‹ SilvesChapitre 46 sur 119 · LE JOUEUR D'EPINETTE · texte numérisé non relu

LE JOUEUR D'EPINETTE

La valse aux bonds légers l'emporte dans l'espace, Et, tournante, voilà qu'elle passe, repasse, La tôte renversée et les yeux demi -clos. Ainsi qu'une mouette au vaste sein des flots. Ivre des bercements de la vague onduleuse... Cependant Jean poursuit sa course harmonieuse; Les rhythmes les plus vifs, les plus brûlants d'amour. De son âme en ses mains descendent tour à tour, C'est une volupté. Jamais son épinette Ne résonna si bien ; tous les cœurs sont en fête , Hormis le sien, hélas! car en jouant, ses yeux Laissaient tomber des pleurs sur les cordes en feux. .

Vosges, 1844. Publié en 1857.

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