‹ Silves et rimes légèresChapitre 216 sur 244 · PU ETE ECOSSAIS · texte numérisé non relu

PU ETE ECOSSAIS

O vieux rimeur que la Calédonie

Ouït jadis chanter la liberté,

Toi qui soutins que sans elle la vie

Manque d'honneur, d'aisance et de gaîté,

Toi qui la crus des choses la meilleure ,

Le doux espoir de l'opprimé qui pleure,

Le vrai trésor de celui qui n'a rien

Et la beauté mâle des gens de bien;

Je suis heureux de voir, rimeur sublime,

Qu'après un laps de plus de six cents ans,

Sur d'autres bords et par de sombres temps,

Comme toi barde et plus ton homonyme,

Au grand Paris, nia natale cité,

J'aie entonné l'hymne de liberté.

Étrange chose! en nous mettant au monde

Et nous parant, ions deux d'un même nom,

Dieu immis emplil l'âme d'amour profonde

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