SCÈNE III BRUNEHILD, HILDA
Hilda sorUnt du palais aperçoit Brnnehild, a*&rrête tm instant A la cosiidérer avec une défiance jalouse, puis s'approche d'elle.
HILDA
Jeune reine, ma sœur, n'es-tu pas résignée
A vivre parmi nous!
Te verrons-nous toujours de tes larmes baignée? La terre t'offre en vain tous ses biens les plus doux, Un trône... des trésors...
Avec intention.
Et l'amour d'un époux...
BRUNEHILD.
Hélas I
HILDA
Chasse, ma sœur, ta farouche tristesse.
Que le sourire enfin, sur tes lèvres renaisse. Le soleil a déjà quitté le ciel d'azur! Viens, allons dans la plaine,
Voir les jeux des guerriers.. . un chef hardi les mène : C'est Sigurdl
Mouvement de Brunehild.
H TLD A, à part.
Elle a frémi !
BRUNEHILD, se soulevant pour fuir.
Dieux puissants!... je chancelle 1
HILDÀ, avec une colère contenue, arrêtant Brunehild.
Au seul nom de Sigurd, la flamme malgré toi, Dans tes yeux mourants étincelle !...
Pourquoi donc ta main tremble-t-elle?
Pourquoi n'oses-tu plus lever les yeux sur moi? Ecoute... il n'est plus temps de feindre.
Mon courroux... mon mépris sont las de se contraindre.
Regarde ce tissu fait de soie et d'or pur.
BRUNEHILD.
Qui t'a fait ce présent?...
HILDÀ.
C'est mon époux Sigurd.
BRUNEHILD, à part.
0 trouble I... 0 lumière fatale !
C'est ma ceinture virginale.
De mes mains mon sauveur voilé
A pris ce tissu constellé...
HILDÀ.
Oui, pour qu'enfin toute espérance
S'éteigne dans ton cœur jaloux,
Sache-le donc : ta délivrance Fut l'œuvre de Sigurd! de mon vaillant époux. C'est lui qui traversant la muraille de flamme
A franchi le seuil redouté,
Pour changer la déesse en femme
Et l'esclavage en liberté.
BfcUHIHIL».
Le héros que les dieux ont choisi pour mon maîtro,