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est nuisible. C'est l'esprit de la Nature et non la lettre qu'il faut donner.
« Lorsqu'on a passé sa vie à mentir devant la Nature, le jour où l'on veut dire la vérité, on ne le peut plus. Aussi, que de désespoirs certains jeunes artistes se préparent en se contentant d'une vague apparence de vie, facile à réaliser, mais insuffisante de réalité! Lorsque la mode de ces immatérialités aura passé, le retour à la vérité de la Nature leur sera impossible. Leurs études, sans efforts et incomplètes, ne le leur permettront pas.
« En étudiant les Maîtres dans les œuvres de leur jeunesse, on voit avec quelle honnêteté naïve et ardente ils ont cherché à rendre d'une façon vivante ce qu'ils exprimaient, poursuivant la Nature jusqu'à la dureté. Leur art, progressivement, s'est assoupli et ils ont fini par ne donner que Yindisjwnsable.
« Exprimer de jolis rêves, traduire de douces et poétiques sensations, c'est bien. Mais comme nos moyens d'expression sont la figure humaine, la forêt, la mer, enfin toute la Nature, on ne peut se contenter d'en donner une vague apparence, sans mentir d'une façon absolue au but initial de l'art plastique. »
Carolus Duran me tiendra-t-il rigueur de cet emprunt... forcé? N'est-il pas à sa gloire? N'affirme-t-il pas mieux que je ne saurais le faire, une vie de travail et de réflexion. Né à Lille, élève de Souchon, qui fut lui-même élève de David, ce maître si moderne entend à miracle les harmonies et le chant des couleurs.
Ce don précieux transporté dans le domaine de la musique qu'il adore lui est souvent reproché : il s'en console. La postérité lui en tiendra moins rigueur que ceux qui trouvent un plus facile passe-temps d'atelier à parler de sa guitare qu'à s'attaquer à son solide et sincère talent.