H XII
Moi», vie juillet. # — 568 . —
principal'**; un entonnoir sc JoruR* au-dessus de relie de droite et menace. d'enlnriucr uluj partie de la gabmunade qui rouvre à droite le pied de la descente centrale.
Du 3 au I. L u mineur a été blessé aux entonnoirs par un éclat de bombe.
Du 4 ai 3. Il a fallu susjiendre plusieurs fois les travaux extérieurs, à Cause de la vivacité du feu de la
pince. • ’* •* , •
. L'attaque souterraine s'avance lentement cl péniblement par les deux galeries et par fs rameaux 42, 39, 43 et 12, qui sont coffrés sobdeiHent avec des châssis hollandais en planches triplées : aucun d'eux ne pouvant être atteint en flanc, nous recevons l'ordre de pousser vivement ces quatre rameaux, principalement les tf* 39 et 12, et de ne s’y arrêter que si - on reçoit le camouflet; alors seulement on creusera des chambres.
Nous avons demandé 70 auxiliaires d’infanterie au lieu de 30 : cette augmentation est motivée par les nombreux travaux que nous avons à exécuter à la surface dn sol pour réparer les dégâts occasionnés aux ouvrages par les dernières pluies et par le feu cootinuel de la place. .
Du 5 «u 6. Le mineur russe se fait toujours entendre aux mêmes points; Q n’avance pas, et l’on di-
rait qu'il cherche à nous attirer sur son terrain.
ta batterie n*25a envoyé pendant la nuit deux bombes au milieu de la garde de la quatrième parallèle : un homme a eu les deux jambes emportées ÿair la seconde. L’artillerie explique encore ce fait par l'humidité de sa poudre.
Au jour, toutes les communications sont rétablies entre les entonnoirs ainsi que les trois descentes ; on travaille aux deux descentes des extrémités de la quatrième parallèle,
. , aux communications de droite et de gauche.
Deux bombes de gros calibre sont tombées sur le passage couvert qui débouche de la troisième parallèle : elles y ont causé peu de dégâts, malgré l'imperfection de la galerie, qui est loin d’être achevée cl dans laquelle on continue à pé tarder.
Du 6 »a 7. Notre communication de gauche a été irès-inquiétée depuis trois jours par le canon des
dusses qui eu renverse les gabions ; nous avons dû y suspendit* le travail plusieurs fuis. Deux mineurs y ont été blessés. ,
Le mineur ennemi se fait entendre aux mêmes points que les jours derniers, et, pour la première fois, à droite de l'entonnoir <150, on nous n'avons que deux ou trois tirailleurs embusqués derrière la gabionnade de la communication qui y conduit, et de temps à autre un écouteur. '
A trois heures après-midi, les Russes donnent le feu à un petit fourneau, d ;t, situé sur U droite de l'entonnoir a «1 ; tout l’effet s’est réduit à remblayer le petit passage de cet entonnoir à ceux de droite ; à peine notre mineur a-t-il ressenti la commotion an fond du ranfeaû 12, qui atteint actuellement 26 mètres à partir de l'axe du rameau 26.
Du 7 *u 8. Aossitôl après l’explosion dytr nous avons commencé un puits saus coffrage dans l’en-
tonnoir peu t*vidé qu’elle a produit, et nous avons rétabli la commiiuiealiun remblayée .
Noos avons employé celte nuit 23 sapeurs cl 25 hommes de la garde de tranchée à la réparation des brèches que le canon de la place a ouvertes dans les extrémités de gauche d'% deux parallèles, nos travailleurs ordinaires uc pouvant évidemment pas y suffire.
Au matin, le canon de la place a détruit de nouveau une graude partie dé ce que nous avions réparé. * **' • ' ^ ‘ ,
— 569* — • . • • ' Jêdb- du juifiet.
L'»in de nos. plus braves sous-oNicic-rs de mineurs a eu la (été emportée par un boulot, dans les entonnoirs de gaucho. * V , - * .
On; peut circuler partout dans les cjtftbtf noirs et 1rs trois anciennes descentes : on y est. cependant vu en plusieurs points par des créneaux ; mai* l>nnenri ne tire pas succès points^ il se ménage ainsi, sans doute, les moyens^d’ubserver nos mouvements aux entonnoirs: nous prenons les mesures convenables pour masquer ses vues.
A trois heures du *rfr, on enitoid le un uettr russe près du puits qui a été creusé dans *
^entonnoir d 37 et qui a 2” 30 de profondeur ; à chaque < onp de pioche on voit quelques pierres sc détacher des parois du puits. On l'entend encore k droite de as», à gauche de <ri7 et du rameau iti. . - * *. * . : ’* *•
Notre cheminément de la galerie de gauche est arrête par uu gros rocher qu'il n'a pas * été possible de tourner, ainsi qu'hn avah réiistd k le faire ailleurs.. ‘ .
-Nous avançons actuellement sous terre par les rameaux 42, 39, 43, 12. 18, 20 et par ta galerie de droite.
(In Juge, vers six heures du soir, que le mineur ennemi est arrivé sous l'aplomb Un puits Pu I « 9.
de renlonnoir rfj 7 : on y dépose en silence 1$ sacs de poudre (285 kllog.), 011 boum* Cl on 4km ne le feu. Après qeUe explosion, an, on n'entend plus qu’un bruit vague et éloigné. ' ...
Notre artillerie a tiré vigoureusement; pourtant celle des Russes n’a pas cessé de tour- ' **'
monter nos travaux de ht oonnuuuicatiotr de gauche, pendant la nuit par des feux cpqrbc*, ü\irtoul. dçs grenades, et pendant ie jouf parle tir de plein fouet. *
Le feu de l'ennemi a continué de la même manière et avec ki même violence cou lie la ’ Ou 9 <11 10. gauche de uos deux parallèle». \ ' • .
I/O petite- gabion nade que nous avons établie à la gauche des entonnoirs a été en partie v incendiée par des. halles il feu, en partie détruite au jour par des obus percutants.
Let essai do couronnement, qui ne réussit j«ts sur un point »o aueune explosion défensive . u V milieu jusqu'à présent, montre bien ce qui serait arrivé si nous axions voulu couronner tous les entonnoirs sur le bord le plus rapproché de l'ennemi, tomme on le fait ordinaire1- • •
nient. * t * ’ . t ’ .
Nous commentons le petit boyau 44 qui servira d'embuscade pour surveiller la pente du *
’raviu. p • . ’ " , . , . # * . . * * ‘
L'ennemi; qu'on n'entendait plus depuis le main», ayant repris stf travaux souterrains, 10 au If.
nous reprenons tous les nôtres que son silence nous avait fait suspendre.
Deox mineurs oui été blessés aux. entonnoirs.
A onxe heures du matin, t'cnneini a ouvert un petit entonnoir, iln, sür lu droite de tfs? : deux châssis ont été dérangé* en tête du rameau 39, qui a 22 mètres de longueur à partir de la transversale 5. Non.* ne considérons pas toutefois ce rameau comme gravement compromis. et noua le cnn limions malgré les sinuosités incommodes que les rochers obligent a y faire. ‘ . •
Nous ouvrons immédiatement un pnits dans l> nlon noir d 3*. :
Le .chemin eurent de la galerie de droite est abandonné à 22 mètres de l'entrée des raumux 13 et 3, parce que les éboulements empêchent k la fois la marche en avant et le' cboügçœcnl ifc direction à droite.
^ Le mineur ennemi revient vers da; ou l'entend aussi k gaucho de <t»i. Un ne perçoit Da 4f «a fî. aucun bruit de Jiu teneur des galeries.’ . • • *}
Moi* cU* juillet
Du, H
I>0 43 au 41.
La communie atlon de gauche, entre la troisième el 4* quatrième parai kde, est terminée parachèvement du passage en galerie couverte ; plusieurs de ses partie* doivent cependant être améliorée*. • ) ’ *
«r Nons continuons sous terre lés rameaux 42, 30; 43.42, 18 et 20, et « l'extérieur Ida ré* paradons journalières.' ..
Le lieutenant Dogny remplace aux mines le capitaine Coste, qui est péril pour Auapa, avec quelques mineurs exercés et un détachement de sapeurs.
A huit heures du soir, une explosion niSse, dss, a lieu presque au même endroit que celte .d'avant-hier dit; eWc a blessé un écouteur par des piètre# projetées, Intercepté la cdmniiH nlcation coirja les entonnoirs voisins et asphyxié dans le rameau 30 les deux ml neufs qui étaient en tête. Ceux-*! ont été retirés aussil/H et sont restés sans connaissance pendant une heure. •**..' *' • * ,v\ ■ ** * v : \ ’ *’
A huit heures et demie une nouvelle explosion, d«i, a atteint trois auxiliaires et un caporal * de mineurs : l'un des auxiliaires est tué cl projetésur le parapet de la deuxième descente de gaucho, les deux autres sont renversés et blessés grièvement; le caporal, également renversé, n’est que contusionné. " . * * • » •*'
Entre otite heures du «olrct une heure du matin, on aeru entendre Vennetni charger on fourneau sur Ta droite île as». t>n l a encore entendu par intervalles devant a es. 4 N A si* heures du matin, nous pouvons rentrer dans le rameau 39, 6ù trous reprenons la marche eu avant. - * *• * ’*-*.*' r . »*• * . v
’ Le* difficulté* que nous avons éprouvées en retirant, la nuit dernière, les deux mineurs qui étaient asphyxiés dans le rameau 39, nous mil fait reconnaîtra l'inconvénient des petites dimemions de nos rameaux : nous faisons confectionner, en conséquence, des cli.Wis de I" 10 sur ptmr remplacer en arrière Ceux de 0*80 sur 0*63, eu Commençant n rorlgiuc des rameaux 43 et 12, que nous considérons comme le? plus exposés et aoiqucls . nous attachons te plus d'importance. Malheureusement il faut encore, fauté de madriers, confectionner ces grands châssis hollandais î»\ce des plancha triplées.
# Quatre groupes <h* deux mineurs chacun sont employés aux entonnoirs sous la srtrieH-
lauce particulière d'uu sergent; 41s éeodtenf/ creusent des puits pi des passages. Opa renouvelé la défense do placer les auxiliaires d infanterie aux jxûnts ou ils pourraient être ènlevcs par les explosions. ' ‘ * •’ % ’ „ ’T \
. rendant toute fa huit, on à entendu quatre ateliers distincts devant H:i ei d\a. Nous avons commencé trois puits daus cos entonnoirs; mais comme il a fallu faire d'almni nu passage pour arriver eu do», U* puits de gauche est moins avancé les deux antres. * Vers midi, on trouve daus ïc puits de droite HW 'crevasse dont un manche de pelle ne pont pas atteindre le fond, et le mineur ennemi ru approche tellement que chacun de scs coup* de pioche y fait ébouler quehplcs p4rccDcs dé terre. .
Nous chargeons donc les deux puits qui sont prêts, de 12 sacs dc’poudrc (228 kilog.’/et . nous donnons le feu h une lieure el demie. -
• Le puits de droite joue seul el produit V’entonugU' dei; l'autre manque sans que utois
sachions pourquoi. 1 * '* • *
Quelques minutes se sont écoulées dans l'attente de Ut deuxième explodorr; et, pendant rt laps de teihps, les tinsses ont inondé nos entonnoirs de grenades eV.de mitraiHe verticale, mais sans atteindre un 5eulhoimiH‘, puisque |tersonnc encore n’était rcloumé .V^son poste. .
Digitîzed
\ • — ~ 571 — * . ’ Moi» de juillet.
Aussitôt après, non» avons débourré le (mils chargé, plan-une nouvelle amorce, et produil i'eVplosiou ae«, vers trois lieues et demie. CcMe-cî a remblayé en partie l’enlonuoir des, aioxi que le puits inachevé dan* dm. . ^ • ' *•
Ln fait singulier a été remarqué après la première de ces deux exclusions : ou a seuil que * odeur très» forte sans Ininée sensible dans Te rameau 43, beaucoup plus éloigné que le rameau • *
*:»9, où aucun jpz n'a pénétré. • -t. . \ , *' \ A • * *
Pendant imite la nuit, les Itusse* ont travaillé aetiventem dan» le bastion du mât et sou . . fosse. Le veut qui sou Otait de la partie nord nous apportait le bruit produit par U scie} la tache et le marteau sur de fortes pièces de bots, et même les paroles des travailleurs •
* Nous avons encore entendu au luatiu de* feux réguliers dis peloton qui paraissaient exécutés comme honneurs funèbres, en même temps que. tes batteries de l'attaque et de la défctif* liraient énergiquement lot unes contre le» autres. \ ‘ *
Nous n’avons eu pendant tôs vingt-quatre heure* qu'un seul - mineur blessé par inné , pierre. .1 % •• , . . -* . : .. . ‘ . . * * ' ' ; ‘ t . - V. - .. *
En esearpaul le terrain du coté de la place, les deux explosions d'hier, «u cl <1 #4, ne ' Du 44 au te. paraissent avoir que fort peu repoussé le mineur ennemi ; ear on l'entend au soir sou* isou • pocher, h une faible distance. Le bruit se perçoit dans la galerie de gauche et le rameau 3U,presque aussi distinctement ipt'aux entonnoir*. Nous cr en son s doue de nouveaux puits an* ’ . pied de T escarpement. • *
■Dès que le mineur ennemi h1 fait entendre dans l'ontOnnoir des abalis, devant le rameau * '
12, le nôtre travaille ion puits dan» rel entonnoir ; mais le silejioc fie lait aussitôt du côté de l'ennemi et nôtre mi neur s'éloigne. Celte mameuvre dure depuis hier. Cependant notre, pnk* atteint une pmfoudenr convenable, et nous y déposons 12 saes de poudre '228 kilog.l,
' qui reçoivent le fèn à. lmb ben res et demie du matin. LVirUmuoir produit, a «5, est assez*' profond. Nous y rwosoihs vivement un nouveau puits, alin d'y faire brider d'autres poudrer '.sans retard» parer que noms avons entendu précédemment l'ennemi étréeilhmner sa ga- .
lerie avec des pûmes de bois, et «pie cela nous a peut-être empêchés d'y cause r grand dôlir-
nlage. . - • . ..
** La niancpuvre qui vient d'être indiquée a eu lieu encore pendant la nuit à gauclie de
rts». " - • . . .
Trois petits Cltâsws ont été remplacés par trois autre» de l’MO sur à l'origine du * *
rameau 12. On a rrai*é le dessous eu laissant k* ciel â la mémo bailleur, et l'opération *11 - %•
' pas été fort diflicilüj ’ ; v -* : •*
*, Les apprise» et suspe usions de travail, qui avoienuliwf hier au ereiweihent de» poils «ou* Du au 4*6. les abatis et a gauche de a ai, se continuent pendant tonie |a nùit eur le dernier de eétC deux |KV»i|ts et dans l’entonnoir d*o. Malheureusement les deux mineurs qui travaillaient ir •
'tffo, fm ignés de ne rellirrh choque liftant, Soqt reste» à leur poste malgré le silence de, l'ennemi, el l}s y mit. été surpris h six heores du matin par une explosion ; elle a enterré . * v
a mi-corps Je mineur qui observait mtr le bord do l'entonnoir et complètement ridai qui travaillait ?u fond, dans lé puits. Le premier s’est dégagé seul. Quatre mineurs ont été mis sur-kj-Champ à fouiller l'entonnoir pour y reCrouverjr Seeopd. Trois quarts d’heure s'étaient déjà écoulés en recherches Infructueuse», et , l’An ConiulcnraH à «mire quç le nrtnenr était tné,4orsqn'on a entendu des pbintei'qui ont dirigé les fouilles e,t vivement éxcité Pardew ' .
des travailleur*; enfin, après deux heures et demie dfUp travail émouvant, notre mineur *
V ! . ’ * iz.. .
Soi* ér jnlîtcj! .* ” ’ , — 672 “•
mmm • . .4 • * 9
été retrouvé sous Ik pirn-aillét, h «fr> mètre et üemi de prrôHHhnir, et rptirtr avec de fortes rl nombreuse % contusions, mais sans fractures. . : '• *
Comme à l'ordinaire, les Russes avaient jeté, aussitôt après l'explosion, force projectiles » sur l'entonnoir; notre artillerie et la garde de la quatrième parallèle avalent riposte vive-
. ment. \a- sauvetage a commencé ainsi sous un feu Violent qui « a heureusement cm pour effet que de luoiitrer le dévouement et reiicrgie de nos mineurs. ; ‘
* A dix heures et demie du matin, th>hs avons chargé de douze sacs de poudre |Î28 Wilogr.’
• le puits creusé dans l'entonnoir « et nous y avons donné le leu pour les raisons déjà
* ' dites hier. Le nouvel entonnoir a m parait assez évidé pour que nous pensions avoir atteint
cette fois la galerie de l'ennemi. Au moment de l'explosion, nous avons entendu des cria . • tir blessés dans le bastion du mit, où D était tombé une certaine quantité de pierres. *
Quelques châssis de b*8U sur 0*65 ont été remplacés par d’autres de 1*10 surt^o à l'entrée des, rameaux 43, 18 et il Notre mineur a trouvé des débris de coffrages russes «huis le dernier (n* 12), qui a 20 mètres de longueur à partir de l'axe du rameau 26.
- • ( n mineur a été grièvement blessé aux entonnoirs par un coup de mitrail]* vrr-
• licale. \ , ' - . . :
lia tR »a tl • A nebf heures et demie du soir, on cesse dVntciidre le mineur russe. Nous suspen dons le ' . travail alix eutomudrs, ma» seulement jiisiiu’à orne heures et demie.
Les Russes donnent alors le feu à un petit fourneau rf**, qui faM ronlerun écouteur de-.
• puis le bord de l'entonnoir a«i jusqu'au fond , et le blesse légèrement.
Nous construisons dés puits sur tonte la partie de notre front où l’ennemi Se présente. Sous (erre, uous débourrons le rameau 21* pour y écouler, et continuons les rameaux 42, 39. 4 3, 12 et 1K, mais lentement ù cause des grosses pierres, des vieux coffrages ci des •. cbouleineiiU qu'on y rencontre. • , %
Nous posons encore quel«|ucs grands ehàstds dans les rameaux 43. 12 et 18.
Du au Jff. liez» tueur ennemi a travaillé, toujours par intervalles : 1° sur la droite de <1 te ; 2* «levant rf» », «.« ; 3* à gauche el à droite de ««« ; 4° à gauche de «n; V devant a as, des deux ’ ’ • * * côtés. ‘ ’
Au jour', tout bruit souterrain a eessé, excepté relui sur la gauche de o si ; on lYuleml du rameau 43 comme de IVwkm'noir. . ...
. * Les auxiliaires d 'Infanterie doivent être réduits à 30 jusqu'à nouvel ordre; - mais nous n’en
• • avons eu que .'45 la nuit dernière, et c'éulcnt des musiciens, cordonniers et taiHeura, tous
* . médiocres soldais : nos travaux en dht .souffert.
• , • Nous manquons d'air au foml des rameaux avancés, où l’action des ventilateurs ne
fait presque plus sentir. Pour remédier autant que possible à cet inconvénient, mais allons d'abord ouvrir, dans le petit boyau 44, un puilg n* 45, et nous en déboucherons pour aller rejoindre le rameau 2b, qui a le plus pressant besoin d’air. La surface supérieure du terrain à l’eiuphnenteut «lu hoyau 44 s'abaisse notablement vers le ravin, tandis que la côuçhe d'argile où se trouve le rameau 20 <*l ù peu près horizontale et affleure le fond de .la irancliée à l'exirétuité droite du boyau, en aorte que le puits n'aura que fort peu de prnfnmleur. : . v . . • } \ *. ' " * . . . ‘ .• .
Nous essaierons ensuite de nous procurer une sefconde prise dair sur la gauche de notre dispositif souterrain, par le rameau b que nos mineurs, devenus plus habiles, parviendront ‘ pent-élrc ù taire délsrnielter dans l’enlAnpok a r. ’
Vers quatre heures du malin, nous avons donné simultanément le feli à deux puits trésrapprorbës l'tm île l'autre, chargés chacun «le 8 sacs de pondre (fîlt kilog), et aimés à çiroche de l entonnoir <»<*; on avait suivi sur ce porta te travail ennemi, qui était devenu irès-distinct et très-actif ;t partir dê minuit. I.’en ion noir prndiiit, a «.a», est sensiblement rirrulaire et s'avance un peu à gauche.
Deux Rusacssont venus pendant la nuit en reconnaissance «gauche des entonnoir* • les mineurs ont tiré sur eux, mais non la garde de tranchée. Un fait tout semblable, s’était déjà •produit le 10 jniüet. J*es gardes de tranchée craignent, en tirant, de provoquer lé feu de la place. .. • • . . * * . • • * , ’ •
A la demande de l'artillerie, nous avons encore envoyé des écouteurs aux ouvrages du 2 mai, devant le bastion central; ils n'ont saisi aucun bruit souterrain, ni ù la batterie n* &, iii à la place d'armes .qui se trouve à gauche de cette batterie.
Nous avons chargé de 20 sacs de poudre {380 kilog.) un puits de 2"30 de profondeur, situé à ganche de agj l'ennemi en paraissait assez : rapproché, et nous avons donné le feu j huit heures du matin. I/cvpkisiOn à produit l’entonnoir a », qui a échancré le bourrelet èt éloigné le contre-mineur. * * . * • * '*
Celui-ci ne commue pas moins à sc faire entendre aux points déjà indiqués Ma journée devant-hier, mais encore à distahee. •
. Un auxiliaire a été blessé dans les entonnoirs pgr la mitraille en bbenbe. '• .
Nous avons débouché de la communication de droite pour construire le boyau 43, qui nous conduira à l'embuscade 44 et au puits 43 par un chemin plus court que celui de là quatrième parallèle. v
Déni cheminements souterrains de l'ennemi sc faisant toujours entendre dans Venlon-, noir «n u, nous avons déposé en silence, atr fond d'un puits dont le cheminement de ganclir nous paraissait très-rapproehé, 13 sacs de poudre [283 kilog.), et nous avons donne le feu à 10 lieurcs du matin pendant que Ica Russes travaillaient encore, tl en est résulté, un nouvel entonnoir, <i ;o, qui est profond, et qui a rongé ifn peu do terrain en avant. ' •
Repois la tombée de la nuit jusqu'au matin, les entonnoir^ ont été rendus presque inhabitables par les pcojrctilrs que l'ennemi y a jetés, surtout dans le groupe des abaUs
On entend le coulre-niineur de l'intérieur du rameau 12, h gauche, sous un massif où nmffc ne pouvons creuser aucun puits. On l'entend encore de l'intérieur du rameau 30, également . % gauche, et assez près. .
Ces deux rameaux ont avancé lentement à cause des grosses pierres qu’on a rencontrées dans l’un, ot des vieux coffrages russes qui encombraient l'aulr*.
A sept heures un quart do matin, l'chnenu a fait jouer un camouflet trop court, rf u, sons le massif qui se trouve entre l'entonnoir a»i et le groupe n«...:o; son effet a etc nul, et il* n'a laissé aucune trace, tuais les grenades lancées aussitôt par le bastion du niât ont blessé quelques hommes de garde. . r ; , - •**,*. T ,
Sotrc mineur a trouve des débris de conducteurs électriques dans le rameau 18, qui a iîl mètres de longueur à partir de la transversale 2.
A trois heures du soir, nous avons donne le feu à deux nouveaux puits préparé* dans lis entonnoirs as#...™, et chargés chacun de quinte jacs de pondre {283 kilog. f.. Un seul (#t»)
Mois «le juill il. , * ' 574 — * ■ * . , •
» a joué ; celm de gauche, qni eu le plus rapproché du cbcinincuiCni ennemi, a râlé, parce que le confetti Bickford riait mal a juste au cordeau I An vient», pu 55 a» 53. A si*, heures et «Icniie du soir, nous redonnons le feu au pnits chargé ; son explosion complète Oit («nui oh' u 71-75, qui nuus lait gagner 2 mètics de terrain sur la gauche.
Le passage «pii conduit au groupe d entonnoir* sous les aluni-*, esl àreconalroHv ;
un y est vu complet cumul, et U est imposMlde d’y travailler de toute la nuit à cause de la violence du feu* Le bastion du màt a envoyé simultanément trois «t même quaire boutions de grenades sur fes enlon noirs et la «pialripmr parallèle : beaucoup d’lio«uinrs de garde . ont été atteints; une setife.de cês voléestle grenades en a Mes*«; -dix Ie23 an malin.
Uu 23 au îi, On cuVud des bruits sourds et éloignés .sur toute l'élendue dn notre fiant; d'autres . - brniiK plus distincts <»n avant du rameau 18 et entre qw €4 d 41 ; colin nu bruit tnV-rap-
proche îi gauche de l'entonnoir oti-w, sous le Udus mètne. - * * * ' s*
Notre mipétir e*l oblige de se glisser u plat ventre pour arriver au pUttfi qu’il creuse dans *-e dernier entonnoir; nous y avons travaillé (unie b nuit ainsi «pi an passage remblayé par les explosions tm-n, mars les bombes ennemies, qui paraissaient avoir çc poiiU pour • * but, ne nous oiit pas permis de mener ces travail* à lionne tin avant le jour. Nous les çon-
ü Huons.
. ‘ • . * l'ne gabionnndc à été «Mit repris*? le long du revers «h* h quatrième parallèle, pour abriter wn . ' i*o|»'k*s hommes do garife contre les éclats «les projectile* creux, qui tombent abondamment sur le terrain en anVre. Il nous a été accmnfe 70 auxiliaires au lieu de 30 pour I exéeu-* . *• (ion du nouveau travail. 1 ' .»
Ibi 24 au 25: A six heures du sc#ir, nous avenir fait briller quinze sacs «le pondre (283 kilog,) dans le
puits creusé axer tant de dilHrultré dans l’en Km noir qji.nîTciluedii en était fuit rapproche, cl nous l'entendions encore en donnant le -feu.
Le nouvel entonnoir, «na, avance «b* deux à trois mèth's vers la ‘gauche, et l’on ▼ rocummenai à l'instant un nouveau puits. Au maiiu, «m y çnteUd encore l'ennemi, mais loin : b ♦ ’tÿle de squ « bemiiieuieiil a été cerlainemeiil éeravée par i.olre explosion on. / .. ..
rendant la nuit, l'ennemi a jeié ses bomlies'el ses Imnquvts de grenades en plus granité quantité qu'il ne f avait fait encore jiwpi iei : sans compter les hommes de garde attends en . grand nombre, rions avons eu un mineur lue par le choc direct do plusieurs grenades, deûxmineurs cl six nuvili.tlivs blessés 'par les «•elals. L'entonnoir an, élant parlhuliércjiinil le • bot de l'ennemi, plusieurs Ijontbes y ont roulé successivement et ont détruit à diverses re- , pri>es fe puits que nous y creusons; un mineur y a eu sa pelle brisée entre U» mains, ci un
. autre sa veste brûlée p:iV la fusée d'une. ImmiiIu».
A l'intérieur, le rameau transversal 5 ayant- été rétabli jusqu’il 18 metns du rameau 30, nous duv itms le rameau 48, et nous poussons lès rameaux 42, .T). H. 12 h 18, quoique l'ennemi soit très-rapproché «fes rameaux W et 1i ' • . » ' " . •*,
’ Le pniis 43 coniimiuique avec le rameau 2*1 par le rameau 47. qui est Construit entièrement en châssis de 1*10 sur IHHL. Nous: avons ainsi un courant d'air qui se lait sentir jusqu'au fond «kr ramt'auH, où lrt Imugies brûlent maintenant tnVhlen.
A l’extérieur, nous rétablissons fes ermiiNiinieations, les desi'cnfes J»u\ entonnoirs, entons continuons le boyau il». Les explosions «les feunlies ' oui tellement rapproche fes deux gabiondades «le la «lesrenle centrale, qu'ou ne jM^it pbis y passer. '** . -s H a été reconnu Vhié la gahinnuade coiiHueneée sur le revers de la quatrième parallèle
pourrait servir» l'enueiBi contre omis en en» de sonie: «Ile ne -sera |âs éoutioner, ct'lry ■parties déjà (ailes seront démolies-, Ou y substitue dr$ abris blindés cousUtant en deux lits ‘ de fascines borizoafetlrè, siqqioilés par des amrs en pierres sèches ou parle (envia lui-
* même !<>rseju ïl peut Être iqUailIc. -
On a entendu le nrtnvur russe, île l'inhitiedf Je. rainratlt 30,11 o» 12, et en outre ans cilloiutoir-. sou* le massif de terni qui reste J' droite île nsi. Vers utile heure* et demie du matin, il donne le feu il un Ibnrneau d n, qui à jeté quelques terres an fond de l'entonnoir «» et remblayé le puits que nous y avions efensé pour mien* ééotucr. Les rameanv voisins d'oii» éprouvé aucun dommage, et personne n'a été atteint.
Siv altris blindé' ont été établis.
Un' nouveau ehentiueiuenl iL- Vernirai! est signalé à notre droite, devant «(qj nous le laissons Caire là, comme à gauche devant as*. Il snspiqul et reprend alternativement sus travaux *ur tous les antres points, -
• Nom avons commencé, à l'«Mrrnillé du boyau fo. ntt Inuit «!>• galerie pont: arriver au •'fond du puits 43; eelni-ci sera hKnifé ensuite.
Kn caporal de tumeurs "a été tué, L ’ ,
A. mire (lettres du matin; le tir de la plate endommage le parapet de la quatrième pareille ; notre artillerie, répond vigoureusement .
Nous savons bien que uos poils, surtout lorsque les - entonnon s qltTU produisent savauéènl autant que les derniers nu, un, un, hc détruisent pus les galeries deJ enuemi jusque
* sot» le lonl i|e res entonnoirs; nous ne soiiMirt donc pas étonnés, île la nuijqiarition du
• eonUc-tninelir dans Ig talus à gauche de a jj,.ei Uos mesures ont été prises à l'avance!
Lue noincjlç explosion, a «, a lieu site ee poin» vers quatre. heure* du soir : ellq nous a peu avancé vers la gaticbe, tuais elle a éloigné l'ennemi et étiilc l'ancien euumuoir ilaus ki;uel nous Ouvrons encore un puits, car nous voudrions couper qudquvs-um des qhctnbteuteuts souterrains que nous entendons sous le tudssif dc lerre eompris «titre l'culonnoir osn'lixHrt des abalia imniédiali'ineut à droite v
La* Imqibis, et les grenades, jetées sur ce poiut ai et une grande précision, ne nous y xml laisse presque rieif faire de toute la nuit ; leurs éclats ou» blessé deux mineur.-.
A six heures du malin, 1 ennemi a fai» jouer un fourneau du, « droite de aat, et mSn rameau 12 a été aUeiot. Le mineur qui travailbiit au fond, qtmiipib grièvement blessé à h tête, s'est tiré seul des terres éboulées et du rameau renqdi dé huilée et de ga«. Deux antres' mineurs occupes aux eutunuoirs ont aussi été pris : i 'un , enterre » mi-corps, a pu également «e dégager sans -eeours ; il a indiqué enoihr le |iojnl où son camarade avait disparti lotalemcut. lé» rerberchrsont ronmnmeé aussitôt maigre' U* pnljectikis de la place, ét 'après Mis.quarls d'heure d'un Jrav ail énergique, notre mineur a été retiré vivant et port» à l'iul- ; uiaucii. . ' ' ,, /-•'
4In sergent et deux mineurs sont allés ensuite reconnaître l'état du rameau. Ils y soin - ofuW* asphyxiés; tuais ou les a retirés aussitôt, «t Us en ou» etc quittes pour une heure •'passée sans connaissance. , . , - :
L'explosion ipii devait être attendue pour arrêter notre marche dails le rauioau 12 séant eu lieu, nous allons le charger dés qô'jl scrasuIBsanmient assaini. Kn attendant, nous eotumenyons une chambre h l'extrémité du nméad 39, aussi rapproché de lenueuiiipie le
Mois de juillet.
Du £> au W.
Ou «6 iu if.
Uu 37 M fe.
rameau N, \% dhtwVquel un . camouflet pourrait avoif îles suites phis grivet! à éause dp se* sinuosité*., ' ' ; • ' . ‘ * , ; ' * ' *•■
l.c sergent qui :i essayé d le reconnaître b* rameau H peu de temps après l'n|DMioo niAje a racoaté ainsi re ipit lui est arrivé : * '.j * “ •
, « Jh piarcbais eu tète, uiu* bougie à la main; j’ai senti les gaz en entrant dans le ra-,
• u meap ; vers le milieu, il m'a semblé que je respirais de l'air frais ; un peu lu delà, j'ai vu n une flamme bleue s'échapper dp ma bougie et tout le fond du rameau s'enflammer; ‘j’ai' ■»' pensé avoir mis b* feu aux gaz qui emplissaient le rameau j je me suis retourné eu etnn- ' n mandant aux hommes qui me suivaient de sortir à l'instant, et je q'ai aucun souvenir de « rc qui &>$! |«*sé ensuite. » " *
La chambre du rameau 39 étant terminée, nous y déposons »>7 sacs de poudre (1473 Lilog.l, et nous commentons iid bourrage de 14 mètres en sacs à terre.
A cinq heures du soir, nous avons reconnu qu'il y avait un petit ébouleaient et deux châssis brisés au fond du rament 14; mais nous ne pouvons y repreudrv le travail qu'à dh . heure* du noir, quoique le vènlilateur naît pas cessé d'y insuffler de rair depuis Vexplosion- 1 o.vs». Al a fallu, toute lu nuit pour retirer les deux châssis brisés et les terre*» éboulée», parce que lés gaz qui s'échappaient de ces dernières incommodaient les mineurs et les forçaient à •sortir souvent. ' - ■ , • * • . .
L'éboulement produit datit ce rameau donne une cavité qui peut tenir li«U de chambre t nous y déposons 70 sues de poudre [1330 kilog.}, et nous commençons un bourrage de 14 mètres de longueur. Qitalre-ou cinq mineurs ont encore été asphyxies momentanément peu- . «huit C**S opérations. . . , .
On a continué tous lés travaux à l'extérieur, et , sous terre, les rameaux 44, 41, 48, 43 ai 1H. I>e grume!» pierres dans 48, la proximité de l'ennemi dans 43, retardent beaucoup <Set>* deux. clieimiietnepia. ; s .*,• * * •
Or a remplacé queh files châssis par d'autre* de lBIO sur 0*05 dans les rameaux 13, 18 et **.:•• • * . ’ '
Doux auxiliaires ont été blessés.
A trois heures et demie du soir, le 40, nous avons ouvert les deux grands entonnoirs a 7s cl u,îi: ils sont evidé* jusqu'à l'argile. On y trouve beaucoup de dçbris de coffrage* russes c£ quoique* houts de Yondue4eurs électriques enduits de gntta-peroha.
Le* fourneau du rameau 30 a probablement communiqué le feu à un fourneau ennemi; car on -a remarqué, au moment de l'explosion, qu’une petit** gerbe s'est élevée à gauche de la gerbe principale, et l’on pouvoir maintenant dans l'entonnoir «14 un sillon de 4 mètres de longueur où l'argile est noircie par la poudre et dont la direction est pn^que perpendiculaire à celle du rameaii ;i9. * '
En crensant un puits dans reiitmrnoir «h, nôtre mineur a trouvé une paWierasae écrasée; il en a retiré des coffrages, une gueuse en fontq, etc., el y a logé ensuite 48 sacs de |>m»dre (494 kilog.), auxquels on a donné le fed à trois heures du soir. L'explosbm, a n, a prodnit une commotion très-sèche : nous en avons conclu que la galerie en question était déjà remblayée sur une certaine longueur, et qn« nous n'avions pas fait grand mal à l'ennemi, lin caporal de mineur* aj*té blessé aux entonnoirs.
La nuit a est pdftcc dans e calme, et nuits en avons profité aux eu tou noirs : la Juuu|U^le de surveillance, les puiu, les couuuuimatjous, le* descente*, les bfvcbes, les abri* blindés.
jülllFl «U I*»
août.
— 577 — * Mui* de juillet.
imU était remis eu étal au jour, lorsqu'une pluie d orage est venue y faire de nouvelles dégradations. surtout aux puits, quelle a remblayés totalement.
À l’intérieur, le mineur a débouché du rameau 29 par le rameau 49, pour mari lier parallèlement à la galerie de gauche; il a essayé de nouveau de contourner les rochers dans la ' galerie de droite pour pousser un rameau (n* 50) sops le massif tjxri se trouve dev ant ««■ et dans lequel l'ennemi a de nombreux cheminements. Il a encore travaillé aux rameaux 12.
48 et 18, ainsi qu'à éhwgir les rameaux 41 p| 20.
L'ennemi est signalé devant rf t», n”, (t et, et des deux côtés de a u ; on l'entend desra- . oieaux 43 et 18. , ' , , .
• Tout bruit cesse au malin: nous retirons les mineurs du rameau 43, dont l'entrée in*-, commode générait le sauvetage, et nous continuons, an contraire, le rameau 18.
Ôn passe maintenant du boyau 46 au fond du puits 45 par une galerie couverte, et on communique de fa au rameau 26. Il nous reste à blinder le puits.
Vers onze heures du soir, les Russes ont fait Jouer un camoullet, d te, qui a soufflé dirve- j)U ai tentent dans le rameau 18, et i jeté en arrière les hommes qui s'y trouvaient : les servant* se sont échappés, mais le mineur est resté à trois mètres en dec;à du fond du rameau.
Le mineur Boyer s'est fait attacher à une corde et est allé chercher sou camarade ; mais après l'avoir saisi, et au moment où il commandait de tirer la corde à laquelle il était attache, celle-ci s'est rompue, Les sous-oflieiers et tous les mineurs ont fajl ensuite les plus grands efforts, mais inutilement ; Us sont tombés asphyxiés les uns après les autres, elides * distances qui diminuaient toujours: le rameau de communication 31 est môme devenu inhabitable à cause des gaz qui l'ont rempli. Les huit mineurs employés aux entonnoirs ont été appelés, et pendant que quatre d'entre eux emportaient au dehors leurs camarades étendus sans connaissance tout le long de fa galerie, les quatre autres pénétraient dans les rameaux 31 et 18, à l’aide de 1a ventilation, qui n'avait pas cessé, et de la chaux vive qu'ils injectaient contre les ciels de cm rameaux. Ils se «devaient en passant des rameaux à 1a galerie, et réci proqneincnt, à chaque quart d'heure, cl plus lût lorsqu'ils se sentaient défaillir. Enfin, vers six heures du matin, on est parvenu à retirer le» deux cadavres. Boyer est mort ainsi victime de son noble dévouement.
Tous le» autres mineurs asphyxiés en ont été quittes pour line indisposition plus ou moins
longue.
On vu faire confectionner des ceintures en cuir, fixées h l'extrémité de cordes neuves, cl on expliquera aux mineurs comment il faut retirer k*s asphyxié» en attachant la ceinture sdns les aisselle* et les faisant glisser sur le dos. * * .
Il n’y avait presque pas de lefre éboulée au Tond du ramcàu 18. Nous y avons déposé immédiatement soixante sacs de pondre (1,1 10 kilog.), sans y creuser une chambre.
- A midi et demi, une nouvelle explosion de l'cnnciui, d c, a ru lieu sous le talus à gauche de ait: eilè ne nous a causé aumn mal. Noos avons trouvé dans l’entonnoir des bois de diverses dimensions, et nous avons remarqué sur les blocs d'argile mis à découvert l'empreinte des pièces de bois de la boite aux poudres du Tourneau russe. Cette boite devait être solidement construite et capable de résister à des explosions très-rapprochées. Noos en avons encore conclu que d n était une retirade relativement à d «.
Un auxiliaire a ététoéaox entonnoirs par on éclat de bombe.
Suivant les renseignements donnés par plusieurs mineurs au sujet de l'explosion russe* d is
Moi* d'août.
Ou \y au 2 aoAi.
Do ! au 3.
(l’I. XII, 1iB. *.)
l'inflammation des gu dauslr rameau 12 a Cticorc eu lieu lie la maniéré iuüiquée précédemment (Foy. du 27 au 28 juillet!.
En creusant ifn puils ver» la gauche de IVntonhoir <i :#> mi a trouvé dans le rot une grevasse assez profonde, el l’on y à dé|x>*é vingt sacs de poudre (380 kllog.). A quatré heures e|
. demie dn malin, nou» avons donné le fat eu uiémc temps au fourneau chargé dans le raüiçau 18 et au puils dont il vient d’élre parlé : il en est résnllé les entonnoir* (tu, «js>, où Ton . ’ peut ramasser encore nue grande quantité de coffrages rus»*».
Les nouvelles communications seront aisées à établir entre « :« et le» entonnoirs voisins a t et «<h>; ou y place des travailleurs malgré le* bombes que le mie ni i ne cesse de jeter tuf ce point. / " ■ •
Après avoir senti deux fois le terrain descendre sons se?» pieds, dans un puits qu'il ercu- *ail à gauche de a rs, le mineur :c trouve une grande cavité régulière et eu partie remblayée; il y a déposé dix sacs de poudre (ttMHilog.), du coté le plus rapproché de l'ennemi, et après avoir boum1, on a mi* le feu, tt quatre heures et demie du soir. Ce petit fourneau a donné nn entonnoir profoml au, escarpé > ers la place et rempli encore de coffrage* russes.
Nous préparons de nouveaux puits, et nous travaillons à ré|«irer tout ce qui a été dé gradé |iar le» pluie*», les projectiles et le* explosions. Son* terre, hou» continuons les rameaux 19,
12, 48 cl bO, et le» débourrages. *.
Nous portons en avant l’un de» ventilateurs de chaque galerie nous plaçons celui de droite dans l'aucicnne chambie du rameau 3, d’où parlent ks rameaux 12, 34, et la nouvelle transversale 20 ; 'celui de gauche, à f intersection de la transversale 3 avec la galerie, près du rameau f>.
Nos mineurs vont rotin parvenir à faire déboucher le rameau G dans l'entonnoir <17. ce qui, joint à la galerie qui débouché déjà sur la droite à l'extrémité du boyau 40, nous donnera un bon courant d'air passant à 1 origine de tou* le» rameaux, et en outre le moyen d'aller des entonnoirs aux galeries, ou réciproquement, sans venir chercher les entrées do» çakrie* en arrière de (a troisième parallèle.
Le» rameaux atteignent les longueur» ei-aprè* ■ le rameau 0, ,'lb mètre* à partir' de h galerie; le rameau 49, 2 mètres à partir du rameau 29; le rameau 48, 2 mètres à partir de 5; le rameau 13, fff mètres à partir de 13; le nuueau îflf), I mètre à partir de la galerie; le rameau 12 et 2b mètres à partir de Taxe de 28; le rameau 18,3 mètre» à partir de 2; le rameau 42, 18 mètres à partir dé32. Ceux dont il n‘r*t pas parlé sont a l étal indiqué pi. XH, Üg. I.
A onze heures du soir et a une heure et demie du tuatin, l'ennemi a fait jouer deux fourneaux, du et di9f sur notre gauche, entre le* grands entonnoirs aj», ot>: tout leur effet im**! réduit à détruire partiellement la banquette de surveillance vis-à-vis du premier.
Les projectiles ont blessé pendant la nuit trois mineun» et un auxiliaire dan* les entonnoirs : l'un de ces mineur* a eu le bras effleuré par une bombe qui est tombée dans Je puits qu’il creusait et dont la , fusée lui a fait une brûlure à la cuisse, nuis il a pu sç retirer avant l'explosion.
Ah matin, noua avons retrouvé dans ientonnoir du le cadavre du mineur que nous avion* perdu là du 2b au 26 juin.
La galerie russe contre laquelle nous avons déjà dirigé les explosion» à n (le ‘ùijuiUet et a &
|le 2 août , ayant été de nouveau mise à découvert par mi puits, nous y «vous brûlé, à sept heure» du malin, douze sacs de poudre ,228 kHog.). 1. explosion, a *j, a lancé au loin
— 579 — * Moi» d’anût.
dans tes tranchée» des pierres qui onl blessé légèrement un nfticicr et deux hommes de garde; elle a aussi ramené à la surface de l'entonnoir des coffrage* russes et les douves duo baril qui avait contenu de la poudre. *
Le mineur ennemi a ruparu eu avant des trois derniers entonnoirs, d d a, a si , s gauche 1)11 3 9,1 * «le ai», cl h droite do a eo. Notre intention de le laisser faire sur les flancs tant quo ses cheminements nauroni rien de plus menaçant qu'aujourd'bui.
Nous installons lee ventilateurs et les conduites d'air, et nous achevons ou noos élargissons toutes les parties 0, o, il, 13, 28, de la nouvelle transversale, afin de pouvoir y circuler hisémeni. *•'. * ••••.’
A onzç heures du soir, IVnnciui a fait jouer un fourneau, du», entre du g et an: un de Du 4 au B. nos écouteurs, qui a été enterré ii mi* corps, a été dégagé aussitôt par ses cainaradeset en a été quitte pour quelques contusions sans gravité. I.«js gu/ ont pénétré dans le ratucan 42, où ils ont asphyxié momentanément un mineur. t)n a cru entendre le bruit cTun forage à l'intérieur du rameau 1#. ^ - * ? *
Trois auxiliaires onl été blessés dans les entonnoirs. *
Pendant la nuit, la place a jeté beaucoup de greuades sur la quatrième parallèle. : les abris blindés construits sur son revers, maintenant au nombre de dix, ont rendu de grands services à la garde de tranchée, qui a eu cependant deux hommes tués et cinq ou su blessés. . *
Vers neuf heures et demie dn soir, une explosion russe du, à gauche de an, a blessé un Ou 5 mi fl. sergent, un mineur, et formé une échancrure prononcée dans le bourrelet. • • . - .«
Nous ne voulons pas poursuivre l'ennemi suivant la direction indiquée par cette échancrure, parce qu'il se trouve des deux côté* cl en avant : notre intention est, ail contraire, . *
d’appuyer à droit», vers la capitale du bastion, pour aller à la rencontre du prolongement des entonnoirs situés sous les abatis, et de détacher du glacis, par une tranchée creusée b coup* d'' puits surchargés, le massif qui se trouve entre a n et a tb, et qui est rempli ik* four- . î
neanx ennemis. v
, la»» auxiliaires d'infanterie sont réduits à MO, jour i* nuit. Oa 6 au 7.
L'ennemi a fait jouer, à trois heures et. demie tfir matin, en avant et à guuche de m$, Uii *
fourneau dn, qui a jeté des bois ch' coffrage et de b terre argileuse jusque dans l'entonnoir a Ts, mais sans nous causer le moindre dommage. Nous pensons que ce fourneau a reçu le feu, uniquement parce que notre rhcminniuent île droite menaçait dn le couper.
Le passage du rameau 6 h l'entonnoir a y est enfin établi en châssis de |-||> sur 0*9.\ placés de manière à former an escalier tournant. L’air arrive abomlammepl dan* tous nos cheminement» souterrains* ** les bougie* brûlent irès-hien partout. Nous pouvons ainsi achever h* déhournge des rameaux 39, iî, 18, «t y reprendre la marche en avant, ainsi que* dans le* rameaux 49, 42, 48, ISO, et la galerie de gauche.
l7nc traverse formant abri blindé a été élevée dans la communication de gauch», sur lo bord de l'entonnoir a« : die intercepte le* balle» qui, parlant du bastion du mût, tombent itane la communication après avoir arrasé le parapet de b quatrième parallèle.
Quatre Russes sont Venu* de nuit reconnaître l'entonnoir « u; l’nbmïirité a empêché de Do 7 au 8. le* voir avant lé moment oh ils s’en retournaient h tontes jambes.
Le mineur ennemi a été entendu alternativement en divers point».
Nous faisons Jouer à sépt heures du soir un puits, a m, chargé de quinze sac* de pOndre Do 8 an 9.
ilois d ao.it ' r' 580 — 1
(383 kilog.), sur lu droite du grand entonnoir <ms; et nous plaçons immédiatement le mineur ii creuser un nouveau puits sur le côté île l’entonnoir produit.
Peu de temps après, on a entendu l'ennemi charger et bourrer k quelques mètres sur la gauche de ce dernier point; l’explosion du a eu lieu k minuit. Elle a recomblé notre puits en construction dans a «; le mineur Géraud, qui le creusait et qui s’élail refusé à ei» sortir quand on lui avait annoncé la cessation du travail des Russes, y a été enterré debout ét complètement, lai place a dirigé aussitôt ses feux courbes sur le lieu de l’explosion, où se * portaient en même temps avec nn généreux dévouement le lieutenant Gallois, un sousolïicierel plusieurs mineurs. Après deux lieures d’un travail aussi émouvant que dangereux, t Géraud a été dégagé et transporté, tout meurtri, h l'ambulance.
A quatre heures du malin, non* avons donné le feu k un puits chargé de IKsacsde poudra 2K.*S kilog.), et situé à gauche du groupe devant a :e : l'entonnoir produit, «g], s’avance en effet dans la direction de an, où nous voulons aller; mais l'explosion a remblayé la petite cocu- . uni nie a lion en arrière, de façon k nous empêcher pendant tout le jour de pénétrer dans a g].
En creusant deux nouveaux puits devant a n, noire mineur a irodvé dans celui île droite de* lambeaux récents «le chair humaine ; nous en avons conclu que lune de nos précédentes explosions, <i§ï ou aïs, avait atteint quelque galerie de l'ennemi.
Dès que ces deux pnits ont été portés k une profondeur convenable, nous les avens chargée chacun de quinxc sacs de poudre (285 kilog.), parce que nous avions entendu l'ennemi tout auprès. Dais à l'instant ou nous commencions k d’aire retirer les travailleurs et les 'gardes de tranchée pour donner le feu, les Russe* oui fait jouer un camouflet, du, qui a bouleversé notre puits de droite, rompu le cordeau porte-feu et empêché son explosion- * . Ceal la première fois que les Russes enterrent «os |»oudre* : ils n'jr avaient pas réussi jus-
qu’à présent. Le puits de gauche a joué un instant après, k trois heures du soir ; U a produit l’en Ion noir agi, refoulé l'ennemi et escarpé le talus du côté de la place, l u 9 ou <0. Il u’a pas été possible de retrouver les poudres que les Russes ont enterrées hier par leur
explosion du ; les feux courbes ont d’ailleurs contrarié nos recherches en blessant sur <*?■ point deux mineurs et un auxiliaire.
, Le mineur ennemi a repris et interrompu alternativement «es travaux à droite de an, k
* gauche de ou et devant <i7g.
.Nous avons commencé le rameau 51, k l'extrémité du rameau 20, alin de protéger b descente de l'extrême droite, la meilleure de toutes, contre les cheminements «pii se sont fait entendre devant an*, et nous avons continué tous les autres travaux.
Du tO nu 14. Après avoir rétabli le passage k l'entonnoir au, nous y avons creusé un nouveau puits,
ainsi que dans le cheminement qui part de <17$ et s'avance à droite.
L'ennemi a jeté beaucoup de bombes sur ces deux points : l'iiue d'elles est tombée dans le puits de <i«, où elle a éclaté pendant que le mineur essayait d’en sortir; cet homme a été atteint grièvement. •, " . . *
Malgré ce feu, les deux puits indiqués ont clé achevés et chargés chacun de quatorze sacs de poudre (2<i<i kilog , et ils ont joué k six heures et demie du matin : celui de gauche, nas, n'a pas communiqué le feu aux poudres enterrées précédemment par l'explosion du, mais il a bien évidé l'entonnoir ; celui de droit!*, au, a échaneré l'ancien entonnoir agi du cété de an, cl son explosion a en outre projeté beaucoup de pierres sur les embuscades russes et sur le bastion du mât.
Nous avons oilverl immédiatement deux nouveaux puits el rétabli 1rs communications.
Notre mineur rencontre presque partout des ruchers ou des éboulemcui* dans ses Hie- * minements souterrains n"‘ 42, 39, 48, SI), 12, 18, el la paierie de gattrhe ; nous espérons cependant en conduire quelques-uns assez loin pour y faire des explosions efficaces.
Le mineur ennemi s’est fait entendre seulement antre «:» el an ; nous prenons en conséquence quelques précautions dans le rameau 42 et là paierie, c'est-à-dire qu'il y a peu de inonde, qu'on y travaille sans bruit, et quç les cordes de sauvetage sont sous la main.
Des débris de saucisson en toile goudronnée, ont été trouvés dans l'entonnoir o«i ; ils semblent indiquer qu indépendamment de leurs fourneaux de mine proprement dits, les Russes ont encore des poudres enterrées près de la surface dn aol.
Deux nouveaux poils chargés de quinze et douze sacs de poudre l’28îi et 228 kilog. ) oui joué, à quatre heures el demie du matin, dans les cheminements sapé rieurs qui marchent l’m» vers l'autre ; ils ont avancé les échancrures suivant <*« et a*.
Pendant la nuit, au mineur cl un auxiliaire ont été blessés dans les entonnoir*.
Le mineur ennemi a reparu en divers points de son talus: il y a, comme toujours, interrompu et repris alternativement ses travaux ; on l’a entendu de la même manière à l'inté- Tieur do rameau 43, où nous ne travaillons plus pour le moment, pan e que nous espérons' couper lé massif qui est devant ce rameau par la rencontre des deux cheminements supérieurs. * • . •
A trois heures et demie du soir, le 13, nous avons fait jouer un puits chargé de vingt airs, de poudre |380 kilog.), à gauche du cheminement de droite : il a rongé le roc suivant aie.
Les entonnoirs qui s'avancent de pari et d'autre de la capitale du bastion du mât ont encore été cette naît le but particulier des bombes de l'ennemi : elles j ont remblayé à diverses reprises les puits que nous y creusions et dont aucun n'a pu être achevé avant h* jour ; Kule d'elles est tombée directement dans le poils de l'entonnoir **», d'où le mineur a pu s’élancer sain et sauf avant quelle y fil explosion.
A notre demande, l'artillerie a démoli uu observatoire élevé la nuK dernière sur le parapet du bastion du mât. Col observatoire, formé de trois ou quatre gabions posés sur un mer- Ion el surmontés d'un créneau ep sacs à terre, nous gênait beaucoup eu prennul des vues sur tous les entonnoirs, où aucun de nos mouvements ne pouvait plus rester caché k l’ennemi.
\ ers neuf heures du malin, les Russes ont effectué une explosion, rfsa, sur la droite du groupe des abatte an m. Les mineurs, qui travaillaient à un puits dans <tn, venaient de se retirer parce qu'ils n'entendaient plus aucun bruit, en sorte que personne n’a été atteint el que tout l’eflet de l’exploaioti s’est réduit à reiublayor le petit passage aux entonnoirs kihi-
Nous avons repria h» marche en avant dans le rameau 43» en le déviant à droite ; les rameaux 12 et 18 ont débouché dans leurs entonnoirs, où l'on a placé des tuyaux d'aérage recouverts de fascines. Le mineur cherche cependant à s’avancer dans ces rameaux, en restau» dans le terrain le moins bouleversé.
Une seconde guerre souterraine va commencer devant le bastion central : on nous a annoncé que les Russes ont tut jouer un fourneau h gauche et en avant de la batterie u*S3, sous l’extrémité de la petite place d’armes qui aboutit à une carrière dans laquelle nos mineurs ont écoulé plusieurs fois sans rien entendre.
A sept heures trois quart* du soir, nous avons donné le fea-à un puits charge de quinze
cTaOftt.
Pu II u IL
Du lt au 13.
Du 13 au 14
Du 14 au <3.
Moi* ri'aofti.
Du 15 su K».
Du 4tJ nn +7.
Lhi 47 au 48.
Mrs de pondre (2*:. kilog.j. Miné dans le cheminement de gauche ; il a écJiancré le roc suivant a*p, # % . . . . v *
Les Russes oui répondu ii onze Iiriitts, en ouvrant un entonnoir large et profond, du s. presque eu dehors du bourrrh'l, à droite de au; noire communicatiun eu arrière et celle qui mène à IVnumiioir <40 ont. ôté peu endommagées par cette explosion, dont la commotion s'est fait sentir à l'intérieur des rameaux 12. 4U,»ans y causerie moindre dégât. Nous activons le travail dans ces dentiers. \ • s
L'ennemi a ouvert, à une heure et demie du matin, un autre union noir moins grand, du, en avant et à gauche de an ; quelques pierrailles ont encombré le passage qui conduit do an dans a$<ty et qui a été rétabli aussitôt ; il y a eu de petits ehonlcmeots en télé d?s rameaux :;u et 12, et toute» les bougiez se sout éteintes dans le rameau 43.
A. huit heure», noua avons donné le feu h deux charges de dix-huit sacs de poudre (342 kilog.) chacune déposée flans des puits de 3*00 à 3* HO de profondeur au-dessous du sol : les entonnoirs, qui tendent à se rencontrer, se sont avancés notablement suivant ovi et an. U première explosion a produit beaucoup plus de fumée et une gerbe plus élcyéc que la seconde. Les poudres enterrées là par l'explosion dsi, du N août, avaient probablement pris feu.
* l'ne heure après ces deux explosions, qui ont eu lieu asseï loin du rameau 43, les gaz ont pénétré dans ce dernier, où ils ont fait tomber deux mineurs et nous ont obligés à y suspendre momentanément le travail.
A trois heures du soir, les Russes ont encore rail jouer un fourneau. L'explosion, dj», a remblayé le puits que nous avions creusé dans ai, et qui, terminé depuis quelques instants, n Vtah plus occupé. • • * .* . ; . •
I /colon noir dsc, ouvert hier soir sur notre gauche, a été rattaché par un passage à 1 entonnoir a**, et nous y avons ouvert nn puits, ainsi que sur divers autres points.
Deux auxiliaires ont été contusionnés par des éclate de pierres.
Nous avons détaché et envoyé au bastion central î un sergent, sept mineurs et neuf auxiliaires: non travaux en sont naturellement ralentis.
Deux mineurs ont reçu des éclats dans les eutonnoirs pendant la nuit.
Ix? contre-mineur est revenu dans son bourrage de rf$g, à gauche. Nous avons dirigé contre lui, le H», à quatre heures et < ternie du matin, l'explosion avï, de douze .sac* doqioudro (ftW Ulog.l. Elfe a agrandi l'entonnoir et écarté l'ennemi. *
<>n a trouvé dan» le rameau 42 plusieurs châssis russes et de nouveaux débris de conducteurs électriques, les uns parfaitement enduits do gui ta-perc ha, les autres enveloppés d’un gfossier ruban de lilassc. - / '
A une heure du malin, les Russes ont fait juger le fourneau du en avant de 07«, sur la droite de outre cheminement île droite. Nos mineurs venaient de se retirer après avoir creusé dan» l'entonnoir an un puits qui avait 2*:iü de profondeur ot qui était regardé comme terminé, en sorte que personne n'a été atteint; mais le passage entre ati et su-n est à, déblayer. * ■
H y a, au jour, ouverture du feu depuis le bastion du mât jusqu à I attaque de droite; les entonnoirs sont presque inhabitables, et nous n y laissons que les écouteurs. On n’y effectuera auentte explosion aujourd’hui, sauf le ca&de nécessité absolue. ■ „ „ -
|.es Russes ont jeté pendant tout»* la unit des bombe» en quantité sur la chemiuemenl qu
se termine par l'entonnoir oyj, mais sans autre résulta l «pie le comblement du puits que nuu>
' y avions éreusë.
Dans les cntonnoirfc, on s’est borné à fermer les brèches ouvertes dans le parapet, à entretenir les communications, descentes, abris ; sous terre, on a cheminé dans les rameaux * 12, -13, 12, 18 et 51.
À six heures du soir, les Russes ont ouvert- l'entonnoir d«o, entré «« et «tb : nous avions là un passage allant de aia au groupe des abfrfis ma-fc; il u été enlevé en partie par l'explosion.
Nous avons creusé aussitôt dans l'entonnoir dm ou puits qui atteignait avant le jour 1 mètres de profondeur au-dessous du sol.
Une chambre aux poudres a été préparée à l'extrémité du rameau 12, qui a 23 mètres de longueur. Quoique l'ennemi se trouve en avant, comme le prouve l'entonnoir d* i, et que ce terrain n’ait pas encore été suffisamment remué, nous ne chargeons pas cette chambre, parce qu’U y a ordre formel de rester tout à fait sur la défensive devant le bastion du màl pendant que b défense de b batterie n* ÎS3, au bastiou central, occupe une partie de notre personnel, el en particulier l'officier de service.
. * Le 10 au matin, un sous-officier et quatre auxiliaires ont été blessés par des éclats de pierres.
Nos travaux extérieurs et intérieurs ont été continués.
Nous avons déposé soixante sacs de poudre [l MOkiiog.; dans b chambre du laineau 42, e nous avons bourré le rameau sur 1b mètres de longueur : ces opérations ont occupé tous ms travailleurs jusqu’à minuit.
On a placé alors quelques mineurs au creusement des puits dans les en tou noirs ; mais les . bombes des Russes lancées sur le cheminement de droite an en ont souvent éloigné le mi-
neur. Ce feu persistant prouve de plus en plus que les Russes attachent une grande inlpor- . fanée à empêcher notre cheminement vers la capitale.
A cinq heures du matin, nous avons fait jouer le fourneau chargé à l'extrémité du rameau 42 : il a produit un vaste entonnoir, avi, qui a environ 3 mètres de profondeur et. qui est bien evidë. La banquette de surveillance, la communication des entonnoirs entre eux. b deuxième descente de gauche, sont naturellement à rétablir parle fait de cette explosion, et nous y plaçons des travailleurs.
Nous continuons sous terre les rameaux 43, 12, 18 et 31.
La compagnie de mineurs ayant reçu l’ordre de passer aux attaques de droite, où va n- ouvrir une troisième guerre souterraine, est remplacée par la 4* compagnie du Ier bataillon du 3* régiment, récemment arrivée de France; cette compagnie est commandée par le capitaine Regad.
Noire personnel eu officiers, sous-officiers et soldais se trouve ainsi renouvelé en grande partie et ne compte plus qu’un petit doinbre d’anciens mineurs ; en tore faut-il diviser ceuxci en deux détachements. Dépendant oli nous a accordé, en auguieublip»,leb officiera elles travailleurs qui sont nécessaires devant le bastion central, et qui à l'avenir ne seront plus prélevés 5ur uos travailleurs ordinaires. Nous aurons, pour continuer la guerre souterraine devant le bastion du mil : 4 officiers, 3 sous-officlers, 10 caporaux et 170 Bapcurs. L’officier de service sera relevé tous les jours à trois heures du soir. Les sous-officiers èl soldats le seront à six heures du soir et à six heures du matin ; ils fourniront, à chaque séance ;
Mois d'an Al.
Jbi t8 nu 40.
Moi- (| août.
Pii ÎO tu Ü.
Du 22 »«* 23. .
J sergent, 2 caporaux et 3ls«tpcurs ; 1K seront ainsi de travail douze heures sur soixante. Nous aurons on outre 90 auxiliaires d'infanterie. Enfin, le capitaine Rcgad sera adjoint ail commandant limier pour la direriion de* deux guerres souterraines, en remplacement du capitaine Bcrrier. qui va aux attaques de Malakolf avec sa compagnie de mineure.
On reste sur la défensive aux entonnoirs; sous terre, on débuurre le rameau 42, on rem- . place en tête de la galerie de gauche plusieurs châssis rompus par noire propre explosion <r»i, et l'on chemine «tons les rameaux 30, 39, 4#, 42, 18 et 31.
Noua avons repris la inardie en avant dans le rameau 30 pour barrer le chemin au mineur ennemi si, par impossible, il voulait atteindre la batterie n* 24 bis, située à gauche de la troisième parallèle. Nos éc< nteurs ne perçoivent aucun bruit inquiétant, ni dans cette batterie, ni dans les carrières en avant de son parapet ; mais les artilleurs persistant à croire qu'on lès «urne, notre travail a pour but de les rassurer. L'explosion russe du 44 août, devant b bastion central, a produit de l'émotion parmi les assiégeants : non-seulement on a des craintes pour la halle rie n* 53, en face de ce bastion, mais aussi pour celle qui est à sa droite et en arrière, et pour d’autres batteries encore plus éloignées de la place.
Vers quatre heures du mutin, les Russes ont donné le feu à un fourneau, de t, en dehors de notre extrême droite. L’explosion a remblayé en partie la descente de droite aux entonnoirs et produit un éboulement en tète du rameau 51, qui n’élall pas coffré. Deux mineurs ■y ont été asphyxiés assez fortement pour qu’on ail dà les transporter à l'ambulance. Il y a eu en outre huit hommes de garde contusionnés par des pierres que l’explosion a projetées.
I n obus provenant des boiteries de l’attaque s'est logé dans le parapet de la quatrième parallèle et y a ouvert une brèche wi éclatant.
Nous avons travaillé dans les mêmes rameaux qu'hier et aux communications supérieures.
On a entendu le mineur russe en divers points, dont les plus rapprochés sont entre a?« cl n tb, et sur la droite du rameau 43.
A trois heures du soir, l'ennemi a fait jouer un camouflet, dov, en avant de aw; Unit son effet s’est réduit à une commotion qu’on a ressentie dans la galerie de gauche cl dans les deux rameaux voisins, 42, 39.
.Nous gardons b défensive à la surface du sol , parce qu'après le départ de la compagnie de mineurs, il nous reste trop peu d'hommes suffisamment exercés pour creuser et charger promptement les puits sous le feu de ta place, dépendant le mineur ennemi occupe toujours le massif de terre que nous voulions séparer du glacis par la rencontre de nos deux cheminements diriges vers b capitale du bastion du mât, et il y riiarche en avant depuis que nous ne menaçons plus scs flancs. Il faut donc uous mettre en mesure de le combattre de front par le dessous, et nous creusons, avec beaucoup de précaution, une chambre à l'extrémité du rameau 43, qui était en réserve. -»
L’ennemi a Cuit jouer, h trois heures et demie du malin, un camouflet, </«;, à gauche et en avant de a** : les terres soulevées ont c oulé dans l'entonnoir aot, et elles l’ont remblayé en partie, aiusi que le passage à l'entonnoir voisin, a».
On travaille à rétablir les communications sou* (erre, à s'avancer dans le rameau 30, à remplacer quelques châssis brisés en tête de la galerie de gauche par notre explosion «si, à contourner les rochers et les ébouleiueuts dans les rameaux 39, 12, 48, à élargir ces derniers, et enfin à déblaver le rameau 31.
A minuit et demi, les Russes ont fait jouer un fourneau ordinaire sur notre gauche, dans
le Mon noir tis, où ih. u avaient pat» encore fait acte de présence depuis le commencement dv b guerre souterraine. Cette explosion a laissé un entonnoir, dsi, de 6 mètres de diamètre et de 3 mètres de profondeur. Sa gerbe, projetée comme celle d'une fougasse-pierricr, vers la. quatrième parallèle et la communication de gauche, y a blessé ouïe hommes de garde. t'Vti grenadier qui était en embuscade derrière le bourrelet, au lieu même de l'explosion, a etc enlevé et jeté sur le glacis, où il est tombé ayant les deux jambes brisées et recouverlr.de grosses pierres, lia été dégagé et enlevé aussitôt, sous une grêle de balles, par un caporal de grenadiers du 18* de ligne nommé Poncüet, qui s'est souvent fait remarquer par sa bravoure et son dévouement. Quelques pierres sont encore tombées daDs b descente de fexl reine gabclie et au débouche du rameau 0 dans les entonnoirs, mais elles n'y ont occasionné que de* dégradations insignifiantes. • - ,
Nous ne pouvons pas laisser l'ennemi faire ainsi jouer dès fourneaux dont les explosion* , inondent de pieçre's notre communication de gauche, toujours occupée : nous creusons donc uh puits dans l’entonnoir d#t, et nous débouclions en même temps du raux^au 21» par le xa- . ni eau 32, pour marcher contre le flanc du cheminement qui vient de se révéler d'une ma* uière si ftebeuse.
: On continue tous le* travaux extérieurs et intérieure, excepté le rameau SI, à droite, Ifs explosions de l'ennemi ne pouvant pas nous causer grand dommage de ce côté.
Beux mineurs ont été blessés par dès éclats. • .
A la nuit tombante, on a retiré les travailleur* des rameaux 29 et 52, ainsi ifue des eu-? Uirmoirs au-dessus, parce qu'uqa entendu distinctement faire un bourrage sur b droite du . .rameau 52, OnracOrtlinué.ie travsü dans les rameaux 30, 12, 39, 12 et 18, et <Uo* 1* galerie ' ' de gauche. , • * . . * # .
L enneiui S eul encore fait entendre en dfvea* autres points, notamment à droite du rameau 43 et aux a bâtis, devant a»;.. . - . .
À onze heures du matin, il a donné le leu, sur ce dernier poiul, à nn cauMMiffri, «tos, qui n’a pas produit d'autre effet que d'ébranler h* roi'.
L entonnoir <Ui, à notre extrême droite, a paru si bien situé connue poste de surveillance, ' qp ou l'a couronné par nue gabionuade du côté «Je b place et qu'on y a établi une banquette -pour b fusillade. Mais 11 y , a eu promptement ordre de l’évacuer et de replacer les tirailleurs eu arrière, dans l'embuscade 4*. Le couru liuement de du devenait ainsi pht» nuisible qu’ulih*, ' et l’on ri’y a pas rebouché ta* trouées que le canon de b place y avait ouvertes avant midi.
Vers trois heures du soir, ou entend parfaitement l’ennemi dans sou dernier entonnoir à gatichc, d« : nous y creusons un deuxièmç puits, au-dessus de b dire* lion présumée de son cliejmuement. •
A huit heures du soir, nous avons donné simultanément le feu aux deux puits préparé* dans l f utoiuoir dm : l’un était charge de vingt sacs (380 kilo#.}. Vautre de seize seulement * (2Ô5 lilog ), à cause de sa proximité des rameaux 29 et 54. Leur entonnoir, a’est évidé
•À 4 mètre* de profondeur, l’irgile y a été mise a découvert, et l'ennemi a cessé de s’y faire * eu tendre. L’explosion a projeté quelques pierres dans la batterie ir* 25, où elles ont blessé légèrement un homme de garde. Nos communications de gauche, qui avaient un peu souffert do celle doûblc explosion, étaient remises en étatau matin.
Nos mineur* les plus exercés sont encore envoyé* dans b batterie n* 24 tu, où ton assure entendu: le 'mineur nisso, mai* ils ne parviennent à y siisn aucun bruit souterrain.
Moi» d'au ut.
Üu 26 «u 27.
flu 27 ai» 28.
(M. XIII, lig. -l
A l'intérieur de nos galeries, on a entendu l'ennemi à gauche du rameau 18 ainsi qu’à (huile et très-près du rameau 43, où U a ira vaille toute U nuit avec précaution en même temps qu'il travaillait bruyamment à une dizaine de mètres au delà, probablement pour nous donner le change, '* .*■/ • ! . ■ 1 • * % * ’ ‘ *'•
Noua pensons que le niotneni de charger Je rameau 43 est venu : nous y déposons dans le • plus grand silence cinquante sacs de poudre {950 kilog.l, et nous y faisons un bourrage de U métros du longueur. * ' - • ' ‘ ‘ ' . * * .
rendant que cette ojtéralion » effectue à l'intérieur des galeries, on déblaie à fa txtain tin puits creusé précédemment dans l'entonnoir d», où l'on entend l’ennemi bien plus distin* temeniquc de l'intérieur du rameau 18. On y dépose également sans bruit quinte sacs de poudre (285 kifog.), et on le remplit comme à l'ordinaire , avec des sacs à terré d'un côté,
, avee dea pierres et des éclats de projectiles du côté up|>o$é.
Le leu a été donné à dix heures du soir au fourneau du rameau 43, et au puits deTculoniioir r/fiu. Le premier a Ouvert le vaste entonnoir ayi, évidé jusqu’à l'argile, dans lequel <m trouve nu bout de rameau russe non coffré et une casquette d'officier. Le puits a raté parte que Je cordeau UickVbrd était mal ajouté au cordeau pork-feu.
Xeitneini a |>arû ensuite si rapproché de ce puits, .qir’on a cru dcvojr placei deux boinimV seulement à enlever, et à refaire Je bourrage pour renouveler l'amorce, cl qu'ou a fait retirer iiioineutanéiiiciil les mineurs des rameauV 12 et 18.
> Kuhn ce puila a joué Vers cinq heure* du maliu et a produit un grand entonnoir uns, -où Ton a pü ramasser des coffrages russes en quantité sullisame pour la charge d’un rauiinu. * Mous axons continué on repris le travail dans le$ cheminements soulerrai ns .10, 52. 12. 3$, 12, 18 et la galerie de gauche, et rétabli les cheminements supérieurs endommagés par nos propres explosions. .■*•'* *' * ». ' * ‘ \
Les officiera du génie nouvellement employés aux inities ayant reconnu la difficulté deS cheminements souterrains ei le peit ÜVspàce qiie f explosion de chaque puits (Tous fait gagner en avant, se sont élouucs de ne pas nous voir suivre la méthode déjà plusieurs fois essayée ( Kotr ci-dessus, au 2 juin}, qui consiste ù pousse* des rameaux en avant, oit parlant des t»ni un noirs. Il est de fait qde, depuis le eoiutuencethetit de la pierre souterraine, une lelKf marche n’a jamais présenté autant de chance^ de succès quiUjuurtVbul : les entonnoirs <ku et tm sont ett effet profonds, presqoo totalement débarrassés de quartiers de roc, et h|
„ couche d'argile s‘\ laisse voir assez nettement. Nous, commençons donc,- dans chacun de ces èn ton noir* , un rameau à la hollandaise en chlvT de madriers.
Voici l’état des galeries et rameaux à celte é|tfnpic : le rameau .‘Kl a fi mètres de longueur; le rameau t» est terminé et complète la nouvelle lia nsversale; le rameau 32 a 4 mètres; b* rameau 42 est rétabli à t» mètres dp 32 ; la galerie de gauche est réparée à 32 ruètres de la transversale 5; leratneaU 39, débourré et rélabli à 19 mètre* de 3; Je rameau 18, suspendu k .0 mètres de 3; le rameau 30, suspendu à 6 mètres de 3; le rameau 12, rétabli et avancé à 29 mètres ;rle rameau 34, suspendu à 36 mètres de 26; le rameau 26, terminé, débouche à droite; le rameau 13 est rétabli; le rameau 43, abandonné après explosion; le rameau 18, débourré et rétabli à 10 mètres âe 34. ‘ - . \;4
A. cinq heures du soir, l'ennemi a ouvert un petit entonnoir, do», >Uf notre droite, outre pTte.loao. Toul l'effet lest réduit à enterrer à mi-corps un écouteur qu'on a dégagé aussitôt * ci qui n'avail que de légères eonlusiptis. ,P»c deuxième explosion, d«7;a eu lieu à six heure s.
• — - 587 f Mois d'août.
sur notre extrême droite et soi» la lèvre do l'entonnoir Ai/. le* gabion* qui restaient debout au couronnement de Ai, et qui gênaient In» vues de notre embuscade n* 44. ont été rcnverRés, et la descente de droite arts entonnoirs remblayée en partie. A neuf heures du soir, l'ennemi a ouvert J>ntonnoir du*, à gam be et ci> dehors do bourrelet de aoi. La partie a blessé quatre auxiliaires d'infanterie. Ineqtuilrièmo explosion, d*& ♦ a eu lien encore vers . trois heures et demie do matin, en avant de <tri : elle a produit un fort petit entonnoir al n a eu d’autre effet que de remblayer ut» dé nos puits.
Effectuées dans une même nuit rl avec si peu de motifs, res quatre explosions nous prouveraient que l'ennemi a souffert hier des deux nôtres, an, an, si déjà nous n'en avions eu d’autres preuves évidentes. '
Ko* mineurs ont posé trois châssis seulement h chacun des rameaux -comMcncé* dan* les ejilonnoirs <u>«, an. * • • '
Le rameau .11) est avancé à 40 mètres de la galerie do gauche : on n'y entend pas pins de bruk souterrain que dans Fa batterie n° 14 bit et les carrière» qui sont devant elle. • *
Cependant les artilleurs persistant à croire, qw* leur balierie va sauter, nous ouvrons deux puUs : l'un, n® 53, dans la première sortie de la communication de gauche, entre la tmi- . . .
•dème et la quatrième parallèle; l’autre, n° Ml, dans la batterie" elle-même. r
Notre intention est d'envelopper les batteries n** 24 bit et 52 par les rameaux indiqués au plan par leur* directions, et de rassurer ainsi complètement nos artilleur*.
A neuf bernes et demiu du soir, les Russes ont fait jouer un camoufle f, A*» aoos le pnit-* B* 28 «ru W ^éconduisant do l’entonnoir o?» au groupe des abolis tf»». Sans produite nn entonnoir sensible. Celle explosion a enterré en partie deux, mineurs qui déblayaient le passage et qui mil été dégagés aussitôt par leurs camarades. L’un deux était blessé à là tête. ‘
l)n a continué les cheminements 31), 52,. 42, îif», 12, 1H* et la galerie de gauche.
• Le brnil que fait notre mineur en piochant an fond du rameau .10 s'entend parfaitement à . •
la surface du sol, parce que* le terrain s’abaisse ver* le ravin de la ville, et on u'enlend pas . *
d'autre bruit enlre ce rameau et la batterie. • • '
Nous abandonnons le puits n® 83, comme inutile. v > ' j’ . t
Chacun des rameaux hollandais qui partent des entonnoirs a*» et a j a été prolongé en avant de trois châssis, et en amère de huit on neuf châssis ayant J*HOsnr 0*05 ; ces deje niera ont été recouverts et consolidé* latéralement par de« sacs à tefre, de manière à former *• >
de boqs abriR blindés. > . *
L'ennemi s'est fait entendre : 1° fa une dizaine de mètres en avant sor la gauche dr ’qpi ; Du ta »u 30. 2" en avant et à droite de ait, en d»«. *•
A une henre trois quarts du matio, il «fonne le leu & un fourneau, Ai". shnë à droite «h*
/ttv, où Ton n'avait rieit entendu, I. ‘explosion n ouvert un entonnoir île 4 mètres <tc pmfon. denret «le 10 mètres de diamètre ; clip a remué assez de terres pour détruire et couvrir totalement ^ rameau en construction dans rue. Nous avons eu, dans ce ramean. deux milieu», el (|et»x auxiliaires enterrés vivants sous les décembres, entre les châssis brisés ; on a travaillé aussitôt h leur délivrance, et avec d'autant plus d'ardeur qu'on les entendait réclamer des secours. Après' une- heure er demie d'nn travail énergique et plein d'émotion, dos quatre homme* étaient délivrés ; l'un d’eux, assez sérieusement Idessé, h été transporté à l'ambulance; les trola autre* n avaiem que des contusion» «ins gravité, et ils oit! fui s'en retourner seuls tu» ctunp. ' *
Du 30 au 31.
Dj 31 août au 4" Kplroibrr.
Du 4*« ai/ 2 t^çJulir
Mfiift «Taoûl. 588 ■*■ -
tel événement nous a e ««gagés k suspendre le travail du rameau semblablement plkeè daas a<M, et aussi exposé que celui qui vient d'être détruit.
f* puits 54 de La batterie n* 24 bû a atteint 2*40 «le profondeur, après avoir traverse 1*30 de roc et 1*10 d'argile ; on ÿ commence le rameau 53.
Ver» &K heures du soir, une explosion ennemie, du, sur la gauche de l'entonnoir a*, a remblayé ce dentier en grande partie et y a recouvert totalement le rameau d'où nous avion* retiré les travailleurs après l'explosion du de la nuit dernière. Il ify a «u aucun accident.
Ainsi, rentrée eu rameau dans les entonnoirs ne parait pas être une opération «vanta- ■ game, lors même, ce qui est très-rire, que les blocs de rocher ne s y opposent pas matériHletnent : nous nous en tiendrons, à l'avenir comme par le passé, aux puits surchargé et aux cheminement* contournés de b touche d’argib. . ^
la; mineur ennemi qu’on entendait hier dans plusieurs directions parait avoir snispeftdu presque tous scs cheminements; à peine l'a-l-on entendu {tendant quelques instants k . droite et loin du rameau 30, et en avant de a?|.
1 ne chambre aux poudres est creusée à l'extrémité du rameau 52, qui a 0 mètres de longueur, mais nous né chargerons que quand l'ennemi reviendra à proximité.
Une explosion, d«, a eu lieu à irois heures un quart dit soir, presque au même point que la dernière, d ta; elle a remblayé un de nos puits et jeté quelque» pierres sur les travail- • leurs qui recherchaient les ck'issis du rameau déjà recouvert et abandonné dans l>nlon- ,t , . • jtoirui* ; lieux mineur» et deux auxiliaire* ont ainsi roct» des cou Usions. . «
Peu de temps après celle explosion, le mineur ennemi a reparu sur un grand nombre de points. *. .* . .* ^ - . . . ..Z* . * *' •, ’ •
* A cinq heures lin quart du matin, nous avons donné le feu à un puits chargé de 15 sacs de
pnudre (283 kiktg-) et situé dans ik partie avancée de lu. U en e&l résulté l'entonnoir 0»,
« , très-escarpé du « été «U* la place et dans lequel on a trouvé de vieux, colfrag*» russes en
^ quantité. . . • * , -
. Notre mineur a découvert à gauche de l'entonnoir an une case de galerie russe où dé-
iHHKthaleut deux rameaux ; il se disposait à y loger de la poudre le plus loin possible, lorsqu’un ébouletnenl de pierrailles est yenu remblayer celte case jusqu’au-dessus des rjels de» rameaux et retarder l'explosion qu'on voulait y faire,
P» t su 3 wpirrobf*. Ut* nouveaux mineurs étant maintenant familiarise» avec 1 etablissement des puits dans lea emoHuoirs, nous avons p«t reprendre les deux die mi peme ni» que nous avions été obligés t * ~ de Suspendre de part et d'autre de ta capitale <ki bastion du mil « Nous y avons produil,
k six heures do soir, les deux explosions a 100 et moi, de 30 sac* de poudre (370 kilog.) chacune. Les entonnoirs, qui ont de 4 à 3 mètres de profondeur, s'avancent considérable- ' ment l ui) vers l'autre, et celui de gauche a rats à découvert des tuyaux en poterie contenant
, du saucisson ordinaire très-vieux.
Vers »ix heures du matin, tes Kus.se» ont fait jouer un |x*tii fourneau, du, a une quinzaine de mètres sur la gauche de notre explosion d'hier, a,» Il » ouvert un petit entonnoir sous h* talus qu'il a rendu plus escarpé sans que le bourrelet général en soit avancé sensiblement du « ùlé de la place ; il ue non», a pas causé de dommage sensible. • / . '
A midi, nous avons donné b feu à nu puits préparé dans I entonnoir u hj. il était chargé de 30 sacs (370 lulog.) de poudre. Sou explosion a un nous a fait avancer «•ousiderabk tuent * vers l«* (-ImiiriHPinciii de droite et a puerai* ramoné à la surface de l'mrtwiuoir des augeisen
Ou 3 atl 4.
• . * ^ 5$) d* septemlpe.
poterie et îles coffrage hissai. Au moine it! où !‘«»d a donné If IV u. on entendi*! travailler ^
presqu » l’aphinib du poil*.. , .. > *.
Quant au cheminement de droite, les bombe* ennemies y sout tombée* en si grand nombre et avec tant de précision, qn elles ont remblayé plusieurs fais le puits que noua creusions dans l'entonnoir a tou et ne nous ont pas permis de le mener à bonite An. , .
Un mineur a été blessé. ’ >*.. .• * * ;
Le mineur ennemi élan! signalé en plusieurs point* uès-ftpprodtés du talus de a» H#aet se faisant entendre du rameau ÎS presque aussi distinctement que des entonnoirs, le* uôtirs ont creusé dans ces entonnoirs trois puits qu'ils ont eltargés de 13 sacs de poinliv (173 kil.) chacun. Mais, en faisant les bourrages, on s'esl aperç* qæ les auxiliaire* n'avaient pas préparé ft apporte qsftcz de sacs à terre; et, pour ne pas laisser échapper IVnnemi qui travaille toujours, ou se décide à ne bourrer empiétement que les deux puils. de gauche et il y donner le feu à six heures du soir. Leur explosion a produit les entonnoirs bien é vidés g tn et a iw, et le mineur ennemi a cessé de se faire entendre sous ces points.
. Le troisième puits, situé à droite et près de a nu, s'est trouvé remblayé par l'explosion et • h>ii cordeau porte-feu perdu. Il a fallu y rechercher les poudres, placer une nouvelle amorce et refaire le fourrage. On y adonné le feu à cinq heures du matiu, et son eu lm) noir, a io&, a complété entre « iot et a»une tranchée profonde et çontinne sous laquelle le mineur ennemi ue peut plut revenir sans être facilement écrasé au passage. < .
Nos jeunes mineurs, inquiétés par les bombes qui tombaient en quautité dans les deux t hemineinents près de la capitale du bastion, n’ont pas pu, de toute b nuit, achever les puits qu'ils y avaient commencés. Nous y avons placé au matin nos meilleurs mineurs. I. nud’eux , nommé Legûff, qui travaillait an poils de l'entonnoir «,«t, excité par le Umit qu'H eulendait sous ses pieds, s’est fait remarquer par son énergie; il a vu son puits remblayé déux fais partiellement par les explosions des bombes qui étaient totnliécs tout auprès. A onze heures du malin, les Husaeoout fait jonc r un fourneau, d u, dans le massif de terrain que note» cherchons à isoler du glacL. Letlc explosion a couvert le mineur de poussière, et bis pierres qu elle a lamée* loi ont fait à la tète ilortv contusions ; nuire Legoff a persisté, il a terminé son puits, y a dé» posé trente sacs de poudré f£>70 kilogi, et ne s’est retiré qu’à une heure, pour donner le feu.
L'entonnoir a ms, qui en est résulté, nous avance encore à gauche; il efctassH profend pour • que nous pensions avoir atteint b galerie de l'ennemi. Il serait possible toutefois que nous eussions encore à essuyer quelque explosion en arrière, car le* conducteurs électrique* dont tes Russes font usage peuvent notre pas rompu*.
On a déblayé la case de galerie ntsse découverte avant hier soir à gauche de a u, et l’on . y a entendu travailler à droite. On y a déposé 31 sacs de poudre (780 kilog.), qui ont reçu le feu à trois heures zi oqt produit un entonnoir profond et circulaire, « m.
Parmi les divers ouvrages qui tirent sur les entonnoirs après chaque explosion, les batteries du grand redan cl celle des casernes atteignent particulièrement les parapets des descentes : cedes-ci ont souffert et ont besoin de-grandes réparations.
Le mineur ennemi ne se fait plus entendre qu'en deux points : sur notre flanc gauche, à droite el loin du rameau 30,' et gur notre flanc droit, très-prèo de, l’entonnoir d«, nù nous le laissons faire, et n’avons qu’un écouteur de temps eu temps.
Ui| continué les rameaux 33, 30, 42, 33, 1*2, 18, et la galerie de gauche.
Trois auxiliaires ont été blessé* aux entonnoirs. . • .
Moi* tir sepinnbre.
. Un l 3\\ S.
Pu 5 nir 6,
Du 6 .ni 7.
Du 7 mi 8.
On a wnv nn puKs dr ehaqtiO cAté «le la capitale, en mm et nmr,,
Vi ns dh henn*s «lu soir, h* Russe* ont «lonné Ir fru ?» tin fourneau. rf f », situé à droite de a L'explosion a projeté tien bine* d'argile dan* la descente centrale, dans la première descente de gauche, cl dans l'entonnoir a tr, qui en a été remblay<* en partie, ainsi /pie les deux puits a un ei <i io«- Cwt-cl éuient achevé* et Inoccupé». J < ■ 1 . / • t-
Les Russes ont eucore -effectué uno autre explosion» tht, i» detw heures du malin, enlre es entonnoirs an et a iot, dan* lesquel* elle a jeté dès tmo*. I.» famée * pénétré dans la «alerte de gauche et a rhas*é momentanément no* mineur* de la partie avancée de celte galèrîc, • ** "'*•** * '• ’ ’4,
Plusienrs hommes de gardé ont été Messes ou contusionnés par les- pierres que les deux ex* plosions de la nuit ont projetées sur la quatrième parallèle.
Oit entend le mineur ennemi dans plusieurs directions. Noua avons des puits préparés, mais nons ne les chargerons fpi'cn cas d'urgence, parce «pie. ’artiHerloonvre an jour un fru violent , que nos entonnoirs, oùil tombe des projectiles delà défense et même de l'attaque, ne penvent guère être oecnpés que par îles écouteur*, et qne le maniement de la pondre y, serait fort dangereux.
Tl a fallu suspendre k* cheminement du rameau &S, parce que chaque détonation «le la batterie u* 24 Wa y wmfllaitïes bougies. * . • - ■ / » •
A b nuit, nous avons placé le plus de monde possible aux gradins de ftourfüæ^ntcntde la «tuniuttniralion de gauche et aux travaux ordinaires des entonnoirs. \je rameau S5 a été cou > Ihtné, et l’on y a commencé un débouché à droite. -r .* ' •
Au Jour, l'intensité du feu nons a obligés U cnqilnyer, comme blec tons nos travailleurs dans l'Intérieur des galeries, excepté au rameau JKL - . . . , .
Le fèu de l'artillerie restant le même qu'hier cl avant-hier, nous disposons nos travailleurs de la même manière. On achève les gandin* de franchissement et l’on rend praticables les trois net pures «le la numnnniratioh d«* gauche, entre la troisième etla quatrième parallèle, afin de pouvoir sortir et rentrer pins aisément qn'en franchissant le pArapct. —
Au jfatr, on cesse tons les travaux «le inhies «lin «le laisser «‘poser les mineur* et de les «*niHnga«ler pour l'assaut qui «loi» être donhé à midi.