‹ Silves et rimes légèresChapitre 132 sur 244 · LE JOUEUR D'EPINETTE · texte numérisé non relu

LE JOUEUR D'EPINETTE

Cependant Jean poursuit sa course harmonieuse;

Les rhythmes les plus vifs, les plus brûlants d'amour,

De son âme en ses mains descendent tour à tour.

C'est une volupté. Jamais son épinette

Ne résonna si bien; tous les cœurs sont en fête,

Hormis le sien, hélas! car, pendant le doux jeu,

Ses yeux versaient des pleurs sur les cordes en feu.

Vosges, 184-1. Publié en 1857.

Page 1