‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 69 sur 83 · DEVANT · texte numérisé non relu

DEVANT

l’ocvragi

Malakoff.

TOTAUX

Puits ou rampe*, Uullcs dans le roc..

’ Cheminements divers dans l'argile. .

iud» oo 2800 IKi

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IV. /Relevé des mineurs et ile leurs auxiliaires mis hors de combat.

TOTAUX j

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Mineur*

Officiers. • .

Contusionnes .

Dans les entonnoirs.

Par le tco. .

Dans les mines.

Parlesexplosions. . .

Tués. ..... -

Dans les entonnoir* ou les tranchées.

Par les explosions. • .

Par le feu. .

Blessés,. . . .

Dans les entonnoirs ou les tranchées.

Parlesexploiions. . . i'ar lé feu. .

Sous-otllcier»

et soldats. <

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Dans les entonnoirs ou les tranchées.

Parlesexplo* sions. . .

Par le feu. .

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Dans les mines.

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rages.. . .

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Enterrés et

Dans les entonnoirs

retirés vivants.

ou dans les mines.

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Officiers. . . .

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Blessés

Dans les entonnoirs.

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Tués.

Dans les entonnoirs ou les tranchées.

Parles explosions. . .

Par le feu# .

Parlesexplo-

| Blessés

sions. . .

KO

Par le feu. .

Sous-officiers,

et soldais.

Parlesexplo*

Contusionnes. .

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sions. . .

l’.r le feu. .

Enterrés et retirés vivants.

Dans les entonnoirs.

2 Cl

OltSKRl AXIONS

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fl. Mit, 11;. S, ri XIV, iis, !

■ Ut Rima, , ' \ •

Âpres la prise de la place, »m a pu étudier je» conirctnines auxquelles; les Russes axaient donné un si grand développement deyanl le bastion du mât Ct «team fc bastion, central. Nous en axons fait faire le lever avec une grande exactitude; on tes trouve représentées planche XXII, lig. 2, cl planche XIV,

Les Russes avaient trouvé eu avant du bastion du niât un terrain semblable ‘ k celui dans lequel nous avions cheminé on partant de notre troisième parallèle ; ndus en donnons une coupe, planche IX, lig. I [coupe rmisMt W .Y). On peut .y remarquer, au-dessous de la couche d'argile qui contenait nos cheminements et le premier étage des galeries russes, une nouvelle couche calcaire de «"80 d'épaisseur, une couche d'argile de 0-80, une couche calcaire de 0“70, et enfin, une couche d'argile de 0"80. C’est dans cette dernière que les Russes, parlant, sans doute de cet adage que dan» le» mine» celui gui a h destout a h detiut, ■ avaient établi leur étage inférieur que l’eau avait envahi sur plusieurs points.

Fa) examinant la grande extension que les Russes ont donnée à leurs coutrenjiaes, H parait hors de doute qu’ils ont entrepris ces travaux dès le commencement du siège, en même temps qu'ils perfectionnaient les fortifications supérieures. Le système général de leur tracé se, compose d'écoutes porpeudi- * eulaires aux faces des ouvrages, s'épanouissant en éventail vers tes saillante, et reliées presque partout par des transversales. S’ils n'avaient pas été gênés dans leur travail, le tracé des contremines du bastion du mit ne présenterait sans doute pas moins de régularité que celui du bastion central ; mais, à partir du moment où la lutte s'est engagée, on tae distingue plus aucun plan, il s'est produit dans la marche des mineurs russes un désordre incontestable. Cependant ils u’ataieul pas comme nous A contourner des blocs de rocher imposables à traverser, ils étaient libres de leurs mouvements dans la couche d'argile, et ne devenaient v libérables que lorsqu’ils en sortaieut peut aborder le talus de nos entonnoirs, On est porté à supposer que chaque mineur tenant la

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tête d'un cheminement marchait pour son compte sans Se préoccuper de la route- Suivie par .scs voisins. Les inconvénients de celte absence de tout plan amtté d’avance sont évidents : otf a fait beaucoup de travail inutile, car, avec un développement bieu moindre dp rameaux, on pouvait avoir autant de tètes d'attaque; il devait être souvent impossible de distinguer le bruit du travail de l’ennemi de celui d'un voisin dont on ignorait la position exacte ; enfm, on no pouvait produire une forte explosion contré les Français sans détruire quelque • * cheminement russe.. !

. On lie saurait imaginer un terraiu mieux constitué pour la défense par les mines que celui de Sébâstopol, mais, dans tout autre cas, ce dédale de rameaux aurait été attaqué avec de grands avantages.

* Le système inférieur des mines russes était établi à une profondeur de M à • . 17 mètres au-dessous du soL II a exigé de grands travaux et n'a pas été utilisé; l'enceinte de la place u' avait pas assez de valeur pour le justifier, ('.ependam au . fi septembre, nn travaillait encore aux miues inférieures, car nous avons trouvé des outils de mineurs dans plusieurs rameaux ; le fourneau de la tète était tout prêt à recevoir le feu, et il ne fallait plus qu’un petit nombre de jours pour en terminer trois autres. Le fourneau chargé était d’environ 4,000 kilogrammes, et cependant, ayant 10 mètres d'épaisseur de roc au-dessus de lui, ce n'eùt été qu'un énorme camouflet, et son effet se serait réduit & nous enterrer quelques mineurs et fi rompre les couches de roc pour arrèicr nos cheminements. Les Russes avaient peut-être supposé que ces gros fourneaûx joueraient dans nos entonnoirs au moment de l’assaut lorsque des troupes nombreuses y seraient réunies, mais les entonnoirs du bastion du mit n’étaient pour nous qu'un champ de bataille " réservé aux mineurs. Sans supposer que les coups partiraient d'une si grande profondeur, nous pensions bien que les Russes s’étaient réservé la faculté de faire jouer plusieurs fourneaux dans nos entonnoirs 4 nu moment donné ; et en • effet, pour un fourneau préparé le fi septe mitre dans les mines inférieures, nous en avons trouvé 16 tout chargés dans les mines supérieures. Cest donc avec raison qu'on s'est bieu gardé de faire séjourner des troupes nombreuses dans les entonnoirs qui formaient la quatrième parallèle.

. Les Russes descendaient dans les puits du fossé dü bastion du mât par des rampes informes, etees puits étaient défendus par des blindages peu solides et mal établis. Quelques galeries étaient grossièrement coffrées à leur origine, et les rameaux l'étaient aussi â leurs extrémités voisines des attaques. Tout cela était exécuté avec beaucoup moins de soins que nous n’en mettoits dans nus travaux, mais cette négligence des détails est peut-être un indice de la rapidité

de l'exécution (fui, dans la guerre des mines, est la prcmtèrecomlition k remplir, •- •

©B passait d'un étage à l’autre au moyen d'échelles posées dans des puits qui étaient verticaux jusqu’à 3 métrés environ au-dessous du sol des galeries supérieures, et on continuait à descendre dans les galeries inférieures par des rampes taillées en escalier dans le roc.

Les mineurs russes employaient ordinairement 1» pelleet la pioche pour fouiller leurs galeries ; pour travailler à la sourdine on faire des ouvrage* de détail, il» se servaient de langues de bœuf coudées et de planes recourbées dont quelques-unes, refermées sur elles-mêmes, formaient un cercle et ne portaient qu’un seul manche. -, • N-

On a trouvé aussi dans les mines des tarières cylindriques et des tarières coniques, niais elles sont faites avec si peu de soin et la machine destinée à les manœuvrer est si imparfaite que, si on en juge par res instruments, nous n'AVons lien à envier aux Rosses pour les mines forées.

Les ventilateurs des Russes étaient de petites pompes à air jmnelêea, ren- ■ fermées dans des boites peu volumineuses. Klles avaient été fabriquées à Londres. L’air était conduit par des tuyaux emôle mince de 1-50 à 1“80 de longueur, et de <>*,IW de diamètre, pesant chacun de 7 à H kilogrammes et. s’ ajustant par embottenicnt conique. Les coudes étaient formés par des parties arrondies sans angles ; il y en avait de toutes les ouvertures. Les Russes employaient encore à l’aérage de leurs galeries des tuyaux en caoutchouc de même diamètre que les tuy aux de tôle.

Nous avons trouvé la poudre des fourneaux renfermée dans des barils, des sacs ou des caisses; Le même fourneau contenait souvent destins et des autres : les deux ou trois derniers sacs renfermaient chacun une bolle d’amorce électrique, qui diffère des nôtres eu ce que le fil de platine y est remplacé par des morceaux de charbon cylindriques taillés en biseau et dont les deux lames se touchent par leur tranchant suivant deuk plans perpendiculaires. Nous ne donnerons pas ici une description' détaillée «le ces bottes d’amorces qui ont été envoyées dans les trois écoles régimentaires du génie.

■ Les Russes faisaient leurs bourrages en sacs à terre, et ilsJes renforçaient par lies masques en madriers, espacés de 2 en 2 mètres dans la moitié la plus rapprochée de la Charge, et de 3 nu 3 mètres dans l'autre moitié: ces masques étaient consolidés pat une pièce de. bois verticale entaillée aux deux tiers de sa hauteur pour recevoir une jambe de force, qui était fichée en terre : dans les rameaux coffrés, des jambes de force .semblables soutenaient en outre les • - ' iis.

montants du chAssia contre lequel le masque était appuyé. IW» hourraites, quia> aient une longueur égaie au double de la ligue de moindre résistance i-éjron-* daut au l'ounieau ordinaire, étaient faits avec un soin minutieux : les joints des sacs h terre étaient souvent bouchés avec des cbiflons.

Lesconducteurx électriques, formés généralement de troisfifs.de cuivre enduits de gutta-percba, passaient dans des entailles pratiquées il oet eflel dans la partie inférieure des masques. .. • V c

Plusieurs débris trouvés dans la place nt>os ont {trouvé que la pâle de \ olta était employée pour donner le feu ; les deux ou trois boites d'amorce que contenait chaque fourneau doivent faire supposer qu'il y avait souvent des ratés.

Les fourneaux que nous avons trouvés chargés dans l'étage supérieur ne contenaient que de 50 & 1 80 kilogrammes de poudre. Eu égard h la ligue de moindre résistance, ce n'étaient que tles camouflets ou des fourneaux sous-chargés. Ces fourneaux, s’ils avaient été plus fortement chargés, soufflant nécessairement du Côté de nos entonnoir», auraient produit des fougasses bien dangereuses [tour • • nos travailleurs et pour nos garnies de tranchées, sans toutefois attaquer sénsi- • blement le talus de rocher presque à pic qui se trouvait du mité de la place. r': Aussi apportions -nous tous nos soins à arrêter l'ennemi par des puits laits . d'avance sur tous les points où il paraissait vouloir sortir de son talus.

Les contre mmea entreprises en avant de l’ouvrage MalakoH n'ont dù être commencées que vers la fin du siège ; aucun fourneau n’a pu jouer avant l'assaut du S septembre. Le développement total des galeries n’était que d'environ •500 métrés.

HYliKs PIÈCES Jl'STtMCATIVFA»

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