LEAU
Que le voile des eaux; Elle est là, sur le sable et sur la fine mousse, Comme à l'abri du ciel une naïade douce
Au creux de ses roseaux.
Et pourquoi s'en aller? Pour Nisa l'enfantine, Pour Nisa les yeux bleus, à la bouche argentine,
Aux quatorze printemps, Après les belles fleurs, les baisers de sa mère, Sous un arbre embaumé se baigner en l'eau claire
Est tout son passe -temps.
Là, mollement, à l'aise, et le frais sur la joue, Et ne pensant qu'à l'onde, avec l'onde elle joue :
Là, de mille façons.
Elle agite ses mains et ride l'eau fragile, Comme le vent du soir plisse sa robe agile.
En dansant aux chansons.
Tantôt elle fait peur aux noires hirondelles Oui vont à l'étourdie olTenser do leurs ailes