‹ SilvesChapitre 25 sur 119 · SUR UNE PEINTURE DU PRIMAÏICE · texte numérisé non relu

SUR UNE PEINTURE DU PRIMAÏICE

Nymphes, sonnez du cor, accouplez et liez*

Les dogues aux flancs noirs et les blancs lévriers;

Voici que part Diane. En sa course légère.

Elle va de l'Hémus abaisser la fougère,

Et sur les verts sommets, et dans les creux ravins.

Percer de flèches d'or les biches et les daims...

Mais est-ce là Diane? est-ce bien la déesse

Que l'ombre des forêts seulement intéresse ,

Et qui ne prend plaisir qu'aux féroces abois

D'une meute fouillant et refouillant les bois?

Dian? ! nul apjirèt n'éclate sur sa tète :

Un nœud contre l'assaut de la brise indiscrète^

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