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GUSTAVE HALLER

de comédie; elle a débuté à l'Odéon dans y Honneur et l Argent.

Elle y obtint un brillant succès et fut bientôt jugée digne de jouer sur la première scène du monde; pendant quatre ans, elle a été pensionnaire du Théâtre-Français et en même temps élève de Carpeaux et de Mathieu Meusnier; elle a, exposé plusieurs œuvres très remarquées au Salon de Paris. Une tête de bacchante fixa surtout l'attention des connaisseurs.

S'étant mariée avec M. Gustave Fould, Valérie Simonin dut renoncer au théâtre.

Mais celui ou celle qui sent en lui le feu sacré ne se résigne pas facilement à cette vie d'oisiveté que. mènent les inutiles. Sous le pseudonyme de Gustave Haller, M'"" Fould, sans cesser de s'occuper de sculpture, car nous aurons cette année même une œuvre d'elle au Salon, s'est lancée résolument dans l'arène littéraire. Un de ses premiers ouvrages, V Enfer des femmes, a fait beaucoup de bruit, et il a posé son auteur en écrivain de talent.

Elle a publié dans la Presse un roman écrit avec beaucoup de verve et une grande finesse

d'aperçu; il était intitulé : le Pi-ofesseur d'àmour.

Un autre roman d'elle a obtenu un grand succès aussi, c'est Sternina, écrit dans le genre anglais.

Dans le Payns- Journal^ ses chroniques de Cen- (hnllon ont attiré l'attention.

En octobre 1875, Gustave Haller a publié chez Galman-Lévy un roman intime, avec préface de Georges Sand et un dessin de Carpeaux ; ce livre, intitulé les Bluets^ a obtenu un si réel succès qu'en peu de temps douze éditions furent enlevées.

L'an d'après, son livre fort curieux, Vertu, en arriva, lui aussi, rapidement à sa huitième édition.

Mais le théâtre attire cet écrivain et cette artiste.

En 1870, elle a fait jouer à l'Odéon une comédie en quatre actes, pleine d'esprit et de gaieté; voici ce que notre regretté roi de la critique, J. Janin, en dit dans son feuilleton des Débats du 10 février 1870 :

« La jeune Gustave Haller, du Médecin des

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