‹ SilvesChapitre 26 sur 119 · SUR UNE PKINTUKE DU PRIMATICE · texte numérisé non relu

SUR UNE PKINTUKE DU PRIMATICE

Soutient seul ses clieveux, et son corps élancé Toujours d'une tunique est chastement pressé. IMais celle-ci, non pas... d'une grâce ingénue, Dans la fraîcheur des bois elle entre toute nue. L'or de ses blonds cheveux forme de beaux dessins Sur son front souriant ; la rougeur de ses seins " Brille sans voile au jour, et sa jambe divine, Libre, sans vêtement, pose sur l'hei'be fine Un pied d'albàtrc; puis, à chacun de ses pas, Une odeur d'ambroisie émane: ce n'est pas, Ce n'est pas là Diane! Oh non! mais Cythérée Qui, prenant de sa sœur et la trousse dorée Et l'arc sonore, au fond des grands bois ténébreux Va surprendre Adonis au milieu de ses jeux.

Fontainebloau , 1835.

LE HETRE.

Il est dans la forêt un magnifique ombrage.

Un hêtre de haut port et dont le vert feuillage

Autour de son fût gris deseend abondamment .

Comme une chevelure autour d'un cou charmant

La flamme du soleil, dans sa course divine,

Matin et soir au front de pourpre l'illumine;

Les vents l'agitent peu ; le rossignol parfois

Se plaît à l'enchanter des soupirs de sa voix.

Bien des couples aimants, cherchant sa solitude.

V sont venus cacher leur douce inquiélude:

Et beaucoup ont gravé sur son tronc vigoureux

Des chiffres (jui vivront phis longtemps que leurs feux.

Leurs feux... peut-être, hélas ! (jue ces cœurs pleins d'ivresse

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