GUNTHER, HAGEN
GUNTEER.
Mon orgueil m*a perdu!... De quel front soutenir Ton regard, déesse irritée?
0 juste opprobre!... 0 honte méritée !
Mais que tardé-je à me punir...
U porte la main â ion epé*.
HAGEN, revenant et l'arrêtant.
Ce n'est pas toi qui dois mourir,
Sigurd garde mal sa parole!
Dans l'orgueil de son âme folle, A ta sœur il a dévoilé Le secret qu'elle a révélé !
Mouvement de Ganther.
Sigurd est aimé de la reine !
Chaque nuit son amour en ce lieu le ramène, Les sombres profondeurs de ce bois ténébreux
N'ont pu le cacher à mes yeux.
Mouvement de Guather.
Sigurd va venir, voici l'heure.
Il te trahit... il faut qu'il meure.
Garde ton serment révéré...
Ton serviteur n'a rien juré!
GUNTHER
A cette trahison crois-tu que je consente? J'ai trop marché déjà dans la route glissante, Qui mène du mensonge aux plus lâches forfaits!
HàGIS.
Il aime Brunehild, Gunther... et je le hais Cet éternel vainqueur à l'audace insolente !
Montrant la gauche*
Vois... une ombre a glissé dans les brumes du soir Gunther, viens sous l'abri de ce portique noir.
Mettant l'épée à la rnain.
Sigurd paraît, et voici l'heure, Il te trahit, il faut qu'il meure...
Garde ton serment révéré...
Ton serviteur n'a rien juré!
Uagen entraîne Gunther à gauche, sous le portique. — La lune apparaissant derrière le château, éclaire vivement la fontaine et les arbres qui l'entourent, tandis que le château et le portique où les deux hommes se saches! restent plosgés 4ibi la nuit.