‹ Silves et rimes légèresChapitre 199 sur 244 · PAR MONTS ET PAR VAUX · texte numérisé non relu

PAR MONTS ET PAR VAUX

l)NE D E E S S K

Au milieu du chemin courant à travers l'herbe,

Sous ses longs voiles blancs jeune fille superbe,

■Elle était là debout, à côté de ses bœufs;

Sa main gauche posait sur leurs fronts vigoureux,

Tandis que de la droite elle tenait, altière,

Son aiguillon, planté comme un sceptre sur terre,

Et telle l'on eût dit la sublime Cérès

D'un regard maternel embrassant les guérets...

D'habitude, c'est l'homme au rude et dur visage

Qui porte l'aiguillon et mène l'attelage;

Mais, cette fois, la femme, une fleur de vingt ans,

Jouait son rôle, et l'âine et l'œil étaient contents

Page 1