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DU HAUT DE NOTRE-DAME DE LA GARDE

Où va ce beau trois-mâts qui fuit à l'horizon ,

Toutes ailes dehors ainsi que l'alcyon ?

Sur une mer d'azur, sous un ciel sans nuage ,

Doucement, librement et gaîment il voyage...

Il apparaît ainsi, du mont où je le vois;

Mais qui sait si là-bas où s'enfonce son bois

11 est aussi paisible? A ce point de l'espace,

La haute et grande mer de ses vagues l'embrasse ,

Et lui fait ressentir, dans ses plis et replis,

Le tangage écœurant et l'atroce roulis.

Puis, sur son pont tremblant peut-être bien qu'il porte

Des êtres accablés de soins de toute sorte.

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