Moi* de juin
Trois boulet*, bnr»|wi' I» batterie jû* iO,>ooi eiftore frappé cc matin dans, le uhts-dr* b quatrième parallèle, et plusieurs bombes, provenant delà batterie n1' 2i>, sont tombée* dans h>* entonnoirs. Les artilleurs expliquent ces faits par l'humidité de leur poudre.
Les sacs à terre qui Jbrmeul le parapet de la eonmiqtiifUlioH entre la troisième et la quatrième parallèle, se fondent pour ainsi dire sur place; il foui le* remplacer en plusieurs endroits pat des gabions, parce que le paraît s'abaisse et ne couvre plus suffisamment la tranchée.
Eli fouillant l'entonnoir dn, on a trouvé dans k* roi* une crevasse de f"î»Odc Longueur,.
(>®8t> de largeur, et autant de profondeur; elle a probablemeut été produite par quelque camouflet ennemi. On la déblaie pour sVfi servir au besoin.
Le travail souterrain de l'ennemi reparaît de nouveau sur trois points f J* devant «*•»; près de la crevasse découverte Lier dans 1‘enloiidoir d^s ; 3° en avant de </«.
Nous avons, malgré le feu de la place, réparé les dégâts occasionné* aux descentes par les projcctfles ennemis ; et au jour on peut, avec quuJque.H précautions, se glisser dans Ic> entonnoirs par l’une quelconque des -quatre descente*.
Nous déposons 10 su* de poudre (301 kilog.) dans la crevasse de l'culminoir d», et nous doutions le feu à neuf heures du malin, l’en nemi nous paraissant suffisamment rapproche * .
pour être atteint. L'explosion a été extrêmement violente: elle a produit un entonnoir a», .
qui (jénètre dans le bourrelet du côté de la place. Nous ne sommes pas encore vus par cette échancrure au fond de l'entonnoir général en arriére ; mais ta.. prochaine explosion qui sera faite dans la même direction nous y découvrira indubiiahlemcul. Pour obvier d avance à cet inconvénient, nous couvrons par une gabionnade la eoniMUiiiicaüon au fond des entonnoirs a is, a si et a», qui est toujours entretenue en arrière du chemin de ronde, le long du talus ennemi. Gutç gabionnade pourra être rendue très-sôGde avant que le* bourrelet s’abaisse assez pour là mettre en prise au canon..
l'n mineur a en k pied emporté par un éclat dans les entonnoirs, et deux antres y dut reçu des contusions. . %
A l’intérieur de tViitounoîr av>, comme au fond du rameau 34, on entend sur notre Pu 11 au 11. droite travailler l'ennemi, qui parait trop éloigné pour que nous puissions l'atteindre actuel* le ment au moyen de nos puits. Le bruit cesse au matin.
Dcmlant toute la nuit, Tcrnicini a principalement dirigé m»i» feu sur notre riryité, où un minent- a été tué par une bombe. Au jour, Il a battu avec des cauons de gros calibre noter communication et la droite du parapet de b quatrième parallèle, et y a ouvert ptystcm>
Irréelles. * ...
D’après nos observation-** répétée», la batterie q* 24 bis est évidemment à l'abri de* explosions du mineul- ennemi ; mais nou* ne parvenons pas à rassurer les, troupes qui l'occupent. r ’
Nous avons eonmienoé hier un nouveau pulls de boule, vers a ta; le roc mous a forcés de • Ou fî m 13.* v l 'arrêter à 2 mètres île profondeur. Vers huit heures et dciuio du soir, l’ennemi en est »i nipprodié qu’on y distingue le bruit produit par le sciage d’iftoq pièce de bois. Tendant que nous déposons en silence 1 1 sacs de poudre (200 kilng,} dans noire puits, iî s’engage une fusillade très-vive. A neuf heures et demie nous donnons le feu; l'explosion produit renlonlonnoir Am. . . . «* , . * « '
* Vers dix heures, un Htissc a été aperçu au bord dû l'entonnoir général p»i s de nntiv gauche; il venait sans doute reconnaître »j b fusillade, qui se ealtnail, alors, avait attiré du monde aux entonnoirs et ni une explosinn pouvait nous caiiaér Iram-nup de mal.
Du 13 au 44.
Du 14 au 15.
Du 15 au (G.
Du 40 au 47.
Noire dernier vntonnoir «si,' CH rongeant le bourrelet du eôié-deln place , a un peu découvert noire descente de droite r il faut inodilW celle-ci en la déviant il droite et on y ajoutant an troisième rang de gabions. v . ' *' * -
Deux mineurs ont été blessés dans les entonnoirs par des éclats, et nue bombe y a dégrade l anç de w* fotiga&es.
A trois heures et demie do l'après-midi, nous donnons le fou à une fougasse siluéu dan? l'entonnoir «is; elle |>ortc sa gerbe sur la face gauche du bastion du mfit cl sur s» batterie basse. - .. . - •
Les Russes ripostent à minuit par l'explosion d St, en avant et sur la droite de l'entonnoir oblong a t«; ejto a détruit notre chemin de rondo sur V e point et blesse*, par des pierres projetées, deux mineurs qui travaillaient près de là.
Les artilleurs de la batterie np .’>3, située devant lé bastion rentrai, ont cru entendre fe mineur ennemi en avant do leur parn|H*t. Nous avons envoyé écouter un sergent et un mineur, qui n'ont pu saisir aucun bruit souterrain.
On laisse approcher le contre-mineur, dont la présence est signalée eu difors points, particulièrement vers b galerie de gauche, d'où on l'cdtend presque aussi bien que des entonnoirs. ’ **’/*■ **•
Asswgeants et assiégés tirent peu pendant b nuit et s'occupent de la réparation de leurs ouvrages. I-e& Russe*, travaillant à découvert aux embrasures dti bastion du unit, nous demandons au colonel de traudiée de faire tircrsnr eux parles hommes de garde aux entonnoirs.
A midi, nous donnons te feu à 11 sacs de poudre (209 kilpg.), déposés au fond d’un puits de 2*30 de profondeur situé dans l’entonnoir dsi. Deux cheminements ennemis, dont un très-rapproché, sé sont fait entendre sur ce point jusqu'au moment de l'explosion* Cette dernière («s?) parait avoir produit de l'effet intérieurement ; elle a Creusé beaucoup l’ancien entonnoir sans changer notablement b fofmede b surface.
Notre entonnoir de droite est toujours le hui des bombes ennemies, et aucune ne le manque.
Dix chasseurs à pied sont envoyés |>our occuper les créneaux de la «(uatrièpie parallèle et tirer sur les Russes qui se bissent voir.
Le contre-mineur se fait entendre sur plusieurs points : I* devant au, où on l'entend très-bien de l'entonnoir, et vaguement de l'intérieur du rameau 31; 2° (levant a sb ; .3° des. deux Cdlésde 1a galerie de gauche, aux entonnoirs seulement , le mirtenr qui chemine à l'iutérieur n 'entend plus de bruit xTepub Levplbsion d'hier, an.
Nous avons à gauche de Ja galerie de gauche un puits de 2 mètres de profondeur, creuse* jusqu'au roc dur. flans on terrain peu remué. Il est devenu au jour le but des bombes de > l'ennemi Le contre-miniHir a cessé do s'y faire Entendre, et noos attendons qu’il repneunc Son travail pour charger et donner le feu.
Les balles de nos chasseurs, postés aux créneaux de la quatrième parallèle, ont atteint ce ntatin plusieurs Russes, dont un officier qui observait les attaques avec une lorgnette. Le bastion a vivement tire alors sur notre parapet : quelques créneaux om été enlevés/ mais nous les avons rétablis aussitôt après. ' '
. Trois mineurs et deux auxiliaires ont été blessés aux èntonuoirs. L’officier de service aux ' mines a été renversé et contusionne jiar des sacs à terre projetés par un boulet.
Pendant b nuit, un Russe est venu sur le glacis, près des entonnoirs : il avait une lanterne et semblait falrè dès signaux pôur donner des directions. Les Sentinelle* avancées,
•I«i reçpiveht- souvent. si notre grand regret, l’ordre de ne pas tirer, se sont conformées à leur consigne et ont laissé foire. * ’ • *
-Nous avons continué tons nos ■travaux. Vu mineur a été blessé grièvement aux entonnoirs par un éclat de bombe. * ^ ’•«* • -
Des instructions spéciales nous prescrivent d'avoir quelques fougnsges en réserve et d'en foire jouer plusieurs à In pointe du jour, (RUtr concourir autant qu'il est en notre pouvoir à l'attaque qui sera tentée demain malin sur le front Malaknff. Nous ne laissons, en conséquence, quç des écouteurs à l'ilitériciir des galeries, et nons employons tous nos travailleurs au chargement de huit fougasses établies sur le revers de la quatrième parallèle. Nous plaçons dans chacune 3 sacs de jioudre (37 kilog.), cl nous les chargeons avec des pierres et des éclata do projectiles creux ramassés aux Alentour*. Files sont prêtes à deux heures et demie. ■ ■ * • . ’ • * *';•
Vers trois heures et demie du matin, lorsque le feu est déjà engagé devant le front Malakofl, nous faisons jouer trois fougasses h gauche, ensuite doux à droite, Les premières ont parfaitement projeté leurs gerbes sur le bastion do mit et sur sa batterie liasse; les denx dernières, établies dans un roc moins dur, n'onl pas produit autant d’effet : elles ont presque joué comme des fourneaux de mines, et l’une d’elles a jeté lieaucoup de pierres dans notre communication, dont elle a presque renversé le parapet dans la tranchée. • . ?, ■
Nous travaillons aussitôt à rétablir les fougasses qui viennent de jouer et à réparer les dégâts qu elles ont occasionnés à nos communications.
Aucun travail souterrain ne se fait entendre; mats il est présumable que l'en fiemi, s’attendant ù un asSaut général, tient plusieurs fourneaux prêts à jouer.
Nous avons repris les cheminements souterrains dans les deux galeries et dans les rameaux 29 à gauche, 34 à droite.
le contre-mineur se fait entendre : 1* en avant, à droite du rameau 29, où l'on n'avait pas jusqu’ici reconnu sa présence; 2* en avant, de chaque côté de la galerie de gauche; 3® de chaque Côté de l'entonnoir u»; 4* enfin, de chaque côté de l’enlon noirci.
Pendant la suspension darnfes, qui a eu lieu àu soir pmir l'enlèvement des morts et des blessés devant lé front Malakoff, nous avons retrouvé, J» 10 mètres au delà de l’extrême droite des entonnoirs, le cadavre du mineur que nous avions perdu le 3 de ce mois. Nous avons pu remarquer que les mineurs russes sont en grand nombre dans le fossé de la fooe gauche du bastion du mal.
Peu de temps après la reprise des hostilités, vers huit heures du soir, nous avons brillé 13 «aes de poudre 283 kilog.) déposés au. fond d’un pull», dans l’ancien entonnoir au : l'ennemi paraissait très-rapproché de ce point, cl il Vy faisait encore entendit» au moment où nous avons donné le feu. L’eblonnoir produit {« si) avancé notablement ef laisse le terrain fortement escarpé du côté de la place.
L’ennemi continue ;Vse faire entendre sur les quatre pointe que nous avons signalés hier. Au jour, Il reparaît dans l'entonnoir njj; Aous y creusons immédiatement un nouveau puits. Un mineur a été blessé.
À peine sVst-il éconlé vingt-quatre heures depuis que nous avons produit lYnloiitioir n'sa, et déjà h» rontrc-miuciir arrive prés du talus en ce point et nous oblige à invllre le fen, ver* quatre heures do soir, à 15sae< (283 küog.) de poudre. Celle nouvelle explosion (dû] nims avance peu, parce qtie Je puits où ifous avons placé la poudre étaii CTtltdé au pied d'im
Mni de juin.'
Qu <7 au 18.
Ou 18 au
Du 19 au Ï0.
Du 20 au 21
Mots rfi* jnki. , . • * — 5(i4 —
. isciurpement de rocher encore intact , elle doit avoir atteint l'ennemi qu'au entendait
iimii proche, même au moment de donner le feu. '* *
Nous avons fuit jouer une fougasse qui était pHHe, parce que nous avons cru remarquer •pi il y avait du monde dans le bastion ihi niât.
Vers minuit, les Russes ont donné le feu à un véritable camouflet rfn, à droite de la ga- |r*ie de gauche; lVffel extérieur a été presque nul, tandis que 4a commotion a été très-forte dans la galerie, d’où nos mineurs ont dû se retirer à cause des gaz qui y avaient pénétré, Quinze minutes après, les Russes ont encore fait jouer un autre petit fourneau djj, devant ,1 entonnoir sous les débris de leurs abatis cl chevaux de frise. Deux mineurs ont été. blessé». • f
Du.îi ju 12. Quoique nous ayons eu trois ou quatre miiiewvmomentanément asphyxies dans la galerie
de gauche, le travail y a été repris et continué.
Les chasseurs à pied, qu'on avait retirés depuis trois jours, sont revenus aux créneaux de la quatrième' parallèle, d'où ils empêchent les Russes de rétablir les embrasure» du bastion du mât. La pkiee a continué son feu habituel de bombes, grenades et milntille verticale, qui ne nous a cependant atteint qu’on seul auxiliaire d’iufanlerie.
Ou dirait au jour que. le mineur ennemi a un intérêt tout particulier à revenir vers les entonnoirs «« et </„?, tant le travail y parait actif. Nous préparons deux puits dans ces entonnoirs,’ lions les chargeons respectivement de .10 et de 12 sacs de poudre (100 et 228 kilog.j, et nous y donnons k» feu à trou heures et demie du soir. . . <
les gerbes produites par ces explosions se sont élevées à de grandes hauteurs et ont . * lancé îles pierres jusque dans la deuxième parallèle, heureusement sans accident pour natta.
t Le (Miiis de gauche a joué le premier, et son entonnoir nusè trouve remblayé en partie;
l'hnire a produit rentonmiir «je, qui avance peu vers b place. Il nous a semblé que les fibudres avaient agi immédiatement sur le roc dur.
bu 21 au 23. Nus deux dernières explosions ne paraissent pas avoir produit beaucoup d'effet intérieu-
. renient, car à dix heures du soir, on entend de nouveau l'ennemi devant au, toutefois un
peu plus loin qu'au para vaut. I/! cheminement de la galerie de gauche se trouve donc compromis : nous l'arrêtons et déposons à son extrémité 21» sacs de poudre (494 kilog<), eC après • avoir achevé un bourrage de t0 mètres, pops attendons que l'ennemi en approche davan-
. * * tage pour donner le feir.
* Quatre fougasse» uni été rétablies cl rechargées.
. . • Quelques tirailleurs, postés aux ouvrages du 2 mai devant le bastion central, ont pris la ,
quatrième parallèle pour b- bastion du mat, et nous ont tiré plusieurs coups ck» fusil, beureiK ornent mal ajustés. ’ . * •
Ou il au 21 . Les bruit» que nous entendons aux eu Ion noirs et à ('intérieur des rameaux 29, 34 et dans
la galerie de gauche, indiquent qtie le contre- mineur travaille toujours : 1* à droite de notre mrneau 29; 2° vers as* cl dnt c’est-à-dire de chaque côté de la galerie de gauche ; 3" en avant de f M ; A® à droite de a y. Il jiaralt encore trop éloigné pour que nous puissions diriger efficacement une explosion contre lui.
Afin de mieux relier les entonnoirs à la troisième parallèle, nous avons commencé, en paf- » tant de la gauche de la quatrième, une nouvelle communication qui arrive maintenant aux
mita n noirs isolés n t-s- Le bastion central a tiré snr ce travail sans y causer de grands dégât? ;
*- on y e>l à peu près couvert. ,
— 5G5 — . Mois dt» juin.
A qoa’rc hom es «la soir, le mineur ennemi parrissantaSM» rapproché, nous faisons jotici' Du 24 au 15. le fourneau qui est chargé en tète de la galerie de gauche et qui produit l’entonnoir a 57.
Noua remarquons que le lotion <hi màt est. fortement occupé; nous donnons le feu » une fougasse qui projette sa gerlie très-loin et dans une bonne direction.
Les Russes répondent 1 sept heures du soir par l'explomon d» «, qui a lieu sur U droite de noico entonnoir <1 ts et qui intercepte le clieinin «le la descente centrale aux entonnoirs d«*
«Imite et nous blesse un écouteur. Ils jettent ensuite beaucoup de bombes sur le lieu de IVxpkwidn. ...
- Nos tra\ ailleurs emploient le reste «h* la nuit et la journée suivante à creuser de nouveau v puits dans les derniers entonnoirs formés ; à rétablir les descentes et l«*s communications des entonnoirs entre eux ; à remplacer par des gabions les sacs à terre pourris dans le parapet «le 1a communication de droite ; à creuser «les pétards pour approfondir la communication «le gauche; a débourrer le rameau 18 pour sepn>durer,parl>ntonnofr«u, l’air qui manque au fond du rameau 34' ; à continuer la galerie de droite ainsi que les rameaux 29, 39 et 2G.
On entend l’ennemi par intervalles aux entonnoirs et nullement à l’Intérieur d«*s rameaux.
A neuf heures et demie du soir, l'ennemi a effectué en dehors et à gauche de l’entonnoir D» W au îû u ts une petite explosion dis, qui a produit peu d’effet à l’extérieur ; mais la fumée et les gaz ont pénétré atMHtdamnient dans 1a partie avancée de la galerie de «iroile, où nos mineurs ont dit suspendre leur travail pendant toute la nuit. Au jour, ils y creusent une chambre dans laquelle ils déposent 30 sacs de poudre (570 kilog.j.
D’autres mineurs achèvent de meure en état deux puits situés dans tes entonnoirs a moi a&7. fi dix heures et démit», l’ennemi fait jouer un nouveau camouflet du sous le premier «le ces deux entonnoirs, dix minutes seulement après avoir cessé de se faire entendre «mi cel endroit. Du sergent de mineurs a été renversé et contusionné par l'explosion ; le mineur •|ui était dans le puits de l'entonnoir «st a été enterré à mi-corps et s'est retiré luMnénk» quoique blessé; quaut à celui qni se trouvait dans le puits de l’entonnoir voisin rfa«, ou h»
• Mnouflet a joué, il a été tué et enterré complètement sur b» coup.
Nous- plaçons immédiatement des travailleurs ;i fouiller l’entonnoir pour retrouver noire mineur ou au moins son cadavre, et d’autres à déblayer le puits qui a été remblayé en partie.
A deux heures après-midi, le mineur ennemi reparaissant tout près «le ce dernier puits, nous y déposons 12 sacs de poudre {228 kilog.j ei nous donnons le feu, mais sans succès.
En débourrant, on reconnaît, que le cordeau porte-feu n’a brûlé que sur une partie de sa longueur. Il huit faire revenir les troupe* à leurs )iostes, placer une nouvelle amorce et ré- ^ lablir le bourrage. L'explosion oui lieu en fia vers (rois heure* cl deuiie du soir. L’enlonnûir an se trouve un peu prolongé vers sa droite, et l’ennemi est écarté pour le moment.
l u bourrage de 12 mètres est termine dans la galerie de droite; nous attendons que l'ennemi en approche de nouveau pour donner le feu.
Le fourneau qui est chargé depuis le 30 mai au fond du rameau 12, se trouvant fort en ar- D j 20 au 27.
Hère de celui que nous avons préparé hier en tête «le la galerie de droite, ne peut plus nous être d’aucune utilité : nous commençons donc à débourrer ce rameau pour y reprendre ensuite ki marche en avant, si nous parvenons à contourner les rochers qui nous y ont arrêtés.
L’air arrivant diflieileinent au fond des rameaux flanquants 29 et 34, qui ont atteint, le premier 37 mètres à partir «lu rameau 6, le second 34 mètres à partir du ramrço 26, et
Mois do juin.
Du Î7 au *8.
Du 28 au *9.
l 'ennemi se faisant entendre à droite de l’un , à gauche de l'autre, nous nous décidons » chambrer h leur* extrémité*. Lorsque ces deux four dcaux auront joué, nous aurons h l'extérieur deux bons postes pour surveiller la marche de l'ennemi sur le* lianes de l’attaque . souterraine du centre, cl nous pousserons relle-ei en avant, s’il «si possible, parles deux galeries et les rameaux 39 h gauche, 12 à droite.
A l'extérieur, on coupe los gradins de la troisième parallèle pour compléter la communication de gauche par un passage couvert, sous le parapet de cette parallèle : on y trouve le roc vif, cl il faudra employer le pétard.
la' s quatre descentes aux entonnoirs sont toujours obstruées et dégradées par les bombes que les Russes y jettent comme avec la main; il faut y travailler constamment.
On a recherché inutilement le cadavre du mineur enterré dans l'entonnoir </».
<30 sacs de poudre (1,1 10 kilog.j ont été déposés au fond du rameau 20, et un bourrage de 12 mètre* est terminé. Du n’a pas chargé 34, taule de travailleurs.
L'ennemi, qui ne s ciait pas fait entendre de toute la nuit, a reparu avec le jour : 1° eu avant de «io; 2* des deux cèles de la galerie de gauche, en dx et an; 3* devant ay>, tous les abaiis, où il parait avoir trois attaques dans leqfteUe* il interrompt et reprend allernatïveuient son travail avec intention. • ,
On culeud le contre-mineur à peu près aux mêmes points que pendant la nuit du 23 au 21.
Au fond du rameau 31 nous avons chargé un lburuc.au de 00 sacs de poudre (1,1 lokilog.); le bourrage de 12 mètres a été terminé à midi.
La communication de gauche, entre la quatrième parallèle et la troisième, dépasse les entonnoirs a «.a&; la passage souterrain qui traverse le parapet de la troisième parallèle est dirigé obliquement à gauche vers le ravin, de manière à éviter les coups dVnfdade pariant du bastion du mèt et du bastion central. Il est coffré avec des chAssts en madriers, posés à 0* (H) d'intervalle; sa pente a été réglée de façon à lui donner 1“ 20 de profondeur au sortir du .parapet.
Cette communication a été particulièrement le but des projectiles ennemis pendant les 24 heures.
A quatre heures et demie du soir, nous donnons le feu au fourneau chargé en têie du rameau 29. Dix minutes après, nous le donnons également* ux fourneaux chargés dans la galerie de droite et dans le rameau 34. Le premier a produit une belle gerbe, qui est retombée en grande partie du côté delà place; son entonnoir a *» forme un beau logement au delà des anciens entonnoirs, maison ne peut y aller actuellement. Le deuxième a raté, parce que le cordeau flirldbrd, mal ajusté au cordeau Larivière, n’a pas transmis le feu ü ce dernier. Le troisième a fait un peu fougasse ii gauche, comme on l'avait aisément prévu : il a formé un bc! entonnoir oeo, et a remblayé la descente aux enfonnoirs de droite, qui nous avait coûté tant de peines et qui nous a si peu serv i ; mais en prolongeant le bourrelet à droite, il a étendu notre quatrième parallèle assez loin pour que nous puissions onvrir une nouvelle descente mieux abritée que celle qu'il a détruite.
A quatre heures et demie du matin, nous avons fait jouer le fourneau qui a raté hier. Il a produit un entonnoir très-vaste <Ui,-oii nous avons trouvé un grand nombre de débris de coffrages russes. Mais il forme une trouée qui laisse à découvert le pied de la descente
-T" — t Mois de juin,
centrale. l~i première descente de gauche reste seule praticable; les trois autres sont encombres, on découvertes, ou détruites» ' .
Nous activons le travail au paraît de U quatrième parallèle, et nous eu prolongeons tes deux extrémités. ' t * . * •
A l'intérieur, nous avançons par les rameaux 3U et là; nous déliourrons les deux paieries et les rameaux 2'J et 34. . . - • .• • r
Les débourrâmes intérieurs ont été suspendus alin de placer le plus de travailleurs pos- Du 29 ju JD siltlc au rétablissement des comnuinicaiions eftlre les cnloniiüirs, au |>arapct de b quatrième parallèle et aux desreutas. * • * * .
• L'ennemi, se doutant bien que note avions du monde aux entonnoirs, y a jeté une grandi quantité de bombes de grenades et île mitraille. Deux mineurs ont été atteints par des celais de grenades. . *,* . . .
Au jour, la circulation çat établie sur toute la ligne des entonnoirs, maison ne peut pas encore arriver dans a s». *, *,
On u’entcndle mineur ennemi que du dessus, eu d 36 et a &i>.
La nuit et la journée se sont passées sans autre événement qu’un mineur blessé aux en* Du30juin'*u I" juillet, toimoirs par un éclat de grenade.
On renonce à construire des fougasses, parce que le retranche ment intérieur est hors de leur. |iortée et que c'est de là que nous viennent principalement les projectiles, le bastion du mit paraissant occupé seulement par un petit nombre d'hommes.
Létal des cheminements souterrains se résume ainsi b galerie de gauche est débourrer p|. XI, tig. î jusqu'à 32 mètres de la transversale 5 ; le rameau 30 est arrêté à 41 mètres de b galerie ; la transversale ti n'a pas changé, elle s'arrête à 3o mètres de b galerie; le rameau 32 a ' 10 mètres de longueur; le rameau 30 a 13 piètres à partir de la transversale 3; b galerie de ,
droite est débourrée à 18 piètres des rameaux 3-13; le rameau là, dans lequel on a contourné les rochers qui l'avaient arrêté, a 22 mètres à partir du rameau 20; b communication 34 jyt rébbüe jusqu à :H> mètres du rameau 20 ; le rameau 18 a 0 mètres à partir du rameau 34; le rameau 20 atteint une longueur de 31 mètres, mesurée en suivant les détours.
L'état dans lequel nous trouvons nos deux galeries principales en les débourrant ne nous laisse que bieu peu d'espérance de pouvoir y cheminer de nouveau; et connue uous nç vouldns pas nous avancer seulement par tes rameaux 30 à gauche et 12 à droite, nous débouchons du rameau 32 par le rameau 42, et de l'extrémité actuelle de b communication 13 parle rameau 43. partant de b partie conservée de l'ancien rameau 40. Nous parviendrons peuuètre ainsi à intercaler quatre nouveau \ entonnoirs outre a», as?, ac, cl a»», mais un pim es avant, ce qui nous ferait gagner du terrain.
Le mineur ennemi travaille par intermittence à gauche de <jh ét du rameau 18f il s’est bit entendre précédemment sur ces deux points à une moindre distance qu 'aujourd’hui.
Nous commençons à chaque extrémité de b quatrième parallèle de nouvelles descentes aux entonnoirs. L'ennemi a contrarié ces travaux par ses projectiles ordinaires, auxquels il* a joint desbhmbredn calibre de 0“ 34, qu'il a jetées sur la communication de gauche et sur la batterie n° 24 6m.
Le mineur ennemi se fait entendre aux mêmes points qu'hier ; il a reparu en outre à Du î au 3 juillet, droite de <t&? et à gauche dé a si.
La pluie qui est tombée au matin a déterminé des éboulemenls dans nos' deux galeries
.Du l,r au î juillet.