‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 70 sur 83 · JOURNAL DE LA GUERRE SOUTERRAINE · texte numérisé non relu

JOURNAL DE LA GUERRE SOUTERRAINE

güimz sotrm&Ain dit ait u bastioh do mat. *

l u sergent et huit mineurs sont placés dans les entonnoirs pour surveiller la marche du mineur ennemi, entretenir les communications et le chemin de ronde, ou banquette pour la fusillade. Ils sont protégés, de jour, par quelques tirailleurs seulement, et de nuit par une compagnie d'élite.

lies autres mineurs travaillent à rétablir les cheminements souterrains qui arrivent respectivement, savoir i • ' . • . .- ' .

La galerie de gauche à 10 métrés en avant du rameau 32; la transversale S, à 26 mètresde la gâterie; la transversale tî, à 10 mètres; la communication 33^ Si 27 mètres; le rameau 32, à 8 mètres ; la galerie de droite, à 16 mètres en avant des rameaux 3*13 ; la communication 13, à 12 mètres en avant du coude ; la communication 12, à 7 mètres de U chambre du rftmcQü 3, et la communication 34, à 22 mètres.

On commence le rameau 39 pour regagner remplaecinent du fourneau 17, auqunl on. uu peut plus arriver par U galerie, parce qui! faut la coffrer vis-à-vis de ce rameau. U faut également coffrer loiii les antres cheminements, excepté la communication 33,

On ouvré un puits dans l'angle du rameau 13 pour rechercher s'il existe une seconde «miche d'argile. ^ ' . .

Le travail du mineur ennemi se fait entendre en avant des entonnoirs a h, ms et U|«.

Le travail ennemi. ayant cessé Vers sept heures du soir, on fait retirer les hommes de garde il quelque distance des points qu'on suppose dangereux.

Nous poursuivons tous nos travaux souterrains, mais avec de grandes difficultés, particulièrement dans les déni galeries et les communications 12 et 13. Nos mineurs parviennent

Pu Si au S* *nl.

tn *. li*. I.)

(IH X, U*. ï,)

Du io au 26 avril

* (L On a supprimé de ce jour uni tout ce qui précède le 25 avril 4856, et tout ce qui concerne les i .exiiutmdevaul le bastion ctolr.il, (uiumc laisanl double emploi avec |e journal général do stégt,

Mois* il avril.

Dv 26 m 27.

Du 27 au 28.

Dû ’8 su 19.

Du W au 30.

k remplacement du camouflet «|ui était chargé en tête de la galerie de flruilc cl qui a joue en même tempe que lés fourneaux voisins pendant la soirée du 15 au 16 avril ; ils y trouvent une cavité remplie de pierrailles qui s'éboulent à mesure et les empêchent d'avancer.

On installe ht tarière dans la communication 12, afin d’essayer de donner le camouflet à l'ennemi en avant de au. **

Les grosses pierres que la tarière rencontre t'empêchent d’avancer; on cesse le forage pour reprendre le cheminement ordinaire.

la cavité qu'on déblaie depuis vingt-quatre hetires en tête de la galerie de droite et qui a été produite par l'explosion d'un baril de poudre de 37 kilog., a maintenant la forme d’un cône irrégulier de 3*50 de hauteur sur 2 mètres de diamètre moyen à*1a base. L’air extérieur y arrive par les larges fentes du roc, et les mineurs cherchent de nouveau k continuer* ce puits de bas en haut pour gagner h» entonnoirs.

Depuis huit heures du soir jusqu’à deux heures du matin, deux ateliers ennemis s'entendent sous le talus des entonnoirs de droite : l’un devant an.it, l'autre devant ois-is; le premier s’entend également à l’intérieur de la grande cavité du boni de la galerie. Lorsque le brait cesse snr un point, nous en rcllrous les mineurs.

Le capitaine Pingauli, nommé chef de bataillon, quitte le service des mines; il est remplacé comme adjoint au commandant Théier par le capitaine Denier, qui commande la compagnie de mineurs.

On eulend de nouveau l'ennemi en plusieurs point*. Vers huit heures du soir, il se produit une dépression de 0*80 de diamètre ci de iKlO de profondeur, dans lu banquette de surveillance des entonnoirs <t it-is. Nous pensons qu'un éboulenieul a lieu en tête de quelque cheminement ennemi. Nous déblayons donc à la main celte cavité où nous déposons dix sacs de poudre (UK) kilog.), et, après avoir chargé le dessus avec des sacs à terre, nous donnons le feu. L'entonnoir a?«, qui en résulte, est évidé et profond, cl l ou □ 'entend plus l’ennemi nul|c part; mais, en revanche, le bastion du niât redouble soit feu sur nos entonnoirs. a

Au jour, les Russes se font entendre de nouveau en avant de au et de ses courumuic*lions aux deux entonnoir* voisins. Le bruit qu iUfuut est très-net à gauche, peu xhsliiiclà droite.

Nos tninetirs ne peuvent, ni parvenir à la surface du sol par la cloche qui se trouve eu tète de la galerie de droite, ni marcher en avant; nous déposons doue datas cette grande cavité 760 kilog. de poudre dont l'explosion arrêtera au moins le mineur ennemi cl améliorera nôtre logement supérieur, car elle enlèvera tfc bourrelet de terre qui sépare encore les entonnoirs au et ai». H est vrai qu'elle enlever* aussi le potuonneipeut de a,». Mais celuici deviendra inutile à cause de la profondeur que nous obtiendrons en ce point.

Des mineurs choisis marchent par la communication 13 ver» le rameau 20 dont noos voudrions faire jouer le fourneau avant celui que nous chargeons. 4 ’

Le travail de noire mineur ne s'entend que fort confusément dans les entonnoirs, taudis qu’on y sent distinctement les vibrations produites par les coups de pioche du mineur ennemi, qui a plusieurs c heminements devant nous, entre le fourneau 80 et l'entonnoir a*.

Tout bruit cesse à ouïe heures du. soir pour reparaître à huit heures du malin, et cesser . encore quelques instants plus tard. Nous laissons seulement nn petit nombre de tirailleurs aüv environs des points dangereux. "

Moi» d avril.

A 'tlenv<he»re* rtngt minutée après mWI. le» Russes font jntter un fiutrnean if * tir vent l'enuuiuelr ou qui a élé un peu remblayé. Deux tirailleurs ont été enterré» : l'mt ■ été fMiré sait» blessure», l'itHre «4 contusionné. Aucun effet n'a été produit mr no» cheminements souterrains, ■ •• ... ■- »

Nous achevtma un bourrage de 12 métré» an fourneau de la galerie du droite, mal» noos Du JO »*<■» su t" ni. persistons à ne vouloir donner le feu qu'après avoir retrouvé les poudre» du fourneau 20.

Ver» quatre heure» du matin, le» Russe* aimaient une sortie «tir lu entonnoirs d»n* l'espoir d'y attirer de» troupe». Leur manœuvre n 'échappe pas au lieutenant Gallois qui était de service aux mine»; H fait retirer toute la garde dan» la troisième parallèle su moment où la fusillade cerne. Rein explosion» ennemies ont lien alors : inné du, un peu h drtdlr de tu; l'autre dit, en avant dénia.». Malgré les précautions prises, nous avons trois ■ hommes de garde atteints par des pierres. .. ( ,d

Le bourre ici île l'entonnoir général se trouve un peu affaissé sur les points où res detn etpiouons ont été faites; on y passe encore, mais eu se baissant pour n 'être pas vu. ••

Notre rameau ÜD a dépassé l'emplacement de l'ancien fourneau 17, L'état du terrain prouve que ce fourneau a joué. On s'avance en coffr ant. .

-A trois heures du aoir, on entend l'ennemi en avant de ai».», et aussi devant a».

Rien n'est modifié dans le nombre des travailleurs du génie ; les auxiliaires d'infanterie 0» 1" a» V aui. gont portés à cinquante pendant le jour el anumt pendant la nuit. . .

La comounii ation 13, arrivée à 22~SO de son premier coude, lé retourne perpentUculairenient h droite pour rechercher Je rameau 20, an moyen d'un nouveau rameau (n* 40). - , > La communication <2, arrivés h 8 mètres en avant du rameau 3, est suspendue jusqu'après l'explosion du fourneau charge dan» I» galerie. .. ..

On prolonge lu rameau *tï à droite et le rameau 30 h gauche pour éclairer notre dispositif de mines sur les deux flancs.

A l'extérieur, les écouteurs eiilendenl l'ennemi sur loule la ligne, depuis au jusqu’» 2t. le nombre de ses clieniinenvenU diminue insensiblement, et vers la bu de la nuit, un ne l'entend plus que devant a u el u ii. . .

A l'intérieur, ou entend aussi travailler de la galerie de gauche el des rameaux 39 el 40.

Tout travail ennemi cesse il l'aube du jour, cl nous ne laissons personne aux entonnoirs

a if u,

A dix heures et demie du matin, le 2 niai, les Russes effectuent une explosion naser forte d i« à droite de a». La conrmunieatien de cet entonnoir h l'entonnoir voisin u tt esl remblayée en partie. Nous étions sur nos gardes, aucun homme n’a été atteint. Quelques lerres s 'étant éboulées dan» le ramean 20, on a cru d'abord h deux explosions, mai» du dehors nn n’a vu qu'une gerbe et ressenti qri'ilno seule commotion. ,

■Noire lianquetlc de surveillance esl recouverte par la lèvre antéricnre de l’entonnoir tusse ; ce dernier se tronve ainsi tout entier dans les rrùlrrs.

En recherchant t'entrée du rameau 20 par la rommnnieitinn 13 et le ramean 40, les Dirï la IJimi. uiinerrrs ont relrtnrvé mi Imui de saucisson qui n étult pa» brillé, et quoiqu'il ait pn appar- ’ • <■

tenir h l'nfl des anciens fourneaux 23 ou 22, comme au fourneau 20, on y met le fou ; mais inutilement. ■

On reprend Immédiatement le» travaux amrtelrains ot l'on rétablit, à l'extérieur, te» communications détruites par les explosions et les projectiles ennemis entre ttn-ts et un-».

de mai.

thi 3 >n V

Dtr* au S.

Ou 5 a»

Ih 6 h

Sur te premier de eet deux points, tes travailleurs entendent disUaclemeul .l' ennemi, qui parait «venir à sua fourneau (du) du I" mai. • ~ .

De 1 intérieur du rameau 40, aussi bien que de l'entonnoir au, on entend un autre cbetninement qui nons inquiète beaucoup, parce qu'il parait marcher vers le rameau 10 par l'einpUce aient de l'explosion dit. Nous poussons le travail autant que passible dans le rameau 40, al|n d'arriver asser. tAt pour faire jouer #>. . , s. . . •

A midi, le cheminement inquiétant de l'ennemi s'arrête, le lirait semble s'éloigner et il césar complètement 1 b heures du neir. Tout porte h croire qu’un bourrage vient d'être termiué. Cependant, les autres bruits continuant b se faire entendre par intermittences en avant de ait, h droite de use, et an Tond de la transversale 5-1 , nous poursuivons nos recherches. . , . .

• I.e mineur qui chemine en retour dans le ramean 40 ne petit reconnaître ni ht transversale I , ni la rameau 20; mais, il retrouve trois anciens cordeauv porte-feu des fourneaux 10, 12, 25, et n tes ramène en arriére. Noos réunissons le cordeau de 20 h celui dit fourneau qui eut chargé en tète de la galerie. Notre intention est actuellement de donner le feu aux deux fourneaux en même temps, attendu que te cordeau porte-feu de 20 était en terre, depuis le 12 avril : un râlé est à craindre et nous voulons éviter de faire retirer les travafBeurt et tes gardes de tranchée pour nne explosion qui peut manquer. Le feu est donc mis aux dent cordeaux à once heures du soir : H se produit une première explosion, «s, avec forte secousse et gerbe peu élevée; puis nne seconde a», avec grand brnit, flamme, gerbe élevée et fumée épaisse. L'intervalle de temps qui s'est écoulé entre les deux explosions a été asaex sensible, puisque les gardes et les travailleurs se mettaient déjà en mouvement pour regagner leurs postes respectifs, lorsque la seconde a eu lieu. Il est probable que le cordeau de 20 a brillé lentement à cause de l'humidité qu’il aura prise pendant un long séjour en terre.

On avait prévu aisément que U descente aux entonnoirs serait encombrée et le ronronnement de a it enlevé en partie par l'explosion s» ; les mineurs, commandés d'avancé pour rétablir la descente, s'y mettenlansiilôt. ' '■<

Les deux galeries vont enfumées jusqu’à 3 heures et demie; on reconnaît alors que le bourrage do fourneau de la galerie a parfaitement résisté et que la huuée, provenant du fourneau 20, s’est répandue à droite et à ganebe par les communications 13 et la transversale 15, qui, bien que détruite, n'est pad complètement remblayée.

On reprend tous les anciens travaux intérieurs et le débourrage de la galerie.

Nous commentons à gauche de la descente et en deçà des entonnoirs, à transformer le bourrelet en parapet avec banquette pour la fusillade : son talus intérieur est rerélu partie pu gabions, partie en sacs à terre. On ne peut que difficilement creuser la Irauchée eu arrière h cause du roc. , . ..*»••

L’n mineur et un auxiliaire sont blessés dans les entonnoirs par des éclats de bombes. "

Il n'y a plus de madriers au parc cl nous manquons de châssis ; nous sommes forcés d’en confectionner avec des planches triplées et réunies par des clous. Kn attendant, il Ibid .ralentir la marche des cheminements souterrains qui nt- -peuvent avancer sans coffrage ; nous pressons d'autant plus vivcment'lca communications des entonnoirs entre eux et la iransktraialiou du bourrelet. -,

Les commun ica tiens , rétabHelpan oui, permettent de parcourir les entonnoirs d'un hoffl à l’autre sans être vu. * ' ' * ' ' * - ; * , - ' .. . *

Oii entend le travail ennemi : 1* à droite et en avant de a » j f en avant de la banquette a ii.fi ; 3* de l'intérieur de la galerie de gauche, et» avant et au loin.

Le puits creusé dans I angle delà galerie 13 (Voir cUdesauil au i> avril), a aiieîm t> mètres de profonde u r (ii pètrM environ att-deaspne du sol supérienr); -sans sortir du roc; -ce travail est abandonné. S'il eihtC une seconde couolie d'argile au-dessous de telle dans laquelle nous avons chemine, elle se trouva U une profondeur «elle qu'ocr ne pourrait produira tirs effets à l'extérieur qu'avec dm charges énorme*».

^i»e hourrriei des entonnoirs est transformé en parapet défensif sur une quarantaine «b? mètres de longueur, et l’on a fait dé bouclier une seconde descente uii\eutuiinnirsà3» mètres de celle qui termine la communication venant de la trnirième parallèle.

<Jn entend l’ennemi devant m*.-n et tnt.

On entend l'ennemi sur tonte la ligne des entonnoirs excepté vers a go* , partie sur la* quelle les Russes ont fait mie petite reconnaissance pendant la nuit.

I/O mineur a été blessé dans les entonnoirs par un bimaïen.

On continue les travaux en cours d'exécution.

ta mauvais temps a retardé les travaux extérieurs pendant In nuit et empêché d'apprécier 'Utilement les points où l'ennemi se trouve; sa présence est cependant certaine en avant de la descente centrale, devant la communication des eu lun noirs tiw* et devant la galerie de ga tic tu*. . ‘ . w

Vers liait heures du malin, on remarque une dépression de 0“‘b0 en unis sens sous la lianqnette de l'entonnoir n u; et l'on trouve, en la déblayant, «ne cavité, en forme de , bouteille, ayant 3 mètre* de diamètre à sa base et ;i*;d)^e profondeur an-dessous de la banquette. On y fait brûler 20 gaos de poudre (380 kHog.) , iloni ^explosion (<tu) produit un entonnoir do 10 métrés de diamètre et assez profond. ICIlc dérange deux ou trois cbàw4* ,en tète de la galerie de gauche.

U y a des éboulemenu considérables dans plusieurs raiiicun*.

Le travail ennemi se fait entendre sur toute la ligne des en ton noirs, mais loin, evccplc à ’ gauclie de notre explosion d Incr .Uît, ou le bruit semble très-ra pproclu; du talus.

A trois heures de r après-midi (13 mai}, le mineur ennemi parait (Ira arrivé à plus d'un mètre en deçâde la banquette à gauche de « j- ; non-seulement un eu tend distinctement son travail, mais chacun de ses coup* de pioche fait encore ébouler quelques parcelles de terre ;\u-des- sw de lui. Ü suspend son travail dés que nous ouvrons, dj< us lu banquette même, un puits auquel noos né pouvons donner que l*tiü'.h cause des quartier# de roc. A sept taure# du soir, nous le chargeons de lôsacs de pondre f |‘H) kilug.r),«t nous donnons le. feu. Celte explosion axa jette des terres dans les deux entonnoirs voisins, élève le bourrelet do coté de ïa place et améliore le passage ; elle a aussi rompu les chapeaux des sept derniers çfctMl» dt la galerie de gain tic, sans toutefôhy produire aucun éboule me nf*.

L’ennemi e#t écarté \ mais pour pnditer de dp. cheminement de la galerie qo’nne nouvelle explosion quelconque achèverait de tlélruire, nous y plaçons 21 sacs de poudre (309 kilog.j, ’ et nous bourrons sur 10 mètres de longueur, sauf à ne donner le feu qu'au moment où l'ennemi en approchera de nouveau.

Quelques écouteurs prétendent pour la Seconde foit avoir enteudv un bruit île tarière

Mots dè mai.

Du ? «a S.

Du 9 sù 0.

Du b au 40.

Do 40 au 41.

Du 41 au 44.

Du 4*at'l3.

.06 43 an 4P

- wM

- Yf.:

vers l<< «mu-nu Si. Il xr n encore doute à m «uni. Cependant les dusse* sont «tient piscés que uouspour mitif.fr les forages, car la couche d'argile n'est fias boateversée de leur réir comme elle l'est du tiétrr.

A une heure un quart du malin, k-a dusses ont fait Jouer un fourneau, rf*8, à gauche de « ». L'explosion a renversé un liraillcur et enterré son fusil ; mais rien «’a été détruit ni à l'intérieur, ni h l’extérieur, quoique In fumée ali pénétré dans la gâterie en Marx grande quantité pour nous empêcher d'y travailler pendant une dentl-heure.

Lorsque l'explosion a en lieu, les écouteurs avaient signalé, depuis trois quarts d'heure seulement, le silence de l’ennemi qui. auparavant, travaillait m trots points : il rendrait même de l'explosion r à une dizaine de mètres sur la droite en avant do au, et plus » droite encore vers a».n. Ils n'avaieni rien entendu h gauche ni dans les gnteriea.

Notre mineur a repris et bifurqué son cheminement à l'extrémité de la communication 13; l'embranchement île droite (n“ 40) va sur l'ennemi, que nous entendons entre au et qw; l'autre devait rétablir la transversale détruite In* 1), mois il débouche dans l'entonnoir a*.

I.a transversale H vient donner, noos l'entonnoir a », dans un sml* rie chair humaine en pleine putréfaction. Il faut recouvrir ces cadavres russes avec de la chaux vite et Imitcber l'ouverture du rameau, pour préserver les galeries de l'odeur qui s'en ethnie.

Noos commençons plits en arrière la nouvelle portion de transversale n*4t.

Au deltors, nous avons débauché du parapet de la communication supérieure pour aHer transformer, à sa droite, le bourrelet de» entonnoirs en parapet défensif, comme on le fait à sa gauche.

L’en nemi reprend ses travaux à deux heures et demie du matin ; on le croirait revenu à IVntpteeement de son fourneau du, du 1" mai. Noue creusons un puits d»nt.le voisinage. * l’endroit le plus convenable, et nous le chargeons de 11 aoesde poudre (J09 lilog.'.

Nous en creusons nn autre sur la droite de ou, mais il est recommande stt mineur de travailler par intermittences de dix à quinze minutes, car nous estimons que l'ennemi s sur ce point plusieurs fourneaux tutti chargés. •

A dix heures et demie, nous donnons le frit au puits chargé a *>, prés de d n. et pendant tonte la journée Onnenii ne se fait plus entendre sor ce point.

A six heure* du soir, le 1S, nous faisonseneore brider 30 sacs de pondre (MO küog.) dans le puits qui a été creusé h la dérobée en axant et h droite de an. Ce dernier entonnoir est un peu remblayé par l'explosion fa j»l et son tains reste h pie. do rélé de la plare.

Les Russes ripostent vers une heure du matin, mais sur un antre point, fis font Joner sous le ulus de a», un fourneau dn, qui projette des pierrailles contre le tains opposé, recouvre les cadavres russes et remblaie les partie» ntl nos rameaux 1 et 5 débouchaient dans les entonnoirs, tt a enterré en outre un mineur, que noua avons retiré vivant mais gravement contusionné. •

Peu de temps après cette explosion, lé travail de l’ennemi s’entend en divers points sms le talus, assez loin partant, excepté sous lé bord de « 19.

La nécessité où nous noos sommes vus hier de faire creuser nn pnlts h la dérobée nous décide h prendre des préeanlionsh l'avance. Dorénavant, les mineur» qui sont mtr entonnoirs seronlpartsgés en dettx brigades : pendant que lésons écorneront, les antres creuseront des puits, ou plulét des trous sans coffrage, de denv à trois mètres de profondeur, espacés de denx il quatre mètres, lotit le long du lato» le plus rapproché dé la ptaeg tpgir re

moyeu, nous entendrons mieux veuhr l'ennemi, el quand il voudra passer, nous u 'aurons

plHs qu’à charger et à bourrer sans bruit pour l'écraser.

A six heures du soir, nous faisons jouer nn puits, au, chargé do 20 sacs (.'W0 kilog./ dans l’entonnoir russe <fw, où l’ennemi revenait.

Peu de temps après minuit, les Musses font jouer un lourneau d , près de leur aucun entonnoir dis. Le travail ennemi avait cessé en ce point peudaut que nous y creusions uu puits, et uoé travailleurs s'étalent cloigués; malheureusement ils étaient revenus à leur poste \ers minuit, parce qu’un écouteur prétendait avoir de nouveau en tendu travailler. Deux mineurs el un auxiliaire d'infanterie ont donc été culbutés et blessés par celle explosion. Notre puit>» a disparu ; nous en ouvrons immédiatement un antre tout près. L ennemi étant revenu, nous chargeons de 20 sacs de poudre (.180 WLlog.j et nous donnons le l'eu à midi. I.entonuoir oblong, «w, qui en résulte présente au fond une gouttière très-pronoucéc de 3 ù 4 mètres de longueur, se dirigeant obliquement vers nous de droite à gauche. Le talus réglé presque vertical du ©été de la place, et à trois heure* on y entend encore distinctement le travail ennemi, qui parait toutefois plus éloigné qn auparavant. •*>

Les tinsse* continuent à jeter des bombes, des obus, de la milruille en bombe, etc., sur les entonnoirs et à y diriger toute* les nuits une vive fusillade. - Tout travail ennemi cesse de se faire entendre aux entonnoirs, à sept heures du soir ; une heure après, nous, relirons les travailleur* et n’y laissons que les mineur» pour écouler.

A six heure* <hi matin, on entend l’ennemi travailler sur plusieurs points, noUmuicut devant notre rameau contourné n* 40. Tout bruit erase de nouveau à dix heures. .Non- seulement nous n 'axons presque personne aux entonnoir*, mais nous faisons encore retirer le» mineurs îles rameaux que noua regardons comme exposés, et nous n’y laissons que de* écouteurs. ' y - .

•• A midi, le» Russes font jouer un fourneau du en avant, de a cm. L'explosion évide l'entonnoir du rélé de In place et le remblaie un peu de notre côté; elle blesse cinq un six. Immuîih** de garde dans le* tranchées, par des pierre» qui ont été projetées jusque devant Centrée de notre galerie de droiUs, où un hmiiuie a été atteint.

A trois heures, une «attr explosion russe, éut a en lieu en avant ol a droite de ai»; elle enlève la banquette el jucl à pic te talus du cùlé de la place, mais elle ne Messe ■ ..

Malgré le peu de monde (12 hommes) que lions avons tcuu aux entonnoir» pendant les vingt-quatre heures, un sergent el trois mineurs y ont été blessés par de* édala de bombes. , Le rameau 40 atteint 10 mètres de longueur el il imus parait arrivé à la distance ton vénalité ponr nous permettre de reeliller par une explosion la tUrcclion générale de» entonnoir» entre Ira deux galerie», devant le fourneau IB qui a joué trop en arrière. Nous dé- ' posons,* l'extrémité du rameau, 20 sacs de poudre (380 ktlog.; seulement, parce que |e terrain eqt déjà meurtri et mémo enlevé départ el d'autre.

Ce fou ru eau reçoit le feu à une heure trois-quart* du matin, et projeta une grande gerbe de ganehe h droite, ver» le bastion du màt et le ravin des Anglais. Il produit un vaste entonnoir, nxi, qui relie très-bien les deux entonnoir» voisins *tk-v, et qui hbac voir pluvieur* rentres d’exptHÎML S»** effets paraissent trop ruiifcidérahle» pour une si petite quantité de poudre, même en tenant compte du pru de cohésion du terrain. 11 e*4 probable qu'un fourneau 4f l’eiHieuii a pris feu en uiétue temps qUc le uOtrr. „

Mm» de nui.

tPI.’X.Sg.'M

Du 4? 4U

(H. SI, ll«

Le» deux descentes nui entonnoirs sont encombrée* 8e quartier* de roc | en est compte* tcmimt vu dans celle du centre. Des travailleur* M metlenl sur-le-champ à le* déblayer. Non» pouvons reprendre immédiatement les travaux dans ta galerie de gauche ; «ai* relie de dreile reste-rnfuniée pendant deux heures, et, «pré» te temps, «ou* y avons encore irws uu quatre mineur* momentanément asphyxié» pendant le débourrage.

I.c nouvel entonnoir nous permet d'établir, en deçà dé lui, ane bonne et solide eomm unir . ration qui ne sera plus bouleversée à chaque instant, comme il arrive au cheonu de ronde, que nous entretenons «tr le talus qui est du côté de l'ennemi . -

• Indépendamment des moyens qae nous employons maintenant pour eombattre le mineur Mue unit en cherchant à gagner du terrain, nous recevons l'ordre d'agir contre le bastion du mél avec des fougMses-pierrior* que nous elablifuns dans les entonnoirs, sur le talus qui fait.

. fac«*â la place. « • , f . • i *' *

-L’état actuel de. «os cheminement* souterrains se résume ainsi qu’il suit :

‘ La galerie de ganclie a été rétablie jusqu'à 43 mètres en avant de l'ancien rameau 34: elle . est eltargéc de MW Mlog. de poudre et bourrée sur une longueur de 10 mètres; U transversale » arrive dans les entonnoir*, nuis son débouché a été recouvert avec dre fascines et ensuite par les terre* que Ire explosions oui jetées dessus ; la transversale 0 est arrêtée par des blocs de rocher »*3 mètres de I* galerie; la communkalioB 33 est rétablie complètement ; le rame».14 l’est jnsqvi'a 9 mètre» de ta gâterie; le rameau », jnaqu'à 8 mètres de la transveimte « ; le rameau M est arrivé à 48 mètres de ta galerie ; le rameau 39 h U mètres de ta imnsversalr S. U galerie de cbvùte a fuurei une explosion à 49 mètres en avant de» anciens rameaux 3-13y son réubKsscnteul arrive à 6 mitres en deçà du point où cette explosion a eu lieu. De* dette rameaux qui partaient de lextréudui de la cemmuntaalivn iH, edui de droite, n" W, a fourni une explosion nu, celai de gauche a débouché dans l'ejOun*

• noir, et ce débouché est recouvert cotante relui de ta cotuniunicalinii 8. On a commenté le Mtpeau il, qni i 4 mètre», pour suppléer il la partie de ta Irausv ersale détruite entre 1.1 et .à La communication 14 eet rétablie jusqo a « mètres à partir de la cliambre du rameau 3. La communication 34» rejoint la transversale î et s'y prolonge de Smclres, U rameau Idaélé. . retrouvé ; on a .pu y pénétrer de nouveau jusqu'à 8 mètres. Enfin, le rameau RI arrive a RI mètres de ta chambre du rameau 3.

Nous commentons deux foiignssos-pirrrier* dans les entonnoirs a <• cl ««, sur le tahi* incliné vers ta place. Il laul suspendre ce iravail au jour, parce que les binantes y sentant vu*

. par 4e bastion du mit. , ' • - \

L'ennemi s'Cst tait entendre distinctement pendant toute la nui! devant les entonnoirs « n, aïs, et soirs ta banquette cuire a» et «a. Jugeant qu'on peut lottctodre, on dispose en " silence 40 sacs de pondre <380 kilog.) dans un puits prépar» sur ta second de ère deux point»; un bourre cl on donne le leu à midi. I/enUinnôir ait qtù résulte de entré explosion, 1*1 asset évidé pour faire présumer que le cheminement de l'cnliemi a été atteint. . *

Lerameou 18 a débouché dans son entonnoir i 10 mètre* du ragteau 34pon y dépose 3 tpcs de poudre (87 kilog.) qu'on recouvre extérieurement avec des pierres, -de* éclàta,dc bombes, des biscaîens; de* grenades russe*, etc., et l'ou bourre à l'intérieur toute la longueur du rameau Nous allons essayer ainsi d’utiliser comble fougasses les anciens rameaux qui dehmulieni dan» loues catunnoir*. Toutefois le feu MC sera donné àéeUé-ci que puur ripo*l< r b quelque explosion eunemie. .. '■ ■•■r •’ v . . ’«•

Mm s ili* liai

Ou aclièvc ct*Uc nuit les «iptiJC fougasses commencées hier. IL a fallu revêtir leurs tnliw avcc de grosses pierres ot des facilita, en sorte qu'elles oui dç l'analogie avec les fougasses . eu remblai. On a placé dans chacune deux sacs de poudre (3Wf kilos. ) amorcé avec du çiiriloiiu Jtickford, elon les a chargées avec des pierres e ides débris de projectiles ramassés aux environs. Les deux cordeaux soûl allumes à six heures du matin, au moyen de la uièrhe 'à canon. Les deux fougusses jouent successivement et linceul une grande partie de leurs projectiles dans* l'intérieur du bastion du unit.

Les bombes, en cclalânl dans les entonnoirs, projettent toujours une certaine quantité de lierres qui atteignent soQvenl les travailleurs et les hiesscitt, mais <f ordinaire légèrement.

Lu de nos mineurs a été ainsi blessé. - •'

L'eiiuetni ne se bit entendre qu’à gauclie de ««, où il travaille avec précaution.

Vers sept heures et demie du soir, une bombe a éclaté dans ht fougasse du leniouiiou u îs^i et Ta complètement bouleversée.

A minuit, nous avons donné le feu à une fougasse préparée dans l'enlonuoir aaj. L obscurité a empêché dé voir ses effets; aucune pierre n’est revenue en arrière.

A trois heures et demie du malin, nous eu faisons jouer une autre située dans l'entonnoir à imo. Lite a projeté la plus grande partie de sa gerbe dans l'intérieur du bastion du niât.,

, I n mineur a été grièvement blessé jlti* en Un» noirs par un édal de bombe.

Les artilleurs de la batterie u* if bit i, à gam be deia troisième parallèle, assurent qn ils Ont entendu travailler au-dessous de leurs plalcsrformes. Nos mineurs vont y écouler ci ne saisissent que le bruit de coujh» très-éloignés, qui est Ins-probablemoiit produit par notre propre travail dans le rameau 30. • •*. .*'• ■

•lia été impossible défaire la moindre observation sur la marche -souterraine «b* l'ennemi depuis neuf heuresdu soir jusqu'à trois heures du toatin, pendant l'action très-vive qui avait lieu à gauche pour la prise des embuscades russes, situées en Avant du cimetière: Le bruit dtepmes à feu lia pas permis d'en entendre d'aiitre. > ♦ •

• A neuf. heures ot demie du soir, .moment où l'intensité du feu partant du kisliou du mât fait supposer qu'il va beaucoup de moude dans ses batteries, nous uv oils Ldi jouer une fougasse réparée et rechargée dans l'entonnoir «is-:o. La' gerbe* a dû bien porter; aucune pierre n’est revenue en arrière. . * • : *

L'explosion a éteint quelques bougies dans la transversale 41, on clic' a fait pénétrer de la fu niée et desgaz en assez grande quantité pour y contrarier, le travail pendant plusieurs heures. EHpVe&l fait sentir aussi dans la transversale* 5. Ces derniers effets sont parfois produits par de* bombes qui tombent et éclatent dans les entonnoirs.

Le cordeau du fourneau chargé le 1 1 mai en tète de la galerie de gauche a été examine „ aujourd'hui cl reconnu êlre encore cii bon état. -**•'. .

Non* poursuivons la construction des fougasses, la transformation du bourrelet général des entonnoirs en parapet défeusir cl en dernière ligne les rttemiuemçnts souterrains.

H » étc trouvé dans les entonnoirs nur petite planchette pour boite d’aiuorçc éleelrhpto. Nous Avons enèorc -m-ouini «pi eu tiiig.de leurs ftiiirneaux de mines, les flusses ont dispose ça et là de véritables fougasses, c'est-à-dire des boites île poudre plus ou moins enlbufées ibh* le roc, auxquelles ils donnent le feu avee un saucisson ordinaire goudronné, çOnfcctinuné gimsièremeql, et placé à une faible profondeur dans un augol également goudronne. Vers otiie lie ûref cl demie du soir, le basliuu du uiùl foisa nt une fusillade irès-vive contre •. * 70 % * •

t>j *0 im St.

lm *i #u u

tfo a au1

1>j 23 au 21

Mois dr tuai. . — 554 — —

• - via quatrième parallèle, non* donnons le fon à une fourme prépai*** «bus l’cnurnupir a‘ft. Lite projMuHiifB ni gerbe sur te bastion.

A trois bniwel «ternie du malin, items en faisons Jouer deux anlrci «tous tes entonnoirs n i» « «n ««; rites donnant te même résultat qne la première. Mais celte de l'entonnoir Ai*.*» a rouipii les chapeaux «te nn*e chftsois dans la transversale S. -On peut rcpcndaul . aller encore au fond «te ee|te transversale et y entendre un travail curant «pu |van«ff être celui d'un forage.

|/*s écouteurs des entonnoirs oui entendu travailler toute La nuit en avant de «aj et de

hi î\ au 25. Pour arrêter 1e lra\ ail qu'on entend à gauche, en avant de la transversale ^ nous déposons

10 «ics de poudre (100 kilogr.) au fond d’un puits préparé dans te talus de l'entonnoir ai» et nous y donnons 1e feu b sept heures du soir. L'entonnoir produit («135} est bien i1 vide et à peu près circulaire. Le brait a cessé et n’a plus reparu sur ce point ni ailleurs, pendant te reste dr la nuit et pendant Li journée suivante.

Le- rameau hollandais 41, «pii esl terminé, lions donne de nom «au une transversale entre tes «tenu galeries ; niais elle «**t peu commode b dote de ses changements de direction et «b"!» ptiilcs dimensions de se* porti<*s Coffrées ;O*#0 sur 0*05).

, Nous trâvaiUoM au parapet «le la quatrième parallèle, et nous y ouvrons b deuxième d«v

• .* •** ’ conte de gauche, débouchant dans les entonnoir*. Mais il est clair que tes artilleurs russes

ont pour consigne «le tirer à outrance snr toute pelletée de terre qu'ils voient remuer : aussi, pendant le jour, ne pouvons-nons guère faire autre chose qtié «tes approvisionnement* de sacs à terre (Mutr élever et «qtaissir n«»tre parapet [lemlant Li nuit.

[rv iô *u 2*. LNine de* fougasses en ennstnK-timi a été eomplétement bouleversée par l'npWon (Pane

bombe. ’ * • ’ . * *

Ijos Hnvses ont conslmit, ciey travaillant un peu chaque nuit, des embuscades en avant de b gauche e* de b droite de la ligne des entonnoirs. Nous soniques «ddiges, celte nuit, d'élever , des U-av<Tscs pour abriter te bourrelet transformé en parapet, «rouira les coups de cfs embuscades, «pii nous v«iient de fort près, suilout à gauche. * •

. * Le travail ennemi a reparu, vers deux heures après midi, dans l’entonnoir 024 et les cp-

lou noirs voisins a droite. Nous avons bien en e«‘S points jte* puits tout préparée; mais, en le* faisant jouer, nous pourrions encombrer b descente centrale* titra entonnoirs, b séfllc * «pii soit actuellement praticable ; noos attendons. “

Pu 2t> au 27. A minuit cl «lemi, nous donnons te feu à une fougasse préparée dans VcMonnoiï

|àrce que le bastion du mit lire de manière à nous faire siqqiosTr .qu’il s‘y trouve beaucoup 1 * • de monde. *' * . • ‘

Les I nivaux souterrains d»' L'ennemi cessent à une hetife cl demie du matin pour reparalfrc avec le jour aux même* endroits qu'hier, en «net à droite ; fls reparaissent eu outre devant . n i2.i5 et «tetanl « 11-1* , oli nous déblayons une grande rft*vateo qui a été trouvée dabs te rue. Le bruit quon entend «te l'entonnoir «i« parait être produit par rajustement «te

pièces de bois. • * * • ;

A onze heure* du matin , quelques minute* internent après avoir cessé son travail f n ti 1 i, t enueioi bit jouer «bu* cet entonnoir un très-petit fourneau d n, précisément devant une petite gentte en sacs à terre où clwx sons-officiers d’infanterie s’étaient abrités. Ils sont rou- . lés au fond de l’entonnoir et en partie enterré*; on les retire Umnédiateiuont sains et saufs.

• * -^- ‘555 — * Mois 4e mai.

Trois auxiliaires d'infanterie ont reçu «Ifs contusions bières Ma léte/par les pierres que [explosion a projetées. ' .♦

On veut riposter en donnant le fou au petit fourneau «le 37 kilogr. préparé comme fougasse, le ÎO mai . au fond du rameau i 8; mais l'explosion manque deux fois, quoique le cordeau • porle-feu brille ensuite parfaitement îi l’air libre. . * •

Pendant ce temps, le mineur qui travaille à gouclte dans la crevasse dont 11 a été parlé plus haut fait annoncer que ]<• contre-mineur est très-près de lui, et qu'il» vont *e rencontrer.

Vérification faite, on dépose dans ce trou 14 sacs «h» poudre (àTUi kilogr.j, on boum* cl à, trot* taure* on donne le feu. [.'entonnoir produit, a as» est large et profond; le cbcuiiuommtl eu?

* nrmi doit être écrasé, Deux hommes de garde ont été contusionnés par le* pierres que [explosion a projetées dans nos tranchées. Le travail cnnémta cessé partout, excité eu unà droite de d ». . . ■ .

Nous construisons dans le' boyau de communication en arrière de notre galerie de doute iN> magasin u poudre semblable à ceux de [artillerie, parce que les magasins des galeries sont incommodes pour le service des entonnoirs.

Nous pensons qu'il est convenable de faire jouer maintenant le fourneau qui est chargé de* Du *Î7 «u 48, puis le 13 mai en Cèle de b galerie de gauche ; nous don non» h* feu k six Itetlrrs du soir. U gerbe s'élève presque sans commotion et laisse un grand entonnoir bien évklé, « jt. • '

Ou- place un nouveau cordeau porte-feu au fourneau du rameau 48, qui a raté hier, et l'on en “refait le bourrage,.

1/enliemi parait de nouveau devant miet an; il semble revenir nu lxmrrage de sou camouflet dit. **

À quatre heures du soir, l'ennemi effectue un* explosion, dt«, sons le bord de Ten ton noir D«» 'i8.au îo.* a ip.». Elle remue les terres en y produisant une sorte de bouillonnement, sans bisser d'entonnoir sensible. Trois mineur* qui étaient occupés aux communications entre 1rs entonnoir* et an chemin de ronde, ont été enterrés en partie et sc sont retiré* eux-mémes, sans autre blessure qu'une forte contusion pour l'un d eux.

line heure après, h cinq heure*, nou* donnons le feii au fourneau a j*, qui est chargé .comme fougasse dan* le rameau 48. J/rtploaion enlève les pierres qu’on avait placées au- • ■ * . n

dessus de» poiulres dan* l'entonnoir a*i ; mal* *a gerbe, qui s'élève presque verticalement, a * dfi produite peu d'effet dans le bastion. Le bourrage a bien résisté : cependant lè* gâz qui ont pénétré dans les galerie* par le* crevasse* du banc de roc ont asphyxié momentanément cinq mineur*, et II s fallu y suspendre le travail jusqu'au jour.

Cet essai, qui rt’a pas été heureux, ne sera plus renouvelé.

Immédiatement après [explosion l'ennemi est signalé au-dessous d'un puhsde î mètres île profondeur préparé dan* le laïus dé l'entonnoir a ü : nous y déposons 45 sacs île pondre.

(183 kilopr.), rt, voninto toujours, non* achevons en sibneeie bourrage du pnHa. Nous y donnons le feu à six heures du soir; 4>xploiiol a produit [entonnoir a w cl k travail ennemi a cessé, /

La dernière explosion de*' dusses (dstV'ti rempli de gaz la galerie et les rameaux île gauche; six mineur* y ont encore été monte ntanéme-nt asphyxiés. Les travaux somemlus ont été ainsi entravé* partout. .

On travaille enjorc aux descentes qui. partent de* extrémité* aruielle* du bourrelet ver», le* tntoiutoirs an et a a. Dan* chaque descente, deux attaque* marchent k m* MafAiigyr.

Mni< «lé injil. ‘ ' — 556 4 r

La lune «Vlain* nos travaux et permet aux Khmm «Tenlever.if coup» «le raiwni pres«pie tons les gabions que noua posons à h» dcsreiUfi de droite. Un mineur y est blessé par une bombe/ .

Au mutin nous pouvons reprendre le travail dans fus paieries; mais, pendant la journée, il «è produit un ébouleménl coTjaidçrabV*. au «hdmurragc «le la galerie «le gauche, cl U* nt- * meaii 12 est arrêté court |*ar un bloc de rocher à 19 mètres du rameau 2t>.

Ainsi les tronçonsde gale rie «pd nous restent présentent constamment au mineur des obstacles toujours difficiles suivent impossibles ?» surmonter. Les difficultés ne sont pas moins' grandes pouf marcher «*n ouvrant des rameaux dans nos entonnoirs ou «lans ceux «le l>nnemi.

* Jusqu'à présent le uuûjleiir moyen d’enipéiher le mineur russe de passer, et de gagner du ter- • vraiit sur loi, c'est «le ronger -le roe petit ?» petit avec d«*s pulls surcliâiytès ; et encore fani-il qvoir soin île ne pà* mettre de, flop fortes rliarges dans ces puits, car Ib rocher étant presque |w»rtoUI à pic du côté, des Russes, toute grande explosion fait fougasse siir nos tranchées. (loir

• # le profil desrnloiuioint/Pr. XIII, lig. 1.) .

lui 20 in Le rameau 39, arrêté piéeé«lemment à 15 nièir«is «le la transversale 5, ést chargé aujourd'hui

«if'âO sacs de iMiudrc (3Hü kil«fgr.), pam* qu'on y entend l'ennemi et que cette partie des en- « tomioir*, remblayer par dl\ erses explosions, ;« besoin d'être creusée de nouveau.

Nous chargeons également W rameau n* 12 «le 10 sacs «le poudre [llNlkilugr.), le inii|cui' y . ’ «‘tant arrêté jstr un rocher, ainsi qu'il a été «lit hier. ’’ . ■

Pendant la matinée, le canon de la place renverse, au parapet de la quatrième parallèle, presque tous les gabions qui ont été posés la miil, et qui n'étaieut pas suffisamment couverts pav l«*s terré». Les fougasses eu eonstruetiou ont ticuuroup sonfTerl «lès bombes, et lailpscenlu aux fmlonuoirs «le droite uYsi plus «pi'un fouillis.

l u mineur a étégriè voûte ni blessé dans les entonnoirs par ou «*< lut «le bombe i» la tête.

Les artilleurs d«* la ball<‘rîe n® U), situé»* devant le liustiou centra), à 130 mètres environ «les * ouvrages de la place, prétend«*nt que le mineur enuemi approelu» de cette batterie. Nous y

envoyons un sous-ollicier et un mineur qui ne parviuuncul à saisir aucun iiruil souterrain. .

Itu 10 n 31. L'ennemi a fait un grand feu de toutes armes sur les entonnoirs et sur U quatrième parai-

• \ le le. Malgré cela nous y avons travaillé toute la nuit et noua n avons eu «pic deux honmu’*.

N • , blessés. v . ’ •

. Le mineur ennemi s’entend distinctement : 1® devant on «Minou» m; voulons pas taire

«l'explosiot» pour le moment; 2® plus à droite sous le talus de devant <» m; 3’ en avant «k* «i» : .ce derni«*r bruit m* perçoit mémo de l'intérieur «lu rameau .39, à 1 extrémité du fioumge. ...

 «plaire heures et demie du malin, nous donnons le feu au fourneau du raintmi 30, pen- , liant «pie l'ennemi travaille encore. Quelques pierres sont n*lombéc» dans nos tranchées sans y causer d'ac< iden( j le bastion du mât en a reçu une .graude quantité. La place ne répond que , 4jar nuseul.couptle mît mille ; sa fusillade rode muette. . .

k - * . L'entonnoir a 49 «pii résulte de l'explosion s’étend beaucoup vehs U» gauclie oii l'on croit

# en remarquer un second moins évidé«. On y trouvé dés conducteurs ‘électrique» isolés à la

gnl<a-pr relia, une planchette «le boîte d amorce et de s débris d<‘ coffrages d’origine russe. ït est probable que nous avons Tait partir un fourneau de l'ennemi en même temps que le nôtre» . ‘ j . * . . . . . *

A neuf heures du malin, nous entendons l'ennemi revenir sur la droite de lemopnoîr ««o

h — ». 557 — . * ( Moiv de mai.

ou uous rrenson* un puits. A midi, nous jugeons qu'il est arrivé sous 1» banquette (H BOUS chargeons In puitsde lOsacsdepomlrr /(UM) kilogr.). -,

Au même instant il se produis un ebmilcinenl pré* d'un antre puits que non» avons «reusé *

dans le talus avancé do I entonnoir a k, où Ion a entendu travailler sans interruption depuis hier. Cet cbouleÉienl se continue en profondeur pendant qu'oit en déblaie l’ouverture, et deux .

|>elles à manche* longs, abandonnées un instant, y glissent et disparaissent lotabinent. On y tb*posc vivement 10 sacs de poudre {190 kilogr.), et après avoir bien garni le dessus avec des sacs à terre, on donne le feu à une heure, en mènte temps qu’au pubs chargé à gauche sur b* coté de l'entonnoir a «. * .

L explosion de droite, ni), a lieu seule : celle de gandtc manque par la faute du conk'au porte-feu qui est mauvais. Cependant, le travail eu nemi étant Irès-pressuil sur ce dernier *

|*oiut, uous débourrons vivement h* puits, nous y plaçons une nouvelle amorce :mi cordeau Bickford seul, et & trois heures reiiUmnoir «ta est produit. Ou n’entend plus l'ennemi.

l^-s Russes font sur les entonnoirs et sur la quatrième parallèle bu feu si violent que nous pu 31 nui an 1*' juin sommes forcés <fy suspendre les travaux. Ils ouvrent plusieurs brèches dans le paraît de «■Ile parallèle et bouleversent de nouveau celni delà descente aux entonnoirs de droite, dont ils apercevaient quelques gabions. Deux mineurs et un auxiliaire ont été grièvement blessés. 4 , . . .. *

• lie mineur ennemi se fait entendre, depuis hier, ù droite des entonnoirs an et au. Pu 1" au ? juin.

Les Busses continuent à gêner nos travaux par un feu des plus violents. Noua avons un mineur tué et un auxiliaire blessé dans lesciiton noirs. • *" ^

Nos cheminements souterrains sont arrivés, savoir : la galerie de gauche, un peu déviée h' •

droile pour éviter les rochers et les ébmilements, à IM mètres du rameau 32; le ramean 29, it •

14 Aièlrrs de la transversale 6; le rameau 39 est rétabli à 8 mètres de la transversale S^la cômmnnicaliôn 34, en suivant les détours, à 36 mètre* de la chambre du rameau 3. t

. Les difficultés et la lenteur de notre marche par les anciens rameaux nous engagent à . . essayer encore d’entrer directement dans la couche <f argile par les entonnoirs. Nous chol- . •

slsspiis pour cela les entonnoirs ait et nu qui sont îi la fois profonds et voisins de l'en nemi. et nous y commençons des rampes.

Non» continuons les travaux souterrains, ci, au dehors, la transformation du bourrelet en p,v pu i au 3 juin, rapet, les descentes aux entonnoirs, cl les deux rampes entreprises pour entrer en galerie

tlans les entonnoirs aie et ail. ’ * .

On a entendu l'ennemi jusqu'au malin eii avant et à gauche de au; il paraît revenir vers remplacement de son explosion d aa. On l’a encore entendu |ilus lard en avant de a 4.

Nous avons eu aux entonnoirs un mineur blessé grièvement par un éclat de bombe, et trots autres contusionnés par des pierres.

Quoique l'accident survenu à notre rameau K, du 23 au 24 mai, nous ait rendus circoit- Ou 3 au 4 >10. speefe sur le choix île remplacement de* fougasses- pierriers, nous 11 avons pas cessé d'en construire dans les entonnoirs ; iuais connue il a toujours fallu revêtir leurs talus avec des « fascines et des pierres, les bombes de l'ennemi -ne nous eu ont pas laissé mener une seule à lionne fm. Nous espérons cependant en conserver quelques-unes des cinq- auxquelles nous v *.

travaillons actuellement, et uous en commençons deux nouvelles flans le roc vierge du revers de U- quatrième parallèle, où nous en ferons d'autres, si ces dcux-là réussissent. ...

Mois de juin.

D» 4 au 5,

.Notre luit actuel frit d'étre. en mesure d inonder de pierres 4e bastion du mit à Un Instant donné et de concourir ainsi à l'assaut général (pii doit être livré prochainement.

Rendant la naît, la place a fait un feu violent de bombe*, de grenades et de mitraille sur la quatrième parallèle et principalement sur le* descentes au* cutonnoirs. Aux projectiles qui non» étaient envoyés précédemment, il fout ajouter lea galets de mer, qwe les Russes noos lancent avec des mortiers, depuis que nous leur envoyons des pierres au moyen des fougasses.

. Dès que le jour parait, le» boulets renversent ton* le* gabions qui laissent voir la moindre partie de leur clayonnage.. « *

le mineur ennemi, paraissant très-près du talus des entonnoirs au et a», nous chargeons respectivement de 10 et de 15 sacs {190 et 870 kilogr.) dé- poudre deux puits qui sont creusé» prés de çe»giiott. Au lieu d'ac hever comme précédemment le bourrage de» puits avec îles sacs à terre seuls» on en place un lit sur le» poudre» et <on remplit le reste de* puits avec des pierre» du côté de l'ennemi, ave» des aan» à terre de notre côté, afin que le» ttks h terre

• réduit» en poussière retombent de notre côté et les pierres du côté de» Rit»*?». Eu même temps qu'on prépare ee* puits, on place deux sacs de poudre sous un rocher que forme un ressaut de lmij0 dans la descente aux entonnoirs dé droite, et on les recouvre de pierre*, hiscaiciis, éclat» de bombes., etc., pour taire fougasse contre l'ennemi.

Les trois explosion» ont lieu à neuf heure» et demie; elles couvrent te bastion du mût de leurs projectiles. Le rocher est détruit en partie j et le ressaut est reporté en arrière. Les enlonuoirs au et <t4t sont assez évidés pour que nous pensions avoir atteint le» chemineineqts de rennemi.

• ’Lea Russes ripostcut à une heure après midi par urte très-petite explosion du, en avant de nsi : l‘un de no* écouteur» a été enterré à mi-corps et retiré aussitôt, sans autre nul que dos contusions assez légères. Les terres qtie celte explosion a remuées et lait glisser dans l'entonnoir au auraient enterré les travailleurs qui cherchaient à entrer en galerie dans Cet entonnoir et que fort heureusement nous avions déplacés au commencement de 1) nuit..

Le mineur ennemi reparaît encore devant l'entonnoir «a c, oh nous avons un puits que nous chargeons en silence pendant que l'ennemi continue son travail. Nous donnons le feu à deux heures et demie; l'ennemi est écarté et l'entonnoir produit, au, forme une échancrure notable dans le bourrelet déjà place. Nous avons trouvé clans ce! entonnoir de non-

• veaux cnAagcs hisses.

Il cri recommandé aux officiers de service de disposer lepr» travailleurs de tellfc manière que les mineurs seulement puissent ètiv enlevés ou enterrés par lea explosions ennemie», et jamais les auxiliaires d'infanterie. * '

Les écouteurs entendent le contre-mineur aux entonnoirs : l*en avant et à droite de a«o; 2® h gauche de notre entounoird hier, au; et, 3* en avant de au, Il» oVnumdcnt rien de l'intérieur des galeries. * * • •' * ' .

"Ver* nlinti'rt, les Russes font jouer un petit fourneau, dw, en avant ib» <ia*. Un mineur qui écoutait sur ce point a été enterré à utf-corps et retiré aussitôt ; un *utre a été blessé.

On a ramassé dans les entonnoirs pins de deux cents grosses grenades qui n'âvaient pas éclaté ; elles survient à charger no» fougasse». ^

La présence de l'ennemi étant hors de doute, en avant, et tout près de a«, nous chargeons respectivement de 19 et de 20 sacs rie poudre (342 et 390 kilogr.) deux puits de t métrés de profondeur, préparés sur ce point, et non* donnons lé feu ft 10 heure» da matin, fl en

résulte un" seul entonnoir ohloug, a u~w, formata édiantrpre dans le bourrelet du coté do b place. L'ennemi psi écarté, mai» il riposte à onze. Iieures et demie par l'explosion dw, «f«î a lieu au-dessous dt* noire colon noir au. Deux mineurs Occupés an creusement d'un pqils dans cei entonnoir, sont tués et projetés sur le glacis : l'un est retoml>é au milieu des débris il abolis et de chevaux de frise russes, a A mètres du bord de l'entonnoir; te second est retombe plus loin et ne peut être aperçu. Deux mitres mineurs, qui creusaient aussi im puits dans l'entonnoir voisin d*7, ont été, l'un tué et enterré, l'alitera Messe griévetnenl.

Sous jugeons, au bruil, que riMinemi r débourré en grande partie h» rameau 4hi il a bit jouer la nuit dernière te fourneau d»; nous chargeons de 12 sac» de poudre (428 kilOgr.) un puits de i“HO de profondeur préparé dans l'entonnoir même, etnou* donnons le feu à deux heures ai demie. L'entonnoir produit par luette explosion (a «; est très-bien évldé cl . laisse entre lui et notre descente centrale un masque île terre ipii eonvro parfaitement le débouché de celle-ci et que nous n aurions pas mieux construit si nous f avions élevé exprès.

Ou -a bientôt retrouvé dans l'entonnoir dn te cadavre de l'nn de nos mineurs; on a retiré à neuf heures du soir, sous une grêle de balles, l'un de ceux qui avaient été jetés sur lu glacis; il a été impossible de découvrir le troisième, soit sur le terrain, soit dans les terres mimées par l' explosion d». ün mineur a été grièvement blessé dans ces recherches.

Luc grnhwr bombe anglaise est tombée la nuit dernière dans la gauche des entonnoirs. Nous axions déjà reçu précédemment plusieurs projectiles provenant des batteries de fîil laque, biais nous u'avons pas cru jusqu'à présent devoir signaler ces arridenls.

A trois heure» du soir, tes batteries de* attaques <le droite et de gauche ouvrent de nouveau uu feu nourri contre les ouvrages de la place. Le hattion' dii mât ne répond pas; mais après quelques minutes, les Russes font jouer uu fMtrqesui en avant de l'cntonüMtr oMong a «Mi. Personne n'a été atteint par ceUc explosion, parce que la vivacité du feu nous axait bit uis)wndre momentanément le travail aux entonnoirs. Nous le reprenons à ja nuit. * * .* > . •• - • ’ . \ ' 1

L'ennemi envoie dans les entonnoir» des pierres «I de la mitraille verticale, qui inquiètent ' beaucoup nos travailleurs et nous blessent un mineur . et deux auxiliaires. Ce feu de {oit rallie cesse à cinq heqres du soir. Nous en profitons pour tracer et entreprendre de nouvelles fougasses sur le revers de la quatrième parallèle. A sept heures, la mitraille réparait avec pue nouvelle hitensité ; elle nous bh*wc encore, pendant la nuit, un mineur’ et cinq auxiliaires. Nous sommes forcés de suspendre tout travail aux entonnoirs depuis minait etrvirou jusqu'au jour, * ” • '

Aux coups de la pbec, «e sont joints plusieurs coups mal dirigés des laiteries nM 10 et 1 1,

. dont tes boulets, ricochant sur le terrain des fougasses, ont écrête le parapet de la quatrième parallèle. •

Le travail des fougasses est poussé aussi activement que les circonstance* le permettent.

Au matin, l'officier commaiKbnt nos auxiliaires d'infanterie est atteint mortellement par uu celât de grenade, au même instant qu'un de ses hommes est tué dans une fougasse pur une balle à la tête. . ’ % . * ‘ • - ; • 1 ' ;

Les artilleurs de b batterie n° 24 bit croient toujours à b proximité du mineur ennemi; cependant nos écouteurs les plus exercés nentendenl rien. Youte observation de jpur est actuellement impossible, à cause du brujt cte b canonnade.

Plusieurs boulets ou bombes ayant détruit en pprtie tes gabion nadei de b descente centrale

‘Mois .do juin.

Du o au G.

Drf G ni ?i.

Du % a o 8.

. )l«js t|t jiiifl.

PI XI. h* 0-

I>ll K «U'!».

Pi. m, n*;

\ Dy 9 au* 10.

— SCO — • .

aux ett Uni nuire, npO* iravai flous ii les rétablir ; mais celte dcsçmu» reste impraticable pendant, (oui te jour ; un mineur y a été lot- pur wm* folio qui IX frajpé à la tek.

Kn résumé, nous avons eu dans les vingt-quatre heures tur mineur me et deux blessés; el parmi les auxiliaires d infanterie, I officier eiuumandanlcl un auxiliaire tués, cl sept blessés.

Les travaux intérieurs des galeries sont continué-^ autant que possible, eu égard au nombre d'honuues, aux difficultés du terrain et à la pénurie des coffrages qui sout toujours confeci ion liés avec des planches triplées. Voici leur état actuel :

La paierie de gauche appuie un peu à droite pour éviter les blocs, et atteint 20 mètres à partir du rameau 32. Le mmeau 29; qui est coffré, atteint mw longueur de 19. mètres à partir de La transversale ti. Le raturait 34), après avoir appuyé :i gauche, peut être continue sans coffrage ; il atteint 33 Uicüvs a partir -de la galerie. La galerie de droite est rétablie à tti maires a partir du rameau 3; il Cuit la coffrer et La dévier à gauche pour les mêmes raisons qui oitl forcé à dévier l autre galerie. Le rameau 34 est coffré et a 37 mètres de longueur à partir du rameau 26, et ce derniur, qui marche sans coffrage, atteint 30 mètres à partir dw rameau 34. •Le rameau 12 est chargé à 10 mètres du rameau 26.

.Nous avons sur le revers de la quatrième parallèle six fougasses en construction. *

I/allaquc souterraine, flanquée à gauche par les rameaux 30 et 20, à droite par les raifceaux 31 et 20, s'avance en prolongeant lès deux galeries, mais avec beaucoup de peines cl de lenteur.

A h surface du sol ou travaille dans les quatre descentes aux entonnoirs, dont une seule, la deuxième de gauche, permet do passer sans être vu; on creuse les puits dans le laïus ennemi ot I on construit des fougasses dans lu notre et sur le revers de hi quatrième parallèle.

Il faut suspcûdrc encore, ces travaux plusieurs fois pendant la nuit, à cause de la vivacité du feu de la place, principalement aux «kscente^, parce que l'ennemi y jette ses projectiles a feux courbes avec une grande précision.

La présence bien constatée du contre-mineur en avant de l'entonnoir 071.21, où le terrain u '3 pas été remué convenablement par nos premières explosions, nous a engagés à y commencer hier un (faits de Houle, c'est-à-dire un puits coffré; mais le rôc ne- nous a pas permis de le pousser au delà de 3 mètres.

Kn attendant que le rameau 34 prolongé nous fournisse le moyeu de fouiller ce terrain, nous chargeons le puits de 20 sacs de poudre 4380 hilog.), et, quoique l'cnncnti ail cessé de se faire entendre, sachant qu’il n’est pas loin, nous donnons le feu à huit heures el demie du matin. Il eu résulte un entonnoir unique, a entré le bourrelet du glacis çt la descente de droite, qui est moins mauvaise qu auparavant. ' . * .

Aucun hmit souterrain ne se fait entendre nulle part, v compris les environs de la battrrie ne 21 oh non» continuons nos observations. " * •

L'embuscade russe, située devant ia gaüclie des entonnoirs, envoie dés halles qui traversent à mesure tous les gabions que nous posons à l'extrémité actuelle du bburrelol, ccsl-i»dîru an retour en arriéra de l'entonnoir »«. *. * *

Le contre-mineur ne se fait entendre nulle part.

Nous commençons deux nouvelles fougasses sur le revers, et nous poursuivons tous nos travaux à l'intérieur des galeries et aux en toi (hoirs, malgré les bombes, la m itraille verticale et le» pierres que les Russes uop* jettent abondamment pendant toute la nuit.

Du 10 ni H.

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