‹ Silves et rimes légèresChapitre 17 sur 244 · LES BORDS DE LA MER · texte numérisé non relu

LES BORDS DE LA MER

Voilà le soleil qui se penche Et qui décline vers la mer :

Allons sur la falaise blanche Respirer la fraîcheur de l'air.

Là nous verrons les barques frêles Passer, repasser sur les flots, Et tremper, comme des oiseaux, Dans l'onde le bout de leurs ailes ;

Nous verrons, à nos pieds soumis, Courir le troupeau des nuages, Et les hommes le long des plages Cheminer comme des fourmis;

Nous verrons la vague sonore Se fondre à l'horizon brumeux,

Nous verrons quelque chose encore De plus grand que la mer, — les deux;

Et là, sur la haute colline,

Loin des cris et des pas humains,

Appuyé contre ta poitrine,

Et les deux mains dans tes deux mains ;

Au vaste murmure de l'onde J'écouterai hattre ton cœur, Et sa faible et douce rumeur Dominera la mer profonde.

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