ACTE DEUXIEME
Salut, terre! salut, nourrice au sein fécond, Qui fais croître pour nous, l'épi du froment blondi Dieux! que votre bonté nous donne en sa largesse La force, la raison, le savoir, la sagesse.
Mais quel guerrier vaillant et fort, Bravant pour moi l'affreuse mort, A, par le pouvoir de ses armes, De ma prison rompu les charmes ^
A Sigurd.
0 mon sauveur silencieux, La Valkyrie est ta conquête, Et ne crains pas qu'elle regrette, Près de toi, les palais des cieux.
Les esprits déployant leurs ailes,
Vont vers les demeures mortelles
Bientôt m'emporter avec toi.
Guerrier, prends place auprès de moi,
Brunehild encore vierge et pure,
Pour toi dénouant sa ceinture,
Te la donne en gage d'amour.
A ton foyer, paisible, assise,
Elle vivra fière et soumise,
En t' aimant jusqu'au dernier jour,
S'endormant dans les bras de Sigur*.
0 mon sauveur silencieux, La Valkyrie est ta conquête, Et ne crains pas qu'elle regrette, Près de toi, les palais des cieux.
Elle retombe endormie sur le lit.
SIGURD, relevant la visiôre de son casque.
0 Gunther! mon ami, mon frère, Tu n'auras pas en vaia compté Sur ma force et ma loyauté !
Plaçant son épée nue entre Brunehild et lui.
Glaive, sépare-moi de la vierge guerrière! Perce mon cœur, ô noble fer,
Si m'étendant sur cette couche, A ce voile sacré je touche.
Il se place près de Brunehild.
„ Et vous que j'ai vaincus, monstres, esprits de l'air, 1^ A-H il/:, f™'62-1""15 "° bUI8 dS Q"atU"