V .. . . - 'ao
Mf;ti|lic*> «k drtHfr. » . k * . ^ * ' »* • .
il gauche tic la roule, qui avait été fortement endommagée par le . .*
canon des Russes.
, L’artillerie lance quelques bombes sur une embuscade russe voi- •
.. . aine de notre extrême gauche, et la garde de tranchée y dirige en .
même temps des feux de mousqueterie ; l'ennemi ne tarde pas à
abandonner celte position. *•' " . .
• . • ' On répare et on épaissit les parapets que le canon de la place dé- • ‘ •
grade constamment sur un grand nombre de points. . •
, - Le feu de nos batteries a été très-vif pendant toute la nuit. •
Pertes du 14 au 15 : Il tués dont 1 officier; 54 blessés dont t officier, juis» isiais Le capitaine du génie Schœnnagel, chef d'attaque ; deux brigades • -
.de sapeurs et 524 travailleurs d'infanterie. •' ; - • " • 1 *
On prolonge de 5 mètres ensemble les deux cheminements avancés sur le glacis de l’ouvrage MalalolT, et de 22 gabions le chemiue- : ment dans les carrières de gauche. - . ’ •• . :
’ ‘ * : On amorce sur 170 gabions de longueur une communication en . ’ .
; zigzag reliant la cinquième parallèle à la batterie n° 38. • .
1 . • Notre artillerie a répondu j vendant toute la nuit au feu de ht place,
. . • qui a toujours été très-vif. •- *' •
Pertes du 15 au 16 : 8 tués dont 1 officier : 27 blessés dont 2 of- • * • , .ficiers. 1 .
mi m i««i nwtn. Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 100 travailleurs d'infanterie.
On avance d’une dizaine de mètres ensemble les deux chemine- «■ ments sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, et on répare des brèches . • ’ ' sur divers points des tranchées.
Des deux côtés, le feu de l’artillerie est très-soutenu pendant la » • ' • •; nuit. , ' - .\-
L'ennemi construit de nouvelles batteries sur la portion de la seconde enceinte qui est parallèle à la courtine entre i’ouvrage Nlalakoff et le petit redan. Notre artillerie dirige des bombes sur ce travail*
A 11 ut (uni ilf itnùU4.
Perles du.lliau 17: f» tués dont ,1 officier; t! blessés, dont i ol- . Aciers. " - . . .Y-..
Noire artillerie, usant de toutes ses ressources, est parvenue à ar-' n ***•
mer et à approvisionner les nouvelles batteries qui ont été établies sur les pentes du mamelon vert. Elle ouvre, à six heures du matin, - •
le feu de toutes ses batteries des attaques de MalakotT, dont la position est dominante relativement à celles des Russes. Si, comme on v-. ■ doit l’espérer, la lutte d’artillerie qui va s'engager tourne à l’avan- • tage des assiégeants, les cheminements que nous exécutons si péni- . blement pendant la nuit ne seront plus détruits pendant le jour ; bous . / } pourrons donc les relier et nous rapprocher encore de l’enceinte, pour établir de. bonnes places d'armes qui seront le point de départ - des colonnes d’assaut.
I/! chef de bataillon du génie Qiareton, chef d’attaque; trois bri- xmi gades de sapeurs et 515 travailleurs d’infanterie.
• (>n relie enfin les deux amorces de la sixième parallèle en posant • ’ '
310 gabions qui sont doublés et même triplés sur certains points. F.e. parapet est partout solide, sauf sur une trentaine de métrés de Ion- '
gtleur, où l'on n’a pu avoir assez de terre pour recouvrir complète- - •
ment les gabions à l'extérieur. >' ■ ' • ‘ <> ,r
• - On continue la communication commencée dans la nuit du 15 et»- •
tre la cinquième parallèle, et la batterie n* 38, et on la prolonge jus- . . qu'à la place d’armes des carrières. . .
■ Des gardes envoyées pour occuper la ligne de trous de loup sur .. .
notre droite devant le petit redan, et pour protéger les travaifleui-s qui dévaieut établir de nouveaux postes en avant do notre place d’armes avancée, ayant dû se replier devant des forces russes supé- • • .■
tjeures, on n’a pu rien eutreprcitdre de ce cûté : mais on a ouvert à . ’
l’extrême gauche de cette place d’armes, à la sape demi-pleine, sur 35 gabions de longueur, un boyau dirigé vers le bastion a- 2.
. L'embuscade que les Russes occupaient chaque soir à l'extrême
All*i|nf> ilr droite. ’ ' ' • "«',«•
gauche de nos attaques est prise par nos soldats qui s’y maintiennent, malgré trois retours offensifs de l'ennémi, et l’organisent défensivement contre la place
Noire artillerie fait un feu très-vif, principalement de projectiles creux ; l’infanterie tire activement sur les embrasures de l’enceinte, afin d’empècher l'ennemi de les réparer. , v Pertes du 17 au 18 : i9 tués dont 1 officier-, 02 blessés dont 1 oFlicier. , ‘
Pîuii iIij 18 nu 19 otnj». |^0 chef de bataillon du génie de Marsillv, chef d’attaque : deux . brigades de sapeurs et 431 travailleurs d’infanterie.
Les deux boyaux du cheminement sur le glacis de l’ouvrage Malakoil sont prolongés, celui de gauche de 10 gabions, celui de tlroite . .de 25.. • - ,
• On pose 22 nouveaux gabions au cheminement ouvert la mlit précédente à la gauche de la place d'armes avancée devant le petit roda n, et on débouche de la partie centrale de cette place d’armes par un boyau dirigé vers la gauche, auquel on pose 32 gabions.
Le feu de notre artillerie a constamment dominé celui de la place. L’ennemi travaille activement à réparer ses embrasures. ,
Pertes du 18 au 19 : li tués dont 1 oflicier;.75 blessés dont 2 of- • * . . liciers; 1 disparu.
sus*iiiiuWwfli. Le chef de bataillon du génie Bailly, cher d'attaque; deux brigades de sapeurs et 618 travailleurs d'infanterie.
-, Au logement sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, on relie par une
tranchée de 71 gabions les deux boyaux avancés, de manière à for- . • mer une place d’armes. On exécute un travail analogue devant le petit redan : les deux cheminements avancés sont reliés au moyeu ; de 90 gabions, el on prolonge cette nouvelle place d'armes d’environ 25 mètres sur la gauche. Ce dernier travail se trouve sur un mau- • " ‘vais terrain ; la gabionnade, à peine masquée par les terres à l’extérieur, est, à plusieurs reprises, ruinée par le canon de la batterie de
' • 1 399 — d»* tlniilr,
la pointe (bastion ü“ 1;, qui est diliieilement Conlrebaltue, et dont Tes
embrasures sont en parfait état. • • . ; <*,
A une trentaine de mètres en avant de ia partie gauche de la place • d'armes du ravin, on ouvre une tranchée de 15 mètres de longueur destinée à recevoir un dispositif de mines de projection. . ' " • .
Le tir de l'artillerie a été peu vif do part et d’atitre ; d'ennemi a réparé ses embrasures et, au jour, il a fait feu de toutes les pièces établies sur la demi-courtine attenante il l’ouvrage Malnkoff. . . «
Pertes du 19 au 20 : 22 tués ; 57 blessés dont 7 ofticiers. V
Un abri pour la confection des munitions a sauté vers iiuit heures' du i0 du matin, dans la batterie n” 34 ; plusieurs hommes ont été tues ou. blessés ; la batterie n’a pas souffert. ~
Le feu d'artillerie a été très-vif de part et d'autre pendant toute la Journée; l’ennemi a surtout tiré beaucoup de mitraille sur la droite ' • :
'de nos attaques pour arrêter nos cheminements.
Le capitaine du génie Sduennagel, chef d’attaque; deux brigades «vau» ».i»m mai. de sapeurs et 479 travailleurs d’infanterie.
Ôn améliore la partie nouvelle de la place d’armes sur le glacis de * »
l'ouvrage Malakoff, et on ouvre en arrière, sur une trentaine de gi- . bions de longueur, une tranchée destinée à rétablissement de mines . ' , de projection. On devait entreprendre, à la droite de celte place
d'armes, un boyau en sape double dont un léger mouvement de ter- rain facilitait rétablissement; inniit ce travail n’a pas été exécuté, ja garde envoyée pour occuper une embuscade russe située en avant
n'ayant pu conserver celte position.
. Au cheminement sur le petit redan, ou relève et on consolide par un second rang de gabions le parapet que le canon de la place avait . r
fortement endommagé, et on prolonge la tranchée de 40 gabions sur sa gauche. Mais les 15 premiers seulement étaient remplis de sacs ii terre et couronnés de fascines, lorsque, sur une fausse alerte, les éclaireurs qui couvraient ie travail sont rentrés. Ces hommes, sortis .
<Jr îlrgltr. . . . 't — 400 -7- • ■ • ■»
de nouveau, 11c s'étant pas portés assez en avant , des soldais russes s’avancent au delà de l'alignement de noire tranchée et dé là tuent • ou blessent plusieurs travailleurs». On a dû se borner à continuer le • travail en arrière des gabions qui étaient remplis. .
On amorce, à la droite de la batterie n* 23, sur 54 gabions de longueur, une tranchée pour rétablissement d'une grande batterie •. ; (n* 42), destinée à recevoir des mortiers.
Le feu a été très-vif de part et d'autre ; l'artillerie russe a beau-
^ coup tiré sur l'extrême droite de nos attaques.
Pertes du 20 au 21 ; 17 tués ; 38 blessés.
Sun du !i bu m «ui. Le chef de bataillon du génie Rouiller, chef d'attaque; deux bri-
■' gades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie. ;
Sur le glacis de l'ouvrage Malakoff, on améliore la nouvelle place . • * d’armes et on prolonge de 15 gabions la tranchée destinée aux mi—
. . . lies de projection. On pratique une descente ej» escalier, avec pa-
, - ,t rapet, qui donne accès dans une carrière située devant l’extrémité
gauche de la sixième parallèle. Le travail en sape debout qui devait . ’ . ' • être commencé la nuit précédente sur la droite du glacis n’a pu en-
, , core être entrepris cette nuit : on allait se mettre à l'œuvre lorsque *
• . l' ennemi, croyant sans doute à uncattaque, ouvrit un feu violent de
* ■*., ' • mousqueterie et d'artillerie. Les hommes de garde qui couvraient les
■ . travailleurs rentrèrent dans la tranchée; ie calme rétabli, on voulut
. • reprendre le travail, mais on reconnut que l'ennemi occupait en
' . force les positions que les hommes de garde avait quittées.
’ - Aju petit redan, on prolonge de 28 gabions sur sa gaucho le che-
minement avancé parallèle à la Face droite de cet ouvrage.
■•j . 1 Au centre, on organise d une manière défensive ta partie de la
■ sixième parallèle terminée dans la nuit du 17 au 18. >
| . On prolonge de 103 gabions la tranchée ouverte la nuit précé-
dente, à la droite de la batterie ir 23, pour l’établissement d’une ■ " nouvelle balterie de mortiers, et «n exécute dans le même but, à la .
• • — » 401 — — ». Allai lut1» de druiUV
droite de la batterie n® 33, une tranchée de 83 gabions de longueur.
Le feu d’artillerie a été extrêmement vif de part et d’autre, de huit à dix heures et demie du soir ; il s’est ensuite beaucoup ralenti.
Pertes du 21 aa 22 : 15 tués; 103 blessés dont 8 officiers. ' ' -
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque; deux bri- *»"*!**« w«™i. gades de sapeurs et 517 travailleurs d’infanterie.
On débouche en sape deboui, en partant de la droite de la place d'armes sur le glacis de l’ouvrage MalakofT. Ce cheminement, protégé par deux gabions farcis, a une longueur de 28 gabions. On voulait relier la place d’armes avec une embuscade russe située en avant de sa gauche; mais l’ennemi l'occupant avec des forces supérieures, on a évité d’engager la lutte. On organise d'une manière défensive la petite carrière en avant de la gauche de la sixième • ’ *
parallèle. -
Le cheminement avancé formant l'amorce d'une Septième parallèle devant le bastion n® 2 est prolongé de 50 gabions vers la gauche, et on commence, en débouchant de ce cheminement sous la protection d'un gabion farci, un nouveau boyau dirigé sur le saillant du redan ; malheureusement, le terrain ne présente qu’une couche de terre de très-peu d’épaisseur. . . ..
Les batteries de la place ont peu tiré ; au jour, ou reconnaît que l'ennemi a réparé plusieurs embrasures sur la face droite du petit -
redan. • .
Pertes du 22 au 23 ; 13 tués ; 48 blessés dont 1 officier ; 1 disparu.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque; deux bri- sstàHindiMU gades de sapeurs et 524 travailleurs d'infanterie.
On avait occupé pendant la journée l’embuscade russe située devant la gauche de la place d’armes, sur le glacis de l’ouvrage Malakoff, et commencé l’ouverture du boyau destiné à relier celle embuscade à nos tranchées. A la nuit, les Russes s’y présentent et parviennent à la reprendre ; la garde de tranchée sort aussitôt en
Attaqua* de droite. » — Wi — *
force, et, après un engagement de peu de durée, mais très-vif, l'ennemi se retire, laissant sur le terrain quelques-uns de ses morts. On complète alors le travail commencé pendant la journée, et on organise l’embuscade pour notre usage, en prolongeant sa gabion- V : nade d’une dizaine de mètres. Sur la droite du glacis, on pousse la
sape double d’une douzaine de gabions.
Devant le petit redan, on prolonge l'amorce do la septième parallèle de 30 gabions sur sa gauche et de pareille quantité le boyau dirigé vers le saillant de cet ouvrage. On améliore le parapet des tranchées nouvellement ouvertes en arrière avec des terres que l’on apporte dans des sacs.
Mibm (pi ni). Des déserteurs et des prisonniers russes avaient assuré, à diverses reprises, que les défenseurs de l’ouvrage Malakoff étaient entrés en galerie pour en conlre-miner le glacis. Des écouteurs habiles, envoyés dans nos tranchées, ne tardèrent pas à signaler en effet le travail souterrain du mineur russe. Aussitôt la compagnie de mineurs, qui avait acquis une grande expérience, fut retirée des attaques du bastion du mât pour être employée à celles de l’ouvrage Malakoff, et elle commença, pendant la nuit du 23 au 24 août, trois puits de • mines (1 , 2 et 3) dans la place d'armes avancée sur le glacis det
l'ouvrage Malakoff, afin d’en déboucher pour marcher à la rencontre du contre-mineur.
Des puits semblables seront ouverts dans les tranchées à mesure qtf elles se rapprocheront de la place, pour les protéger contre les mines des Russes, comme il a été fait pour la batterie n° 53 des attaques de gauche.
Le capitaine du génie Goury est blessé d’un coup de feu à l’épaule.
Pertes du 23 au 2i : 29 tués dont 2 officiers ; 101 blessés dont 5
• officiers.
Jouné* n mùi. Le chef de bataillon du génie Ràgon, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 418 travailleurs d'infanterie.
Attaques de droîtr.'
On exécute divers travaux de consolidation et do défilement dans la partie avancée de nos cheminements ; on prolonge de quelques gabions la sape double sur la droite du glacis de l’ouvTage Malakoff, et on y fait un retour de sept gabions à la sape demi-pleine.
• On commence dans la jonrnée le déblai des emplacements destinés à deux mines de projection devant ce dernier ouvrage et à deux antres devant lé petit redan. . •
La place lance une grande quantité de bombes provenant toutes des batteries de la deuxième enceinte.
Trois brigades de sapeurs et 473 travail leurs d’infanterie. s„it
Il n’était pas possible de continuer les travaux sur le glacis de l'ouvrage Malakoff sans occuper préalablement deux embuscades établies par les Russes en tète de nos cheminements. De petits détachements furent envoyés à cet effet à la chute do jour ; mais bien-
tôt les Russes arrivant en force obligent nos soldats à se replier sur les tranchées, et il a fallu une action de vigueur pour reprendre ces positions. ’ ' ’ . '
Vers neuf heures du soir, une compagnie d’infanterie sur la gauche et deux sur la droite sortent des tranchées et courent sur les embuscades ; celles-ci étaient fortement occupées par des détachements que soutenait une réserve évaluée à un demi-bataillon. Nos soldats se jettent sur l’ennemi à la baïonnette et le refoulent jusqu’au , fossé de la place, où la réserve elle-même va chercher un abri contre les feux de la sixième parallèle. La fusillade qui part du fossé ne, tarde pas à être soutenue par celle des parapets et par l’artillerie de • . * la place. Dès que nos compagnies ont pu s’embusquer dans les excavations qui régnent sur la droite du glacis, les troupes qui garnissent nos tranchées avancées de la gauche et du centre et nos batteries ouvrent aussi leur feu. Ce féu, qui se prolonge des deux côtés ’ . .
pendant plusieurs heures, ne permet dé commencer le travail qu’à •
onr.e heures sur la gauche et vors, une heure et demie sur la droite.
Ail.HjiV's (ii* droite, — 404 —
A la gauche, on se relie avec l'embuscade russe, & partir de laquelle on ouvre un nouveau boyau. Mais ce cheminement, défilé de F ouvrage Malakoff, étant pris d’écharpe par quelques pièces situées à gauche de cet ouvrage, on a dû l’abandonner.
Sur la droite, on transforme l’embuscade russe en un logement que l'on relie à la sape double en arrière, par un cheminement formé,
• . sur une partie de sa longueur, de portions de sape double défilées par des crochets.
Devant le petit redan on établit, en tête du boyau le pins avancé,
. une petite place d’armes de 45 gabions de longueur ; on relève une partie du parapet de la place d’armes de gauche renversé par le • . ’ canon de la place, et on l'épaissit avec des terres que l’on apporte
. . dans des sacs.
. s*nw nissv.' Ces travaux s’exécutaient pendant le combat qui était engagé de- ’ s ant l'ouvrage Malakoff, et ils en étaient au point que nous venons
d'indiquer, quand F un des postes qui couvraient la place d'armes sur, la gauche, ayant eu quelques hommes tués par le feu de Fenaemi, rentra dans la tranchée. Les Russes, qui occupaient en force le terrain en avant de l'ouverture ménagée dans la courtine, firent immédiatement occuper l’emplacement de ce poste par des tirailleurs qui obligèrent à interrompre le travail de la place d'armes. On envoie aussitôt un détachement de la garde de tranchée pour les repousser; mais il est reçu par la fusillade de la réserve russe, qui refoule nos • soldats dans les tranchées et se porte sur la tête de la place d'armes.
Les hommes de garde qui l’occupaient se retirent dans la tranchée en arrière, entraînant avec eux les travailleurs encore peu nombreux qui se trouvaient sur ce point ; les travailleurs du boyau avancé durent bientôt après se retirer aussi. La fusillade partant des tranchées 'v contint les Russes et les força à battre en retraite ; ils ne dépassèrent pas la tète de la place d'armes, mais en se retirant ils roulèrent avec eux le gabion farci qui couvrait la sape. Un feu très-vif de mous-
— 405 — AUa<pii,’< «l«* éÀiV. *
queterie et d’artillerie s’cst engagé de* deux parts et ne s’est ralenti que vers une heure et demie du matin. Le travail a été repris alors ; mais on s’est borné à épaissir les parapets des tranchées nouvelles, sans chercher à les prolonger. Un soldat russe a été fait prisonnier dans cet engagement. ' ...
Pertes du 24 au 25 : 40 tués dont 1 officier : 239 blessés dont 13 officiers ; 4 disparus.
Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d’attaque deux bri- j»™» »<*(.
gades de sapeurs et 409 travailleurs d’infanterie.
, Notre artillerie, occupée à réparer ses batteries* n’ayant pas tiré dans ia matinée, celle de la place profite de ce silence pour boule- . ,
verser nos travaux neufs que la nature du terrain n’avait pas permis *
de rendre encore suffisamment solides. . •
Devant l'ouvrage Malakoff, le boyau de gauche et la place d’armes à sa tête n’existent pour ainsi dire plus, et le cheminement de droite .est détruit aussi : la plupart des gabions sont renversés et quelquesuns incendiés par des projectiles creux . Les nouv eaux cheminements devant le petit redan sont aussi complètement bouleversés, et, comme devant l’ouvrage Malakoff, la garde de tranchée a dû les évacuer. • '
On travaille pendant toute fa journée à fermer les plus grandes ’ ...
brèches que le canon de la place a faites dans les parapets de nos tranchées, et à rétablir les communications.
Trois brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie sont em- su» r> ?» te»r>u ployés à compléter le rétablissement de nos cheminements avancés.
Il n’est ouvert cette nuit qu'un bout de tranchée de 18 gabions reliant ia place d’armes du cheminement de droite devant l’ouvrage Malakoff à une carrière située sur sa gauche, et un relonr d'nne- : dizaine de gabions à l'extrémité gauche de la place d'armes la plus avancée devant le petit redan. .
Les Russes ont tenté une sortie par le passage ménagé sur la cour- Sorti# line du front d'attaque. Leur colonne se dirigeait sur nos chemine- .
«touilp. — 406 r — "
ment* contre le redan ; accueillie par une vive fusillade, elle est rentrée presque immédiatement dans la place. .
»«**•• On entre en galerie au fond des puits 1 et 2; le cheminement
souterrain, à partir de ce dernier, est dirigé sur le saillant de l'ouvrage MalakolT. •
Pertes du 25 au 26 : 25 lues dont 2 officiers ; 78 blessés dont 7 officiers.
On commence deux nouveaux puits (-4 et 5), dans la place d’armes avancée de droite.
Nml du nu 27 no Ai. Le capitaine du génie Schcennagel, chef d’attaque; trois brigades de sapeurs et 529 travailleurs d’infanterie.
• ' Au cheminement dirigé contre l’ouvrage MalakolT, on prend pos-
'• * session d’une excavation allongée qui se trouve à la tète de notre
cheminement de droite et se dirige vers l'angle de la courtine ; on déblaie le fond de cette excavation sur 40 à 50 mètres de longueur, et on organise à l’extrémité un masque en gabions placés sur deux rangs de hauteur avec banquette pour la fusillade. Vers le milieu de . la place d’armes terminée le 19 août, on amorce, sur liuit gabions
de longueur, une sape double dirigée snr l’ouvrage MalakolT.
' Devant lo petit redan, on prolonge la place d'armes en tète des cheminements de 33 gabions sur la gauche, et celle qui se trouve • immédiatement en arrière, de 45 gabions dans le même sens. On ] • exécute ces travaux en se couvrant avec le gabion farci. ■« ' -
Le feu de la place a été très-vif pendant toute la nuit ; notre • artillerie et la mousquet crie des places d’armes avancées y ont bien répondu.
Mutr,. Ou débouche eu grand rameau du fond du puits 3.
•, l'ne bombe de l’ennemi détruit complètement une fougasse qui
élait en construction devant la droite de l’ouvrage MalakolT.
Pertes du 26 au 27 : 15 tués dont l officier; 78 blessés dont 6 officiers.
Attaques de droite.
. On commence le puits 6 dans la place d'armes la plus avancée du cheminement de droite devant l’ouvrage Malakoiï.
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d'attaque : trois bri- NuU Ju gades de sapeurs et 550 travailleurs d’infanterie.
• La sape double entreprise la nuit précédente en capitale de l'ouvrage Malakoff est poussée en avant de 20 gabions , et on ouvre sur la gaucho de l’embuscade prise le 21 août un cheminement dans lequel viendra aboutir cette sape double. On renforce et on prolonge de quelques mètres sur ses ailes le masque de la carrière établi la nuit précédente.
On pose 33 nouveaux gabions à la gauche de la place d’armes avancée formant la tète du cheminement devant le petit redan ; le terrain 9’est trouvé moins mauvais, ce qui a permis d’avancer plus que d’ordinaire.
Le feu de notre artillerie, assez vif jusqu’à onze heures et demie ' .
du soir, s'est ensuite ralenti jusqu'au jour, ce qui a conduit l’en- • nemi à augmenter l'intensité du sien. Là partie déjà exécutée de la grande place d'armes destinée à former l'amorce de droite de la septième parallèle est fortement tourmentée par le canon de la place : 18 gabions sont renversés; on les remet en place et on en pose 15 nouveaux, mais la vivacité du tir de la place oblige à suspendre ce travail vers minuit, après des pertes sensibles parmi les travailleurs et ta garde de la tète de sape.
Pertes du 27 au 28 : 23 tués dont 1 oilicier ; 151 blessés dont * .
11 officiers.
Un incendie allumé par une de nos bombes en arrière de l’ouvrage' l'« » »•'«- Malakoff a duré toute la journée.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d'aUaque; deux bri- suh a» îs ju w gades de sapeurs et 535 travailleurs d'infanterie.
On continue la sape double en capitale de l’ouvrage Malakoff et on prolonge de 43 gabions sur fa gauche lé boyau dans lequel doit
AtUifiis» <lc drtiile. . * . — KJH — %
aboutir celle sape. Eu avant de la tête du cheminement de droite on profite de nouveau d'une excavation que l'on occupe et que l’on relie avec les boyaux en arrière; on établit à son extrémité une . ' forte gabionnade que l’on couronne de créneaüx en sacs à terre.
La partie gauche de la place d’armes avancée devant le petit redau est prolongée de 27 gabions, les 5 derniers formant un crochet à son extrémité; l'amorce de droite de la septième parallèle est prolongée de 15 gabions. Pour faciliter les communications avec la jiartie avancée des approches devant le petit redan , on ouvre une tranchée* d’une centaine de gabions, qui relie le petit boyau abou- Vr lissant à l'amorce de la septième parallèle avec la place d’armes du
ravin. - * :
kiplosiun Dans la nuit, un accident grave est venu porter le trouble dans
•l’un' m*ga»io à pomlrt ... •
lumeion «wt. les attaques. Les Russes lorsqu ils étaient en possession du mamelon vert, avaient construit dans la redoute qui le couronne un grand blindage recouvert de gros corps d'arbres et d’une forte couche de terre. Ce blindage, exécuté avec beaucoup de soin, avait paru à l’abri des feux de la place; il était devenu le ma- . gasin principal des attaques du front Malakoff, et contenait près
de 7,000 kilogrammes de poudre, dont une partie en munition^ confectionnées.
Vers une heure du malin l’explosion d’une bombe, tombée près de l’entrée du magasin, le fait sauter. 140 hommes ont été tués ou blessés, les uns par le premier effet de l'explosion, les autres par les terres, les pierres et les bois qui sont retombés au loin, Les batteries u'” 15 et 15 bis, voisines du magasin détruit, ont beaucoup souffert; les autres, plus éloignées, n'ont été que faiblement endommagées. C'est surtout vers le ravin Karabelnaya, où nous avions peu de monde, et sur la gauche de la cinquième • .* parallèle, que les débris ont été lancés. Le côté des attaques
principales a été heureusement plus épargné. Cependant des
' -r- ^ AlMqor* «le jlruih',
poutres ont été projetées jusque dans la place, et nous avons ap- , pris plus tard qu elles y avaient causé des accidents.
Immédiatement après ce fâcheux événement, le feu d arlillcrie • v
dés Russes est devenu très-vif, mais le nôtre a soutenu la lutte. \
Pertes du 28 au 2!) : Situés dont 4 ofllciers; 211 blessés dont •• .■ * •
• ü oflîders ; 9 disparus. , . - . •
Le chef de bataillon du -génie Ragon , chef d'attaque ; deux s»"4" 1S »• 34 *•*brigades de sapeurs et 474 travailleurs d'infanterie. . . .
ün prolonge la sape double en capitale de l'ouv rage Malakoff,
, d’environ 25 mètres , jusqu’à la rencontre du boyau situé en • y. avant-, on ouvre sur 20 gabions de longueur, en partant du cho , ■
. minement pratiqué dans l'excavation située sur la droite du gla- ■ . ' ers, un boyau qui doit former amorce de la septième parallèle. * ■ l)q peu en arrière on ouvre un nouveau boyau sur la gauche ••
de ce même cheminement. • . ■ » •* ,
Devant le petit redan, on débouche de la place d'armes avancée . • par un boyau qui se dirige vers le saillant de cet ouvrage, elon prolonge de 40 gabions l'amorce de droite de la septième parallèle. *
- Le feu d’artillerie et de mousqueterie a été vif de part et • '
'd’autre. A chacune dés extrémités de notre attaque on établit • ! dans les tranchées avancées de petits mortiers qui lancent leurs bombes sur les batteries russes les plus rapprochées. L’ennemi • ouvre sur la face gauche de l’ouvrage Malakolï des embrasures dirigées contre nos cheminements devant le petit redan. . ’
r. La batterie n* 15 bis , qui avait été endommagée par l’explo- - • • / ' sion du magasin à poudre de la redoute Brandon, rouvre son
.:4éù le 30 à huit heures du matin. , • - ;
On débouche du puits 4, qui a cinq mètres de profondeur, en ' se dirigeant perpendiculairement vers la courtine. Ou débouche ' . * ’
également du puits 5, en msrchiuit vers le saillant de l’ouvrage Mqlakolf. ‘ .
Attaque» detlroite.
— tin — • • . . •
Portos du 29 au 30 : 27 tués dont 2 officiers ; lftt blessés dont
3 officiers. • ' 1 * . -
»iiii*iu30«oa «si. Le chef de bataillon du génie Roullicr, chef d'attaque; trois • . brigades de sapeurs et 530 travailleurs d'infanterie.
r On prolonge de 30 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle, et d'une quinzaine de mètres le cheminement établi dans l’excavation, en tête de laquelle on construit une petite place d’armes formée de 25 gabions. On pose une quinzaine de gabions au boyau ouvert sur la gauche du cheminement en arrière delà septième parallèle.
Devant le petit redan on prolonge de 30 gabions le boyau avancé ’ dont le débouché a été fait la nuit précédente.
Le feu a été très-vif de part et d'autro pendant la nuit et pendant le jour précédent; les travailleurs ont beaucoup souffert: il y a eu parmi les sapeurs f tués , 1 sergent et 13 soldats blessés, et parmi les travailleurs d'infanterie 1 officier et 5 soldats tués,
1 officier et 28 soldats blessés.
Pertes du 30 au 31: 25 tués dont 3 officiers; 118 blessés dont y 3 officiers.
On commence le puits 8 dans le logement le plus avancé à 1h droite de l'ouvrage MalakolT.
. . A cinq heures du soir, on lance devant le petit redan , au
moyen d’une fougasse chargée do 16 kilogrammes de poudre , un tonneau qui en contenait 60 kilogrammes ; il est tombé dans le ravin Ouchakoff, en arrière et à gauche de cet ouvrage; on n’a pas pu distinguer s’il a fait explosion. "
Heu ioy »»4i m Le capitaine du génie Schœnnagel, chef d'attaque; trois brigades de sapeurs et 556 travailleurs d'infanterie.
Devant l’ouvrage Malakoff on prolonge de 41 gabions le boyau . , • qui se trouve à gauche de l’embuscade occupée le 21 août ; on prolonge aussi de 16 mètres l'amorce de fa septième parallèle)
. • ' 411 — * " • . «h' droitr.
Les diverses branches du cheminement dans l'excavation sont . ,
améliorées et pourvues de banquettes. : . \ !
Devant le petit redan, on prolonge de 17 gabions le boyau le plus avancé, sur un terrain de roc à peine couvert de terre.
Les gabions , posés successivement en abritant les sapeurs par
un gabion farci, sont remplis de sacs à terre et couronnés de
trois rangs de fascines et de deux rangs de sacs à terre; de plus
On établit contre les gabions un revêtement d'un rang de sacs » <
terre. On pose une cinquantaine de gabions à l’amorce de droite
de ta septième parallèle, dont huit forment un retour à l'extrémité.
Le feu d’artillerie et de mousqueterie de la place a été excessivement vif contre nos têtes de cheminements : presque tous les travailleurs qui y étaient employés ont été tués on blessée.
On ouvre le puits 9 dans le talus de banquette de la tranchée, *■»«• , . ' entre les puits (i et 8. . • .
- Pertes du 31 août au l,r septembre : 18 tués; 76 blessés dont 2 officiers. .. . . . - . .. . • • . V ' •
Le chef de bataillon du génie Chareton, chef d’attaque; deux bri- J»»™*»
<Ia *•' «epMaiIm.
gades de sapeurs et 460 travailleurs d'infanterie.
On prolonge de 10 gabions vers la gauche la place d’armes qui part du cheminement sur l’ouvrage Malakoff, un peu en arrière de l’amorce de la septième parallèle ; on l’arrête au point où elle com— mençe à être en prise aux feux du bastion n® 3, et on y fait un retour.
On commence le puits 10 à l’extrémité de la place d’armes dont il. nin« vient d’étre question. ’ - •
Trois brigades de sapeurs et 5t(î travailleurs d’infaiilerie. , , iÿi
° . du aol 9ep|ecut>Tc.
On prolonge de 20 gabion* l'amorce de gauche de la septième ,
parallèle, et de 1 gabions le retour de la place d’armes couvrant le puits 10. - . >• ‘ ■ " ’. • ’ * -
Au commencement de la nuit , un caporal du génie , accompagné dé deux grenadiers, est sorti par la ganche de la place d’armes
-ili* 'Intilt ‘i • • { 1^ — tm, . * , '
• avancée, pour essayer du reconnaître le fossé de Pwavrâgq Maïak off. , (I n'a pu s’en approcher qu’à trois ou quatre mètres : le bord delà
contrescarpe était garni de fusiliers russes qui ont fait feu sur lui et ont blessé les deux hommes qui l'accompagnaient. - On amorce un rameau an fond du puits 8, qui a 3“60 de profon-
Sait
I Ai 3 septembre.
. Nt»il
du 3 i« i Mftftnlspr.
deur. •
Vers minuit, l’ennemi fait jouer deux fougasses en arrière de la place d'armes avancée de gauche devant l'ouvrage MalakolT. Le' travail n’a pas été interrompu par ces explosions, qui n’ont blessé personne ; les entonnoirs n’ayant pas plus de 0"80 de profondeur,, il n’y a pas lieu de les couronner.
Pertes du 1" au 2 : 15 tués-, G2 blessés dont 6 officiers.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d’attaque ; trois brigades de sapeurs et 5G7 travailleurs d’infanterie.
On continue le travail entrepris dans la journée , consistant à défiler les tranchées des vues de tout le terrain situé au nord du ' port, soit en exhaussant les parapets, soit par des traverses ou des masques en gabions, en fascines ou en simples branchages. Il est important de cacher à l’ennemi les mouvements de troupes qui doivent précéder l’assaut projeté contre l’ouvrage Malakoff et le petit redan. On exécute en même temps toutes les améliorations et les gradins de franchissement nécessaires pour cette attaque.
On prolonge de 25 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle.
Pertes du 2 au 3 : 23 tués dont 2 officiers ; 144 blessés dont 8 officiers.
Le chef de bataillon du génie Ragon, chef d’attaque; trois brigades de sapeurs et 385 travailleurs d’infauierie.
On prolonge de. 50 gabions l’amorce de gauche de ta septième parallèle. ' •
(levant ht bastion n” 2, on relève sur 2o gabions de longueur le
• • * •*— J. • •*. ..• .VtQ^lofc 4c dr«î4é.
parapet do l'amofço do droilo do la mémo parallèle, complètement renversé par le canon de la place.
On fait une voie do 20 métrés de largeur à travers les parapets .
-des tranchées, pour permettre aux colonnes de réserve de se porter.
le jour de l'assaut, sur l’ouvrage Malakoff; celte voie part de l'an- . . •
. cienne place d'armes russe à droite de la redoute Brandon. Les , . .
pivrapets de eette place d'armes et dos boyaux de communication à . \ droite des batteries n"‘ 23 et 38 ont été abattus sur 20 mètres de longueur, et la tranchée en arrière a été comblée ; au passage du boyau qui aboutit b la dnquième parallèle, à celui de relie parallèle et de . la place d’armes des carrières, on a taillé des rampns sur le revers de la tranchée et établi des gradins pour francliir le parapet.
On débouche au fond du puits 12, à.3”30de profondeur, par -V. ■*««• un rameau dirigé perpendiculairement vers la contrescarpe.
Pertes du 3 au 4 : 12 tués ; 72 blessés dont 4 officiers.
• Le chef de bataillon du génie Ronllier, chef d’attaque ; deux bri- f"W1, *l * gades de sapeurs et 444 travailleurs d’infanterie.
On continue les travaux de défilement et d’amélioration des tranchées ; on défile des vues du bastion n* 3 et de l’ouvrage .Nfalakolï le cheminement du fond du ravin Karabelnaya.
Les Russes commencent à lancer sur- les tètes de nos chemine- **• # • tnents de petites fusées terminées par une boite à balles dont l’enveloppe éclate en touchant terre. ■ ,
Le commandant Rouillera été blessé au genou par un éclat debombe.
Deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie.
. On prolonge l’amorce de gauche de la septième parallèle de il gabions. - . .
Devant le petit redan, on rétablit le boyau le plus avancé, qui a été entièrement bouleversé par le canon de la place.
Vers une heure du matin, un incendie a éclaté dans le faubourg Karabelnaya. . •
tin il •
<(u V an J vpitmjir?.
• * Nuit du 6 bq 6 septembre.
Attaques rie droib*. . • — 41 i — -* * *
Portes do 4 an 5 : 10 tués ; 68 blessés dont 4 officiers.
Le chef de bataillon du génie Ronoux, chef d'attaque : deux brigades de sapeurs et 567 travailleurs d’infanterie.
On prolonge de 16 gabions l’amorce de gauche de la septième parallèle ; on ouvre sur 24 gabions de longueur, à partir de la tète du . . cheminement le plus avancé vers l’ouvrage Malakoff, un nouveau .* . boyau dirigé vers la gauche.
Le feu a été extrêmement vif de part et d’autre pendant toute la nuit. Une bombe de la batterie n° 127 a incendié le vaisseau à deux ponts Y Impératrice Marie, qui se trouvait dans le port près du fort „ Catherine.
Pertes du 5 au 6 : 7 tués dont 1 officier ; 62 blessés dont 2 officiers. On entend distinctement le mineur ennemi devant l’ouvrage Malakoff ; il parait être à une quinzaine de mètres de nos têtes de rameau. - ••
Le chef de bataillon du génie Charelon, chef d’attaque,- trois brigades de sapeurs et 550 travailleurs d’infanterie.
On prolonge de 22 gabions le nouveau boyau ouvert la nuit précédente devant l’ouvTage Malakoff.
On amène dans le boyau des fougasses un tonneau rempli de poudre, qui doit être lançé Sur l’ouvrage Malakoff dans la matinée du7.
Un incendie considérable a éclaté en arrière de cet ouvrage, dans ' ’ le faubourg Karabelnaya.
Pertes du 6 au 7 : 12 tués; 42 blessés dont 3 officiers. ihi7«fi«uto. Dans la matinée, on lance le lonnêau préparé dans la nuit. Il . tombe sur le parapet de la partie arrondie de l’ouvrage Malakoff, et
de là rebondit dans l’intérieur, où il fait explosion : il a dû produire de grands dégâts.
Dans l'après-midi, un bâtiment russe prend feu dans le port ; il est - entièrement consumé. * ’
font née du I ityteiobrê.
MjrtMr.
mk* ■
J» 6 ju 7 •><qi4êml»rf
du 7 «u 8 septembre.
Mmes.
• — 415 — A(UM{acs de droite.
Le chef de bataillon du génie Bailly, chef d'attaque; trois brigades de sapeurs et 544 travailleurs d'infanterie.
On achève partout les travaux d’élargissement, de franchissement et de défilement des tranchées.
Dans les rameaux des puits 10, 11 et 12, on prépare des fourneaux de 500 kilogrammes de poudre, pour détruire les travaux souterrains que l’ennemi exécute en avant des nôtres. On continue à s'avancer dans les rameaux dés puits 8 et 0; 1 .
Pertes du 7 au 8 : 11 tués : 74 blessés dont 1 officier. '
Les pertes éprouvées pàr le 2" corps dans les attaques de droite, * rori*
depuis le 1er août jusqu’au 8 septembre, s'élèvent à 590 tués dont . •
27 officiers; 2,805 blessés dont 142 officiers; 15 disparus; en tout,
3,476 hommes mis hors de combat.
La moyenne du nombre de travailleurs employés aux attaques de * i^Uj-nn droite, du l,r août au 8 septembre, a été de : •,
58 sapeurs ou mineurs et 43!) soldats d’infanterie par journée ;
70 — 515 — par nuit. ' v
En ajoutant aux pertes du 2' corps 1,815 hommes mis hors du Etei'UvtloUtcs'iu 4*,aoAt
au ti K|d(i&bn.
combat aux attaques de gaucheet 1, 451 àlabatailledelaTcbernaya, on arrive, pour les pertes faites depuis le l,r août jusqu’au 8 septembre, à un total de 0,742 hommes mis hors de combat. ‘ •. ». •
Le nombre total de travailleurs employés aux deux attaques, du Nombre Je traxartleur»
employr»
1» août au 8 septembre, a été en moyenne de ; ««ri-. ;
131 sapeurs ou mineurs et 685 soldats d'infanterie par journée ;
124 — 01)2 ’ • — . par nuit.
Dès les premiers jours du mois de septembre, nos cheminements Di>|»osiuotis |tour
l'mul du 8 septembre.
étaient arrivés g un point où (a prudence même commandait de ue pas différer une attaque générale contre la place. . *
tous uos efforts étaient en réalité dirigés contre l’ouvrage Malakoff; maîtres de cet ouvrage, qui était fermé à la gorge, nous
dominerions complètement le faubourg Karabolnaya, que les Russes seraient forcés de nous abandonner; de nos établissements dans le
. faubourg, nous parviendrions bien vite à rompre ks [«tnt de radeaux . qui traversait le grand port ; la garnison de la ville, se trouvant alors investie, ne pourrait faire une longue résistance et resterait prisonnière. ■
Or, nos cheminements étaient arrivés jusqu’à 25 mètres" du fort Malakoff et M) niètres du bastion n* 2 (petit redan; ; devant ee bastion, nous ne trouvions plus qu'un roc nu sur lequel il était impossible de faire des sapes qui pussent résister à l’action des pièces de gros calibre employées par les Russes. Devant le fort Malakoff, qui était mal flanqué, on aurait pu arriver jusqu’au fossé; mais, indépendamment des pertes qui en seraient résultées, ce travail exigeant plusieurs jours, le mineur russe aurait pu bouleverser nos cheminements et jeter dans l’esprit de nos soldats, aujourd'hui pleins de confiance, les fâcheuses préoccupations que produisent tonjours les explosions souterraines. Ce temps aurait aussi été employé par les assiégés à terminer la seconde enceinte qu’ils construisaient en toute hâte eutre la gorge du fort Malakoff cl le bastion n° 2. Enfin, et cette considération était décisive, l'artillerie des attaques de droite ne pouvait conserver la supériorité qu elle avait si heureusement acquise sur celle des Russes, qu'eu consommant une grande quantité de munitions; et scs approvisionnements, qu’il n’était plus possible de renouveler, ne pouvaient suffire à un feu de plus de huit jours : ' or, comme on l'avait v u dans la journée du 25 août, si l'artillerie de la place reprenait le dessus, nos cheminements, dont les parapets étaient composés de débris de rocs, seraient bientôt bouleversés.
Devant le graud redan, les Anglais n’étaient encore qu’à 2UO mètres du saillant ; mais, rencontrant aussi un terrain rocheux, Us déclaraient ne pas pouvoir pousser plus loin leurs cheminements.
Enfin, aux attaques de la ville, où l’on se trouvait à 50 mètres du ,
bastion du mât et à 70 mètres do bastion central, les avantages qu'on pourrait retirer d'une place d’armes plus rapprochée du fossé ne pouvaient pas compenser les grandes pertes qu’aurait entraînées son exécution. ,
Ainsi, soit du côté du faubourg, soit du côté de la ville, les fronts attaqués n’ayant pas d’escarpes revêtues eu maçonnerie et le fossé pouvant être franchi sans qu’on ouvrit des brèches, nous avions désormais plus à perdre qu'à gagner à continuer notre marche pied à pied contre la place. Enlever les fortifications de Sébastopol à l'armée russe, malgré les 1,500 bouches à feu qui les armaient, restait toujours une entreprise difficile et hasardeuse ; mais le moment de la tenter était enfin arrivé, et tout retard ne pouvait que diminuer nos chances de succès.
La situation des travaux d’attaque ayant été ainsi exposée au général en chef, il décida le 3 septembre que l'aSsaut serait donné le X.
L’artillerie des alliés ouvrit le 5 septembre, à la pointe du jour, le feu général de toutes ses batteries. Aux attaques de droite, où la lutte était engagée depuis le 17 août, l'augmentation du tir fut peu sensible ; mais aux attaques de la ville, on donna au feu une intensité extrême, tant pour ruiner les batteries et les défenses du bastion du màt et du bastion central que pour faire prendre le change aux Russes sur le point où se porteraient nos plus grands efforts.
Les batteries des attaques de gauche étaient sous les ordres du général Lebœuf, commandaut l’artillerie au 1" corps; celles des attaques de droite étaient sous les ordres du général Benret, commandant l'artillerie au 2' corps.
Voici quelle était la composition des batteries des alliés : •