XIV INTRODUCTION
De aeternitate miindi (fol. 70'). C'est aussi du fouillis de cette écriture négligée que nous avons tiré le traité De necessitate et contingentia causariini.
Cette écriture nous paraît être contemporaine de renseignement de Siger et des autres averroïstes, c'est-à-dire de 1265 à 1277 environ. Sans toucher aux considérations paléographiques qui ne permettraient pas d'aboutir, croyons-nous, à une semblable précision, on pourrait faire valoir diverses raisons, comme le fait que la littérature averroïste n'eut plas cours dans les écoles après la condamnation de 1278 ; que les seuls quodlibeta prononcés par saint Thomas à Paris do 1269 à 1272 se trouvent dans ce volume, et non ceux qui furent composés par le saint en Italie après sou départ de Paris, etc.
Eu dehors des trois écrits, indiqués plus haut comme tirés de ce volume de mélanges, nous lui avons emprunté quelques fragments intéressants publiés dans le chapitre VIII de la Première Partie de cette publication.
Observons enfin, que le cahier qui renferme les Impossîbilia n'a pas ses cahiers dans leur ordre normal, ainsi que l'a exposé clairement Baeumker (p. 44), et doit être lu, dans le ms., en suivant ainsi la foliotation : 109, 107, 108, 110, 111, 113, 114, 112. Un désordre analogue s'est aussi produit à partir du folio 81 (Hauréau, /. c, p. 87).
Paris, Nat. lat. 16222 (ancien Sorbonne 940). Nous ne signalerons que pour mémoire ce ras. qui contient le De aeternitate mundi de Siger dans l'état où nous l'avons publié dans notre première édition (voy. plus haut, p. III), On trouvera d'ailleurs une description détaillée de ce ms. dans A. Niglis, Siger von Courtrai, Freiburg i. Br., 1903, pp. 14 et suiv.
Le traité De erroribus Philosophorum.
Une composition du xiii« siècle nous est restée sous le titre De erroribus Philosophorum^ qui, malgré son intérêt, n'a été encore l'objet d'aucune étude attentive. Ayant publié un fragment notable de cet écrit \ et l'éditant maintenant en son entier, nous avons cru devoir soumettre à l'examen un certain nombre de questions qui se posent à son sujet.
Le titre complet de l'ouvrage est celui-ci : Tractatus de erroribus Philosophorum, Aristotelis, Averrois, Avicennae^ Algazelis^ Alkindi et Rabin Aioysis. Il indique clairement la nature et le contenu du traité. On a généralement attribué cette œuvre à Gilles de Rome ; et elle intéresse l'histoire intellectuelle du xiii^ siècle.
Le De erroribus Philosophorum n'est pas inédit. Il a été publié à Vienne, sous le nom de Gilles de Rome et la date de 1472 (lisez 1482) *,
• Siger de Brahant et V Averroïsme latin au XI I/o siècle, Fribourg, 1800 (CoUectanea Frlburgensia, VIII), Appendice, pp. 3-11. » Hain* 118.