XII INTRODUCTION
Fol. 53 c. Incipiunt questiones natnrales ordinate a magistro sygevo de brabancia. Dubitant nounulli utrum forma speciei sit composita. — Fol. 54 d. Expl. : sed solum mouet se peraccidens remouendo prohibens. Editées ci-après, pp. 95-107.
Fol. 54 d. Incipiunt questiones de anima intellectiua ordinate a magistro sigevo de brabancia. [C]um anima sit aliorum cognoscitiua. — Fol. 57 d. Expliciunt questiones do anima intellectiua ordinate a magistro sigevo de brabancia. Editées ci-après, pp. 143-172.
Fol. 57 d. Incipiunt questiones logicales ordinate a magistro sigevo de brabancia. [T]ria discuscienda por ordinem proponimus. — Fol. 58 c. Expl. : ille eciam iam posite sunt. Editées ci-api'ès, pp. 53-61.
Fol. 58 c. Sans titre. In pluribus quidem, o dymonice. — Fol. 59. Expliciunt exortaciones socrutis [isocratis] ad dymouicum.
Fol. 59 d. Incipit pi'ologus in librum senece de remediis foi'tuitorum. Hune librum composuit seneca nobilissimus orator... Licet cunctorum poetarum carmina. — Fol. 60 c. Expl. : vides autem quam domi sit ista félicitas rara.
Fol. 60 c. Incipit liber de moribus. — Fol. 61 d. Explicit seneca de moribus.
Fol. 62 a. Sans titre. Yconomica, etc. Antequam descendatur ad textum scicncie yconomice tria sunt prenotanda. — Fol. 73 b. Explicit scriptum yconomico compositum a magistro Durando di hispania, colibrensi episcopo.
Fol. 7-4 a. Sans titre. [Pjostquam facta fuit mibi questio per illustrera uirum iuuencm dominum Jacobnni primogenitum serenissimi principis Jacobi aragonîe régis, Vtrum possit humano ingenio perscrutaiù quod parentes bonos et perfectos filios génèrent, excitaui uires mcas pro posse. — Fol. 83 a. Explicit libellus do ingenio bone natiuitatis.
Fol. 83 a. Liber incipit do sterilitate mulorum. Inquisicio de causa sterilitatis malorum valde difficilis est. — Fol. 86 b. Explicit tractatus magistri pauli De causa stci'ilitatis mulorum.
Le ms. lat. 16297 de la Bibliothèque nationale contient trois des pièces publiées dan.s le présent volume : Les Impossibilia (infra pp. 74-94) et le De aeteniitate mumii (pp. 129-142) de Siger de Brabant ; et le traité, d'attribution douteuse, De necessitate et contingentia causariim (pp. 109-128).
Paris, Nat. lat. 16297 (ancien Sorbonne 1334). Parchemin, écriture du xin* siècle, à deux colonnes, 262 fol. Ce ms. de mélanges est intéressant par la nature de son contenu et la date de sa c(>m])osition.
Une description sommaire du ms. a été donnée dans la Bibliothèque de VÉcole de» CharlcK, t. XXXI 1870), j). 136. Elle a été reprise en détail par Ilauréau, qui a publié quelques extrait» du ms., et surtout des fi*agmoiits dos Inijwssibilia de Siger de Brnbant. SuHcvh ri cxlniils de quelques manuscrils latins de la Bibliothèque nulionale. t. V, pp. 80-108. HacumUcr a accoi)té cotte description comme exacte I>our resscnticl, et y n njoiité qucl(|ucs observations do détail. Die Impossibilia des Siger oon Bnib/mt, i»p. 40 et suiv. La dest;rii)tion do Ilauréau laisse assez à désirer, non Hcuicmcnt ù raison des qualificaliotiH des (lo(*trines (il a pris couramment des clfKîtrincs nvcrroïstes pour dos doctrines thomistes) ot de la nature dos écrits {i\ appcWe fjtiodtibftn do sim[dcH questiones isolées, ou les ({uestions élémentaires (|ui conHtitucnl le tout ()rgaiii(|ue qu'est un (iiiodlibol), mais aussi parce (]u'il n'a puH «licrclié ù analyser In {Mirtie la plus iniércssnnto, et, disons-lo à sa décharge.
INTRODUCTION XllI
la plus difficile du nis. Sans vouloir reprendre ce travail, nous ferons quelques observations d'ordre général qui pourront être utiles aux personnes qui désireraient s'occuper encore de ce ms.
Ce volume de mélanges a appartenu à Godcfroi des Fontaines, un célèbre maître parisien, mort les premières années du xn"^ siècle, et a été légué par lui avec d'autres ouvrages au collège de Sorbonne (Delisle, Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, t. 11, p. loO), ainsi qu'on peut le voir sur le manuscrit lui-même, fol. 262^'.
Au même folio se trouve une table du contenu du volume que Baeumker a reproduite (p. 41) et ({ue l'on attribue au commencement du xiv*^ siècle. Hauréau a fait observer que « l'état actuel du volume ne répond pas aux indications de la table » (l. c, p. 81). Cela n'est pas aussi absolu. Sauf pour la première pièce, les indications de la table sont exactes. On trouve dans le ms. tout ce qne la table indique et dans le même ordre. Il est vrai que certains articles du ms, sont contenus en bloc sous les désignations : Quedam quostiones naturales ; Quaestiones logicales et grammaticales ; parce que leur analyse est fort difficile, et Hauréau lui-même ne l'a pas sérieusement entreprise. Seule la première pièce ne correspond plus à l'indication de la table qui annonce le Liber de perfectione vite spiritualis (de S. Thomas), tandis qu'on trouve, en tête du volume, la Quatuor Eoangeliorum expositio, un pseudépigraphe attribué à S. Jérôme. On peut présumer la raison de cette substitution. Quand la table fut constituée, le volume contenait deux fois le liber de perfectione vite, ■puiMiu'cWe l'indique en deux endroits; et qu'il se trouve encore sous la seconde indication. On aura après coup supprimé le premier exemplaire du traité pour ne pas le laisser deux fois dans le même volume et on lui aura substitué l'expositio ; sinon, il faudrait soutenir que l'auteur de la table s'est trompé et a fait une confusion.
Mais le feuillet final qui porto la table a fait lui-même corps avec le caliier de l'expositio. En effet, au bas de la page de table se trouve un mot non lu par les précédents bibliographes (jui ne doit pas être interprété par ciitlienabitur, comme le supposait Le Clerc (Hist. litt. de la Fr., XXI, 121), ni n'est hypothétiquement le nom du possesseur comme le pense Baeumker {p. 42), mais simplement le mot Mattheiis (Math'), c'est-à-dire la réclame du cahier de l'expositio, maintenant en tête du volume, et qui porte effectivement en haut de ses feuilles le même mot Ma/Z/jet/s et de la même main. Le feuillet de table et le cahier de l'expositio, qui étaient primitivement réunis, se trouvent maintenant l'un à la fin, l'autre au commencement du volume. Il y aurait encore d'autres remarques à faire sur l'historique de la composition matérielle du manuscrit, mais cela nous mènerait trop loin.
A un autre point de vue le ms. renferme deux sortes d'écrits, les uns de bonne écriture et qui contiennent des ouvrages connus du xiii"^ siècle, les autres d'une écriture très abrégée, fine, hâtive et difficile à lire. Les traités et les fragments qui la représentent n'ont pas de titres, souvent pas trace de séparation ; et il est $ort difficile de discerner, les unes d'avec les autres, les parties indépendantes, et d'en apprécier le contenu. Cette écriture a envahi les espaces blancs et représente, à notre avis, l'écriture d'un étudiant qui a eu ces cahiers en sa possession. Or cette écriture, telle que pouvait être celle d'une reportation dans une école, ou des transcriptions d'utilité personnelle, contient des productions averroïstes, on pourrait presque dire exclusivement averroïstes, s'il ne fallait faire une ou deux exceptions. Cependant deux des pièces imj)ortantes de doctrine averroïste sont d'une autre main. Ce sont deux compositions de Siger, les Impossibilia (fol. 106), et le