UN ESPOIR
L'été, lorsque je vois la terre radieuse Étaler sous le ciel sa beauté merveilleuse, Ses campagnes en fleur, ses ombrages mouvants. Ses ondes, bleu cristal frissonnant sous les vents, Ses monts baignés d'azur et de blancheurs errantes Où le soleil se couche en des roses mourantes, Et que je vois, parmi les millions d'humains Qui sillonnent les mers et courent les chemins, Si peu d'àmes pensant à la magnificence Des choses que nature à leurs regards dispense. Je me demande alors si tant de beaux cfTets Pour la foule toujours seront vains et muets.