‹ Silves et rimes légèresChapitre 117 sur 244 · APRES LA MORT · texte numérisé non relu

APRES LA MORT

Souvent l'on me disait, lorsque j'étais enfant :

La perte d'une mère Est, de tous les malheurs, le plus vif, le plus grand

Qui vous frappe sur terre.

Ah! je n'ai bien compris ce que l'on me disait

Qu'en éprouvant moi-même Le terrible accident et tout le mal que fait

La mort dure et suprême.

Que les liens sont forts, comme l'on souffre, hélas!

A voir briser la chaîne Qui rattachait à vous celle que le trépas

Aux lieux sombres entraîne!

On dirait que son cœur et le vôtre en commun

Ont mille nœuds sensibles Qu'il faille sentir rompre et tomber un par un

Sous des fers invisibles.

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