LES MOYENS DONT ON DISPOSE
A. — Au premier plan, nous placerons les anti- infectieux locaux et les antibiotiques. -
Les anti-infectieux locaux sont représentés par certains sulfamides qui, absorbés très lentement par la barrière intestinale, atteignent, de ce fait, une concentration très élevée dans le milieu intestinal.
Ce sont : la sulfaguanidine (2.215 R.P.) qui, chimiquement est un p. aminobenzène-sulfonyl-cuanidine. Elle s’administre à la dose de 6 à 8 grammes par jour, sous forme de comprimés dosés à 0 gr. 50, absorbés à intervalles réguliers.
Le Phtalylsulfathiasol et le Salicylazosulfapyridine s’administrent également per os à des doses identiques.
Il en est de même du Maleylsulfathiazol : 5 à 6 gr. par jour.
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Parmi les antibiotiques, les plus employés sont la Pénicilline (un million d'unités par jour en moyenne) ; la Strep-
tomycine (1 gramme à 1 sramme 50), la Tifomycine (2
grammes par jour), prescrits le plus souvent en association ; l’Auréomycine et:la Terramycine (1 gramme à 1 gramme 50 par jour).
B. -- Les antispasmodiques représentent une médication de choix :
Le sulfate d’atropine sera injecté par voie intravei-
neuse, à la dose de un quart de milligramme par jour. La.
Génatropine (Polonovski et Nitzhberg) est mieux tolérée. La dose quotidienne peut atteindre 1 milligramme 5.
La poudre de feuilles de belladone se prescrit en cachets à la dose de 0 gramme 05 à 0 gramme 20 par vingtquatre heures. |
On pourra également .utiliser toute une gamme de spasmolytiques de synthèse dont la liste s AIRE tous les Six Mois.
C. -— il faudra faire appel aux médications eutrophiques de la paroi intestinale et en particulier à la vitamine A.
Celle-ci sera administrée par voie parentérale ou locale-
ment, sous forme de petits lavements à garder.
D. — IT convient de signaler deux médications particulières.
Les opiacés qui seront employés en cas de phénomènes
douloureux importants. Leur inconvénient majeur est de masquer éventuellement une urgence chirurgicale. Î Dans les formes hémorragiques, on utilisera le riche arsenal de la médication coagulante : thromboplastine ou pectine calcique per os, extraits plaquettaires, thrombine ou Rouge congo par voie parentérale.
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E. -— Il faut accorder une très large place au traitement de l'état général.
En cas d’anémie, on pratiquera des transfusions isogroupes.
En fonction des données du ionogramme, on utilisera également le Plasma, le sérum salé, bicarbonaté ou glucosé.
Si le chiffre de la protéinémie est abaïiscé, on fera usage du Plasma ou des protéolysats.
Les extraits hépatiques représentent également une médication intéressante.