LE JOUEUR D'EPINETTE
Cependant Jean poursuit sa course harmonieuse;
Les rhythmes les plus vifs, les plus brûlants d'amour,
De son âme en ses mains descendent tour à tour.
C'est une volupté. Jamais son épinette
Ne résonna si bien; tous les cœurs sont en fête,
Hormis le sien, hélas! car, pendant le doux jeu,
Ses yeux versaient des pleurs sur les cordes en feu.
Vosges, 184-1. Publié en 1857.