‹ Siger de Brabant et l'averroisme latin au XIIIe siècleChapitre 158 sur 208 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

représentée par la reportation du ms. 16222, ils aient multiplié cette précaution. Mais le procédé devenait superflu, au moins dans une semblable mesure, dans une pièce écrite, d'ordinaire anonyme, et qui circulait plus ou moins sous le manteau. Nous croyons donc que le texte du ms. 1G297 représente, par suite d'une mise au point, le travail définitif de Siger de Brabant ; et c'est pourquoi nous avons substitué cette rédaction à la première, dans la présente édition.

Cette manière de faire offre, en outre, l'avantage de fournir, l'un après l'autre, deux textes aux curieux qui désireraient les comparer, pour juger des qualités de travail d'un philosophe péripatéticien au xiii^ siècle. Ils seront frappés, comme nous, par l'effort de précision et de concision qui hantait les meilleurs esprits à cette époque.

Aux cinq écrits précédents de Siger, publiés dans notre première édition, nous ajoutons ici les Impossibilia (pp. 71-94), déjà édités par C. Baeumker. Indépendamment de l'avantage qu'il y a de posséder, réunies ensemble, les œuvres connues de Siger, nous évitons, par cette réédition, de surcharger notre étude historique des longs extraits que nous avions dû faire de cette composition dans notre première édition. On trouvera, au chapitre VI de la Première Partie, la discussion relative à l'authenticité des Impossibilia.

Le traité intitulé De necessitate et contingentia caiisarum (pp. 109-128) paraît pour la première fois dans notre ouvrage. L'attribution ne peut en être faite avec sécurité à Siger de Brabant, mais il contient les doctrines communes aux averroïstes parisiens, au temps où Siger enseignait, et il est incontestablement sorti du même milieu, sinon de la même plume. Sur sa doctrine, voyez ce que nous en disons au chapitre VI de la Première Partie.

Les sept écrits ci-dessus mentionnés représentent l'enseignement averroïste de Siger de Brabant, et d'une façon générale l'enseignement averroïste parisien. Dans l'intérêt de notre étude et pour compléter sa base documentaire, nous ajoutons dans le matériel littéraire de cette Partie trois autres compositions.

Le De quindecim Problematibits (pp. 27-52), déjà édité par nous, reparaît ici, mais collationné sur un second manuscrit dont nous devons la connaissance à l'obligeance de notre savant confrère, le P. Paulus von Lofi. Malheureusement ce second manuscrit qui, comme le premier, appartient à la Bibliothèque royale de Munich, déjjend avec l'autre d'un même type défectueux, et la seconde copie est plus mauvaise encore que la première. Sur les circonstances histori(}ues de la composition de ce traité, voyez le chapitre V de la Première Partie.

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