EN LISANT DES VERS DE JOHN BARBER
Pour un sol libre et les jeux d'Apollon. Qu'il ait l'encens de ma reconnaissance, Car nul trésor ne vaut la faculté De bien aimer ce qu'humaine existence A de plus doux, muses et liberté.
Tant d'autres, las ! au terrestre rivage, Passent leurs jours si misérablement, Que je suis fier de mon lot; seulement Mon cœur désire un dernier avantage.
Oui, je voudrais qu'au bout de mon voyage, Frappé de mort et sous le monument, Dieu m'octroyât, vieux rimeur, ta fortune, Et que, pour moi prodigue de ses biens, Il fit encor, par grâce non commune, Aux nobles cœurs de mes concitoyens, Vivre mes vers aussi vieux que les tiens.