‹ Silves et rimes légèresChapitre 162 sur 244 · SAINT GEORGES APRES LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

SAINT GEORGES APRES LA VICTOIRE

Se tordre pour atteindre à l'éternel repos,

Un éclair de pitié glisse au cœur du héros.

Il voudrait, oublieux du monstre et de ses crimes,

Et des maux endurés par ses mille victimes,

Que les grands coups de fer qui le mirent à bas

D'un seul choc eussent pu lui donner le trépas.

Il souffre de sa mort... plus encore, il va même

De sa création à sonder le problème,

A demander pourquoi tant d'instincts venimeux ;

Et, n'en pouvant percer le motif ténébreux,

Il s'éloigne pensif, l'œil aux célestes plaines,

Et sur son blanc coursier laissant flotter les rênes.

Ecrit en 1852. Public en 1857.

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