‹ SilvesChapitre 15 sur 119 · I.A CHUTE D'EAU · texte numérisé non relu

I.A CHUTE D'EAU

Rivière si calme et si puro.

Amour des oiseaux et des fleurs, Pour toi la divine nature Aurait dû n'avoir que douceurs !

Elle aurait dû, loin de ta source, Mener paisiblement ta course A travers maint val odorant, Jusques au jour où dans son onde Un grand fleuve à berije profonde ifût recueilli ton frais courant.

Mais, ô rivière malheureuse!

Objet de mes tendres souhaits, A ta fm triste et désastreuse Pourquoi donner de vains regrets?

Pourquoi perdre ma voix plaintive Dans les cent échos de ta rive Se renvoyant ton sourd fracas?

N'es-tu point la fidèle imap;e De notre singulier passage A travers les champs d'ici -bas?

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