‹ SilvesChapitre 68 sur 119 · A LA TRANQUILLITÉ · texte numérisé non relu

A LA TRANQUILLITÉ

Toi dont le nom brille comme l'azur Et me plaît plus que celui de la gloire ^ Tu sauras bien garder mon âge mur De toute intrigue et de toute œuvre noire. Fille du vrai ! dès mon printemps en fleur Je t'ai chérie et, te donnant mon cœur, J'ai délaissé la barque ot béni lo rivage, Épouvanté des bruits do la vap;ue sauvap;o.

A LA TRANQUILLITE, I8.'i

Qui cherche tard ton asile serein

Sent rarement l'efFet de ta puissance ;

Satiété, paresse, au cœur mondain

Offrent parfois ta bénigne apparence ;

Mais, jeu moqueur! le cruel souvenir,

Le fol espoir vont bientôt assaillir Le faux sommeil de l'âme inquiète et légère ; Une bulle est devant, mais un spectre derrière.

i*our moi, toujours aux prés verts, le matin, Tu guideras mes pas d'une voix douce , Et, dans l'ardeur des bleus étés, ta main M'y construira quelque siège de mousse; Puis quand le vent d'automne amassera De l'ombre aux cieux blanchis par Cynthia, La pensée en mon âme à l'accord moins rebelle Reluira par tes soins blanche et calme comme elle.

Ame cherchante et cœur sensible , à toi J'otïre le tout, ô tranquillité pure!

Hélas! à l'heure où je rêve à part moi

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