une autre guerre de mines devant le bastion central, et à peine avons-nous pourvu aux besoins de celle seconde, que nous sommes menacés d'une troisième devant les fronts de Malakofl’, comme on le verra plus bas. Or c’est là notre véritable attaque, à laquelle tout . . •
doit être sacriiié ; et l’effet moral qu'ont produit les explosions des Russes en avant de la batterie n“ 53 ue nous a pas permis d’hésiter ■ • ■'
à .envoyer la compagnie de mineurs aux attaques de droite pour y protéger nos sapes. >• .• ‘
. Pertes du 22 au 23 : 5 liiés ; 43 blessés dont 2 officiers.
Devant la batterie n" £3 «eus avons fait jouer un camouflet (n,), ,,Iura'el^t*1 *“*
Jonrol» rfu 28 .-uj'u.
M i rjü.
«te f»ne»w. . *. , ' — 382 — « •
mate il ne parait pas avoir atteint lé cheminement contre lequel il
, ’•• .• était dirigé. • * •• ' • •• .••
Au bastion du mât une explosion (&,) que le mineur russe effectue vers minuit et demi, sur un point de? entonnoirs où U n’avait pq.s encore été signalé, blesse douze hommes de garde dont un a été jeté sur le glacis. ■ •
Pertes du 23 au 23 : 4 tués ; 57 blessés dont 1 officier.
Devant le bastion du mât, l’ennemi donne à onze heures du matin un camouflet (dti) qui ne produit aucuh effet.
On annonce que le mineur russe travaille sous la batterie n° 24 bis, ■ mais nos écouteurs les plus habiles déclarent ne rienentendre. r , A huit heures du soir, nous faisons jouer, dans le tains des entonnoirs, deux fourneaux (ttn et a,f) qui refoulent un cheminement de *■ l’ennemi. . .
Devant la lunette Schwartz, le contre-mineur continue à s’approcher de nos cheminements souterrains ; mais ceux-ci ont dépassé l’épaulement de la batterie n° 53, qui ne court plus de danger.
Pertes du 25 au 2fî: 2 tués; 17 blessés.
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque; une brigade de sapeurs et 203 travailleurs d'infanterie. '
On ouvre le premier boyau, de 120 mètres de longueur, de la communication allant à la batterie n" 00, que l’on construit en avant de la batterie n” 30, pour battre le bastion de la quarantaine. I. Une brigade de sapeurs et 236 travailleurs d’infanterie.
’ . On entreprend les deux autres lacets de la communication de la batterie n" 00, dont la longueur totale est de 270 mètres- ' . . ' L’extrémité de la place d’armes à gauche de la batterie n° 50 était exposée à être tournée : on la transforme, sur 20 à 25 mètres de longueur, en une sape double de 2“50 de largeur dans laquelle se tiennent les hommes de garde. . - - •
*«*»• A dix heures du soir, nous dormons le feu à urr globe de comprcr-
^oQrvée du 46 toflt.
Ntl il <lu 46 ait 27 «oûL
t. " 'J,, • • -«■ 383 ' • . . • ' Attwpies de gMchf .
«ion (a*) devant le bastion du mât. Il produit un vaste entonnoir où nous avons trouvé un bout de galerie et divers objets provenant dos’ '•
• . mineurs russes. . - • •. *
■' ’ Pertes du 20 au 27 : 1 tué ; 0 blessés. - ’ * ’ ' ••
Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque; deux bri- JounwiuXi »•*>'gades de sapeurs et 250 travailleurs-d’infanterie.
. • Pour donner plus d’elücacité à la défense sur la gauche, on cas de
sortie de l’assiégé, on adosse une banquette pour ta fusillade à la .
partie du mur du cimetière qoi longe la communication en crémail- - • •
". : 1ère à gauche de la batterie n° 18. ’. "»*«■
Le grand pont construit par les Russes à travers le port est terminé. Les pièces de 2i de la batterie n" 50, pointées sous un grand angle, y lancent des boulets : on n’a pu apprécier les effets de ce tir.
Nous faisons jouer au bastion du mât, à cinq heures du matin, un fourneau (aM) qui raniène à la surface une grande quantité de débris ■ . -
/ ■ • de coffrages russes. -, -
A cinq heures et à six heures du soir, l’ennemi fait jouer deux pi. xm, o». p. fourneaux (dtt et rf „) qui ne produisent que peu d’effet.
A deux heures et demie du soir, nous donnons le feu à un four- • ri.xiv, ncau surchargé (a,) à gauche de la batterie n” 53 ; il parait avoir atteint un cheminement ennemi. ' '
Une brigade de sapeurs et 250 travailleurs d'infanterie. Knt 4a n u as ms»:
On rattache la droite de la batterie n° i8 à la place d'armes qui .est à gauche de la batterie n” 50, par unetranchée d'une quarantaine • ■ de mètres de longueur qui donnera des feux sur le terrain compris entre cette place d'armes et celle qui se trouve en arrière. On prolonge en même temps, pur une tranchée de quelques mètres, la branche gauche du petit logement contigu à la batterie 11“ 50, de manière à se fermer en rejoignant l’épauiément dé la place d’armes.
Mais le sol est r odieux , et l'on a pu à peine remplir les gabions.
• ■ • Cent travailleurs d'infanterie continuent la communication delà ,
*8 soûl.
AtUqafs de khucIk'. • • •
batterie n" (10 ; mais le rocher est si dur, que c’est à peine si l’on a
• obtenu quelque résultat. . . .. % , ;
«mu (H. SHr, ng.rj..- A neuf heures du soir et à trois heures et demie du matin, les Russes font jouer, devant le bastion du mât, deux nouveaux four- «»•. • ueaux (rf«el du) qui nous ont blessé cinq hommes. (Quoique nous . ' ne croyons pas à la présence du mineur russe près de la batterie
n" 24 6w, les appréhensions des troupes de garde sout si fortes sur . • ce point que nous y ouvrons deux puits.
• Pertes du 27 au 28 : 3 tués ; 36 blessés dont 2 ofllciers.
Le chef de bataillon du génie de Brérans, chef d'attaque ; une brigade de sapeurs et 250 travailleurs d'infanterie.
On établit à gauche de la batterie n" 58, contre le mur du cimetière, une banquette pour faire la fusillade par-dessus le mur, dans le cas où une sortie en force serait parvenue. à franchir notre ligne extérieure et à pénétrer dans le cimetière, line brigade de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie.
On renforce le. parapet de la communication de la batterie n° (10 en prenant de la terre sur le revers de la tranchée.
A neuf heures et demie du soir, un camouflet (d,,) de l’ennemi blesse, en les enterrant en partie, deux mineurs qui travaillaient dans les entonnoirs du bastion du mât. •
Pertes du 28 au 20: 7 tués dont I oflicier; 20 blessés dont 2 officiers.
A neuf heures du malin, nous faisons jouer un globe de compres- . sion (f/3) pour avancer par la gauche vers le bastion central ; à midi,
nous en faisons jouer deux autres (a, et «J pour' arrêter le coulr<'mineur devant la batterie u° 53.
A une heure trois quarts, une explosion ((/,,) des Russes enterre
deux mineurs et deux auxiliaires qui construisaient un rameau hollandais dans les entonnoirs du bastion du mât. Ils ont été retirés vivants tous les quatre, après un travail qui a duré une lieure et
Xtni dù ,28 »U IR J O Nt.
Mîocj
J<«miéé du août.
Mittr# (W. XIV, lij. ♦).
Nuit dwf9 -»a 30 -aotjf.
Mimi H.XUl. 4 .
— 385 — - • Attaque* de gancbr.
demie :.un seul parmi eux avait reçu des contusions assez graves ~pour être porté à l'ambulance. '
Les dernières explosions qui ont eu lieu dans les grands entounoirs ayant mis la couche d’argile à découvert, on avait essayé de marcher par des rameaux hollandais. Trois ou quatre ch ssis avaient été posés en avant et huit ou neuf en arriére ; ces derniers étaient consolidés et recouverts par des sacs à terre et des remblais, de maniéré à donner de bons abris à nos mineurs. L’accident qui vient d’arriver à l’un de ces rameaux fait que l’on retire les travailleurs d’un autre qui était dans le même état : ce rameau a été effective- .. '
ment bouleversé la nuit suivante. On en revient aux puits supérieurs et aux anciens cheminements, par lesquels on d’avance en • tenant le fond du terrain dont on s’est mis en possession de longue main. Les puits supérieurs sont toujours rapprochés le plus . • - * possible du talus abrupt en roc vif qui se trouve du côté de la place.
Le profil de la planche XIII, tig. 1, indique la forme générale des entonnoirs et la position qu’on donne aux puits pour écraser les cheminements de l’ennemi en même temps qu’on entame le talus du roc.
Pertes du 20 au 30 : -1 tués; 33 blessés; 1 disparu.
Les Russes font jouer devant le bastion du màt, à six. heures du soir, un fourneau ( d„ ) qui ne nous cause aucun mal ; prévoyant l’explosion, on avait retiré les travailleurs.
Pertes du 30 au 31 : 5 tués ; 26 blessés.
, A six'heures et demie du matin, un fourneau ordinaire et un four- <iu 3t «u.
Bin« h. xiv, s*
neau surchargé ont reçu le feu : le premier (a,) pour arrêter un cheminement ennemi tout prés de la batterie n° 53, le second (a,) pour avancer vers la lunette Schwartz. Le premier, qui présentait une ligne de moindre résistance de cinq mètres, a été chargé de 500 kilogrammes de poudre;, les dimensions de l’entonnoir dépassent un peu celles du fourneau ordinaire. Des pierres lancées par ces deux
Atuqu» de gtuclte.
Journée
du I” septembre.
Mmes.
(PI. XCH, fig. *).
Journée du 1 septembre .
Sort.
explosion» ont causé quelques dégradations dans les plates-formes de la batterie n° 53 ; on est fort géné sur ce point par le voisinage des tranchées.
A trois heures du soir, les Russes font jouer, devant la lunette Schwartz, un fourneau (<fc) : trois mineurs ont été blessés et pris sous le blindage où ils travaillaient ; ils ont été dégagés presque aussitôt ; huit hommes de garde ont été atteints dans les tranchées par les pierres projetées.
Pertes du 31 août au 1" septembre : 2 tués; *1 blessés dont 1 officier.
A sept heures et demie du matin, les Russes donnent le feu à un camouflet (d,) qui a remblayé un puits creusé dans les entonnoirs devant la lunette Schwartz.
à trois heures de l’aprés-midi, l’ennemi fait jouer, devant le bastion du mât, un fourneau (</„) qui a comblé l'un de nos puits et blessé quatre travailleurs par les pierres qu’il a lancées.
Les gaines en toile que nous employons à l’attaque du bastion central pour aérer nos cheminements souterrains se détériorent rapidement et annulent l'action des ventilateurs.
Pertes du 1" au 2 : 3 tuéS; 25 blessés; 1 disparu.
À cinq heures et quart du matin, nous donnons le feu, devant le bastion du mât, à un puits (a») qui a ramené à la surface une grande quantité de bois de coffrage des galeries russes.
A six heures du soir, nous faisons jouer deux puits surchargés (aIM et a,„). Au moment où on a donné le feu, on entendait le contre-mineur sous un des puits. Ces explosions , qui ont mis à jour beaucoup de débris de coffrages russes, nous ont notablement avancés.
Sur la droite des entonnoirs, les Russes ont lancé des bombes en si grand nombre et avec tant de précision, qu’elles ont remblayé plusieurs fois un de nos puits et nous ont forcés de l’abandonner.
— . 387 — Attaques de jsttehr.
A six heures du matin, nous faisons jouer un puits devant ia (H. iiv, «|. o. lunette Schwartz ï cette explosion (a,) nous a fait avancer et a mis à découvert divers objets ayant appartenu au mineur russe.
Pertes du 2 au 3 : 7 tués ; fl blessés; 1 disparu. ■ .
A six heures du matin, les Russes donnent le feu è un camouflet jjjjj**
{dH) devant le bastion du mât : ses effets ont été à peu près nuis.
A midi, nous donnons le feu à un fourneau (aim) qui a bien avancé l’un- de nos cheminements supérieurs. • »■
* A six heures du Soir, nous refoulons le contre-mineur p&r deux explosions simultanées et a,,,) faites dans le talus des entonnoirs du bastion du mât.
A six heures du matin, l'ennemi fait jouer un fourneau devant la («■ *,v- «*• <>• lunette Schwartz : cette explosion (d,) a lancé des blocs de rocher dans ia batterie n" 53 et a détruit un puits dans lequel il n’y avait personne.
Le lieutenant-colonel du génie Ribot , chef d’attaque ; une brigade du 3 ltt •
de sapeurs et 102 travailleurs d’infanterie. . .
En vue d'abréger le chemin à parcourir pour aller de l’ouvrage du 2 mai à la parallèle du 23 mai, on ouvre à la sape volante un boyau ' .
• d’une soixantaine de mètres, reliant la batterie n“ 34 à la batterie
Pertes du 3 au 4 : 2 tués ; 23 blessés dont 3 officiers.
Devant le bastion du mât, nous faisons jouer un fourneau («,*) è cinq heures du malin, pour écarter le contre-mineur ennemi du talus des entonnoirs. Les Russes en font jouer un (d,s) à onze-heures.
Sa gerbe a blessé un denos mineurs, qui n’a cependant voulu quitter le travail qu’aprôs avoir achevé et chargé son puits, qui, deux fois encore, a été en partie recomblé par des bombes. On a donné le feu à ce puits à une heure de l’après-midi : l'explosion («,«) doit avoir atteint la galerie du contre-mineur. • ’•
A trois heures nous faisons jouer un nouveau fourneau (a,„), dans
Attaque» «le gatu-hf .
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Viae«.
lin xiii» fc. t .
une partie de galerie russe découverte sous le talus des entonnoirs. <r in, si H. Devant la lunette Schwartz nous faisons également jouer un puits (a,), à trois heures, pour prolonger notre cheminement en . avant de la batterie n" 53. . . - . “
s* -Devant la lunette Schwartz, les Russes donnent le feu, à huit
heures et demie du soir, à un petit fourneau (d,) qui ne nous cause ‘ aucun dommage.
iR xm, «i. i . A dix heures dN soir et à deux heures du matin, les Russes font.
jouer, devant le bastion du roàt, deux fourneaux (d„ et <i:- qui ont bouleversé nos travaux dans les entonnoirs, blessé plusieurs hommes et chassé nos mineurs d’uu rameau avancé où les gaz pénétraient • * • abondamment.
Dans la nuit on établit des gradins de franchissement tout le long de la communication de gauche entre la troisième et ta quatrième parallèle.
Pertes du 4 au 5 : 25 tués dont 2 officiers; 221 blessés donl
7 officiers ; 1 disparu. ■ - > •
Jiwr»fe du 5 L'assaut devant être donné le 8 septembre, toutes les batteries
des attaques de la ville et celles des Anglais ouvrent leur feu contre la place, à cinq heures et demie du matin. Les Russes répondent avec vigueur; et cette lutte, dans laquelle les assiégeants ont 800 pièces en batterie, continue avec la plus grande vivacité jusqu’à cinq heures du soir. Pour épargner les munitions, on adopte alors pour la nuit un tir plus modéré, et on lance surtout des bombes pour , empêcher les réunions de travailleurs ; mais dès le matin le combat d'artillerie sera repris avec la même vigueur. '
Une bombe fait sauter un de nos magasins à poudre : l’explosion détruit une partie de tranchée voisine de la batterie n“ 40 en avant . . •* ’ du cimetière.
«.n»* ;W. xiv, tr. i A cinq heures et demie du matin, une explosion (a,,), effectuée dans les entonnoirs devant la lunette Schwartz, nous fait avancer de
ll.Qe* ,W, XIV, Uf. il
’ . . Mttqur». d«* g aurlift.
plusieurs raèlres. La Couche de rocher étant moins épaisse devant cet ouvrage que devant le bastion du mât, nous éprouvons des difficultés moins grandes pour gagner du terrain sur l’ennemi.
Le chef de bataillon du génie Noël, chef d’attaque; une bri- ju »»« «11^,*** gade de sapeurs et 100 travailleurs d'infanterie.
On répare lés nombreuses brèches faites par le tir de la place dans les ouvrages du 2 et du 23 mai, dans la branche du T et dans une grande partie de la troisième parallèle ; on rétablit la portion de tranchée détruite par l’explosion d’un magasin à poudre dans la journée précédente. • ’ • ' ’
t Pertes du 5 au 0 r 10 tués dont 1 officier; 146 blessés dont - .
1 officier. . . .
A quatre heures et demie du matin, nous donnons le feu à un fourneau (a, ,) qui nous avance sensiblement ver» la lunette Schwartz. t •
’ Le grand fou d'artillerie ne nous permettant pas de continuer le travail dans les entonnoirs, nous n'y laissons que des écouteurs ; les f . .* projectiles y arrivent en grand nombre, môme de nos propres batld- ■/ L ries, ce qui rendrait le maniement des poudres trop dangereux. On - r, continue les travaux souterrains.
Pertes du G au 7: 21 tués dont t officier : 131 blessés dont 10 officiers ; 1 disparu. /
A cinq heures trois quarts du matin, l’ennemi donne le feu à fourneau dont l’explosion (d.) n’a fait que servir nos projets, la possession de l’entonnoir nous rapprochant de la lunette Schwartz. Malheureusement la gerbe, en retombant sur la batterie n" 53, y a tué un homme et blessé cinq autres. , . . •
Le chef de bataillon du génie de BrévanS, chef d'attaque; une .T j lt j^moi, brigade de sapeurs et 110 travailleurs d’infanterie. /. t .
On répare les parapets des tranchées, on fait des approvisionne- / mepts de gabions et de fascines, on prépare un chemin pour le passage d'une batterie de campagne jusqu’aux carrières situées près
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Attaque» d* gancltp.
Pertes da i •» rorp*.
Ji ombre de trartiUeur* employés.
de l'ouvrage du 2 mai, et on organise des rampes pour la conduire sur le glacis du bastion central; en un mot, on dispose tout pour l’assaut fixé au lendemain.
Un violent incendie a éclaté dans la place.
Perles du 7 an 8 : 10 tués dont 1 officier ; 99 blessés dont 6 officiers.
Les perles du 1" corps, depuis le 1" août jusqu'au 8 septembre» (jour de l’assaut), s'élèvent à 290 tués dont 6 officiers ; 1 ,604 blessés dont 52 officiers; 11 disparus ; en tout, 1 ,815 hommes hors de combat.
La moyenne du nombre de travailleurs employés aux attaques de gauche, depuis le 1" août jusqu’au 8 septembre, a été de :
73 sapeurs ou mineurs et 216 soldats d’infanterie par journée ;
54 — 177 — par nuit.
*m#m oe moi™. Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d'attaque; deux bri- Nui du ««Mit Mar. ga<jeg je sapeurs et 600 travailleurs d'infanterie.
Devant le front de Malakoiï, on répare les dégâts occasionnés par
• l'artillerie de l'ennemi dans les parapets des tranchées, et on fait écouler les eaux pluviales qui interceptent les communications sur plusieurs points.
Sur la droite du contre-fort du carénage, on prolonge de 80 mètres la communication ouverte la nuit du 31 juillet, et qui doit mener à l'emplacement de la batterie n* 30 en projet.
Le feu de la place a été moins vif que les nuits précédentes.
Pertes du l"au 2 : 7 tués ; 20 blessés dont 1 officier.
Mi Ai S» Le chef de bataillon du génie Charelon, chef d’attaque ; deux bri-
gades de sapeurs et 529 travailleurs d'infanterie.
Sur le glacis de l’Ouvrage Malakoff, on rétablit le parapet du cheminement à droite de la coupure de la route, et on donne à la tran- ' chée 1”80 de profondeur sur une longueur de 5 mètres. Sur la droite
, . — 3iH — • • Auiujuef. de Aroii* .
du glacis, on rectifie la direction du boyau ouvert le 30. juillet, dont l’extrémité avait été trop rentrée, en débouchant du coude qu’il forme pour.marcber à la rencontre du cheminement de gauche. On ' •
relève et on consolide les gabions renversés pendant le jour par le canon de la place, aux extrémités des deux amorces de la sixième parallèle. On prolonge ees amorces : celle de gaucho de 20 gabions . ; .
dont les rangs ont été triplés pour obtenir de suite un parapet résistant ; celle de droite du même nombre de gabions que l’on a doublés. •• , .
Devant le bastion n* 2, on prolonge la place d’armes avancée de 50 gabions sur sa gauche. . , ’
Au carénage, on ouvre, sur 80 mètres de longueur, le reste de la communication de la batterie n" 36. =■•
Le feu de la place a été, comme d’ordinaire, assez vif pendant toute la nuit. ’ r 1 • . . • . .
. Pertes du 2 au 3 : i i tués dont 1 officier ; 62 blessés dont 0 officiers.
Le chef de bataillon du génie deMarsilly, chef d’attaque; trois n«u doi» i.oot, brigades de sapeurs et 527 travailleurs d’infanterie.
Les cheminements devant l’ouvrage Malakoff et ceux de la sixième parallèle n’ont pas fait de progrès sensibles ; on a dù se borner à • .
rétablir et consolider les parapets que l’artillerie de l'ennemi avait complètement bouleversés. Devant le bastion n° 2, on amorce sur 50 gabions de longueur, en partant de la gauche de la place d’armes du ravin, un cheminement qui ira se rattacher à la sixième parallèle vers le point où se trouvent les carrières du centre.
Pertes du 3 au A : 0 tués ; 38 blessés dont 3 officiers.
Le chef de bataillon du génie llailly, chef d’attaque ; deux bri- * i»s»«h gades de sapeurs et 773 travailleurs d’infanterie.
On ouvre dans le ravin Karabelnaya , à partir des anciennes tranchées en arrière du mamelon vert, les deux premiers zigzags, de 100 mètres de longueur ensemble , d’une communication qui
Atruqiifs df druile. * — 3112 — - • , •
permettra d'arriver jusqu’à uue partie du ravin qui échappe aux vues de la place.
. On répare, malgré le feu très-vif des batteries de la place, les parapets de dos cheminements avancés sur le glacis de l’ouvrage Malakoff et ceux de l’amorce dé gauche de la sixième parallèle, qui • . avaient été complètement bouleversés pendant la journée, malgré les trois rangs de gabions ; l'amorce de droite de cette parallèle est poussée en avant de 20 gabions que l’on double.
• • Le cheminement commencé la nuit précédente, pour relier la gauche de la place d'armes du ravin à la sixième parallèle, est prolongé de 51 gabions.
Ferles du 4 au 5 : 10 tués ; 42 blessés dont 1 oilicier.
Suit s m s •«». Le chef de bataillon du génie Ragon, chef d’attaque; deux bri- .« . gadcs de sapeurs et 505 travailleurs d’iufanterie.
On ouvre dans le ravin Karabclnaya un troisième zigzag complétant la communication qui aboutit à la partie de ce ravin qui . * , n’est pas vue de la place, en sorte que la communication par ce ravin avec la gauche de notre cinquième parallèle est assurée. Sur le i glacis de l’ouvrage Malakoff, on rétablit sur 15 mètres de longueur . • . le parapet de la tranchée avancée de gauche, et ou prolouge celle
de droite de six gabions. Au centre, ou rétablit aussi le parapet de l’amorce de gauche de la sixième parallèle, et on prolonge l’amorce de droite de 25 gabions que l’on double; cette gabionnade est renversée trois fois de suite pendant la nnit par l’artillerie de la place.
Devant le bastion n” 2, on pose 148 gabions au cheminement qui doit relier la place d’armes du ravin à la sixième parallèle.
, L’n incendie assez considérable a éclaté pendant la nuit dans l’hè-
pital situé en arrière du bastioR n" 3.
Perles du 5 au 6 : 6 tués dont 1 oilicier ; 57 blessés dont 2 officiers, h» <iy * «. * ><*. Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d'allaque ; deux bri- * gades de sapeurs et 501) travailleurs d’infanterie.
Ou prolonge de 20 gabions, que l'on double, l'amorce de droite de la sixième parallèle ; mais l’artillerie de la place dirige sur cepoint un feu tellement vif qu'il a fallu faire cesser le travail. On prolonge de 100 gabions la tranchée destinée à relier la place d'armes du ravin avec la sixième parallèle. On ouvre en avant du centre do la cinquième parallèle, sur 120 gabions de longueur, une tranchée dans laquelle doit être établie, une nouvelle batterie (n“ 38) destinée a recevoir des mortiers qu'on attend de France, et ou relie par une communication directe la gauche des deux batteries n" 38 et 34.
Pertes du 0 au 7 : IG tués ; 37 blessés dont 3 officiers.
; Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 537 travailleurs d'infanterie.
Au logement sur le glacis de l'ouvrage Malakoff, on répare le pa-
• rapet et les gradins de la coupure de la route , on continue à approfondir le ehemiuemeut, et on pose six gabions dans le prolongement du boyau de droite. On prolonge l'amorce de gauche de la sixième parallèle de 14 gabions que l’on double, et celle de droite de 18 dont les rangs sont triplés.
On pose 150 gabions à la tranchée ouverte la nuit précédente pour
• rétablissement de la batterie n" 38.
Le tir de la place a été extrêmement vif et principalement dirigé
• sur les travailleurs.
Pertes du 7 au 8 : ü tués; 38 blessés.
Le chef de bataillon du génie de Marsillj , chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 509 travailleurs d'infanterie.
Le feu de notre artillerie a été très-vif pendant une heure au commencement de la nuit ; il s'est ensuite ralenti. Celui de la place, au contraire, a été constamment soutenu, et toutes les parties de nos tranchées ont été criblées de projectiles. Nos travaux n'ont fait que . de faibles progrès.
Les capitaines du génie Antoine et Lesdos ont été contusionnés,
AlU'JUro lit' üluiUV
le premier légèrement par un éclat d’obus, le second très-fortement par les éclats d’une bombe.' ’ . , C .
• Fortes du 8 au 9 : 9 tués; 81 blessés dont 4 officiers.
Nuti Ju9 n io «ùi. . Le citer de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque; deux bri- . • gades de sapeurs el 522 travailleurs d'infanterie.
On prolonge de quelques gabions , en s’approfondissant pour échapper aux effets de l’artillerie, les deux cheminements avancés, qui marchent l’un vers l’autre sur le glacis de l’ouvrage Vfalakoff. On établit dans les carrières de droite un chemin qui permet d’arriver directement dans l’amorce de droite de la partie de la sixième - parallèle qui est à gauche de ces carrières. On ouvre une sape dou- ■ ' - , ble, d’une trentaine de mètres de longueur, pour relier le prolongw- ■ • . . ment de la place d’armes du ravin avec la sixième parallèle.
Le feu de l’artillerie n été très-vif de part et d’autre pendant toute
• la nuit.
Ferles du 9 au 10 : 17 tués dont 1 officier ; 43 blessés dont 4 of-
• •• . liciers.
Xuit jh(q.«uUj«ui. . Le capitaine du génie Scbœnnagel, chef d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 512 travailleurs d’infanterie.
Ou prolonge de 50 gabions la tranchée ouverte, pour établir la batterie n“ 38. Il n’a été fait que des travaux de réparation et d’amélioration dans nos tranchées avancées. Il faut se résigner à at- • . ’ ‘ tendre, pour terminer la sixième parallèle, que nos batteries nou-
‘ velles aient amorti les feux de l'artillerie de la courtine.
Le capitaine du géuie Deudeviile a été blessé à la jambe par un ■ * éclat de bombe. • -y • • • ’ • ’ • •
L'artillerie de la place a fait pendant toute la nuit un feu très-
Ferles du 10 au 1 1 ; 15 tués ; 20 blessés dont 1 officier, vn,, >i'i n «i.ti.-inx. Le chef de bataillon du génie Rouiller, chef d’attaque ; deux brt- . , ’ gades de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.
. ■ . \ - — 395 — < Alliÿn dr tiroir.
Le feu de la place étant moins vif que les nuits précédentes, on
; - ■ *■ ‘ ' prolonge, do quelques métrés les deux tranchées avancées sur le gla-
. cis de l’ouvrage Malakoff, et on pose 20 gabions à la droite de la tranchée destinée à la batterie iv 38. . *.
Pertes du 11 au 12 : 12 tués; 55 blessés dont 1 otlicier. •"
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque ; deux bri- >*»*<* <t«ui3»o«t. gades de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.
Les deux boyaux qui marchent à la rencontre l'un de l’antre devant l'ouvrage MalakolT n’ont pu être prolongés chacun que de i^SO. ...
On remet en état les parapets dégradés par l’artillerie, dont le feu meurtrier rend tout travail impossible pendant le jour et détruit le > ,
matin presque tout ce qui a été fait pendant la nuit.
i Une sortie russe, forte de 00 à 80 hommes, se présente vers le . son* ,««*■• , milieu de la nuit sur l'extrême gauche de notre attaque ; une sejilc décharge de mousqueterie a suffi pour la faire rétrograder.
Pertes du 12 au 13 : 18 tués ; 50 blessés dont 2 officiers.
Le chef de bataillon du génie de Marsilly, chef d'attaque; doux NuiMu w«»u»oii. brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'inf snterie. : . •
Les deux boyaux avancés sur le glacis de l’ouvrage MalakolT sont continués sans progrès bien sensibles. On consolide et on organise défensivement les deux parties de la sixième parallèle dont la jonc- •
tkm n'a pas encore pu élre opérée. On fait aussi des travaux de . • . < défilement dans les tranchées devant |c petit redan pour se couvrir contre les coups partant du cêté nord du port. . •;
Le tir de l’artillerie russe a été vif : nos batteries lui ont répondu pendant toute la nuit. ... : - - •' • .
Pertes du 13 au 14 : G tués ; 91 blessés dont 2 officiers. •’ * .
Le cher de bataillon du génie Bailly, chef d'attaque; deux bri- Nouai umeuoai. gades de sapeurs et 541 travailleurs d'infanterie.
On prolonge de 9 mètres ensemble les deux boyaux avancés sur h*
glacis de l’ouvrage Malakoff, et on remet en état la place d’armes y