‹ Silhouettes canadiennesChapitre 10 sur 36 · MERE MARIE DE SAINT-JOSKI'H B · texte numérisé non relu

MERE MARIE DE SAINT-JOSKI'H B

on bas âge, grar oie.

Kll -ans ces^ use.

' son père le était les délices,

r, il assurait qu'il allait la marier avec un p tilhomme du voisinage et pour de la couleur à

Bes ] des cadeaux lisait

futur mari. M. <!»• la I avait grand

charmer l'enfant. Biais rossait tous les cadet indignation, protest

en pleurant, qu'elle : ic Dieu.

. plus aimée, ni plus

• s et de faiblesse. Mais

juger qu'elle avait un grand sens et un

A le la Troche était L'amie, la pro'

I l'orgueil de sa famille. Mais rait. Ces! dam l'austérité niait pi années de la légèreté, de la

gaiet >sait ses s de

D i un sacrifice en*

I elle obtint i\ des I s de Tour I re toute attente, sa

débile sai fortifia.

.■ de la 'I Top chrrti.ns pour re-

r Kur fille à Dieu. I

\ue la plus w\i\ la plus li fragil* «ut

aux entraînementi di ion coeur ; el

ir au Canada, nt la f a I. 1» -s fatigues, les misères d i sortes

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tt peut-être la mort au milieu dei tourments, qu'elle j>rit, plus

tard. Le nom de Saint-Joseph.

On sait comment la volonté divine fut révélée à la Mère de l'Incarnation ; comment elle, qui ignorait même l'existence du Canada, reçut l'ordre d'y bâtir une maison à Jésus et à Marie *,

Toutes ressources lui manquant, elle ne pouvait obéir ; mais dans le secret du cœur, la flamme apostolique la consumait et l'on conçoit avec quel intérêt elle devait lire les Relations de la Nouvelle-France qui commençaient à se répandre.

Beaucoup plus âgée que Marie de la Troche, la Mère de l'Incarnation était pourtant sa compagne de noviciat et bien des fois, elle dût l'entretenir de ces missions lointaines où ses pensées s'en allaient toutes.

Alors, dans les monastères, un souffle d'enthousiasme soulevait les âmes et les poussait vers le Nouveau-Monde ; aussi, chez les Ursulines de Tours, l'émotion fut extrême quand on apprit qu'une noble et riche veuve, Madame de la Peltrie,

1. Peu après sa profession religieuse, dans un songe mystérieux, elle fut transportée dans une contrée lointaine. Ce pays — dont elle avait la vue entière — lui apparut tout couvert d'épaisses ténèbres, des ténèbres vraiment affreuses qui ne s'entrouvraient qu'à un endroit où elle aperçut une petite chapelle. Plus tard, étant en oraison, Dieu lui dit intérieurement : C'est le Canada que je t'ai montré, il faut que tu ailles y bâtir une maison à Jésus et à Marie.

MEEE MARIE DE SAINT-JOSKH! H

de l'Ii , au

Le P Paul)

I archevêque de Tours l'agréait le bon prélat, que 1 »our un dessein si gl< Y

UP vie si généreusem* Il i <]■!' M de la Peltn > le

D* ap-

. était de me ompagi voulai» i

mm M n sans ci

îses alla; . au

le la Troc] * l'offrir. C'est pour-

re de rin< îême la prés»

gea éminemment pro] ipoa-

ral, Marie de sa:

par n'unir I II restait à obt

-. C'est alors que la généreuse •

istr* et sa -s-Souvigny fut l'ange vUibl*

i auprès «I et comment il

ravall tes persécatloni

s'étonne- •ura à ce stratagème, je rapju était alors l'autorité |> ridé, le valnqu- n'osa

pas r son père et *c laissa marier malgré lui comme ■

nom s'il disposait son pè] cruel Bacrifici , Et,

par un coup de cotte souveraine maîtrise que Dieu a

cœurs, le consentement, jugé impossible à espérer, fut ac< dé.

Dès Le lendemain, Marie de la Troche quittait le cloître Ue avait cru passer sa ne,

M. de Bernières disait à la Mère de l'Incarnation et a Madame de la Peltrie qu'il n'avait point pitié d'elles, mais qu'il s'attendrissait sur leur jeune compagne et la considérait comme une victime. Les religieuses, qui l'enviaient, ne pouvaient aussi s'empêcher de la plaindre, sachant comme elle avait été délicatement élevée. Toutes fondaient en larmes, en lui disant adieu, mais elle resta calme. C'était son adoré Maître et Seigneur qui brisait tous ses liens, qui l'envoyait si loin, parmi tant de dangers, jeter la semence de vie. Et, amoureusement, elle s'abandonnait à sa main qui la soutenait et l'emportait.

L'archevêque de Tours, vénérable vieillard de quatrevingts ans, bénit les courageuses missionnaires avec une traordinaire effusion. La Mère Saint-Joseph le pria de leur commander cette fondation de Québec. Il le fit avec une douceur toute paternelle et, présentant à Madame de la Peltrie la Mère de l'Incarnation et sa compagne : " Voilà, dit-il, les deux pierres fondamentales de l'édifice que vous voulez faire à Notre Seigneur dans le Nouveau-Monde. Je vous les donne pour les fins pour lesquelles vous me les demandiez ; qu'elles soient donc dans ce fondement comme deux pierres précieuses semblables à celles du fondement de la Jérusalem céleste ; que cet édifice soit à jamais un lieu de paix, de grâces et de bénédictions ... et puisque c'est pour Dieu que vous le faites, que Dieu y habite comme Père et comme Epoux jusqu'à la consommation des siècles.

! igieuses l s'embarquèrent à it. De très grandes dames 'au vaisseau, tout. U

après avoir couru les plus grands dangers. j ageuses an i Tadoussac, où Ton se

les de la traversée.

• • des Montagnais en I débar-

quer >es. Ce qu'on 1« ur raconta de V e de

Ils ne pouva lit qu'elles avaient quitte* leur patrie, al dom amis, pour \ leurs

urs malades, " car beaucoup les easer de jeter \> t vaissea

nation dans ses lettres.

1 îébcc n'< qu'un pauvre, précaire petit poste

^. On n'y comptail encore <jue deux i

ruses un<

ivoyâmes une chaloupe les prendre et

leOlir, dit Monsieur d< .M<mtmagny dans l'acte de ré-

allânu's non au bord de la

ompagné* des principaux hi i de

plupart <lu peuple qu -ait para •• joie ex1

pe, t'était «4onnairrs et troU hospitalités envoyées par U ducheaae Québec. l'embarquèreat arec elles su '<>pA.

M MI.IUHETTES CANA!

ordinaire) à laquelle nous concourûmes par le bruit des canons de notre fort."

Au bruit imposant du canon le mêlait le son des fifres et de* tambours. Le P. Lejeune, témoin oculaire dit qu'en débarquant les religieuses furent saluées avec un enthousiasme indescriptible*

Il était sept heures du matin, le temps était superbe, l'été dans toute sa splendeur. Conduites par M. de Montmagny et escortées des Français et des sauvages, les religieuses gravirent le sentier de la montagne. Au sommet, il y avait une place assez vaste où s'élevaient le Fort, la Maison des Cent Associés, celle de Louis Hébert et la chapelle de Notre-Dame de la Recouvrance bâtie par Champlain.

La joie qui débordait de tous les cœurs s'y exhala dans un ardent Te Deum et après le divin sacrifice on se rendit au Fort où les religieuses prirent avec le gouverneur leur premier repas sur la terre canadienne.

Le même jour, et toujours en grande pompe, les courageuses femmes furent conduites aux habitations qu'on leur avait préparées : les Hospitalières à une maison des Cent Associés, vers l'emplacement de la cathédrale anglicane actuelle, et les Ursulines à une misérable petite maison au pied du sentier de la montagne, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'hôtel Blanchard. " Notre logement était si petit, dit Marie de l'Incarnation, qu'en une chambre de seize pieds carrés étaient notre chœur, notre parloir, nos cellules et notre réfectoire, et dans une autre petite salle était la classe pour les Françaises et les filles sauvages."

Elles se mirent immédiatement à l'œuvre et la Mère Saint- Joseph eut le principal soin des élèves.

Les petites sauvagesses arrivaient toutes richement pourvues de vermine. Il fallait d'abord les nettoyer. Cette horrible tâche fut toujours très convoitée. Madame de la Pel-

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ma d'ab<> iwiir, mais jamais per-

quitta avec i>lu^ <1< Jos< , sa grâce et sa gaieté, lui gagna

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