CONCLUSIONS
1) Le signe de Vincent (d'Alger) consiste typiquement en une plage anesthésique de 6 à 8 millimètres, de grand diamètre, située sur la lèvre inférieure, environ à un centimètre du milieu de la lèvre et à un demi-centimètre de la commissure labiale.
Il faut y adjoindre l’hypo et l’hyperesthésie qu’on recherche par comparaison avec le côté sain, ainsi
que les manifestations trophiques dans la zone du mentonnier.
2) Ce signe doit être systématiquement recherché dans toutes les affections situées sur le trajet du nerf, depuis son origine apparente jusqu’à son épanouissement mentonnier, principalement dans les affections mandibulaires.
3) On le trouve le plus marqué dans les lésions mandibulaires lorsque la destruction du nerf a été totale.
Mais aussi à un degré variable dans les affections suivantes: dans l’ostéomyélite, dans les fractures, dans les néoplasmes, dans certaines affections du système nerveux (tabès céphalique, tumeurs cérébrales et cérébro-méningées).
4) Son évolution est intéressante à suivre, elle comporte certaines indications thérapeutiques.
Vu: Le Président de Thèse, Vu: Le Doyen, P. CARNOT. M. TIFFENEAU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Université de Paris, G. Roussy.