CHAPITRE PREMIER
C'ÉTAIT en janvier 1922. Déjà les civils avaient achevé -d’user tout ce qui leur avait été laissé pat l’Intendance ‘de leurs vêtements de la guerre, les militaires les “derniers uniformes rouge et noir qui leur restaient d'a avant 1914, et leur couleur dans la vie était désormais définitive. Mais les diplomates s’épuisaient encore à placer, alternativement dans un ciel enso- “lcillé et dans un ciel brumeux, à Cannes puis à Bou- …logne, à Gênes puis à La Haye, une clef de voûte pour l’Europe. Je lisais chaque jour les journaux “allemands, dans l'espoir d’ailleurs toujours déçu dy trouver un mot, un seul mot aimable ou juste à l’adresse d’un Français, fût-ce de Français inter- “nationaux comme Jeanne d’Atc et Cachin, ou d’une région de la France, fût-elle indivise entre la France et d’autres nations, comme le pays basque ou catalan, lorsqu'un matin je fus arrêté net dans ma lecture “par un passage de la Frankfurter Zeitung... Le voici, «dans la traduction que j’en pris aussitôt :
… Efisabeth de Bavière et l’empereur voulurent se baigner dans le Künigsee ef Adélaïde leur trouva des maillots,
billés arrivaient au lac, deux jeunes gens sortaient de lea et c'était, en coftume ‘aussi délabré, leur fils Rudolf ave Dora Winzer laûtrice. Chacune des femmes observair Pautre par les trous du tricot comme par un trou de serruri L'empereur et l’archiduc n’ayant que des caleçons, on voyait. le cœur impérial battre deux fois plus vite que le cœur prin= cier. Le couple jeune était ruisselant, avec des épaules gom= mées, dont le soleil, s’il y était une fois pris, ne pouvait) plus se détacher, et des membres qui confinuaient à s’allon. ger dans l'air comme dans l’eau du bain. Le couple éd ferne et tout sec, d’une sécheresse telle qu’elle en paraïssait, morale, et il se bâta d'entrer dans le lac comme dans un& eau qui Tajetiit.… ÿ
J'avais de bonnes raisons pour être frappé par ces: phrases : je les connaissais. Je les avais lues voilà. dix ans, un jour qu’elles étaient nouvellement nées’ .€et françaises, dans un récit dont l’auteur était mon. ami Forestier, disparu pendant la guerre. Mais ce qui, m'étonnait, ce n’était pas de voir un journaliste dé” matquet un texte qu’il pouvait croire oublié. C'était que son article, si j’exceptais le plagiat, contint ce. que javais trouvé de plus impartial et de plus élevé,! à beaucoup près, depuis qu'avait commencé m2 tevue de presse allemande. Pout prétendre, le 3 jan vier 1922, que c'était dans la quinzaine après la visite. de Gobineau que Nietzsche avait écrit pour la pre* mière fois le mot Surhomme, Wagner le mot Parsifal, et qu’Élisabeth de Bavière avait conçu son cirque, il fallait à -un critique de Francfort une âme peu com mune. La langue de l’auteur aussi me semblait otiginale, il y faisait un usage presque neuf pour V’'Alle-
EE path:
SPEGHRIBD ETULE LIMOUSIN ,5
| magne de la litote et de la paraphrase, et non moins otiginale la modestie avec laquelle il signait de trois initiales qui ne me permirent pas de bâtir sur elles un nom connu : S. V. K. Ces dernières constatations s’accordaient mal avec [hypothèse d’un plagiat ou d’un vol, et, l’après-midi, je demandai à la Nationale
— cette revue où j'avais lu à Sa naissance la nouvelle
de Forestier. Je ne m'étais pas trompé : la descrip-
= tion du bain était la même, avec quelque chose ce- …— pendant de moins guindé et de plus radieux, bien * que son premier auteur fût mort et le second vivant.
Un père et un fils brouillés se retrouvaient: à la bairade :
… Jean arrive en tricar avec Michèle. Depuis trente Æilo-
FE mÔtres, ils Jongeaient la Vienne avec la terreur qu’elle obli- - quûêt soudain trop à droite on trop à gauche et qu'il ne fñt . pas possible de se baïgner avant le déjeuner. Le tricar était
encore chaud qu'ils se brécipitèrent vers l’écluse ef la vallée
fut bientôt tapissée de cris sonores, mais qui ne s’élevaient
pas, prononcés qu’ils étaient par deux bouches au ras du fleuve. Les baïgneurs allaient sortir quand ils aperçurent près du bord le père de Jean et Olga Armandeau, se replongèrent dans l’eau jusqu'à leur visage qu'ils n’arrivèrent
ainsi qu'à rendre plus dislinit et-plus reconnaissable; puis = se décidèrent, les deux femmes s’observant par les trous
des maillots mangés aux mites comme par des trous de serrure, le couple âgé tout sec, d’une sécheresse telle qu’elle en paraïssait morale, et bien que les yeux d’Olga ArMmandeau fussent soudain bumides…
Le destin prenait de telles ruses depuis le début de l’année pour ne pas me laisser oublier un seul jour
= HS
Fotestier, donnant à mon frère une fiancée qui pottait ce nom — absorbé le soir du mariage‘ pat le mien, son rôle de Mané Tecel Pharès terminé, — me fai-“ sant découvrir dans mon bureau une liasse de lettres et de manuscrits que Forestier y avait placés le jour. de son départ, m’apprenant par une carte postale de Séville que les plus beaux jardins d’Andalousie s’ap- à pellent Jardins Forestier, de ce Français qui les traça, que je vis dans ce nouvel épisode un de ses détours. Toutes les lignes que je jetais dans l'inconnu se rele-" vaient avec ce nom. Je devins plus attentif... J’amotçai.. Je relus le seul livre que mon ami eût publié... Bien m'en prit, car, quinze jours plus tard, je constatai que dans les colonnes de la Frankfurter le plagiat continuait. S. V. K., dans le même article, démarquait trois phrases. Par hasard — était-ce un. hasard? — il était question dans ces trois phrases de « rivière, de lac, d’eau enfin. Penseur original en trois éléments, dès qu’il touchait au quatrième, S. V. K. empruntait à Forestier :
— Awjourd’hui j'écris de mon lit, d’où je vois le lac. Tous les Sylos sont cassés dans la villa. Je transporte * blumée d’encre après plumée d’encre au-dessus de mon drap Pas de tache encore. | "Æ
— Le seul homme qui fat J0Yeux, mais vraiment joyeux, * après l’amour et qui eñt traversé la Manche à la nage.
— Je sais quelle sera ma mort. Une locomotive écla-« fera près de moi... On plutôt (oui, c’eff bien cela ) une vipère se Drendra dans la roue de mon automobile, qui la projettera à à ma fête. Elle me piquer... On m'étendra dans une Prairie, le long d’une rivière, avec deux petits trous ronges à ma joue. à
à BAMEGERTED-ET LE LIMOUSIN xx … DansS. V.K., plus romantique, comme il le devait à sa race, chaque roue lançait une vipère et il mourait + avec huit trous rouges au visage au lieu de deux. — Malgré cette sensible altération du texte, je fus cette … fois froissé. On pillait le livre de Forestier comme on avait dû piller son portefeuille, la nuit où il était tombé entre les lignes, dans un #0 ans land à cette époque grouillant encore de monde. J’écrivis pour S. V. K. une lettre ouverte que je portai au direéteur … de notre principale revue hebdomadaire. C'était un e socialiste oétogénaire qui avait comme quadragénaire - publié les classiques grecs et latins, et conservé le . ton pleurard qu’il avait comme unigénaire. Il n’avait pas connu Forestier. Il me calma.….
— À quoi bon? me dit-il. Ai-je réclamé contre Willamowitz Moellendotf? Cependant il a fait sienne ma meilleure dénomination de Penthésilée : “ Ti-
- gresse qui par-dessus sa peau porte encore une peau de tigre. ” Il n’a pas même cité mon nom!
J'observai qu’il s’agissait, dans le cas Forestier, d’un pillage hebdomadaire et qui ne se justifiait pas, . à la rigueur, comme pour Tigresse à manteau de tigre, par le prodigieux intérêt de l’expression.
— En effet, dit-il Tigresse re$te une trouvaille. Mais j'ai été vi@time de plagiats moins indispensables.
» Dans ma critique de la mise en scène du Banquet des sophistes où figurent Rhétorique, Musique, Gymnastique et autres cousines, j’appelle Instruction
- publique, qui se jette au cou de tous, Petite Grue pas chère. Avouez que Bapp n’était pas fofcé de reprendre ce mot, comme il l’a fait dans les Lepziger Séudien. Et quand L. Müller, non pas W. Müller,
2 SIEGFRIED ET LE LIMOUSIN mais L. Müller en personne, avec son acolyte Lachmann, le vrai, le seul Lachmann, ravissent pour
“ xelavamen ” et “ consolamen ” l’épithète de “ formes
monétres ” que j’ai donnée après Quicherat .à ces -
mots barbares (repérés depuis, je dois l’avouer, dans
Priscien et dans Saint Jérôme), croyez-vous sincè- ” rement que lui, Lachmann, ne pouvait trouver mieux? :
Il me retint.
— Mais surtout, mon cher petit, quelle importance ont ces querelles? Ou plutôt n’est-il pas avantageux que Forestier, dont la vie et l’œuvre fuleu-
tantes (si vous me permettez de plagier à mon tour Bachtens dans son éloge de Firmicus Maternus) ont pénétré par embrasement tant de jeunes Français, s’insinue peu à peu dans l’appareil raisonnable d’un écrivain allemand, fût-ce par fragments aussi gros?
Votre S. V. K. a oublié de mettre des guillemets, … mais y a-t-il des guillemets autour des parcelles du
cofps de votre ami, qui sont (c’est Brunn et Hirschfeld
que je cite là), qui sont peut-être amalgarnées déjà
au cotps d’un bel enfant ou d’un jeune tilleul?….. Laissez-moi vous apprendre, pour conclure, que le mot “ Bloc ”, dont l’univers entier croit Clemenceau le père, fut imaginé par un de mes élèves et ami : Joseph Casanova, qui usa le premier de ce vocable
dans le Réveil du Nord. Joseph Casanova figure a@uel-
. lement à l'Office des Réparations, mais croyez que.
son mot Bloc est la dernière créance qu’il songe à réclamer.
Il y eut vers la fin du mois entre l’Allemagne et la. France une période de plus grande tension, pendant
-SIEGFRIED ET LE LIMOUSIN 5; laquelle barrages intelletuels et commerciaux se “rétablirent. Les douaniers. allemands déchaussaient les Français qui sortaient de la Hesse avec des sou- “liers neufs, ou ne laissaient que leur oiseau à ceux “qui avaient acheté des cages. Le malheureux surpris # Wissembourg avec des pièces d’or se voyait appli-
“quer dans la minute la loi sur les faux monnayeurs. Les monceaux de livres d’art contenus à grand-peine par Leipzig durant la guerre, les biographies mises
jour des cubistes, les suppléments aux catalogues ” Vart au Gabon, s’amoncelèrent aux. gares frontières avec les denrées périssables. La demi-douzaine d’Allemands et de Français qui avaient repris, — paprès combien de scrupules! — leur correspondance d’avant-guerre durent à nouveau l’interrompre. Je ne reçus plus la Frankfurter. Je reçus la Chicago Tri- bune que je lisais sans curiosité, car M. Mac Cormick Be s’avisait jamais de démarquer André Gide; la sCorrespondancia de España, où l’éditeur non plus ne “s’ingéniait guère à glisser des phrases de Marcel Proust; et la Weffwinfler Gazette, où Wells plagiait si rarement Francis Viélé-Griffinl. Le 31 janvier, | septième anniversaire de sa mort, en l’absence de tombeau on cloua sut la, maison que Forestier avait habitée, rue de Condé, une plaque en son honneur.
Nous étions entassés dans cette rue devant une haute vet antique façade, tous les gestes que fait un cortège “devant une tombe contratiés ici par l’édifice. Nous “devions lever la tête au lieu de la baisser, nous tenir sur un rang au lieu d’entourer le cercueil, cependant
qu'aux différents étages les fenêtres s’ouvraient l’une près lPautre, de locataires désireux d’entendre cet
Oceano Nox que clamait Madeleine Roch, fortement excitée pat le voisinage de l’Odéon, et qui se pen chaient ou se redressaient pour voir la plaque, toute ces gargouilles humaines donnant d’ailleurs à notr
chapelle son véritable mouvement. La fenêtre de
Forestier s’ouvrit une des dernières, et il y per un enfant et un vieillard, personne avec qui le plus myope d’entre nous puisse se donner l’émotion de le confondre une seconde. Il y avait là, sans leur pers sonnel, les dirigeants des journaux nationalistes # monarchistes, car Forestier appartenait l'après-midi à la Revse Critique, et, sans les dire@teurs, le petit pet sonnel des journaux d’extrême gauche auxquels Fores= tier collabotait le soir pour gagner sa vie, Lanterne ou Progrès Civique. Un de ces typographes, se rap= pelant m'avoir vu avec lui, me remit un manuscrit que la guerre avait empêché de paraître et que pers sonne n'avait réclamé. Forestier y décrivait la mot de Dumas, qui était à tous deux notre plus grand ami :
… Dumas avait trente-sepf ans. Sur 5.313.000 tonnes d’acier produites en France, les usines de Dumas en donnaient 3.800.000. Tous les Français, réunis sur le plateau de la balance adverse, ne l’auraient pas fait pencher. I] était le Français le plus connu en Russie, le seul connu en Afghæ nifian. Dans le monde entier, on appelait un Dumas le bouton pour pression qu'il inventa à vingf-deux ans, pens dant son agrégation des lettres, et un Dumas aussi le câble transafricain qu’il découvrit comme agrégé de droit, et
Dumas le modèle de maison ouvrière qu'il exposa comme
diplômé des langues orientales, et acier Dumas l'acier
rorédé qu'il conçut au cours de sa Présidence de la Conférence Molé. Après le mot Pañieur, le mot Dumas deve-
nait l’épithète purifiante et consolante de l'univers. Libérés
par lui de la Desanteur sociale, tous dans son enfourage 5e sentaient devenir écrivains, musiciens ou poètes. Les jours où il y séjournait, des légions d’aguarellisies cernaient Rive-
“de-Gier où Lens. Les femmes l’adoraient; car toute Da- 206 fout accident, et bar analogie toute laideur, tout eexé-
Dre entrevu par elles dans la rue 5e reliait dans leur pensée
“à Duras par une sorte d’heureux pont, l’arc-en-ciel Dumas À sans doute, qui les absolvait elles ef leur luxe an regard de font d'injañtices. Un matin de juin, il fit arrêter son auto- . mobile an bord d’un ruisseau, plongea, et ne reparut plus.
Pour sa mort pas de funérailles, de teflament, de partage,
“car il #’avait pas voulu de la fortune, et il ne refa de lui que “les vingt mains de bronze qu'on venait de fondre sur un moulage de sa main qu'avait pris Geneviève Prat. On chercha longtemps le corps dans le ruisseau, puis dans la Seine, “vais il y avait un fort courant, il y euf ensuite une tempête, et ne me plus d'espoir de le retrouver qu’an milieu de le mer.
Quelques : jouts après, la tension internationale ui foudroyait les voyageurs aux gares frontières “baissa de quelques volts. On rendit à l’oiseau impatient sa cage de Berlin, aux pieds nus des Français . leurs souliers en carton-veau, et à moi ma Frarkfurter. Je l’ouvris avec angoisse, mais je ne me doutais pas de ce que me réservait le début même du premier article :
— Müller, y din S. V. K., avait trente-sepf ans... I était 1 "Européen le plus connu en Russie, le seul connu
ER Er
en Afghaniflan… Un matin de iuin, il arrêta sa voiture près d’un ruisseau. |
Je ne comprenais plus.
ne ar
J’AvAIS FAIT le vœu de résoudre l’énigme, quand las Providence se défit en ma faveur du meilleur agent de renseignements sur l’Allemagne. Je retrouvai. Zelten. 4 Un jour, je fus convoqué par mon marchand de. dessins, et, au lieu d’approcher, dès mon entrée en sa boutique, ce carton que l’on suspend, céleste avoine,* aux naseaux des notaires ou des boursiers qui ont dételé une heure pout chasser les Pillement, il me poussa vers trois dessins posés à plat sur un tréteau,« ainsi qu’on pousse un enfant, sut une montagne suisse,w vers la table protégée dé verre qui explique le paysage et indique les cimes. C'étaient trois dessins en effet qui expliquaient à peu près tout ce qui se trouve d’élevé et de lumineux aux environs de l’âme.. Il n’est jamais hors de propos de décrire un dessin de” Poussin, — c’étaient trois Poussins. Le premier était, minuscule, dix centimètres à peine sur quinze. Il représentait une ville dont l’aspect seul vous faisait, venir à la bouche, comme la vue d’un fruit sa saveut, | un beau nom féminin, — avec ses douze portes, sa! tour de Babel ruinée à partir du huitième cercle, saï tour de Pise achevée mais penchée, son Odéon, son” - fleuve peuplé de laveuses et de marins dont je voyais” ainsi les trois enveloppes, corps, ombres et reflets
— Sur les ponts passaient des caravanes. L'armée des …. cavaliers maîtresse des fauboutgs fourbissait les chars …. dans la forêt d’ifs qui dominait la capitale ennemie dont on voyait tout juste les cathédrales et les piscines. Toute cette agitation, ce foisonnement de monuments et de peuples, on sentait qu’il était le masque d’une toute petite opération immortelle et méconnue qui s’accomplissait ce jour-là, mort d’un philosophe ou naissance d’une martyre. Dans l’immense ciel, - un oiseau. Le second dessin avait ceci d’inestimable pout moi que le principal personnage me ressemblait... Jamais photographie n’avait mieux marqué ce qui restait de mon visage quand la marée du soleil à son plein l’avait recouvert. Il était daté de Rome et de mai 1648. Je me promenais au bord du Tibre. Tout l’éclat romain et du printemps 1648 était étale autour
- de quatre petits écueils à la sépia qui étaient mon nez, mes sourcils et ma bouche. Ce qui marquait de mon visage sur la neige, je le voyais marqué sur l’âme du. Poussin. Dans le ciel volait le même oiseau, un peu rapproché cependant, et, tout au fond, sous un bosquet, dofrmaient deux personnages qui étaient ma fille et mon gendre nus, Narcisse je crois et Echo... Le troisième dessin était le même héros sur son lit de mort, était ma mort. Mais revenons à Zelten. Quand j’eus demandé le prix de ces dessins et que
je les eus ravis en échange de quelques billets, qui servaient non à les payer, mais à payer ceux que je devais déjà (car un amateur croirait un dessin déshonoté s’il l’achetait comme une- marchandise au lieu de se libérer par un syStème de rançons, payant le Nicole emporté le mois précédent pour avoir le Hubert